Le billet du 4 décembre 2022

                       

                ‘’L’URGENCE DE LA CONVERSION ‘’


     « Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, aplanissez sa route ! »
     Préparez le chemin du Seigneur ! Tel est le thème de la liturgie de ce deuxième dimanche de l’Avent. Le Seigneur vient. Sa venue suscite l’espérance et la joie dans le monde. Il est venu il y a un peu plus de 2 000 ans. Il reviendra à la fin des temps, lors de son retour en gloire. Cependant, Il vient chaque jour dans notre vie, Il frappe à la porte de notre coeur pour y demeurer. Cela demande pour notre part de savoir l’accueillir, de préparer les chemins par lesquels il vient nous rejoindre.
   Dimanche dernier, il nous était question de nous tenir en veille. Le seul vrai moyen qui puisse nous garder en veille pour mieux l’accueillir c’est la conversion : « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche », proclame Jean le Baptiste. C’est là un appel à laisser la Parole purifier et rectifier notre regard, par l’Esprit de Jésus, à commencer par les différences qui font naître les divisions, les guerres internes entre les peuples, entre les familles ; se mettre d’accord « selon l’Esprit du Christ Jésus », comme le dit saint Paul, pour faire germer les prémisses du règne de paix de notre Seigneur. Le temps nous presse car l’avènement de ce règne est imminent.

     Convertissons-nous car Dieu se donne à nous maintenant et toujours.

                                                 Abbé Valentin

                                                 

 
     

 


 

Le billet du 27 novembre 2022

                        L’AVENT POUR LA PAIX SUR LA TERRE !

     Avec ce dimanche, après celui du Christ Roi de l’Univers, s’ouvre une nouvelle année liturgique dans l’Eglise, par un nouveau temps liturgique : le temps de l’Avent. Et ce temps est un temps de la Paix, puisqu’il nous prépare à accueillir à Noël le Prince de la Paix dont la naissance sera annoncée par le cantique des anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu’il aime » ! C’est un parcours de quatre semaines qui nous permettra de cultiver en esprit, en vérité et en acte, la paix dont le monde d’aujourd’hui a si tant besoin. Avec le Mouvement catholique pour la paix ‘’PAX CHRISTI’’ France, empruntons cet itinéraire :
     Première semaine : « Veillez pour être prêts ». Avec le premier dimanche de l’Avent, débutons notre parcours de paix avec Noé, défenseur de la création. Alors que les conséquences du dérèglement climatique s’imposent à nous, cultivons la paix au quotidien en prenant soin de la création.
     Deuxième semaine : « Convertissez-vous, car le royaume des cieux est tout proche ». Avec le deuxième dimanche, poursuivons notre parcours de paix en compagnie d’Abraham, père des nations en méditant sur l’importance de l’accueil des migrants, des exilés et des refugiés.
      Troisième semaine : « Devons-nous en attendre un autre ? » Avec ce troisième dimanche, Saint Jean-Baptiste nous guidant dans notre parcours de paix, avec lui, engageons-nous à ne pas céder à la violence envers les autres et à nous soucier de notre prochain en difficulté.
    Quatrième semaine : « Jésus naîtra de Marie, accordée en mariage à Joseph, fils de David ». Avec le quatrième et dernier dimanche, allons à l’école de Saint Joseph, protecteur des familles ; avec lui, homme juste, prions pour que chaque enfant puisse s’épanouir au sein d’une famille aimante et apaisée.

                                                     Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 20 novembre 2022

                        NOTRE ROI EST CRUCIFIÉ !


