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Le billet du 10 novembre 2019

           JÉSUS FACE AUX SADDUCÉENS

      Après la fête de la Toussaint et des fidèles défunts, la Parole de Dieu de ce dimanche nous parle de la Résurrection après la mort. Les Sadducéens n’y croient pas et trouvent que c’est absurde. Ainsi ils viennent trouver Jésus et lui soumettent leurs objections contre cette réalité parce qu’elle n’est pas inscrite dans la loi de Moise.
      Pour mettre Jésus dans l’embarras, ils lui soumettent un cas absurde. L’exemple de la veuve ayant été l’épouse de sept frères, cité dans l’Évangile. « A la résurrection, cette femme, de qui serat-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ? » La réponse de Jésus est claire : « Les enfants de ce monde se marient mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde avenir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblable aux anges »
      En effet, pour Jésus, ceux qui survivent vivent comme les anges (Lc 20, 36). Les anges sont ces êtres qui n’ont plus besoin de nos sens naturels pour vivre. Vivre comme un ange c’est donc accéder à une vie radicalement différente de la vie présente. Toutefois, Jésus corrige notre vision traditionnelle de la survie en montrant comment la vie dans l’au- delà n’est pas une continuité de la vie actuelle. Peut-être croyons- nous encore à une vie éternelle à la sadducéenne, c’est-à-dire une vie où l’on devrait se marier, on ferait des enfants….
      Fort de la valeur de la vie, nombreux croient naturellement à la continuité de la vie dans l’au-delà. A la Toussaint, il suffisait de visiter les cimetières pour s’en rendre compte de cette marque de respect, d’amitié, d’amour, de tendresse envers les défunts. Comme quoi les défunts continuent à vivre comme nous dans l’au-delà. Voilà pourquoi, tout en travaillant à l’édification de ce monde qui passe, la foi en la résurrection nous invite à tourner nos cœurs vers le ciel, là où se trouve la vraie vie.

                                                                      Pricet SAMBA

 

Le billet du 3 novembre 2019

A L’ÉCOUTE DE L’ESPRIT


     Bien souvent nos routes nous proposent la rencontre du frère surprenant ; celui que le Christ aime, mais qui ne « rentre pas dans les clous », celui pour qui l’Esprit nous invite à inventer. Cela peut (nous) déranger et causer bien des débats! Pour cette raison, je vous partage les propos de François, notre pape qui fait tant de bien à notre Église.
       « Frères et sœurs,
  Les actes des Apôtres racontent comment Paul, suite à sa conversion accomplit son premier voyage missionnaire...Au cours de ce voyage, la prédication s’adresse aussi désormais aux païens. L’Église apparaît dans sa vraie nature : non pas une forteresse, mais une tente, capable de toujours s’élargir : une Église en sortie aux portes ouvertes.
     Mais cette ouverture aux païens pose des questions théologiques et disciplinaires difficiles et crée la controverse : Quel rapport y a-t-il entre la foi au Christ et l’observance de la Loi de Moïse ? Les Apôtres réunis affirmeront que seul Jésus nous sauve par sa grâce. Ce n’est pas la circoncision qui compte mais la foi agissant par la charité. Le Concile de Jérusalem, le premier concile de l’histoire, nous montre comment, dans l’Eglise, doivent être surmontées les divergences, et recherchée la vérité dans l’amour.
     La résolution des conflits passe par le dialogue, l’écoute attentive et patiente, le discernement à la lumière de l’Esprit Saint qui œuvre dans les cœurs pour l’unité, le bien et la vérité. »


                                        Jean-Marc APHAULE-diacre-

 

Le billet du 1er novembre 2019

C’EST CHEZ NOUS !


     C’est chez nous, dans nos quartiers , qu’a été perpétré l’attentat lundi contre le lieu de culte musulman, et contre des personnes. C’est chez nous, alors que c’est habituellement calme. Mais c’est la situation dans notre pays et dans notre monde qui ne l’est pas ! On est tous les jours soumis à des flots d’informations, sommés de donner notre opinion ou de prendre partie pour ou contre. Sans prendre le temps de vivre, de se renseigner, d’évaluer, de discerner.
     Le plus important pour nous n’est-il pas de tendre la main, d’écouter, de saluer nos voisins, dont certains ne « sont pas comme nous» ; ils parlent une autre langue ou pratiquent une autre religion. Voilà ce qu’il nous faut faire en premier, chez nous : aller à la rencontre, et s’intéresser aux autres, pour si possible chercher des chemins de paix et de convivialité au quotidien.
     Nous fêtons aujourd’hui les saints. Parmi eux il ne manque pas de modèles qui nous indiquent la voie. Notamment le bienheureux bayonnais Louis Edouard Cestac qui a commencé par regrouper les petits et grands jeunes qui trainaient dans les rues, sans qu’on leur offre une chance de s’en sortir. Lui a commencé par leur donner une éducation, un métier, et ainsi contribué à éradiquer la violence. Aujourd’hui aussi des chemins existent pour vivre ensemble au quotidien, et pour que « chez nous » on continue à vivre en bonne intelligence et dans la paix !


                                                              P. Michel GARAT

 

Le billet du 27 octobre 2019

LE « BON COMBAT »

      Cette expression de St Paul que nous entendons en ce dimanche, pourquoi ne pas nous dire ce qu’elle signifie pour chacun, mais aussi pour l’Église, pour les citoyens que nous sommes et pour ceux qui exercent des responsabilités dans les pays. Assurément, c’est le combat pour l’éradication de la pauvreté qui sévit encore dans le monde et dans notre pays : il n’est qu’à lire le dernier rapport de la Fondation abbé Pierre pour corroborer ce constat. C’est le combat pour la paix qui commence dans le cœur de chacun, qui continue entre les personnes et les peuples. C’est encore celui du sens de la vie que beaucoup de nos contemporains cherchent ou en attendent la proposition.
      Disciples du Christ, nous croyons que le crucifié-ressuscité est source de sens et d’avenir. Nous sommes chargés de le proclamer, d’en être missionnaires. « Le Seigneur m’a rempli de force pour que la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent », dit St Paul pour lui-même… et pourquoi pas pour chaque chrétien ?
      En cette fin de mois missionnaire, nous sommes invités, chacun, à poursuivre le combat de la foi et, en Église, celui de l’annonce de la Bonne Nouvelle, comme message d’espérance à adresser par toute la terre.
      La prière du pape François nous aidera à rester éveillés à cette mission reçue au baptême et ardents à partager le « trésor » qui est en nous.
      « Dieu notre Père, ton Fils unique Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, a confié à ses disciples sa mission : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ». (Mt 28, 19)
Tu nous rappelles que, par le baptême, nous participons tous à la mission de l’Église.
Par le don de ton Esprit Saint, accorde-nous la grâce d’être témoins de l’Évangile, courageux et ardents, pour que la mission confiée à l’Église, soit poursuivie en trouvant des expressions nouvelles et efficaces qui apportent la vie et la lumière au monde.
Aide-nous à faire en sorte que tous les peuples puissent rencontrer l’amour sauveur et la miséricorde de Jésus Christ, notre Seigneur…».

José Bourau

 

Le billet du 20 octobre 2019

UNE PRUDENCE AUDACIEUSE


Encore quelques jours et le 27 octobre prendra fin, à Rome, le synode pour l’Eglise en Amazonie. Le 6 octobre, en ouverture de ces trois semaines exceptionnelles d’échanges et de confrontations entre 184 évêques et agents pastoraux, le pape François avait appelé les participants à une « prudence audacieuse », selon les conseils prodigués par l’Apôtre Paul à l’évêque Timothée dans la lecture de ce dimanche. L’Esprit dont parle Paul à Timothée n’est pas un esprit de timidité, mais de prudence, non pas un esprit de peur mais un esprit de force, d’amour et de pondération ; la prudence ce n’est pas l’indécision ou une attitude défensive, c’est la vertu du pasteur (…) sensible à la nouveauté de l’Esprit. »
      9 pays concernés, environ 300 groupes ethniques : Il en aura fallu de la prudence audacieuse pour tenter de prendre en compte ce qui émerge de la préparation de ce synode depuis Janvier 2018 : Au moins 85 000 personnes dans toute l’Amazonie ont été impliquées !  
     Pour les églises en Amazonie un grand appel au changement, à la conversion : un grand moment de vérité :
comment se mettre en attitude d’écoute de ce que disent et crient la terre et l’environnement ? en attitude d’écoute de la voix des cultures indigènes et des pauvres ? Comment dire à haute voix ce que vivent ces peuples qui n’ont jamais été aussi menacés qu’aujourd’hui ? Quelles innovations nécessaires dans l’Eglise pour que cette écoute soit effective comme une écoute de ce que Dieu dit aux Eglises ? Comme espère l’un des évêques participants : « De ce synode on attend une conversion de toute l’Eglise pour apprendre à vivre plus humainement, dans le respect de la nature et des êtres humains. Je souhaite que cette expérience de l’écoute de l’ Esprit Saint et de conversion me donne plus d’enthousiasme pour être missionnaire. »
       A quelques jours de la clôture de ce synode, nous ne sommes pas là à distance comme des voyeurs : ont’ils été plutôt
prudents ? plutôt audacieux ? dans la prière avec toutes les communautés qui auront la charge de donner suite à ce synode, il est toujours temps de demander une prudence audacieuse.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 13 octobre 2019

« RELÈVE TOI ET VA : TA FOI T’A SAUVÉ »

      Jésus est en marche vers Jérusalem. Et voici que dix lépreux viennent à sa rencontre et lui adressent cette prière : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ». En guise de réponse, Jésus leur demande d’aller se montrer au prêtre, conformément à la loi (Lv 14,2s). Les dix lépreux acceptent d’aller se montrer à celui qui n’a pas le pouvoir de guérir la lèpre (Une maladie inévitablement fatale à l’époque). Et voilà qu’en cours de route, ils sont guéris, purifiés. Ils sont guéris sans avoir reçu l’imposition des mains de Jésus, sans avoir été touchés par lui. Ce qui les a guéris c’est leur confiance en Jésus, leur patience.
      Cependant, parmi les dix personnes guéries, seul un étranger, un samaritain est revenu auprès de Jésus, en glorifiant Dieu à pleine voix. On voit bien que sa démarche envers Jésus est une simple « Reconnaissance » au sens de gratitude. Et Jésus de lui dire : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé ». La question que l’on peut se poser est celle de savoir : On est guéri parce qu’on a la foi ou on a la foi parce que on a été guéri ?
      Les neuf lépreux qui ont manqué au devoir de reconnaissance envers Jésus considèrent leur guérison comme un droit, une faveur qu’ils méritent. Par contre le samaritain considère la guérison comme un don de Dieu. Il reconnait la liberté souveraine de Dieu.
      Tournons-nous vers la Vierge Marie, en ce mois du Rosaire, qu’elle nous donne le cœur de son fils pour que nos actions deviennent de plus en plus porteuses de foi, d’espérance et de reconnaissance.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 6 octobre 2019

TRAIN DU TRÈS PETIT MATIN


     Outre la très désagréable nécessité de se lever au milieu de la nuit, les trains du « très petit matin » sont une bénédiction ; ils vous donnent la possibilité de vous éveiller au monde et de rencontrer, tant l’improbable diversité des gens, que la Parole de Dieu du jour.
     « Ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains... » me conseille St Paul via Timothée ce matin... Quel programme ! Par où commencer ? Et voilà le serveur du wagon-bar qui s’excuse de ne pas avoir de croissant. Voici mon voisin de voyage qui s’installe en ouvrant son ordinateur... et cette jeune femme qui sourit à son téléphone : sa vie (que je lui souhaite belle) doit y défiler. Mon téléphone s’agite ; un animateur en pastorale scolaire souhaite me parler (si tôt !). Il me confie sa vie, ses déchirements et ses « matins de Pâques ... »
     C’est donc ici et ainsi, avec eux, que je suis invité à vivre les recommandations de St Paul : « ravive le don gratuit de Dieu... » Un sourire, une parole... tourner mon cœur vers le Seigneur et lui confier mes compagnons inconnus ou imprévus de ce « très petit matin. » Me reviennent en mémoire les parole du chant : « Ouvre mes yeux Seigneur... »
     C’est ce train berçant nos fins de nuit qui m’invite à tenter de vivre ce que le pape François appelle « la sainteté de la porte d’à côté. » Chacun de nous y est invité, chaque matin, quel que soit le train de sa vie...


Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 29 septembre 2019

« IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT
DE MIGRANTS »


      Bien souvent les migrants ne sont pour rien dans leur déplacement forcé. Ils sont jetés sur les routes en raison de situations économiques et politiques trop dures, quand ce n’est pas en raison des changements climatiques : des zones habitées disparaissent sous les eaux. Ce phénomène va hélas s’amplifier.

      Le Pape attire l’attention sur le fait qu’à ce malheur, on en ajoute un autre aussi néfaste : nous avons tendance à faire des migrants la cause de tous nos maux. Il dit ceci : « L’attitude à leur égard constitue une sonnette d’alarme qui nous avertit du déclin moral qui nous guette si l’on continue à concéder du terrain à la culture du rejet. »
      Il s’agit donc de débusquer et contenir la peur ou les peurs qui nous agitent, souvent de façon irrationnelle, à leur égard. Il s’agit surtout d’agir comme l’évangile l’indique envers ces « derniers » pour les considérer comme « premiers »; de nous laisser toucher comme le bon samaritain par le blessé de la route de Jéricho et d’agir pour eux.
      Voici la conclusion du Pape :
      « Donc, ce n’est pas seulement la cause des migrants qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’eux qu’il s’agit, mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine. Les migrants, et spécialement ceux qui sont plus vulnérables, nous aident à lire les “ signes des temps ”. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer des exclusions, de l’indifférence et de la culture du déchet. À travers eux, le Seigneur nous invite à nous réapproprier notre vie chrétienne dans son entier et à contribuer, chacun selon sa vocation, à l’édification d’un monde qui corresponde toujours davantage au projet de Dieu. »

P. Michel GARAT

 

Le billet du 22 septembre 2019

                     PATRIMOINE

      Durant ces Journées Européennes, Bayonne présente de nombreuses initiatives pour faire découvrir, montrer, ouvrir bien des monuments et des lieux qui répondent au thème choisi pour cette année : « patrimoine des arts et divertissements ». Ainsi, chacun peut faire son programme : entre autre, aller à la Cathédrale, au Stade Jean Dauger qui fête ses 80 ans, à la Casemate Pottoroak, aux Arènes, à l’église St Esprit, à l’église St Etienne pour y admirer et écouter son bel orgue et son histoire…
      Il est proposé aussi, suite à la Célébration jubilaire des 50 ans de l’église Ste Croix, d’aller y écouter la conférence, ce dimanche à 17h, titrée « L’église du renouveau : conception, structure et aménagements ».
      Mais il est un patrimoine « immatériel », pour reprendre un qualificatif usuel, dont un journal vient d’écrire quelques lignes, celui du catholicisme. Beaucoup de français le considèrent, en effet, comme faisant partie de leur patrimoine, parce qu’ils en ont hérité de leurs parents et, surtout, de leurs grands-parents, sans pour autant affirmer la foi en Jésus-Christ ou, du moins, aller à la messe. Il est nécessaire, alors, de faire la distinction entre religion et Foi, pour bien comprendre les opinions exprimées et la pratique religieuse.
      Quelques indications pour expliquer ce propos.
      Dans une enquête auprès des français, en juin 2016, 53,8 % des sondés de plus de 18 ans se définissaient comme catholiques. Les pratiquants hebdomadaires représentaient 1,8 % contre 2,3 % de pratiquants mensuels, 2,5 % pour les grands rassemblements et 11 % pour les grandes fêtes saisonnières (Noël, Pâques…). Plus d’un tiers (36,2 %) ne pratiquait jamais ou pour les « rites de passage exclusivement ».
      Une théologienne, à qui est posée la question « Comment l’Église peut-elle alors les rejoindre ? », répond : « Cela nécessite une attention toute particulière à la pastorale du seuil (préparation au mariage…) et à l’enseignement catholique. Mais c’est surtout la responsabilité de chaque catholique pratiquant qui doit les écouter, les prendre au sérieux et avoir l’audace de témoigner. Sinon, leur accès à l’Église ne se fait que par l’institution ou les médias. Pratiquants et peu ou pas pratiquants se côtoient parfois dans la même famille. Il faut agir comme avec les disciples d’Emmaüs ».
      Comment ceci résonne-t-il dans notre « être disciple-missionnaire » du Christ ? Ce n’est plus de patrimoine qu’il s’agit, mais de témoignage d’une rencontre décisive avec Quelqu’un, le Christ...

                                                      José BOURAU

 

Le billet du 15 septembre 2019

            JUBILÉ, JUBILÉS, JUBILONS.

      Cinq églises sur la paroisse St Vincent de Paul : ce 15 septembre nous célébrons le jubilé de la plus jeune
d’entre elles : les 50 ans de l’église Sainte Croix ! Fête donc pour les baptisés, fidèles du Christ, « pierres vivantes » de ces églises en leur diversité, de ces relais qui depuis plus de vingt ans maintenant travaillent à « faire paroisse » ensemble.

      Depuis 50 ans, par son style particulier et son architecture, l’église Sainte-Croix nous invite à nous souvenir qu’en Jésus de Nazareth la Parole de Dieu « a dressé sa tente » parmi les hommes ( Jean 1, 14 ) : cette tente de la Rencontre de Dieu avec son peuple, Il faut donc qu’elle soit belle et accueillante ; Artistes et vaillantes équipes de bénévoles l’ont encore embellie pour fêter ses noces d’or.
      Nous la faisons belle, cette tente, surtout « lorsqu’ élargissant son espace » elle accueille petits et grands venus de la diversité des relais de la paroisse : Enfants, jeunes, adultes nous nous y sentons bien pour faire connaissance, pour célébrer et chanter dans la simplicité et la beauté : quand Dieu rassemble et invite son Peuple, c’est du bonheur ! Et c’est bon pour le moral ! Mais on n’oublie pas qu’on est sous tente et on ne s’y installe pas durablement : c’est toujours à se remettre en marche que l’assemblée est invitée ; Église pour les hommes et les femmes de notre temps, elle a toujours à se remettre en sortie, en exode, en mission.
      Cinquante ans que cette tente s’inscrit dans l’histoire et la géographie : dans la géographie de ce quartier de Bayonne en constante mobilité, cinquante ans qu’elle s’inscrit, génération après génération, dans l’histoire de ceux qui librement essaient de suivre Jésus … jusque dans sa Croix. Oui la Sainte-Croix : mais pas comme un trouble-fête ! plantée au cœur même de notre Fête, la Croix nous rappelle le passage toujours offert, passage de nos épreuves et de nos angoisses à l’Espérance de Pâques.
      Nous n’oublions pas ceux qui pour raison de santé ou tout autre empêchement ne sont pas avec nous. Venus de tous les relais de la paroisse, venus de tous les horizons de l’amitié, jubilons donc pour ces 50 ans ! Et, qu’avec Xaramela et les gaitas, qu’ils nous entraînent dans la prière, le chant et la danse ceux des prêtres, Pricet, José et Michel notre curé, qui fêtent les 10 ans et les 40 ans de leurs ordinations ! Jubilons avec eux, pour notre jeunesse à tous !

                                                           Robert MENDUBURU

 

Le billet du 8 septembre 2019

«JÉSUS PRÉFÉRÉ À TOUT !!! »


      De l’héroïsme au-delà de toute imagination humaine : renoncer à son cercle vital. Voilà une parole qui transcende le temps et l’espace : « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple ». Jésus, loin d’être aux antipodes de la loi vétérotestamentaire régissant le respect des parents ( Ex 20, 12), nous invite à opérer un saut existentiel, sortir du cadre restreint où l’amour humain nous cantonne  dans une attitude exclusiviste pour s’ouvrir à l’humanité tout entière, dans un élan du coeur d’amour du Christ.
      Dans un monde où le repli identitaire se manifeste de façon ostentatoire, comment faire nôtre la condition sine qua non d’être disciple du Christ ? Préférer Jésus c’est accepter d’être citoyen d’un monde où les matériaux des murailles de séparation, de la haine servent à la construction des ponts d’amitié, de fraternité et solidarité. Cela n’est possible que grâce à la sagesse divine et l’assistance de l’Esprit Saint.

      A l’équipe presbytérale et à toute la communauté chrétienne de la Paroisse Saint Vincent de Paul merci pour ce temps de fraternité. Ad maiorem Dei gloriam !

Abbé Joshy MAKOUNGA ( Congo Brazzaville)

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Le billet du 30 juin 2019

« NE VA PAS T’INSTALLER À LA PREMIÈRE PLACE… »

      Elle est étonnante cette parole de Jésus en ce temps de rentrée. En effet, s’il est un moment où chacun cherche sa place, c’est bien celui de la rentrée. Chacun revient, retrouve sa maison et son travail, reprend sa place. Les jeunes changent de classe ou d’école, et cherchent leur place dans un nouveau groupe, à une nouvelle table, un nouveau poste de travail. Les familles ont déménagé et cherchent leur place elles aussi, dans un nouveau quartier, une nouvelle communauté, un nouveau cercle de relations… vous le savez, je suis moi-même dans cette situation : me voici loin de Bayonne et de ma communauté chrétienne de Saint-Étienne. D’autres évêques m’ont donné mission. « Ne va pas t’installer à la première place » nous dit le Seigneur. Mais alors quelle est-elle notre place ? Peut-être qu’il ne faut pas la chercher ? Peut-être que si nous acceptons de vivre cette rentrée dans la confiance au Seigneur, chacun recevra sa place: « Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur ».(1ère lecture)
      Ces paroles me font du bien, l’humilité qui vient de l’Évangile rend libre ; c’est ainsi que je vais entrer dans ma nouvelle mission et que je vais rejoindre avec mon épouse la paroisse de Saint Martin du Vignogoul, à côté de Montpellier. J’aimerais que cette paroisse avec ces petites communautés aient une place dans vos prières...
      À bientôt !

Jean-Marc Aphaule, diacre.

 

Le billet du 25 août 2019

C’EST DUR DE DEVENIR SAINT !


      La vie chrétienne est un combat permanent. Il faut de la force et du courage pour annoncer l’Évangile. Cette lutte est très belle, car elle nous permet de célébrer chaque fois le Seigneur vainqueur dans notre vie. Il ne s’agit pas seulement d’un combat contre le monde et la mentalité mondaine qui nous trompe, nous abrutit et fait de nous des médiocres dépourvus d’engagement et sans joie. Il ne se réduit pas non plus à une lutte contre sa propre fragilité et contre ses propres inclinations (chacun a la sienne : la paresse, la luxure, l’envie, la jalousie, entre autres). C’est aussi une lutte permanente contre le prince du mal. Mais…
      Nous avons pour le combat les armes puissantes que le Seigneur nous donne : la foi qui s’exprime dans la prière, la méditation de la parole de Dieu, la célébration de la messe, l’adoration eucharistique, la réconciliation sacramentelle, les œuvres de charité, la vie communautaire et l’engagement missionnaire. Comment savoir si une chose vient de l’Esprit Saint ? Le seul moyen, c’est le discernement qui ne requiert pas seulement une bonne capacité à raisonner ou le sens commun. C’est aussi un don qu’il faut demander avec confiance au Saint-Esprit et le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil.
      Il pourrait arriver que dans la prière même nous évitions de nous laisser interpeller par la liberté de l’Esprit qui agit comme il veut. Il faut rappeler que le discernement priant doit trouver son origine dans la disponibilité à écouter le Seigneur, les autres de manière nouvelle. Seul celui qui est disposé à écouter possède la liberté pour renoncer à son propre point de vue partiel ou insuffisant, à ses habitudes, à ses schémas. Une telle attitude d’écoute implique, c’est certain, l’obéissance à l’Évangile comme ultime critère, mais aussi au Magistère qui le garde, en cherchant à trouver dans le trésor de l’Église ce qui est le plus fécond pour l’aujourd’hui du salut. Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes ni de répéter le passé, puisque les mêmes solutions ne sont pas valables en toutes circonstances, et ce qui sera utile dans un certain contexte peut ne pas l’être dans un autre.

     Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever

 

Le billet du 18 août 2019

QUE DEVONS-NOUS FAIRE ?

      Cette question que les disciples posaient à Jésus se pose également pour nous, lorsque nous empruntons le chemin de Sainteté, puisque nous voulons répondre à l’appel du Seigneur dans le monde actuel. Le pape François énonce quelque caractéristiques ou expressions spirituelles qui « sont indispensables pour comprendre le style de vie auquel Jésus nous appelle ».
      Je ne vais pas m’attarder, dit-il, à expliquer les moyens de sanctification que nous connaissons déjà : les différentes méthodes de prière, les précieux sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, l’offrande de sacrifices, les diverses formes de dévotion, la direction spirituelle, et tant d’autres. Je me référerai à quelques caractéristiques de l’appel à la sainteté dont j’espère qu’elles résonneront de manière spéciale.
      Elles sont au nombre de cinq, les grandes manifestations de l’amour envers Dieu et le prochain que je considère d’une importance particulière, vu certains risques et certaines limites de la culture d’aujourd’hui.
      La première, c’est d’être centré, solidement axé sur Dieu qui aime et qui soutient. Grâce à cette force intérieure, il est possible d’endurer, de supporter les contrariétés, les vicissitudes de la vie, avec patience et douceur ; avec, aussi, l’humilité enracinée dans le cœur à travers les humiliations, images de celles vécues par le Christ lui-même, humiliations quotidiennes de ceux qui se taisent pour sauver leur famille, ou évitent de parler bien d’eux-mêmes et préfèrent louer les autres au lieu de se glorifier, choisissent les tâches les moins gratifiantes, et même préfèrent parfois supporter quelque chose d’injuste pour l’offrir au Seigneur.
      Une autre caractéristique est celle de la Joie, conséquence de l’amour de charité. « Il faut rester réaliste, disait quelqu’un, ne pas nier la réalité de la vie ». Mais cet amour, « donné dans un regard, par exemple », peut aller jusqu’au pardon ; en tout cas, il entraine l’espérance. C’est une assurance intérieure, une sérénité remplie d’espérance qui donne une satisfaction spirituelle incompréhensible selon les critères du monde.
      A cela, il est nécessaire d’ajouter l’audace, mais aussi la ferveur : sortir de l’autoréférentialité pour rencontrer l’autre et oser « aller aux périphéries de nos quartiers ».

      Qu’est-ce que je reconnais de ces caractéristiques dans la manière dont j’essaie de vivre la Foi au Christ ? Et qu’est-ce que je peux faire de plus, même si cela me paraît exigeant ?

 

Le billet du 15 août 2019

COMME MARIE, RÉPONDRE À L’APPEL


      A plusieurs reprises, dans cette exhortation, Marie est évoquée, citée, nous indiquant le chemin de la Sainteté. Laissons-nous guider par ces quelques réflexions du pape François.
      A propos de la joie de croire et de servir : « Marie a su découvrir la nouveauté que Jésus apportait et elle chantait : « Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur » (Luc 1,47).
      La sainteté se réalise dans une vie personnelle ; mais elle se déploie, se vivifie, dans une vie de communauté. Vivre ou travailler avec d’autres, c’est sans aucun doute un chemin de développement spirituel. Saint Jean de la Croix disait à un disciple : tu ne vis avec d’autres « que pour être travaillé, exercé par tous ». C’est là que nous pouvons vivre d’authentiques expériences mystiques. Mais ces expériences ne sont pas ce qu’il y a de plus fréquent, ni de plus important. La vie communautaire, soit en famille, en paroisse, en communauté religieuse ou en quelque autre communauté, est faite de beaucoup de petits détails quotidiens. Il en était ainsi dans la sainte communauté qu’ont formée Jésus, Marie et Joseph, où s’est reflétée de manière exemplaire la beauté de la communion trinitaire. C’est également ce qui se passait dans la vie communautaire menée par Jésus avec ses disciples et avec les gens simples.
      La Vierge Marie a vécu comme personne les béatitudes de Jésus. Elle est celle qui tressaillait de joie en la présence de Dieu, celle qui gardait tout dans son cœur et qui s’est laissée traverser par le glaive. Elle est la sainte parmi les saints, la plus bénie, celle qui nous montre le chemin de la sainteté et qui nous accompagne. Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : “Je vous salue Marie…’’.
     