      « On venait de crucifier Jésus. » oui, c’est confirmé en ce triste mois ecclésial de novembre. Il est bien crucifié, Jésus ! Et ceux qui le crucifient, l’insultent encore de leur arrogance « vinaigrée », à coup de lâches expressions comme : « attitude inappropriée, gestes déplacés… », ou à coup de long silence !
         Il est crucifié à travers des enfants, et des adultes violentés, à travers un peuple trahi par beaucoup trop de ceux qui ont été ou sont encore chargés de veiller en bien, de prendre soin de tout ceux-là, de chacun de nous ! Scandale absolu, destruction de vies, abus d’autorité, orgueil clérical, occasion de chute de plus d’un seul parmi les « plus petits » ! « Jésus, souviens-toi de nous ! » Et nous voici avec tant de nos frères en humanité, crucifiés aux côtés de Jésus. Corps hurlants, esprits en souffrances. « Jésus, souviens-toi de nous ! » nous n’avons que toi pour être secourus durablement, libérés enfin des crimes et des mensonges qui tentent de nous voler notre âme, de nous priver du bonheur d’être tes frères. Mensonges qui te blasphèment. Jésus, nous n’avons que toi pour être sauvés ! Jésus, souviens-toi de nous !  
   Nous te savons présent en nos vies, nous croyons en la Pentecôte éternelle d’une Eglise animée par la force de ton Esprit qui transforme. Jésus, sois l’humble roi qui nous délivre de toute perversité diabolique, où qu’elle se cache, fusse dans le choeur ou dans les travées de ton Eglise. « Donne-nous une Foi droite, une Espérance Solide, une Charité parfaite! » (Cf St François d’Assise)
                        

                                                           Jean-Marc Aphaule-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 13 novembre 2022

                        VIème JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES.
       Ce dimanche 13 novembre est, pour l’Eglise, l’occasion de célébrer la VIème Journée Mondiale des Pauvres. Le message que nous adresse le Pape François, à cette occasion, est une invitation à ne pas relâcher les efforts jusqu’ici réalisés dans ce combat quotidien face à tout ce qui détruit l’être humain, les familles, les peuples : « Combien de pauvres l’absurdité de la guerre engendre-t-elle ! »
       François nous invite à méditer la 1e lettre de St Paul aux chrétiens de Corinthe, à garder notre regard fixé sur Jésus-Christ qui « de riche s’est fait pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. » (2 Cor. 8,9) Paul encourageait la jeune communauté de Corinthe à ne pas relâcher son aide, en soutien de la communauté de Jérusalem vivant la douloureuse réalité de la famine.
     Bien des peuples, aujourd’hui, vivent une semblable situation. Nous ne pouvons oublier que « la générosité envers les pauvres trouve sa motivation la plus forte dans le choix du Fils de Dieu qui a voulu se faire pauvre Lui-même… Nous ne sommes pas au monde pour survivre mais pour qu’une vie digne et heureuse soit permise à chacun. Le message de Jésus nous montre la voie et nous fait découvrir qu’il existe une pauvreté qui humilie et tue, et qu’il existe une autre pauvreté, la sienne, qui libère et rend serein…
     Rencontrer les pauvres permet de mettre fin à beaucoup s’anxiétés et de peurs inconsistantes, d’atteindre ce qui compte vraiment dans la vie et que personne ne peut nous voler : l’amour vrai et gratuit. Les pauvres en réalité, avant d’être objet de notre aumône, sont des sujets qui nous aident à nous libérer des liens de l’inquiétude et de la superficialité… »
     

       Accueillons ce message lumineux et plein d’espérance pour nous Qu’il nous aide à accueillir la pauvreté de Jésus-Christ comme un chemin de vie et de joie pour nous, pour tous.
 

                                                                                Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 6 novembre 2022

                               RITES MIGRANTS !