      « La première en chemin, Marie, tu nous entraînes à risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu. Marche avec nous,
Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu ».

 

Le billet du 11 août 2019

LA SAINTETÉ : INCARNER L’ÉVANGILE


    La force du témoignage des saints, c’est d’observer les béatitudes et vivre ce que Jésus dit dans l’Évangile de Matthieu au chapitre 25. Ce sont peu de paroles, simples mais pratiques et valables pour tout le monde, parce que le christianisme est principalement fait pour être pratiqué, et s’il est objet de réflexion, ceci n’est valable que quand il nous aide à incarner l’Évangile dans la vie quotidienne.
    Que dit Jésus, en effet ?
    « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. Car, ce que vous faites à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
    St Jean-Paul II disait : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier ».
    Quand je rencontre une personne dormant exposée aux intempéries, dans une nuit froide, je peux considérer que ce « fagot » est un imprévu qui m’arrête, un délinquant désoeuvré, un obstacle sur mon chemin, un aiguillon gênant pour ma conscience, un problème que doivent résoudre les hommes politiques, et peut-être même un déchet qui pollue l’espace public. Ou bien je peux réagir à partir de la foi et de la charité, et reconnaître en elle un être humain doté de la même dignité que moi, une créature infiniment aimée par le Père, une image de Dieu, un frère racheté par Jésus-Christ. C’est cela être chrétien !
    Deux dangers nous guettent : celui des chrétiens qui séparent ces exigences de l’Évangile de leur relation personnelle avec le Seigneur, de l’union intérieure avec lui, de la grâce. Ainsi, le christianisme devient une espèce d’ONG. L’autre : l’erreur de ceux qui vivent en suspectant l’engagement social des autres, le considérant comme quelque chose de superficiel, de mondain, de laïcisant, de communiste, de populiste.

Sur le chemin de la sainteté, quels sont les frères et sœurs que je rencontre et qui sont, pour moi, pour nous, visage du Christ ?

 

Le billet du 04 août 2019

DES PAROLES D’UN SAINT : ST PAUL VI

    Il a été pape de 1963 à 1978. Il a été canonisé (reconnu personne sainte) le 14 octobre 2018. Ces jours-ci, nous célébrons l’anniversaire de sa mort (6 août 78) : c’est pourquoi, nous faisons une halte dans la lecture de l’Exhortation du pape François pour donner la parole à ce Pasteur qui a osé poursuivre le Concile Vatican II ouvert par son prédécesseur Jean XXIII, lui-même canonisé en 2014.
      A nous qui nous nous rencontrons et « pratiquons » dans une paroisse, voici ce que nous disait Paul VI : « Aime ta paroisse ! Collabore, prie et souffre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère à laquelle Dieu t’a confié. Demande à Dieu qu’elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous et au service de tous. Offre ta collaboration d’activité pour que cela se réalise pleinement. Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté de foi : respecte le curé, même s’il avait mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la Foi, ne mets pas l’accent sur ses défauts, ne juge pas trop facilement ses misères pour que Dieu te pardonne tes misères. Prends soin de ses besoins, prie pour lui… Prie pour que ta paroisse soit une vraie communauté eucharistique, et que l’Eucharistie soit la racine vive de son édification. Participe fidèlement à l’Eucharistie de ta paroisse avec tout ton cœur et de toutes tes forces. Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; au contraire, retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service… »

      Ces mots peuvent paraître durs à certains égards. Qu’est-ce que je peux et vais en retenir ? Comment manifester le goût de retrouver d’autres dans la paroisse que le pape François appelle « la fontaine au milieu du village » ?

 

Le billet du 28juillet 2019

A LA LUMIÈRE DU CHRIST, VIVRE LES BÉATITUDES


     « Heureux » : ce mot repris neuf fois par Jésus, constitue en quelque sorte la charte de toute vie chrétienne. Certes, ces Béatitudes ne sont pas faciles à vivre. Mais, le mot “heureux” ou “bienheureux”, dit le pape François, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. Les paroles de Jésus vont vraiment à contrecourant de ce qui est habituel, de ce qui se fait dans la société ; et, bien que ce message de Jésus nous attire, en réalité le monde nous mène vers un autre style de vie. Les béatitudes ne sont nullement quelque chose de léger ou de superficiel, bien au contraire ; car nous ne pouvons les vivre que si l’Esprit Saint nous envahit avec toute sa puissance et nous libère de la faiblesse de l’égoïsme, du confort, de l’orgueil.
     « Heureux les pauvres en esprit, Heureux les doux, Heureux les affligés, Heureux les affamés et les assoiffés de la justice, Heureux les miséricordieux, Heureux les coeurs purs, Heureux les artisans de paix, Heureux les persécutés pour la justice ». (Evangile de Matthieu, chapitre 5).
     Jésus nous invite à reconnaître la vérité de notre coeur, pour savoir où nous plaçons la sécurité de notre vie… La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieure de celui qui place sa confiance seulement en Dieu… Le monde ne veut pas pleurer : il préfère ignorer les situations douloureuses, les dissimuler, les cacher… La justice que Jésus propose n’est pas comme celle que le monde recherche ; une justice tant de fois entachée par des intérêts mesquins, manipulée d’un côté ou de l’autre ; elle commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsque l’on est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite, quand on recherche la justice pour les pauvres et les faibles. Le mot “justice” peut être synonyme de fidélité à la volonté de Dieu par toute notre vie… La miséricorde a deux aspects : elle consiste à donner, à aider, à servir les autres, et aussi à pardonner, à comprendre…

Quand m’est-il arrivé de vivre une de ces Béatitudes ?
Et quelle est celle que je vais chercher à vivre un peu plus l’une d’elles,
dans les jours qui viennent ?
Avec qui puis-je m’associer pour les mettre en oeuvre ?

 

Le billet du 21 juillet 2019

TOI AUSSI, TU ES APPELÉ À VIVRE LA SAINTETÉ

      Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux… Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels.
      Joseph Cardjin, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), reprenant St François de Sales, invitait à « vivre l’Ordinaire de nos vies de façon Extraordinaire ». Dans un groupe, quelqu’un disait : « Nous sommes tentés par la routine ; nous pouvons essayer de rendre les tâches quotidiennes plus agréables » ; et un autre : « les retraités, nous pouvons ne pas faire tout dans l’urgence… ».
      Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible ; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie. Cette sainteté à laquelle le Seigneur t’appelle grandira par de petits gestes. Chaque saint est une mission ; il est un projet du Père pour refléter et incarner, à un moment déterminé de l’histoire, un aspect de l’Évangile. Cette mission trouve son sens plénier dans le Christ et ne se comprend qu’à partir de lui. Au fond, la sainteté, c’est vivre les mystères de sa vie en union avec lui. Elle consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui.

      Regarde Jésus, dans sa vie, dans sa mort et sa résurrection : comment peux-tu, aujourd’hui, réaliser ce que tu dois faire en union avec lui ?

 

Le billet du 14 juillet 2019

      LES SAINTS NOUS ENCOURAGENT ET NOUS ACCOMPAGNENT

 

        Le Concile Vatican II nous donne quelques repères pour répondre à l’appel à la sainteté ; le pape François en reprend quelques expressions, à sa manière, pour nous dire que nous ne sommes pas seuls sur ce chemin.
        Ne pensons pas uniquement à ceux qui sont déjà béatifiés ou canonisés. L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu, car « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté ».
      "J’aime voir la sainteté," dit le pape François, "dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté “de la porte d’à côté”, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu."
        Laissons-nous encourager par les signes de sainteté que le Seigneur nous offre à travers les membres les plus humbles de ce peuple qui « participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoignage avant tout par une vie de foi et de charité ».

       « Chacun dans sa route ». Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage.

 

 Quel est mon chemin de vie chrétienne ? Quels sont les dons, les talents que je mets au service du témoignage porté à Jésus-Christ et à sa Bonne Nouvelle ?

 

Le billet du 07 juillet 2019

      Chaque dimanche de juillet et août, le billet nous invite à parcourir les chemins de Sainteté, accessibles personnellement et en communauté. Une question nous aidera à regarder où nous en sommes et vers où nous voulons aller.

DEVENIR SAINT, EST-CE POSSIBLE ?

      D’aucuns répondront spontanément que « ce n’est pas pour moi ; je ne le pourrai pas ! »
      Et si cette question du « possible » succédait à une intervention préalable ?
      « Soyez dans la joie et l’allégresse » (Mt 5, 12), dit Jésus à ceux qui sont persécutés ou humiliés à cause de lui. Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. Voici comment le Seigneur le proposait à Abraham : « Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1).
      C’est d’abord à un appel que nous répondons en cherchant à vivre selon l’Esprit du Christ et, ainsi, à cheminer vers la Sainteté.
      Encore faut-il préciser de quoi nous parlons lorsque nous disons « Sainteté, Saint, Sainte ». Ceci viendra au fur et à mesure de notre lecture de cette Exhortation du pape François, et des différents billets consacrés à cette Lettre, au cours de cet été.
      Quelques expressions de personnes qui ont lu ensemble des chapitres de cette Lettre : « Faire les choses du mieux qu’on peut, ne pas tricher avec soi-même et avec Dieu » ; « faire confiance au Seigneur, c’est par sa grâce que nous sommes sauvés » ; « je me sens à mille lieues de ce qu’ont fait beaucoup de Saints » ; « c’est l’œuvre de toute une vie ; on n’est pas parfaits, mais si, déjà, on passe la journée à chercher à être au service… » ; « est-ce qu’on ne confond pas Sainteté et Perfection ? » ; « devenir saint, c’est inaccessible, pour des gens ordinaires, ça passe par des choses ordinaires ».
      « Mon humble objectif, dit le pape, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités. En effet, le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4) ».
      J’essaie de répondre à ces questions simples, cette semaine : « Est-ce que je laisse le Seigneur libre de m’appeler à vivre saintement ? Est-ce que je crois qu’il appelle tous les Humains (et donc moi parmi eux) à répondre à son amour par un amour partagé, donné, concrètement, humblement, à Lui et à mes Frères ?

 

Le billet du 30 juin 2019

UN PEU D’EAU

     Les piscines sont prêtes à recevoir les visiteurs. L’océan va voir arriver dans quelques semaines les estivants.
Pour la détente et la récupération d’énergies, c’est nécessaire à ceux qui choisissent de telles vacances.
     Dans les titres d’informations, on annonce que des régions de notre pays connaissent déjà la sécheresse, les
nappes phréatiques ne s’étant pas régénérées par manque de pluviosité.
     Au gré des lectures, je croise un article qui présente le dernier rapport de l’UNICEF et de l’OMS : il dresse un bilan de l’évolution du taux d’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires depuis l’an 2000. Il est noté que des progrès ont été réalisés ; cependant les chiffres demeurent inquiétants « et devraient inciter les Etats à redoubler d’efforts ». Depuis 2000, 1,8 milliard de personnes ont obtenu un « accès aux services de base » pour l’eau potable, 2,1 milliards pour les installations sanitaires. Toutefois, 1 être humain sur 10 n’a toujours pas accès à l’eau potable. Dans le même temps, les climatologues et autres lanceurs d’alerte présentent les risques de manque d’eau dans les décennies à venir.
     Ce n’est pas seulement une question d’ordre écologique ; il s’agit de vie et de survie, dans la consommation courante, pour l’hygiène et la santé, ainsi que pour l’agriculture.
     Lorsque nous nous promenons dans la Bible, nous rencontrons de nombreux versets et chapitres qui nous indiquent l’importance et la signification de l’eau. Elle est souvent signe de libération, de passage de la mort vers la vie, d’une nouvelle naissance. Pensons simplement au peuple hébreu sortant du pays d’esclavage vers la Terre promise ; mais aussi au bain de Jésus dans le Jourdain au cours duquel il entend « Tu es mon Fils bien aimé, en toi, j’ai mis tout mon amour ». C’est Dieu lui-même qui parle.
     Lorsque nous entendons des appels à respecter l’eau des incitations d’Organisations mondiales à offrir de ce trésor à l’ensemble de l’humanité, cela résonne, pour nous, croyants, chrétiens, en termes de respect de la nature, mais aussi de libération, de purification, par le plongeon dans la Source qui donne la vie et la vie en abondance. « Venez, voici de l’eau », dit le prophète Isaïe. Puissent tous les habitants de la terre d’aujourd’hui et de demain bénéficier de cette richesse indispensable à la vie et rencontrer sa Source intarissable.

 

José BOURAU

 

Le billet du 23 juin 2019

LA SAINT-JEAN


     La fête de la Saint Jean-Baptiste correspond au solstice d’été, c’est-à-dire, en ce 24 juin, à la période où le soleil est le plus haut dans le ciel, où donc les jours sont les plus longs de l’année. Bien avant le christianisme, paraît-il, « le jour le plus long » était mis à profit pour prolonger la fête le soir. Et on allumait de grands feux sur les places, feux de joie comme pour retenir ces jours qui allaient désormais être de plus en plus courts jusqu’au solstice d’hiver, en décembre, où ils se remettraient à s’allonger…
     Alors la Saint Jean ? avec le plus grand et le dernier des prophètes, l’Attente du Messie est comme au zénith, à son sommet ; après avoir annoncé la Lumière qui pointera et montera à Noël , Jean-Baptiste, le Serviteur, dit : « il faut qu’Il grandisse et que moi je diminue » … que mes jours aillent diminuant et que les siens prennent toute la place. Message aussi pour l’Eglise que nous sommes : que son visage soit en lumière ou qu’il soit défiguré, l’Eglise doit s’effacer devant Celui qu’elle est chargée d’annoncer.
     On ne vous dira pas tout ceci à la télé au moment de la météo et mon commentaire ne fait pas non plus partie du Credo ! Mais sans jouer à l’astrologue, on peut se douter qu’il y a eu, chez les lointains auteurs de notre calendrier chrétien, comme une recherche d’harmonie avec le cycle des astres : eux aussi, à leur manière, ils « chantent la Gloire de Dieu » !