     Nous venons de vivre la fête de la Toussaint et la mémoire des défunts. Nous sommes allés nous recueillir sur les tombes. Pour nous, cela a du sens ; ces rites prennent sens dans la vie même du Ressuscité, ancrés dans une tradition solide et ancienne. Mais de plus en plus de gens se détachent du christianisme et inventent de nouveaux rites.
      Les rites chrétiens ont pour eux de moins en moins de sens, car ils n’y sont pas ou peu entrés, coupés de la sève évangélique. Alors de nouveaux rites apparaissent. Ce n’est pas pour s’opposer ou contrecarrer le christianisme comme c’était le cas dans les temps passés. Éloignées de l’église, un tiers des familles ne lui demandent plus rien. Proches de la nature, on préférera répandre ou même disperser les cendres. Plus nouveau encore, au lieu d’une inhumation on commence à parler « d’humification ». Le corps est considéré comme compost ! Il est vrai que, selon la Bible, nous ne sommes que poussière, retournant à la poussière. Mais c’est quand même des marqueurs d’un monde nouveau qui apparaissent.
     Alors il nous faut à la fois tenir à ce que nous avons reçu, en matière d’accompagnement des sépultures, et comprendre ce qui se dit à travers ces nouvelles manières de vivre et de mourir : de nouveaux rites apparaissent aussi autour de la naissance, du mariage etc. Traversant tout cela, nous rejoint la réponse de Jésus aux sadducéens : Dieu n’est pas le Dieu des morts mais des vivants !


                                            P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 1er novembre 2022

  « Il y a des gens que Dieu prend et met à part.
Il y en a d’autres qu’il laisse dans la masse, qu’il ne  “retire pas du monde“.
Ce sont des gens qui font un travail ordinaire,
qui ont un foyer ordinaire ou sont des célibataires ordinaires.
Des gens qui ont des maladies ordinaires, des deuils ordinaires.
Des gens qui ont une maison ordinaire, des vêtements ordinaires.
Ce sont les gens de la vie ordinaire.
Les gens que l’on rencontre dans n’importe quelle rue.
Ils aiment leur porte qui s’ouvre sur la rue,
comme leurs frères invisibles au monde aiment la porte qui s’est refermée sur eux.
Nous autres, gens de la rue, croyons de toutes nos forces
que cette rue, que ce monde où Dieu nous a mis est pour nous le lieu de notre sainteté.
Nous croyons que rien de nécessaire ne nous y manque, car si ce nécessaire nous manquait, Dieu nous l’aurait déjà donné. »

 

                                                    Madeleine Delbrêl (1904 – 1964),

 
     

 


 

Le billet du 30 octobre 2022

                        LA RENCONTRE QUI TRANSFORME !


     Les vacances de la Toussaint sont pour nous une occasion pour nous refaire : Nos villes accueillent plusieurs vacanciers, pèlerins, passants… nos relais sont mouvementés par les départs de certains d’entre nous et l’arrivée de plusieurs venus d’ailleurs. C’est un temps de rencontre.
      Pourtant, la liturgie de ce dimanche nous fait profiter du Christ qui seul, vient s’inviter dans notre quotidien. A l’instar de Zachée, il nous invite à descendre de nos hauteurs pour revenir sur terre et lui préparer une demeure qui soit la sienne. La même joie qui nous habite en retrouvant nos proches, profitant des bons moments des vacances avec eux, devra être la même joie qui puisse déborder notre coeur en répondant à l’appel du Christ, Lui qui, à travers l’expérience de Zachée, veut nous montrer comment Dieu nous aime malgré nos fautes et le regard des autres. Nous laissant alors percés par le regard miséricordieux du Christ, nos oreilles pourront encore entendre : « Aujourd’hui il faut que j’aille demeurer chez toi ».
     En même temps, comme ‘’église ‘’, nous pourrons être ces sycomores vivants, facilitant la rencontre du Christ avec nos frères et soeurs et leur ouverture au message de l’évangile.

 

                                    Valentin LUZOLO

 
     

 


 

Le billet du 23 octobre 2022

                              DIEU EST FAMILLE !