Bonne Fête aux Jean-Baptiste et bon été à tous !

Robert Mendiburu

 

Le billet du 16 juin 2019

LA SAINTE TRINITÉ

      En cette solennité de la Sainte Trinité, faisant nôtre la prière de sainte Élisabeth de la Trinité : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité ! Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. »
      Prions frères et sœurs pour toutes les familles divisées... Que l’amour qui unit les trois personnes en un seul Dieu et Père de tous continue d’alimenter leurs relations et les conduise à la réconciliation et à l’unité qui ont pour fondement le mystère de la sainte Trinité.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 09 juin 2019

NOTES AU FIL DES JOURS :


26 mai
Élections européennes… résultats : on en pense ce qu’on veut mais je remarque que les jeunes, enfin ceux qui ont voté, sont plutôt allés chez les écologistes. Je me dis que notre pape François qui a écrit « Laudato si » (écologie intégrale) est vraiment un visionnaire, le pasteur qu’il nous faut et qui nous engage à avancer sur les sentiers de « l’Église verte »; celle qui témoigne, qui agit et qui prie pour les Hommes et pour la Création… Chrétiens, saurons-nous dire aux jeunes préoccupés par la planète qu’il n’y a pas de rivière sans source... qu’il n’y a pas de Création sans Créateur ? « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » (Genèse 1, 1)


30 mai
Trois ordinations diaconales en vue du sacerdoce à Ciboure. Trois jeunes hommes qui ont choisi notre diocèse et surtout les femmes et les hommes qui y vivent. Trois futurs pasteurs soucieux de rencontres, de relation et de simplicité… J’ai rarement vu autant de prêtres du Pays Basque présents à une ordination diaconale : un signe !


9 juin : Pentecôte !
Le monde change vite et beaucoup. Demandons et accueillons l’Esprit Saint qui vient du Seigneur. Demandons lui de nous souffler dans le dos afin que nous puissions avancer et parler un langage compréhensible par les jeunes, les femmes et les hommes de ce temps !

Jean-Marc Aphaule-diacre

 

 

Le billet du 02 juin 2019

À BOUT DE SOUFFLE !

               Nous connaissons tous la béatitude qui commence par « Heureux les pauvres en esprit … » qu’une traduction nouvelle rend ainsi : « heureux ceux qui sont à bout de souffle… » Là on saisit de suite, il ne faut pas une grande explication pour comprendre que Jésus parle des petits,de tous ceux qui galèrent ou que l’on fait galérer ; ils n’en peuvent plus. C’est à eux que Jésus s’adresse . C’est pour eux qu’il vient. Le bonheur qu’il promet c’est pour eux. Il donne à chacun l’Esprit Saint qui n’est autre que le Souffle de Dieu, le souffle bienfaisant et imprévisible qui redonne vie, espoir et renouveau. Ceux qui sont à bout de souffle reçoivent de l’Esprit la force de repartir, de recommencer, le courage de redresser la tête et de poursuivre la route. À l’approche de Pentecôte, demandons de reprendre souffle nous-mêmes et d’accueillir le Souffle de l’Esprit pour que nos familles et nos communautés en soient transformées.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 30 mai 2019

Cher Théophile


      Permets-moi, ami lecteur, de te nommer ainsi. Comme si c’était Luc, l’auteur du Livre des Actes des Apôtres, qui s’adressait à toi comme à ce dénommé Théophile. En effet, ce prénom, est-il celui d’une personne précise à qui l’auteur (St Luc) envoie ce Livre, ou bien est-ce un qualificatif (« celui qui aime Dieu », ou « celui qui est aimé de Dieu ») attribué à chacun et à tous ceux qui lisent les Actes des Apôtres, toi, moi, vous ?
      En cette fête de l’Ascension, et à l’occasion de la première des Communions d’enfants de notre paroisse, je t’invite à te redire qui est Jésus, Fils de Dieu, prenant corps en Marie, travaillant avec Joseph ; le marcheur de Palestine qui a mission de relever les courbés et autres escamotés de la vie, de pardonner, de dire bienheureux les artisans de paix, les pauvres de coeur, les affamés de justice … Il donne la promesse de sa présence dans le Partage du Pain, dans les frères souffrants, prisonniers, manquants du nécessaire.
      Je t’invite à te redire aussi qui est Jésus, monté au Ciel, après avoir dit à ses amis : « allez, de toutes les nations, faites des disciples » et il fait donc de toi son messager ; il te rappelle : « je suis avec vous tous les jours ».
      « Pourquoi restez-vous là à regarder le Ciel ? », te demande-t-il, lorsque tes yeux de chair ne le voient pas. Tu voudrais le voir, toi aussi ? Alors ouvre les yeux : il est là, près de toi… quand tu es en prière, chez toi et peut-être au fond de ton lit de malade, quand tu prends le Pain Consacré, comme les enfants qui l’accueillent pour la première fois, aujourd’hui, dans leur main, au moment de la communion… quand tu croises une personne dans ton quartier, sur le lieu de ton boulot ou de tes loisirs, dans ta famille, une personne en situation de précarité, fuyant son pays, un enfant qui a besoin d’être aidé dans sa scolarité.
      Regarde au fond de toi et autour de toi : il est présent à ta vie ; il t’appelle à montrer son visage à tes frères humains. Pour cela, il te donne son Esprit et il t’envoie.

José Bourau

 

Le billet du 26 mai 2019

Au lendemain des élections au nouveau Parlement européen, la prière que voici n’aura pas pris une ride, mais sans doute aurons-nous à l’actualiser par des contenus renouvelés : que vienne l’Esprit de Pentecôte pour nous aider à vivre en notre Europe comme citoyens et disciples du Christ, vigilants et artisans de paix.

 

                                                     Robert MENDIBURU

PRIERE pour l’EUROPE

    Père de l’humanité, Seigneur de l’histoire,
   Regarde ce continent auquel tu as envoyé des philosophes, des législateurs et des sages, précurseurs de la foi en ton Fils mort et ressuscité.
    Regarde ces peuples évangélisés par Pierre et Paul, par les prophètes, les moines et les saints.
    Regarde ces régions baignées par le sang des martyrs et touchées par la voix des réformateurs.
   Regarde les peuples unis par de multiples liens et divisés par la haine et la guerre.
   Donne-nous de nous engager pour une Europe de l’Esprit, fondée non seulement sur les accords économiques, mais aussi sur les valeurs humaines et éternelles : une Europe capable de réconciliations ethniques et oecuméniques, prompte à accueillir l’étranger, respectueuse de toute dignité .
    Donne nous de regarder avec confiance notre devoir de susciter et promouvoir une entente entre les peuples qui assure pour tous les continents la justice et le pain, la liberté et la paix.

Cardinal MARTINI, président des évêques d’Europe de 1987 à 1993 . Cité par « La Foi d’un Peuple », revue de la Mission Ouvrière mai 2019.

 

Le billet du 19 mai 2019

« AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES »

      « Aimez-vous les uns les autres. » Ce commandement est donné par Jésus à un moment crucial de sa vie, lors du dernier repas avec ses disciples. Dans son discours d’adieu, Jésus donne une consigne fondamentale à ses disciples de s’aimer comme lui les aimait pour qu’ils soient partout ses disciples. Car, ce ne sont pas les discours qui témoignent de la présence invisible du Christ ressuscité, mais l’amour que les Chrétiens ont les uns pour les autres. « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »
      Face aux aléas de la vie (trahison, l’insuccès, les incompréhensions...) ce commandement est souvent indiqué durant les moments difficiles de la vie. En effet, l’expérience montre qu’il est difficile d’aimer en temps d’épreuve. Bien souvent, l’on abandonne un ami au moment de la souffrance. Que de couples unis pendant la période de bonheur mais désunis par la suite à cause des maladies, de la pauvreté, de la souffrance…
      En nous donnant le commandement de l’amour à un moment difficile de sa vie, Jésus nous invite à considérer l’amour du prochain comme un moyen qui permet de faire face aux aléas de la vie.
      Que le Christ ressuscité dispose notre cœur à l’amour du prochain quelles que soient les épreuves, nos différences de nation, de langue, de culture et de couleur.

Pricet SAMBA.

 

Le billet du 12 mai 2019

LOURDES !


     « Elle m’a regardé comme une personne regarde une autre personne. » Ces mots de la petite Bernadette résonnent encore en moi tandis que je quitte la projection du film « Lourdes » (documentaire de T. Demaizière et A Teurlai).
      Durant 1h30 à travers les visages et les mots de personnes inconnues qui défilent sur l’écran, je retrouve tous les hospitaliers, les lycéens, les jeunes, les femmes et les hommes malades ou handicapées que je rencontre chaque année à Lourdes pour le pèlerinage diocésain (HBB en septembre). Je découvre aussi la foi et le pèlerinage du peuple Gitan, la prière des personnes prisonnières de la prostitution. Je vois la tendresse de pères accompagnant « à la grotte » leur enfant malade et déchiré. Que d’émotions, de sourires, de Foi et de larmes ! Et tout cela confié à Marie qui ne cesse de nous donner son Fils… «Faites tout ce qu’il vous dira. » Après la projection quelqu’un  demande : «pouvez-vous résumer « Lourdes »  en quelques mots ? » La réponse me vient comme une évidence : la beauté des personnes ! Oui vraiment, malgré leurs maladies, leurs déchirures, leur extrême vieillesse, leurs handicaps, au-delà de leurs corps souffrants et déformés, et même avec leurs peurs, leurs hésitations, leurs maladresses, malades, handicapés, pèlerins, hospitaliers, naufragés de la vie.… Ils sont tous beaux et incroyablement lumineux, ils se regardent tous et me regardent comme une personne regarde une autre personne. C’est comme un éclair tranchant la nuit, comme le sourire bienveillant de Marie au creux de l’affreux rocher de Massabielle ; c’est magnifique, surprenant et revigorant comme un tombeau ouvert au matin de Pâques…


Jean-Marc APHAULE, diacre.

 

Le billet du 5 mai 2019

VENEZ MANGER …

      Non, non, non ! ce n’est pas une invitation à venir à la prochaine kermesse, quoique …C’est Jésus qui, ressuscité, garde encore les pieds sur terre, si l’on peut dire. Il sait qu’après l’effort vient le réconfort. Les apôtres ont pêché toute la nuit, sans rien prendre. A sa demande ils ont lancé une dernière fois le filet, c’était la bonne. Ils réalisent une super prise ! Bien sûr chaque élément a un double sens. Les poissons, c’est la promesse d’une mission féconde, grâce à la Présence du Ressuscité au milieu de ceux qui jettent les filets. Cette mission atteindra les limites de la terre. Le chiffre 153 à un sens universel. Mais ce qui réjouit c’est que Jésus les invite à manger. Le spirituel n’existe pas sans conditions humaines de base. Les pères de l’Église diront qu’il est inutile d’annoncer la Bonne nouvelle à quelqu’un qui n’a pas de pain. Il faut d’abord qu’il mange ! C’est du bon sens. Ensuite le partage du pain pourra se déployer dans le pain eucharistique, pour remercier le Ressuscité de la vie en abondance qu’il nous procure. Alors demandons au ressuscité d’avoir toujours le même « bon sens » que lui. Et commençons par répondre positivement à son invitation : « Venez manger » !

P. Michel GARAT

 

Le billet du 28 avril 2019

 PIERRES VIVANTES

  Cette expression avait presque disparu à propos de l’Eglise (E). Ces deux mots reviennent comme un refrain en ces jours où Notre Dame de Paris a connu le drame de l’incendie : non pas pour minimiser l’ampleur de l’événement qui a affecté tant de catholiques, de chrétiens, de non-chrétiens, de paroissiens parisiens, de visiteurs de tous pays ; non pas pour arrêter le bel élan de solidarité en vue de la réparation de ce si bel édifice, symbole de la présence du Christ au coeur de Paris et symbole d’histoire, voire d’un patrimoine à faire vivre ; mais ces deux mots nous rappellent, à nous qui aimons nos « clochers » et nous réunir en des églises pour prier ensemble et célébrer les moments déterminants de notre vie chrétienne, que nous sommes des Pierres Vivantes de l’Eglise.
     L’actualité de l’Eglise nous fait toucher du doigt ses fragilités, avec les « abus » qui sont autant de feux qui la brûlent, mais aussi le soin à prendre pour qu’elle réponde à la Mission de Celui qui en est la Tête, l’unique Tête : le Christ, le Ressuscité, celui qui a bousculé la pierre qui fermait le tombeau.
     Si Notre Dame de Paris est encore debout malgré ses vulnérabilités, c’est que ses fondations sont solides ; l’Eglise, celle faite de pierres vivantes, reste debout si elle s’appuie sur ses fondations en Christ et en ses premiers apôtres. Elle tient debout si les pierres vivantes d’aujourd’hui se laissent ciseler par le Père et se lier les unes aux autres par l’Amour, l’Esprit, jailli du coeur du Crucifié-Ressuscité. Elle tient debout si, au lieu d’une prétention d’être un chef d’oeuvre, elle est signe du Christ et héraut de sa Bonne Nouvelle au coeur d’un monde où tant de personnes cherchent encore un toit, perdent la vie sous le feu des guerres, d’injustices, de faims, des atteintes à leur dignité.

     Soyons Pierres Vivantes, signes d’Espérance et d’Amour, Eglise toujours en construction, sur les terres où le Christ nous pose et nous travaille.

José BOURAU

 

Le billet du 21 avril 2019

 UNE FORCE DE VIE SANS ÉGALE.

      « La résurrection de Jésus n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétréle monde. Là où tout semble mort, de partout les germes de la résurrection réapparaissent. C’est uneforce de vie sans égale.
      Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister : nous constatons que l’injustice, la méchanceté, l’indifférence et la cruauté ne diminuent pas. Pourtant, il est aussi certain que dans l’obscurité commence toujours à germer quelque chose de nouveau, qui tôt ou tard produira du fruit. La persistance de la laideur n’empêchera pas le bien de s’épanouir et de se répandre toujours. Chaque jour dans le monde renaît la beauté, transformée par les drames de l’histoire. Les valeurs tendent toujours à réapparaitre sous de nouvelles formes et, de fait, l’être humain renaît de situations qui semblent irréversibles. C’est la force de la résurrection et tout témoin de l’Évangile est un instrument de ce dynamisme.
      La résurrection de Jésus produit partout les germes d’un monde nouveau et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de cette espérance vivante ! » Pape François. La joie de l’Évangile. 2013        

Ce texte vigoureux et plein d’espérance est-il d’actualité en cette Pâques 2019, à l’épreuve de ce qui bouleverse et notre société et notre Église ? A chacun sa réponse, bien sûr ; mais, comme disciples du Ressuscité, comme Église, nous avons à nous mettre ensemble pour discerner comment cette « Force de vie sans égale » est au travail .

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 14 avril 2019

VERS LA PÂQUES DU SEIGNEUR

     La célébration du dimanche des Rameaux et de la Passion constitue une remarquable entrée dans la Semaine Sainte et spécialement dans le Triduum Pascal qui est une seule célébration de la Pâques du Seigneur étalée sur trois jours : Jeudi saint (célébration de l’institution de l’Eucharistie) ; Vendredi saint (Passion du Christ et sa mort sur la croix). Elle s’achève avec la veillée Pascale, pendant la nuit du samedi au dimanche de Pâques où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ.

    L’évangile de ce jour raconte l’arrivée de Jésus à Jérusalem sur le dos d’un petit âne et que la foule l’acclame avec les Rameaux : « HOSANNA AU PLUS HAUT DES CIEUX ». C’est une manière de dire que Jésus est le Messie, sauveur, le successeur du roi David, celui qui vient sauver le peuple Israël. C’est dans cette ville sainte qu’il va accepter librement de souffrir sa Passion, sa mort et  sa résurrection. Conscient donc d’être à l’heure du combat décisif, il a accepté librement de perdre sa vie pour le Salut de toute l’humanité.

     Cependant, les chrétiens aussi doivent se préparer à être rejetés, condamnés, cloués comme le fut Jésus. Si Lui Jésus le « bois vert » est traité ainsi qu’arrivera-t-il au « bois sec » ? Puisse le Seigneur redonner courage et espérance à toutes les personnes condamnées  injustement à cause de leur foi au Christ mort et Ressuscité.

 

Pricet SAMBA

 

Le billet du 07 avril 2019

      Comme beaucoup d’entre nous j’ai été, et suis encore scandalisé de l’actualité nauséabonde et triste de notre mère l’Église...Un ami m’a transmis un texte du père abbé d’En Calcat, le frère David : cela m’a fait du bien. Je vous le partage.
      « Abus sexuels, enquêtes et révélations en cascade : qu’on le veuille ou non, qu’on les regarde ou qu’on les ignore, l’Église va de scandale en scandale. Tout le corps est touché : les structures les plus hautes et les plus lointaines comme les plus ordinaires et les plus proches. La nausée succède à la nausée, la honte à la honte. Pour l’Église, pour tous ceux qui sont de l’Église, il n’y a pas quarante postures possibles. C’est la déculottée, point.
      Au sein de chaque institut, chaque diocèse, chaque monastère, une affaire, des histoires, plus ou moins récentes, et la nécessité de constater le silence qu’on a fait, imposé ou permis, le déni de justice… Pour ne pas perdre la face, par peur du qu’en dira-t-on, par peur d’être éclaboussé.
      Les bons chrétiens, à commencer par les plus responsables, se découvrent alors pharisiens, soucieux de respectabilité, d’honorabilité. On ergotait à qui mieux mieux sur la masturbation dans des catéchismes mais on faisait le black-out sur des crimes dans la vraie vie.
      Aucune exemplarité à retrouver n’est imaginable. Le brillant d’une moralité impeccable ne sera plus jamais crédible. D’ailleurs, s’il y a un projet qui ne ressemble pas à Jésus, c’est celui de l’exemplarité. Ce sont les pécheurs et les malades qu’il est venu appeler, il n’a cessé de le rappeler, de le montrer.
      Certes, il leur a dit : « vous êtes la lumière du monde » ! Oui, mais quel genre de lumière ?
      Aujourd’hui, le grand lustre s’est effondré, le spot surpuissant a été fracassé, la lampe qui croyait éclairer le monde a été brisée, sans remède.
      La lumière de l’époque de Jésus n’est pas de cette sorte, elle est feu, flamme, aucun court-circuit ne la menace ; elle ne se propage que par contact, proximité, relais, humblement, comme la foule des petits cierges illumine la nuit pascale. Elle est très humble, la lumière du monde, quand le monde tout entier est plongé dans la nuit. Que faire alors, puisque c’est la nuit, de nouveau ?
      Comme Nicodème le pharisien, commencer par allumer sa lanterne, aller trouver Jésus de nuit, et lui demander instamment : « comment peut-on renaître, quand on est vieux ? »

Jean-Marc APHAULE-diacre

 

Le billet du 31 mars 2019

On connaît bien l’Évangile du Fils prodigue : le père laisse partir son fils qui demande la liberté.Voici une belle histoire qui pourrait en être un commentaire possible : Dieu-le-Père sait ce qu’il y a dans l’homme, et qu’il est capable … du meilleur.

     « Moi, dit Dieu, je crois en l’homme. Je sais que ça vous étonne, ça étonne tout le monde. Ça m’étonne même un peu parfois. Pourtant c’est ma profession de foi, de toute éternité. Vous les hommes, vous croyez en Dieu, un peu. Moi, dit Dieu, je crois en l’homme, beaucoup. Je suis un Dieu qui croit en l’homme, et c’est pour ça que j’ai inventé Noël. Je vous ai confié mon Fils, dans l’enfance, sans défense ; c’est ça l’amour ! Pour le meilleur et pour le pire, sans « repentance » : c’est ça l’amour ! Je crois en l’homme, et je lui donne mon Fils ! Moi je crois en l’homme, et pourtant je le connais bien. Je sais ce qu’il y a dans l’homme. Je ne suis pas un naïf, je suis un réaliste, le seul ! Écoutez-moi ! Moi, dit Dieu, si je crois en l’homme,c’est que je sais mieux que personne, la puissance de l’Amour. »

Auteur inconnu

 

Le billet du 24 mars 2019

DEVENONS SEMEURS DE JUSTICE

     Le moins qu’on puisse dire, c’est que, dans la période où nous sommes, le mot « justice » revient souvent … à propos de justice sociale, fiscale, démocratique, territoriale, de justice dans les Palais du même nom, etc. Vaste préoccupation qui est objet de longs débats et qui, souhaitons-le,sera traitée pour le bien de tous, chez nous, comme dans le monde.

     Le CCFD-Terre Solidaire interpelle, pour ce qui est de leur responsabilité vis-à-vis de la fraternité,les chrétiens que nous sommes, particulièrement en ce temps de Carême. Il nous demanded’être « semeurs de justice ». Qu’entend-il par cette expression ?
     Il la met en lien avec les textes bibliques de ce dimanche en disant : « Dieu a vu la capacité de Moïse à réagir à l’injustice de l’esclavage. Il invite à semer la justice, en acteur de la délivrance divine du peuple resté dans la misère en Égypte. D’autre part, la conversion à laquelle Jésus appelle est un retournement profond pour donner du fruit à l’avenir, un avenir plus juste.
     Face aux grands mouvements de spéculation sur les matières premières issues des pays les plus pauvres, le CCFD-TS propose de soutenir l’action et les capacités de populations locales de ces pays et fait appel à notre solidarité pour cela. Ne serait-cepas justice qu’ils puissent vivre de leurs richesses, tout autant que nous souhaitons que puissent vivre dignement toute personne humaine et tout peuple de la terre !

     « Le mot Justice peut être synonyme de fidélité à la volonté de Dieu par toute notre vie », rappelle le pape François dans son exhortation sur ‘la Sainteté dans le monde actuel’ ; et il ajoute : « Recherchez le droit, redressez le violent ! Faites droit à l’orphelin,plaidez pour la veuve (cf. Isaïe 1,17). Rechercher la justice avec faim et soif, c’est cela la sainteté ».

     Prenons de la semence de Justice qui est dans la main de Dieu et répandons-la sur nos différentes terres ; à commencer par nos consciences et nos cœurs.

José BOURAU

 

Le billet du 17 mars 2019

DES CHRÉTIENS DANS LE GRAND DÉBAT NATIONAL

 

      La consultation nationale « Pour sortir de la crise » s’est achevée ce vendredi 15 mars. Comme dans beaucoupde localités, à Boucau et à Bayonne tous les citoyens ont été invités à participer à des rencontres organisées par le Conseil départemental et les municipalités. Deux  associations de chrétiens ( « Elizan mintza – Prenons la parole en Eglise » et « Forum des chrétiens en mouvement » ) ont saisi l’opportunité offerte à tous les citoyens et elles ont organisé un débat qui a été accueilli le 9 mars dans la Maison pour tous de la ville d’Anglet. Largement ouverte, l’invitation proposait de débattre « en vue de propositions citoyennes » sur trois thèmes qui, selon les organisateurs de ce débat d’initiative locale, semblaient un peu moins présentes dans le débat public :

• Une transition écologique plus sociale : En vue de la préservation de notre environnement et de la planète, des changements des modes de vie et de consommation  sont indispensables ; quelles propositions pour que la répartition de ces contraintes respecte une justice sociale ?

• Accueil des migrants et droits de l’homme : c’est, dans notre région en particulier, un défi absolument nouveau et urgent ; quelles propositions acceptables pour éviter des politiques qui fouleraient aux pieds la déclaration universelle des droits de l’homme, l’un des piliers de notre démocratie ?

• Les droits des personnes en situation d’handicap : bien plus largement que ceux qui sont contraints à une mobilité réduite ; par exemple :les enfants qui ne peuvent pas partager les apprentissages communs, les adultes dans l’impossibilité d’insertion facile au travail, tous ceux dont les problèmes de santé psychique ou mentale ne sont ni accueillis ni soignés : quelles propositions pour des solidarités nouvelles etoriginales ?

       Répartis d’abord en groupes restreints sur le thème de leur choix, puis en assemblée générale, plus de 70 participants ont travaillé pendant 3 heures : validées par vote, 49 propositions ont été adoptées qui ont été transmises en l’état à la plateforme nationale. Sur des enjeux de sociétécommuns à tous, en sortie hors - les - murs des locaux et des assemblées d’Eglise, des chrétiens ont donc pris l’initiative d’un débat ouvert à tous : ils l’ont fait comme citoyens et disciples du Christ insérés dans l’actualité de la société.         

 Lecteurs de ce « billet », comment appréciez-vous cette initiative ?  

Robert MENDIBURU   

 

Le billet du 10 mars 2019

CARÊME, TEMPS DE DÉSERT

      Ce temps de désert a commencé ce Mercredi des Cendres par des célébrations dans nos différents relais ; plus précisément à Boucau avec la célébration des enfants des catéchismes et à Sainte Croix pour toute la Paroisse.
      Ce Mercredi des Cendres nous a permis de rentrer dans ce temps de désert de 40 jours où Jésus fut poussé par l’Esprit au désert.
      Pendant ce temps de carême, chacun de nous est invité à se rendre disponible, attentif,accueillant… à faire plus d’effort, à vivre ces trois piliers au quotidien : le jeûne, la prière, le partage.
      Et, la Paroisse nous propose de méditer et de réfléchir    sur l’exhortation du Pape François sur la sainteté. A la suite de « Faire Paroisse », cette année les groupes peuvent encore se retrouver ou se, se constituer pour voir et discuter sur ce que le Pape appelle par la Sainteté au quotidien.
      Cependant, chacun de nous pourra se poser la question de savoir quel effort dois-je faire pour vivre en toute sainteté ce temps de carême ?

Pricet SAMBA

 

Le billet du 3 mars 2019

Durant le temps de carême qui commence, nous proposons une réflexion autour de la Sainteté, à partir de l’Exhortation du Pape François « Soyez dans la joie, … ».

Pour mettre en appétit, voici deux courts extraits :

Plus vivants, plus frères !


      « N’aie pas peur de la sainteté. Elle ne t’enlèvera pas les forces ni la vie ni la joie. C’est tout le contraire, car tu arriveras à être ce que le Père a pensé quand il t’a créé et tu seras fidèle à ton propre être. Dépendre de lui nous libère des esclavages et nous conduit à reconnaître notre propre dignité …


      « N’aie pas peur de viser plus haut, de te laisser aimer et libérer par Dieu ! N’aie pas peur de te laisser guider par l’Esprit Saint. La sainteté ne te rend pas moins humain, car c’est la rencontre de ta faiblesse avec la force de la grâce.


      Au fond, comme disait Léon Bloy, “Il n’y a qu’une tristesse, c’est de n’être pas des saints”.

 

Le billet du 24 février 2019

LA MESSE OU L’AMITIÉ PARTAGÉE.