         Nous adorons un Seul Dieu en Trois personnes : le Père, le Fils et le Saint Esprit. L’Esprit est l’amour du Père et du Fils. Le Père ne fait rien sans le Fils et l’Esprit, le Fils ne fait rien sans le Père et l’Esprit, l’Esprit Saint ne fait rien sans le Père et le Fils. C’est une Famille communion-amour-participation.
       En effet, ce dimanche sur notre paroisse se célèbre la première messe des Familles pour cette année pastorale 2022-2023. Une célébration qui nous invite à faire famille et à vivre en famille avec Dieu : « Là où deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là au milieu d’eux » nous dit Jésus en Mt 18, 20. Et Jésus est présent avec le Père et l’Esprit.
         La messe des familles nous donne l’occasion d’être avec nos enfants du catéchisme, avec leurs parents, mieux avec leurs familles qui y participent activement. Apprenons à nous accueillir les uns les autres et à faire véritablement famille afin que Dieu fasse de nos familles la demeure de sa présence. A l’instar de ces deux priants, ce pharisien et ce publicain, montons, chaque dimanche, au temple et prions ensemble. Car au temple, il n’y a plus ni pharisien ni publicain, mais plutôt des hommes tout court qui montent au temple pour se tenir devant Dieu. Avec toutes nos familles chantons :

    « Dieu nous accueille en sa maison, Dieu nous invite à son festin ; jour d’allégresse et jour de joie ! Alléluia ».

                                                                      Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 16 octobre 2022

           «LE FILS DE L’HOMME QUAND IL VIENDRA
                 TROUVERA T-IL LA FOI SUR TERRE ?»

     Cette phrase de l’Évangile du jour claque comme un coup de vent, surprend comme un éclair en plein beau temps… D’aucuns peuvent y voir une menace, d’autres une prophétie, ceux-là un commandement pressant à l’activisme intégral et angoissé. J’ai peut-être tort, mais je ne partage pas ces avis. Cette Parole de Jésus est pour moi, un immense appel à l’engagement libre et joyeux, au témoignage humble et quotidien de l’Espérance chrétienne. Ce qui me/nous concerne, ce qui relève de ma/notre responsabilité, c’est de vivre ma/notre Foi : Peuple de Dieu en marche vers les périphéries, Église humble au service des fragilités du monde. Il me revient la parole de la petite Bernadette : « je ne suis pas chargée de vous le faire croire, je suis chargée de vous le dire. » Face au témoignage de la Foi, face à l’invitation à croire, chacun demeure libre et responsable. J’en étais là de l’écriture de ce petit billet lorsque je me suis souvenu que la semaine qui s’achève a commémoré les 60 ans de l’ouverture du beau concile Vatican II et que s’ouvre demain la semaine missionnaire mondiale : providence !
       Je ne résiste donc pas au plaisir de citer ici le saint pape Jean XXIII :« Notre devoir n’est pas seulement de garder ce précieux trésor comme si nous n’avions souci que du passé, mais de nous consacrer résolument et sans crainte, à l’oeuvre que réclame notre époque, poursuivant ainsi le chemin que l’Église parcourt depuis 20 siècles. »
                              