      Ce matin nous invitons les catéchumènes à venir préparer la messe pour mieux la vivre. Cette invitation fait suite à la séance de jeudi dernier où nous avons lu ensemble la multiplication des pains et le récit de l’institution de l’eucharistie. Vous savez que ce lien est difficile à faire ; combien de membres de nos familles ne viennent que rarement à ce rendez-vous de l’Amour qu’est la messe, rendez-vous du Christ avec chacun et avec l’ensemble de ceux qui viennent puiser à la source du partage. Aussi est-il vital pour nous de favoriser « l’amitié partagée ». Non seulement avec le Christ qui se donne à nous sous la forme du Pain de Vie, mais aussi entre nous. Nous ne sommes pas des individus côte à côte mais une communauté qui prend le temps de s’accueillir, d’échanger quelques nouvelles, ou participer ensemble à quelque activité. Ce temps pour les catéchumènes c’est ce matin. Puissions-nous (leur) donner ce gout de l’amitié partagée, dans nos messes, pour gouter ensemble à l’Amour donné dans le partage du pain !

P. Michel GARAT

 

Le billet du 17 février 2019

 LE PAPE, L’IMAM ET LA FRATERNITÉ

      Au cours de sa visite aux Émirats Arabes Unis, le pape François a signé conjointement à l’Imam d’Al Azhar, Ahmed al Tayeb, une déclaration « au nom de Dieu qui a créé tous les êtres humains égaux en droits, en devoirs et en dignité », en faveur de la « Fraternité humaine pour la paix mondiale ». Ils sont conscients, disent-ils, que ce document risque être accueilli, interprété, diversement tant du côté des chrétiens que des musulmans. Ils souhaitent que ce soit une invitation à la réconciliation et à la fraternité entre tous les croyants, entre les croyants et les non croyants. Ils reconnaissent les avancées du monde, ils dénoncent tout ce qui sépare et qui tue et ils témoignent de l’importance du réveil du sens religieux et de la nécessité de le raviver dans les cœurs des nouvelles générations.
      Ils demandent et s’engagent ensemble à porter ce Document aux autorités, aux leaders influents, aux hommes de religion du monde entier, aux organisations compétentes, aux organisations de la société civile, aux institutions religieuses et aux leaders de la pensée.
      Ils affirment ces convictions : les vrais enseignements des religions invitent à demeurer ancrés dans les valeurs de la paix, de la fraternité humaine et de la coexistence commune ; la liberté est un droit de toute personne ; la justice basée sur la miséricorde est le chemin à parcourir pour atteindre une vie décente ; la nécessité du dialogue entre les croyants, de la diffusion de la culture de la tolérance, de l’acceptation de l’autre ; la nécessaire protection des lieux de culte ; le terrorisme détestable n’est pas dû à la religion ; le concept de citoyenneté se base sur l’égalité des droits et des devoirs ; la reconnaissance indispensable du droit de la femme à l’instruction, au travail, à l’exercice de ses droits politiques ; la défense des droits fondamentaux des enfants à l’alimentation, à l’éducation et à l’assistance est un devoir ; la protection des droits des personnes âgées, des faibles, des handicapés et des opprimés est une exigence religieuse et sociale.
    À quoi ceci nous invite : si nous en avons l’occasion, la possibilité, allons lire l’intégralité de cette déclaration ! Elle peut nous aider à contribuer à la fraternité, ô combien nécessaire.

José BOURAU

 

Le billet du 10 février 2019

LE SERVICE ÉVANGÉLIQUE DES MALADES

     A l’occasion de la célébration, ce 10 février, du dimanche de la Santé, il est bon qu’une information sur le Service Évangélique des Malades soit largement diffusée.
     Le SERVICE EVANGELIQUE DES MALADES appelé aussi S.E.M. est une MISSION d’ÉGLISE. C’est une réponse à l’appel du Christ qui nous dit : « J’étais malade et vous m’avez visité. »
     Son objectif est d’accompagner les personnes en souffrance, de tous les âges, qu’elles soient malades, handicapées ou vieillissantes. Les personnes peuvent être rencontrées : à domicile, à l’hôpital, en maison de repos ou en maison de retraite. Ces visites ont pour but de répondre à la détresse, à l’isolement, à la révolte par : le réconfort, l’écoute le soutien de la personne et de sa famille, voire même à l’ensemble du personnel soignant.
     Toute personne peut faire appel à ce service et, pour celle qui le demande, recevoir la communion dans un temps de prière en lien avec toute l’Église.
     Tout chrétien peut faire partie du S.E.M. Dans notre Paroisse, un groupe de 20 personnes est déjà constitué. C’est bien, mais il y a encore des besoins ; alors si vous vous sentez appelé, venez nous rejoindre ou n’hésitez pas à nous signaler les personnes isolées, en souffrance. L’équipe se réunit une fois par mois autour de M. l’abbé José BOURAU pour partager rencontres et questions en toute discrétion, prier et réfléchir sur différents thèmes.

 

Contacts : les relais (presbytères) où pourront aussi être indiquées les coordonnées des membres du S.E.M. de chacun des relais paroissiaux.

 

Le billet du 03 février 2019

« AUCUN PROPHÈTE N’EST BIEN REÇU DANS
SA PATRIE »

      Après la lecture du livre d’Isaïe dans la synagogue de Nazareth, tous rendaient témoignage à la personne de Jésus. Et ils s’étonnaient du message de grâce qui sortait de sa bouche. Ils s’interrogeaient sur son identité réelle : N’est- ce pas là le fils de Joseph ?
       En effet ils veulent le mettre à l’épreuve pour voir s’il est réellement le Messie attendu par tout Israël et s’il est capable de faire aussi des miracles dans sa propre patrie. D’où l’expression : « Médecin, guéris-toi toi-même ». Ses compatriotes souhaitent que Jésus s’occupe particulièrement de sa contrée d’origine dans l’exercice de son ministère. Jésus refuse de réduire sa mission à celle d’un « Prophète nationaliste ou régionaliste », acquis exclusivement à la cause d’une catégorie de personnes.
       Rejeté par les siens à Nazareth, Jésus ne retourna plus auprès d’eux, il s’oriente progressivement vers Jérusalem, ville où il connaitra la passion, la mort et la résurrection.
       L’attitude de Jésus face aux tentatives de ses compatriotes « nationaliste - régionaliste » interpelle certaines communautés chrétiennes dont l’unité est souvent fragilisée par le virus des « coteries linguistiques. »
       Sommes- nous prêts à accueillir et aimer les autres malgré nos différences d’âge,de couleur, de langue, de peuple et nation ?   

Pricet SAMBA

 

Le billet du 27 janvier 2019

JUSTICE ET PAIX S’EMBRASSENT: CHEMIN D’UNE UNITÉ À CHERCHER, À CONSTRUIRE.


      La Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2019 a été préparée par les chrétiens d’Indonésie. L’Indonésie est le plus grand pays d‘Asie du Sud-Est avec plus de 17000 îles, 1340 groupes ethniques différents et plus de 740 langues. Elle est pourtant unie dans sa diversité.

     Ce fragile équilibre est aujourd’hui menacé par une corruption qui affecte particulièrement la justice. Animés par cette inquiétude, les chrétiens d’Indonésie ont trouvé que le verset du Deutéronome : «Tu rechercheras la justice, rien que la justice...» (Dt 16,20) était un appel particulièrement pertinent pour eux et pour tous les chrétiens.
    Rechercher la justice, c’est avancer ensemble vers la paix et l’unité. On ne peut pas construire la paix sans justice, la quête de l’unité est vaine sans le respect des minorités. Car «justice et paix s’embrassent» dit le psaume 85(84). C’était le chemin d’unité pour la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens 2019.

      Ce chemin de prière et d’action doit se poursuivre puisqu’il trouve toute son actualité, en ces temps où notre société française est si divisée. En ces jours où il semble difficile de débattre quand chacun veut être écouté sans entendre l’autre ! En nos villes et campagnes où celui qui est « différent » est vite désigné comme ennemi, « profiteur » ou « exploiteur ». Nos communautés chrétiennes ont sans aucun doute, ici et maintenant, un rôle à jouer. Accepterons-nous de prendre ce chemin? Les chrétiens accepteront-ils d’être des « passeurs de paroles » ? Levain d’unité ? Acteurs de fraternité ? Les évêques de France nous y ont invités dès le 11 décembre dernier…

Jean-Marc APHAULE-diacre-

 

 

Le billet du 20 janvier 2019

« FAITES TOUT CE QU’IL VOUS DIRA ! »

      Quelle confiance en son fils de la part de Marie. Il y a des noces à Cana, et tous deux sont invités. Les noces auraient pu se terminer plus vite que prévu : il n’y avait plus de vin. Marie sait que Jésus vient pour que le fête continue, non seulement la fête de ce mariage, mais celle de tous les jours : que chaque jour soit jour de fête. Alors Marie oriente vers Jésus qui désormais sera premier : sa mission commence. Et la nôtre par la même occasion. Certes nous ne sommes pas Jésus, mais il nous est demandé de « faire tout ce qu’il nous dit », pour que ce soit fête pour tous. Que le migrant trouve des mains ouvertes, prêtes à orienter. Que le marginalisé trouve un regard de confiance, qui élève. Que les prisonniers soient considérés comme des personnes humaines . C’est ainsi que l’aumônier de la prison me disait combien il était important de dire à chacun      « Bonjour Monsieur » ! Sans la foi, sans la parole de Jésus qui dit d’aimer sans calculer, y arriverions nous ? Peut être, mais la petite voix intérieure, qui relaie celle de Marie, nous redit        « faites tout ce qu’il vous dit ». L’ exemple et la parole de Jésus peuvent nous entrainer loin dans l’amour de l’autre, pour que le vin ne manque pas et que la fête commencée à Cana continue !

P. Michel Garat

 

Le billet du 13 janvier 2019

LE TEMPS D’UN AN.

      Chacun a reçu des souhaits à la pelle... Bonheur, réussite, santé sont des notions suffisamment larges pour que chacun y trouve son compte. Quant à l’année, elle peut être très longue pour le malade alité, très courte pour le professionnel affairé, et personne n’a la certitude de la terminer.
      La question du temps a toujours occupé la pensée des esprits les plus éclairés... Mais comment parler du présent en tournant le dos au passé ou sans envisager le futur ?  Impossible !
      Le temps a été vécu, autrefois, comme une répétition du passé, un éternel recommencement... Le temps du paysan tournait autour du cycle des saisons. La reconduction fidèle du geste ancestral assurait la validité de l’activité humaine. Mais la répétition se révélait stérile et mortifère, incapable de répondre à l’imprévu.
      L’époque industrielle a remplacé le temps de la terre par celui de l’homme. Il est devenu linéaire. Il n’a plus accompagné la reproduction mais il a sonné la charge du pro : production, progrès, programmation, prospection. Il nous a projetés en avant. On a parlé au futur enchanteur. Il a fallu déchanter !  Les promesses n’ont pas tenu parole.
      Aujourd’hui, le temps s’est rétréci. D’un clic nous savons, nous pouvons, nous avons. Nous parlons au présent ponctuel, instantané.
      Comment donner consistance au présent ? Comment faire en sorte que le souhait ne soit pas vaine parole ? Comment convoquer le passé sans le travestir ? Peut-être en lisant notre heure sur le cadran de l’horloge de l’Éternel qui ne compte ni au passé, ni au futur mais au présent qui vaut éternité. Ainsi, recevoir des vœux vaut plus par l’attention présente de la personne qui nous les adresse que par la promesse de leur efficacité ?
      ... Quand vous lirez ces lignes que restera-t-il des hésitations, des brouillons, des questions du rédacteur ? Rien ! Quelle lumière sur l’avenir ? Aucune ! Quelques lettres imprimées sur un écran et destinées à la corbeille ou l’éclat furtif d’un morceau d’éternité...

P. Jean CASANAVE, prêtre diocésain (jeancasanave.blogspot.com)

 

Le billet du 6 janvier 2019

PAR UN AUTRE CHEMIN ...

     En cette Fête de l’Epiphanie, l’évangile selon St Matthieu nous précise : « Avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, les mages regagnèrent leur pays par un autre chemin. »


    « Et pourtant le chemin qui les avait amenés devait être le bon chemin puisqu’il les avait conduits jusqu’à Jésus. C’était le chemin tracé par une étoile, le chemin de la foi ; mais justement dans la foi il n’y a pas d’aller et retour ; un autre chemin, c’est un chemin inconnu, neuf, original, encore à faire, toujours à faire. C’est moins le chemin de Jésus que Jésus comme chemin. »
                               Commentaire de Jean Debruyne.

    Voilà un commentaire me semble-t-il bien éclairant alors que s’ouvre le chemin de 2019 : les appuis qui, vaille que vaille, nous ont assuré le chemin au cours de l’année passée, ces appuis nous espérons les retrouver en cette année nouvelle, même si nous en savons la fragilité ; chacun peut en faire l’inventaire et c’est ce que nous nous souhaitons les uns aux autres lorsque nous résumons : et d’abord la santé !
    Mais, - comment rêver le contraire ? - le chemin de 2019 sera forcément un autre chemin, même s’il devait assurer les appuis qui nous sont familiers. Rien n’est tracé d’avance pour notre chemin personnel, pour notre vivre-ensemble, notre Société, notre Eglise : que d’incertitudes sur les chemins à prendre, les réformes à mettre en place, les conversions à décider. A cause des crises en profondeurs qui se sont récemment révélées, nous sommes provoqués à discerner : quel autre chemin prendre ?
    Disciples de Jésus-Christ, pris dans les mêmes incertitudes que nos frères et soeurs en humanité, il nous faut aller en profondeur pour recevoir les ressources de la foi par la prière et la réflexion partagée : pas seulement pour recevoir un appui mais pour entreprendre des chemins nouveaux avec confiance et créativité, les entreprendre avec le Christ notre chemin : un autre chemin, offert à tous. Comme le dit le poète espagnol « Si tu te mets en marche, c’est alors que s’ouvre le chemin »

Robert Mendiburu

 

Le billet du 30 décembre 2018

Seigneur,
dans le silence de cette année naissante,
je viens te demander la paix, la sagesse, la force.
Je veux regarder le monde avec des yeux tout remplis d’amour,être patient, compréhensif, doux et sage,
voir au-delà des apparences
tes enfants comme tu les vois toi-même,
et ainsi ne voir que le bien en chacun.
Ferme mes oreilles à toute calomnie ;
garde ma langue de toute malveillance,
que seules les pensées qui bénissent demeurent en mon esprit ;
que je sois si bienveillant et si joyeux que tous ceux qui m’approchent sentent ta présence.
Revêts-moi de ta beauté, Seigneur, et qu’au long de cette année, je te révèle.
AMEN.

(Saint François d’Assise)

 

Le billet de Noël 2018

FAIT-IL NOËL ?


      Fait-il Noël dans le coeur du monde ? Fait-il Noël dans le coeur des malades, des vieillards, des orphelins, des veuves ? Fait-il Noël à l’hôpital ? Fait-il Noël dans le coeur des chômeurs, des déshérités, des abandonnés, des prisonniers ? Fait-il Noël dans le coeur de nos frères torturés, exilés, réfugiés, handicapés, mal-aimés ? Fait-il Noël dans ta famille ? Fait-il Noël dans ton quartier ?

      Noël... c’est un sourire à la personne souffrante, c’est une main tendue à celle qui tombe, c’est une bourse ouverte à celle qui crève... Noël... c’est quand tu partages ton toit avec le sans-logis, c’est quand tu offres ta table à l’affamé, c’est quand tu donnes ton manteau au pauvre...

      Noël... c’est une larme essuyée aux yeux d’un enfant, c’est ta main dans la main de l’aveugle égaré, c’est ton baiser à la vieille du foyer... Noël c’est ton pardon à celui qui t’a blessé, Noël c’est ton tendre câlin à ton petit dernier. Noël... c’est du « gratuit » qui éclaire nos nuits. Noël c’est surprenant, Noël c’est dérangeant, comme Dieu qui donne son enfant et qui surgit là où on ne le voulait pas.

      Il fait Noël dans le coeur des gens chaque fois que la contrainte se transforme en liberté, que le pouvoir se fait service, que l’arrogance devient humilité... chaque fois que la tendresse accompagne l’amour, que la douceur colore le dévouement, que l’amabilité tient la main de la rencontre... chaque fois que la paix remplace la guerre, que la gratuité détrône la rentabilité, que la joie l’emporte sur la tristesse, que la reconnaissance triomphe du mépris...
      Tu fais Noël si tu ouvres tes yeux pour contempler, tes mains pour donner, ton coeur pour aimer, toutes tes forces pour prier... si tu partages ton pain avec plus pauvre que toi, ton temps avec plus occupé que toi, ton sourire avec plus triste que toi. Tu fais Noël si tu ne le détournes pas, si tu ne le confisques pas... si tu peux donner ton pardon, semer la joie, soulager une misère...

Je rêve d’un Noël lumineux ! D’un Noël tout joyeux ! D’un Noël tout partagé ! Amen.

 

Jean-Marc Aphaule-diacred’après
Jules Beaulac (1933-2010) prêtre canadien.

 

Le billet du 23 décembre 2018

CONTRIBUER À L’ESPÉRANCE

      Comment ne pas évoquer, en commençant, la grande joie communiquée par cette bande de filles qui ont empoché un titre européen en handball ! Elles y sont arrivées parce qu’ « elles travaillent dur, elles sont enthousiastes  et elles ont su le faire ensemble ».

      Pourquoi ne pas saluer cette performance d’un bonheur « partagé, d’un esprit à communiquer », comme le disait l’une d’entre elles. On a le droit de se réjouir de sportifs qui donnent de la joie... les amateurs de rugby ne le démentiront pas à Bayonne ces jours-ci.


      Deux autres femmes nous invitent à nous arrêter pour partager la joie de leur rencontre (d’un autre type, certes) : c’est l’évangile de ce 4ème dimanche de l’Avent. Marie et Elisabeth nous ouvrent à l’enthousiasme d’être mères d’enfants dont l’histoire et la foi parlent toujours aujourd’hui ; elles nous invitent à partager, pour les temps qui viennent, une perspective d’espérance.


      Cette espérance, cette joie, peut se muer en actes dans les jours et les semaines à venir. En répondant à ces appels. Celui des bénévoles qui participent à l’accueil des migrants sur le quai de Lesseps. Dans la période des fêtes, sans doute faudra-t-il compter sur de nouvelles personnes qui peuvent donner un peu de temps et de moyens de vivre à ces populations qui passent chez nous.
      Entendrons-nous cet appel ? Avec le peu ou le plus que nous pourrons offrir. L’appel, aussi, de l’Eglise de France lancé aux chrétiens, « experts en humanité », à participer aux débats citoyens qui seront lancés sous peu, suite aux mouvements sociaux qui secouent notre pays révélant la réalité de la fracture sociale : quelques questions nous sont même proposées pour cela. Saurons-nous contribuer à chercher, comme le dit Jean-Luc Brunin, évêque du Havre, « de vraies solutions réalistes et efficaces. Pour cela, les dialogues engagés doivent consentir à définir le sens de ce que nous voulons construire ensemble ». « Il n’appartient pas, ajoute-t-il, à l’Eglise catholique d’élaborer des solutions susceptibles de sortir de la crise que nous traversons. Mais il lui revient d’inviter et de mobiliser les chrétiens et toutes les personnes de bonne volonté, à prendre part activement à la construction d’une vision partagée du bien commun et à la prise de conscience d’une communauté de destin sans lesquelles il ne peut y avoir de société juste, pacifiée et fraternelle ».


José BOURAU

 

Le billet du 16 décembre 2018

FRATERNITÉ

      Ce 10 décembre dernier c’était le 70 ème anniversaire de la “Déclaration universelle des droits de l’Homme” dont l’un des inspirateurs et rédacteurs est le Bayonnais René Cassin.
      Dès son article premier, cet important document déclare: “Les hommes sont doués de raison et de conscience et ils doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité”. Tout récemment, le 6 juillet dernier, cette notion de fraternité a été promue, en France, au rang de principe constitutionnel : il fait loi devant les tribunaux du pays: “De là découle la liberté d’aider autrui dans un but humanitaire sans considération de la régularité de son séjour sur le territoire national”.   
      C’est sans doute à la lumière de ce droit que les élus de la Communauté du Pays Basque prennent le risque de subventionner depuis deux mois l’accueil d’une centaine de réfugiés par jour, accueil dans des locaux sécurisés ; grâce aussi à l’engagement solidaire de nombreux bénévoles et d’associations, ces réfugiés africains bénéficient d’une halte de deux ou trois jours sur la route de leur exil vers la région parisienne. Depuis près de trois mois, des hommes et des femmes agissent ainsi “dans un esprit de fraternité” et c’est à notre honneur à tous.
      D’autres chantiers nous convoquent tous : ceux du vivre ensemble à construire et à reconstruire dans notre pays alors que se sont ouvertes des plaies majeures et que la peur et l’inquiétude nous atteignent. Elle est bien grave la période, pour tous ceux qui ont publiquement en charge “les droits de l’homme”, mais elle nous sollicite aussi tous qui avons, à notre mesure, à construire et reconstruire les solidarités “dans un esprit de fraternité.”
      Pour nous, citoyens de la République et, en Église, disciples de Jésus, une Lumière sur le chemin, une Lumière offerte à tous nos compagnons de marche : cette fraternité qui est au travail dans les cœurs et dans les sociétés, elle est un esprit et elle a aussi comme fondement une commune dignité d’enfants de Dieu, une dignité hors de prix : tous appelés à vivre en frères parce que fils d’un même Père : fils et frères en Celui que nous essaierons d’accueillir à Noël.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 09 décembre 2018

« PRÉPAREZ LE CHEMIN DU SEIGNEUR ! »

 

       Tel est l’écho de ce deuxième dimanche de l’Avent. C’est la deuxième exhortation qui nous est adressée en cette période de l’Avent. La première étant celle du dimanche précédent :   « Redressez-vous et relevez la tête ! ». En fait, avant de tracer une voie solide et droite, il faut d’abord se redresser et relever la tête pour en évaluer l’étendue et enfin lui donner une orientation.
        « Préparez le chemin du Seigneur » c’est la voix de Jean Baptiste qui crie dans le désert. Il parcourt « toute la région du Jourdain » en proclamant « un baptême de conversion pour le pardon des péchés » et en proclamant très fort convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle.

        A la suite du prophète Isaïe, Jean Baptiste utilise l’expression « Préparez le chemin du Seigneur » pour désigner la conversion, le retour au Seigneur. En effet, l’Evangile de ce deuxième dimanche de l’Avent, nous invite à une conversion
totale : baliser le chemin du Seigneur en faisant un effort d’abaisser les collines de notre orgueil, de combler les ravins de la haine et de l’égoïsme ; d’aplanir les sentiers de l’injustice, de la calomnie, de la rancune, de la médisance, de la jalousie... autrement dit éliminer tout ce qui, dans la vie du chrétien, oppose une résistance quelconque à la grâce divine.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 02 décembre 2018

BLACK FRIDAY, BLACK WEEK, GILETS JAUNES...
L’ÉGLISE, ELLE, PASSE AU VIOLET !

      Bien entendu, les choses avancent si vite dans notre société, que dans quelques jours l’on parlera plus... Quoique... Je n’aime pas le noir : trop triste, excepté chez les « All Black » ces magiciens poètes du rugby. J’ai horreur du jaune, et je ne sais pas pourquoi. J’ai donc été agressé ces derniers temps par les pubs du Black Friday/Black Week (vendredi noir/semaine noire) qui nous poussaient à acheter et à acheter : le soir, le matin, en magasin, et sur nos téléphones ! Agressé, énervé par cette « blaque ouik » importée d’une Amérique qui ne me fait pas rêver. Du coup c’est mon humeur qui a failli être noire ! Quel monde curieux et cynique qui nous pousse à sacrifier encore et toujours aux dieux « argent et consommation », alors qu’en même temps surgit un peuple de « gilets jaunes » qui dit sa colère, sa peur, ses difficultés, ses manques... Je n’aime pas le jaune : cette couleur m’agresse, autant que la pauvreté et le malheur de mes voisins. Ce monde pourtant si beau est vraiment fou ! Fou ! Que faire ?
      Pour ce qui me concerne, j’ai décidé d’enfiler mon vêtement violet ! Parce que c’est la couleur du manque, de l’insatisfaction, de l’attente, de l’espoir, et de l’Espérance. Parce que c’est la couleur du temps de l’AVENT.
      Vêtement violet de ma prière : vient seigneur Jésus !
      Vêtement violet de mon attention à l’autre, de mon engagement solidaire. Vêtement violet de l’attention aux pauvres. Ah, si les « gilets violets » pouvaient remplacer les « gilets jaunes » !
      Vêtement violet de la simplicité, du refus du « toujours plus » et du « achète pour être heureux » !
      TEMPS de l’AVENT, vêtements violet : comme une lueur aperçue, Là-bas tout au bout de la nuit !

Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 25 novembre 2018

UNE ROYAUTÉ QUI ÉCHAPPE


     L’année liturgique se conclut ce dimanche par la fête du Christ-Roi ! Pour en donner la juste mesure, le pape a proposé dimanche dernier que le jour soit consacré aux pauvres. Ce n’est pas par hasard. Jésus est né, a vécu, est mort comme un pauvre. Dépouillé de tout. Abandonné de tous.

     Et pourtant il est roi, solidaire des pauvres et de ceux qui sont rejetés par le « système », ceux que l’on appelle les déboutés » du travail, du droit d’asile ... mais aussi proche de ceux que nous laissons nous-mêmes de côté et se retrouvent bien seuls. Jésus nous entraine à vivre une telle proximité et solidarité avec ces personnes en priorité, comme lui-même l’a fait. C’est en cela qu’il est roi, selon des logiques qui ne sont pas humaines et qu’il puise dans le coeur miséricordieux de Dieu son Père.

     Qu’il devienne roi, guide et bon pasteur pour chacun de nous ; à son école apprenons à être serviteurs comme il l’a été.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 18 novembre 2018

« UN PAUVRE CRIE, LE SEIGNEUR ENTEND »

      La Journée mondiale des pauvres a été voulue par le pape François. « Elle se veut, dit-il, une modeste réponse de toute l’Église, dispersée de par le monde, adressée aux pauvres de toutes sortes et de tous lieux, afin que nul ne croie que son cri s’est perdu dans le vide ». Pour nous, ils ont le visage de ceux qui passent au quai de Lesseps (cf. le billet de dimanche dernier), mais aussi de ceux et celles que nous connaissons ou que nous savons être près de chez nous, quotidiennement. Si les chrétiens sont appelés à répondre à ce cri, c’est bien parce que nous croyons que Dieu, le premier, a vu et entendu ce cri.
      Notre attention et nos réponses, si importantes ou si discrètes qu’elle soient, peuvent paraître une goutte d’eau dans l’océan de la pauvreté. Elles peuvent être cependant comme un signe partagé de la présence active d’un frère et d’une sœur.
      Entendre et tenter de répondre à ce cri passe par les moyens individuels, par des initiatives que chacun peut inventer. Nous connaissons également des Organisations qui sont attelées à ce chantier. Parmi elles, le Secours Catholique, dont c’est la Journée Nationale, donne un rapport national et local de ses activités. Plus de 1.360.000 personnes ont été accueillies dans les diverses délégations, dont plus de 13.000 sur notre territoire, parmi elles près de la moitié sont des enfants. Sa pratique d’accompagnement est fondée sur le principe de Confiance – « Lève-toi et marche », disait Jésus –, croisé avec les principes de dignité et de Justice, portant la conviction que les « pauvres » peuvent prendre, eux-mêmes, des responsabilités. « Pour bien vivre ensemble, chacun doit pouvoir contribuer à la société et être protégé. »
      « Le monde est riche de ressources pour assurer à tous les biens primaires, et pourtant beaucoup vivent dans une scandaleuse indigence », insiste le Pape François. Qu’en disons-nous ?