                                                Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 9 octobre 2022

    FIN DE VIE , UN NOUVEAU CHEMIN DE FRATERNITÉ

     De nombreux débats apparaissent aujourd’hui dans tous nos moyens de communications avant de les retrouver à la chambre des députés. Parmi eux, le plus douloureux certainement, celui qui concerne la fin de vie.
     Je pense à cette mamie qui, il y a quelques mois, me disait : « J’ai demandé à Dieu de m’appeler mais j’ai l’impression qu’il ne m’écoute pas ! » Tout récemment je l’ai à nouveau rencontrée et elle me dit : « Je ne demande plus rien à Dieu. » Un peu plus tard, dans la même conversation elle rajoute : « Je suis bien entourée, autour de moi les personnes sont aimables, je vois beaucoup de sourires… » Cette personne a retrouvé tout son humour, la joie de vivre et surtout de discuter car, avec ses 95 ans accomplis, elle est attentive à tout et cela malgré ses handicaps.
     Je relisais ce qu’écrivait ce grand penseur humaniste qu’est Paul Ricoeur en 2006 : « Pour qui la prolongation de la vie est-elle insupportable ? Pour le malade ? Pour l’environnement familial ? Qui a demandé la mort ? Que signifie cette demande ? N’est-ce pas parfois un appel au secours masqué par pudeur et désespoir ? »
     A ce questionnement il faudrait ajouter la solitude des anciens, le manque de personnes pour les accompagner…
     Dans le Premier Testament, vivre longtemps est une bénédiction de Dieu. Aujourd’hui le « grand-âge » fait question, il serait même un danger pour l’économie ! Qui peut dire la valeur de la vie d’un être humain ? Nous avons aussi entendu dire qu’il peut y avoir « une fraternité qui s’exprime dans l’aide active à mourir ».
     Toute fraternité est au service de la vie. Ne vaudrait-il pas mieux nous saisir de la question sur la fraternité à vivre dans l’accompagnement du grand-âge, à domicile, dans les Ehpads, dans les hôpitaux et partout ?
     «Laudato si, Loué sois-tu… » Je te rends grâce, Seigneur pour tous ces travailleurs et ces bénévoles qui se donnent sans compter au service de nos anciens. Auprès d’eux nous avons beaucoup à apprendre et la faiblesse humaine nous permet de rencontrer la faiblesse de Dieu.

                                                                              Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 2 octobre 2022

              UNE ÉGLISE CATÉCHUMÉNALE ! QU’ES ACO ?

         Chaque année nous baptisons dans notre paroisse un, deux ou trois adultes, mais également des enfants et des jeunes. Aujourd’hui c’est le cas. Nous sommes vraiment heureux d’introduire Stéphane dans l’Esprit de Jésus ressuscité, par l’eau, l’huile Sainte, la lumière, le vêtement blanc… et dans la communauté, si importante pour la vie chrétienne.
       Souvenons-nous du dicton inspiré de l’Évangile : un chrétien isolé est un chrétien en danger ! Cette année d’autres personnes frappent à la porte : cinq jeunes baptisés veulent commencer leur itinéraire chrétien vers la confirmation et la communion… c’est que nous entrons dans ce qu’on appelle une «église catéchuménale».
          Le renouvellement dans la vie chrétienne ne se fait plus tout à fait comme autrefois, au sein des familles, mais de plus en plus par choix, souvent après avoir cherché un peu partout, et sur les réseaux. Vient le moment où le virtuel ou l’errance ne suffisent plus du tout, des personnes cherchent à s’inscrire dans une « lignée croyante » comme disent les sociologues. Puissent-ils être de plus en plus nombreux ! L’église s’adaptera, comme elle l’a toujours fait !


                                                                      P. Michel GARAT  

 
     

 


 

Le billet du 25 septembre 2022

              ATTENTION AU RENVERSEMENT DE SITUATION !
     L’Évangile de Luc nous présente l’image du riche face à la misère extrême du pauvre Lazare, en ce dimanche, qui est aussi la 108ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié voulue par le Pape François, dont le thème est : « Construire l’avenir avec les migrants et les réfugiés »
     Partant de l’adage : « L’argent est un bon serviteur et un mauvais maître », la parabole de Lazare et du riche vise à produire un choc, invite à l’accueil et au partage. Dès le début, elle scandalise en soulignant le contraste entre l’immense richesse et la misère extrême. Celui qui ne manque de rien ne voit pas celui qui manque de tout. Un grand abîme se crée entre les deux. Ne sommes-nous pas en train de vivre la même réalité de nos jours avec nos frères et soeurs migrants et réfugiés courbés devant nos portes, espérant asile et un peu de considération ? Attention au renversement de situation ! véritable alerte… « La ville que nous avons ici-bas n’est pas définitive : nous recherchons la ville qui doit venir » (He 13,14).    
       Le Pape François déclare : « Construire l’avenir avec les migrants et les réfugiés signifie … reconnaître et valoriser ce que chacun d’entre eux peut apporter au processus de construction. » Inspirons-nous de la vision prophétique d’Isaïe, dans laquelle « les étrangers n’apparaissent pas comme des envahisseurs et des destructeurs, mais comme des ouvriers volontaires qui reconstruisent les murs de la nouvelle Jérusalem, la Jérusalem ouverte à tous les peuples »
     Tous ensemble, dans la même direction, chacun selon ses potentialités, collaborons au projet de Dieu sur le monde afin que son Royaume de justice, de fraternité et de paix arrive.