José BOURAU

 

Le billet du 11 novembre 2018

NOS MANTEAUX

          Avant tout autre anniversaire, dans le calendrier de l’Eglise mais aussi dans le patrimoine de multiples communes de France et d’Europe, le 11 Novembre c’est d’abord la Saint Martin.
           L’image qui est dans tous
nos esprits c’est le geste du militaire à cheval partageant son manteau de légionnaire romain avec un pauvre. De fait, précise la légende, le soldat ne pouvait pas disposer du manteau qui appartenait à l’armée, mais, de la doublure qu’il a détachée avec son épée, il a pu couvrir la nudité du mendiant qui, en soirée, allait lui apparaître sous les traits du Christ dont il était le catéchumène.
            Au long des siècles, de cette figure symbolique beaucoup de gestes se sont inspirés ; gestes de charité, de solidarité et de justice, institutions d’éducation au partage qui ont marqué durablement l’histoire. Sans doute cette figure est-elle un modèle insuffisant pour ce qui est à entreprendre aujourd’hui pour une société plus juste et plus fraternelle, mais elle peut être une figure inspirante pour des engagements pas forcément, d ’ailleurs, avec label religieux.
           Puisque le calendrier peut nous en donner l’idée et sans aucun esprit de récupération, pourquoi ne pas essayer de prendre la mesure de ce qui se passe ces jours-ci sur le quai de Lesseps, sur notre rive droite de l’Adour ? Tous ces manteaux qui sont de sortie ?
            A la fin du printemps, Bayonne est devenu un lieu d’étape sur la route migratoire reliant l’Afrique à l’Europe. A partir du mois de Juin, place des Basques, plusieurs dizaines de personnes débarquent chaque jour des cars en provenance d’Espagne pour une escale bayonnaise, dans l’attente de bus qui les conduiront vers la région parisienne, sinon l’Angleterre. A ceux qui sont obligés de fuir leur pays, des associations de bénévoles offrent repas et vêtements chauds, mais, la nuit, ces réfugiés couchent à même le sol. Face à l’augmentation des arrivées (actuellement près de 200 par jour ! ) et la dégradation des conditions météo, sollicitée par les bénévoles humanitaires, la municipalité de Bayonne s’organise : « Quelle que soit leur situation juridique, ces personnes sont en fragilité et dans l’urgence nous tentons de les mettre à l’abri » s’explique Mr le Maire. On ouvre des locaux désaffectés, on installe des douches, mais pas de literie : un hébergement durable n’est pas envisageable, mais seulement une escale d’une ou deux nuits.
            La presse locale, régionale et nationale a donné un relief inhabituel à cette actualité bayonnaise ; il y a des risques que notre Région, traditionnellement hospitalière, soit provoquée à se laisser durablement renouveler par ceux qui viennent d’ailleurs, ETHORKINEKIN.

Ne gardons pas nos manteaux au vestiaire.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 04 novembre 2018

QUEL EST LE PREMIER DE TOUS LES COMMANDEMENTS ?

      Telle est la question que ce scribe pose à Jésus dans l’évangile de ce jour. Jésus répond par une simple oraison que les juifs récitent plusieurs fois par jour : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Par sa réponse, Jésus nous rappelle, en premier lieu, que le devoir primordial de tout homme est de proclamer l’amour de Dieu puisque Dieu nous a aimés le premier. Mais, jésus ne se contente pas de nous rappeler ce commandement fondamental, il rajoute également qu’il faut aimer son
prochain comme soi -même. Et sur cette question le pape Benoît XVI dit : « L’amour de Dieu et du prochain sont inséparables, c’est comme un seul et unique commandement. Tous deux viennent de l’amour qui vient de Dieu, qui nous a aimés le premier ».
      « Aimer son prochain comme soi-même » ! Cependant en regardant notre vie de Chrétiens, nous nous rendons compte que nous sommes loin de ce que le Seigneur attend de nous. En effet, le mauvais témoignage dans nos rapports interpersonnels (La haine, la rancoeur, la jalousie, l’injustice....) a pris le dessus sur l’amour, exigence par excellence à laquelle nous sommes tous appelés depuis le jour de notre baptême. Ainsi nous pouvons faire nôtre cette prière de François d’Assisse : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, là où est la haine, que je mette l’amour ... »

Pricet SAMBA

 

Le billet du 1er novembre 2018

PRENDRE SON TEMPS !

      Quelqu’un m’a dit que la « fête d’Halloween » était là, tout en me faisant remarquer que les rayons de nos magasins étaient déjà remplis d’articles cadeaux pour les « fêtes de fin d’année » ! Mais pour faire plus vite, il fera son marché sur internet. Alors j’ai regardé les fleurs qui embellissent nos cimetières, j’ai pensé à l’heure d’hiver (celle qui ralentit et qui prend son temps), j’ai pensé à la « fête de Tous les Saints », au tendre souvenir de ceux qui nous précèdent dans la Vie éternelle. J’ai pensé aux commerçants que je rencontrerai (le temps venu) lors de mes achats. J’ai souri en imaginant d’autres parents ou grands parents préparant (déjà !) leur liste de Noël !
      J’ai réalisé combien il est urgent de prendre le temps, avant que ce ne soit lui qui nous prenne et nous saoule. Et je me suis dit que le temps est vraiment une chose nécessaire pour que la vie ait du sens et pour que nous ayons plaisir à accomplir nos actes. J’ai pensé aussi que notre société a véritablement besoin que nous lui portions la douceur, la lenteur, la profondeur, bref: le temps et la Joie de l’Évangile !
      J’ai remercié Tous les Saints très connus du ciel, et ceux plus humbles, de nos familles qui sont avec eux, de nous rappeler que nous sommes faits pour vivre DE et AVEC Dieu, et que leur fête qui est celle DES VIVANTS, nous invite à entrevoir (tranquillement) le joli temps de l’avent qui s’annonce: temps du pèlerinage joyeux, temps de l’attente, du désir, de l’impatience et des sourires en préparation...
      Oui, n’en déplaise à notre société marchande, le TEMPS des CHRÉTIENS, les FÊTES de l’ÉGLISE ont du sens. Plus forts que les catalogues qui envahissent déjà nos boîtes à lettres, ils nous rappellent que le Seigneur est là et qu’il vient humblement, que « la gloire de Dieu, c’est l’Homme Vivant », et que « la Vie de l’Homme c’est de connaître Dieu. » (St Irénée de Lyon 177-202).

Jean-Marc APHAULE, diacre

 

Le billet du 28 octobre 2018

PROPHÈTES ET OUVRIERS DU FUTUR


     Le 14 octobre dernier, le pape François reconnaissait comme Saints un jeune Napolitain, Nunzio Sulprizio, Francesco Spinelli, Vincenzo Romano, une religieuse allemande Maria Katharina Kasper, l’Espagnole Nazaria Ignazia March Mesa. 
    Avec eux, sont canonisés Paul VI, le « Pape de
la modernité » et Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador.
     Mgr Romero fut assassiné en 1980 parce qu’il combattait ouvertement la pauvreté, l’injustice sociale, la torture et les assassinats. Il est rapidement reconnu comme «la Voix des sans-voix», parlant au nom de tous ceux qui ne pouvaient s’exprimer.
     Quelque temps avant sa mort, il disait
: «Le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera, non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l’Église, mais bien quand ils seront les acteurs de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l’Église.»

      Un extrait d’une de ses prières que nous pouvons faire nôtres : « Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts, il est aussi au-delà de notre vue. Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie de cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu. Nous plantons des graines de semence qui, un jour, pousseront. Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles la promesse du futur. Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront.  Ce n’est peut-être pas fini, mais c’est un début, un pas de plus sur le chemin, une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur qui fera le reste. Nous pouvons ne jamais voir le résultat final, mais c’est la différence entre le maître artisan et l’ouvrier. Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres artisans, pas des ministres, pas des messies. Nous sommes les prophètes du futur et non de nous- mêmes. Amen. »


José BOURAU

 

Le billet du 21 octobre 2018

« J’AI SOIF DE TOI, VIENS ! »

      Tel est le thème choisi cette année pour la Semaine Missionnaire Mondiale. Cette année, elle tombe pendant la tenue à Rome du Synode sur « Les Jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Le Pape François centralise son message sur les Jeunes. Et à travers les Jeunes, il s’adresse aussi à l’ensemble du peuple de Dieu. Dans son message, le Pape nous fait comprendre que « Chacun a une mission, Chacun est une mission ».
      Témoigner de la foi, devenir disciple - missionnaire, Évangéliser,
transmettre la foi, porter
l’Évangile... selon le Pape c’est diffuser la foi et la joie par « contagion ». Tout jeune, tout homme, toute femme a une vocation. Chacun a et est une mission. Tous sont missionnaires ou doivent l’être.
      J’ai soif de toi, viens ! Cela peut être comme un cri du cœur que le Seigneur lance à chacun de nous car il a vraiment besoin de nous pour notre salut ; mais en même temps c’est aussi le cri d’une personne dans le besoin et qui attend quelque chose de nous.
      J’ai soif de toi, viens ! Le Christ à soif de nous et nous invite à le suivre afin de nous montrer le chemin de la vraie vie. Ainsi la semaine missionnaire devient pour nous une occasion favorable qu’il nous donne pour aller d’une manière ou d’une autre témoigner de son amour auprès de nos frères et sœurs qui vivent dans l'indifférence vis-à-vis de la foi.
      J’ai soif de toi, viens ! C’est un appel lancé à tous les jeunes à plus de dynamisme, de ferveur dans l’annonce de l’Évangile en étant comme dit Saint Ignace d’Antioche : « Chrétiens non seulement de bouche, mais de cœur ; non seulement de nom mais de fait »

Pricet SAMBA

 

Le billet du 14 octobre 2018

A ROME, UN SYNODE POUR LES JEUNES.

        Après plusieurs mois de préparation, un synode pour les jeunes s’est ouvert à Rome le 3 octobre et il durera tout le mois d’octobre. Un « instrument de travail », fruit de multiples consultations, particulièrement de jeunes à travers le monde, permettra d’aborder tout ce qui compte vraiment pour les jeunes : travail, discriminations, musique et sport, corps, affectivité et sexualité, déception à l’égard des institutions, désir d’engagement pour la vérité et la justice, vocation humaine et spirituelle de chacun.
         Dans l’énorme dossier de préparation, une question parmi d’autres: Dans votre pays, qu’est-ce que les jeunes attendent de l’Eglise ? « Souvent, les jeunes ont du mal à trouver un espace dans l’Église où ils puissent participer activement et prendre des responsabilités. Les jeunes ont l’impression que dans l’Église on les considère comme trop jeunes et inexpérimentés pour prendre des responsabilités, comme s’ils n’allaient faire que des erreurs. Il est tout aussi clair que là où les jeunes sont présents et valorisés, le style d’Église et son dynamisme acquièrent une vitalité remarquable.»
        « Les jeunes désirent une Église « moins institutionnelle et plus relationnelle », capable d’« accueillir sans juger à l’avance », une Église « amie et proche », une communauté ecclésiale qui soit « une famille où l’on se sent accueilli, écouté, protégé et intégré. Nous avons besoin d’une Église qui soit accueillante et miséricordieuse, qui reconnaisse ses racines et sa tradition, qui aime chacun, y compris ceux qui ne correspondent pas à ses standards ». « Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés à de nombreux défis et opportunités. A la lumière de ces constats à travers le monde, il est indispensable que l’Eglise repense sa manière de voir ses relations et ses engagements avec les jeunes afin d’être pour eux un guide pertinent et constructif. »

       ( Introduction de l‘instrument de travail ) : tel est l’enjeu sur lesquels des évêques, venus du monde entier vont à la demande du pape François, tenter de lui proposer des pistes de réflexions et d’engagement applicables à toute l’Eglise, l’Eglise dans l’extrême variété des continents, des cultures et des églises locales. Et si, nous aussi, au long de ce mois d’octobre tout particulièrement, nous prenions vraiment du temps avec les plus jeunes d’entre nous ?

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 07 octobre 2018

VOUS AVEZ DIT « ALTERNATIVE  » ?

       Il y a ce week-end à Bayonne un « forum des alternatives » :
       De nombreux mouvements et associations y participent : parmi eux le CCFD, des chrétiens acteurs du « label Eglise verte », etc...
       Week-end joyeux et festif certes, mais pour une planète où il y a urgence ! Figurez-vous que j’aimerais bien que mes petits enfants puissent dans 10 ans, aller à la plage tranquillement, randonner sur nos vertes montagnes, voyager à la rencontre de nos frères africains ou asiatiques... Envisageable quand le niveau des océans menace de monter rapidement et d’engloutir des pays où vivent aujourd’hui 100 millions de personnes ?
       J’ai cherché dans mon dictionnaire la définition du mot « alternative », j’y ai trouvé 2 explications :
       • Obligation de choisir entre deux possibilités ; dilemme : L’alternative est embarrassante : parler ou se taire.
       • Logique : Système de deux propositions telles que la vérité de l’une entraîne la fausseté de l’autre, et réciproquement.
       Il nous revient donc de choisir joyeusement la Vie, et pour cela de changer nos habitudes personnelles et quotidiennes.
Personne parmi nous ne peut limiter la pollution des usines chinoises, indiennes ou américaines, mais chacun peut consommer autrement et éteindre la lumière en quittant la pièce ! Et si nous sommes des millions à le faire, qui dit que rien ne changera ?
       C’est cela que propose le forum, c’est cela que notre pape François nous a écrit dans son encyclique « laudato si ».
       Et si nous re-découvrions la douce sagesse de François d’Assise : « Très haut, tout puissant et bon Seigneur, à toi louange, gloire, honneur, et toute bénédiction ; à toi seul ils conviennent, ô Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer.
       Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, (....) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour Sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.... »
       Saint François n’était pas un doux et gentil rêveur qui parlait aux oiseaux ; il était un disciple du Christ qui avait intimement compris la volonté du Créateur d’associer dans un destin commun, dans une fraternité responsable et vitale, l’Homme et la Création.
       Je nous invite à lire et à méditer (en entier) le « Cantique des Créatures »... une alternative heureuse, réelle et chrétienne devient alors possible. Ah ! La belle Église verte !

Jean-Marc Aphaule-diacre-