 

                                                      Valentin LUZOLO, prêtre   

 
     

 


 

Le billet du 18 septembre 2022

                               QUELLE ASTUCE POUR GAGNER LE CIEL ?
      

      L’habileté du gérant de la parabole de ce dimanche nous est proposée par Jésus pour gagner le Ciel. L’astuce utilisée est moralement mauvaise et réprouvée en la matière. Seul le but est visé. En d’autres termes, la critique de cette parabole pourrait conduire à poser la double question philosophique des moyens et de la fin : les moyens peuvent-ils justifier la fin ou la fin peut-elle justifier les moyens ? A chacun d’y réfléchir ! « Celui qui est digne de confiance dans la moindre chose est digne de confiance aussi dans une grande… »
     Somme toute, Jésus nous dit : Soyez aussi astucieux que cet homme. Un jour, vous aussi, peut-être à la fin de votre vie, vous serez acculés, le dos au mur, dans la même situation que lui. Si vous n’avez pas prévu cette situation, prenez garde ! Mais si vous êtes prévoyants, dès aujourd’hui, comportez-vous en gérants avisés : utilisez tout ce dont vous avez la gestion pour vous faire des amis, des amis ici-bas et des amis là-haut, des amis sur la terre, des amis du Ciel et des amis dans le Ciel. Un jour, proche ou lointain, et toujours plus proche qu’on le croit, nous aurons à rendre des comptes, des comptes de notre vie. 

       Quand ?
                                                                 Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 11 septembre 2022

                                                 LE SOURIRE DE LA RENTRÉE…

     À vrai dire, il faut bien le chercher tant les mauvaises annonces s’ajoutent aux prévisions alarmantes. Guerre à nos portes, inflation qui fragilise les déjà plus faibles, problème de logement sur la Côte Basque, manque d’eau, imperfections de notre école… N’en jetez plus ! La coupe est pleine ! Révolte des uns, désespoir des autres, nostalgie d’une belle époque fantasmée pour certains… Que faire ? Que dire ?
     L’Évangile de ce jour nous invite à rester veilleurs, comme ce père dont le coeur bondit d’amour, quand il aperçoit au (très) loin son fils qui revient. Être veilleurs et savoir regarder le moindre signe d’Espérance, le moindre pas de l’autre en direction de l’humanité où Dieu l’attend. Être veilleurs-en bien, bienveillants, pour laisser nos coeurs et nos esprits être saisis de compassion et aussi demeurer des vivants, témoins d’Espérance.
     Il est peut-être là le sourire de la rentrée, furtif mais puissant comme le fut le sourire de Foi, d’Espérance et de confiance du bienheureux Jean-Paul Ier dont l’Eglise se souvient ces jours-ci. En 33 jours de pontificat le sourire de ce pape fit davantage de bien au monde et à l’Eglise que les crispations de tant d’autres.
     Il nous disait et nous dit encore « Nous sommes de la part de Dieu objet d’un amour sans déclin… qui resplendit toujours sur nous et éclaire même les nuits les plus sombres. »

                                                 Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 4 septembre 2022

                                                    ICI ET LÀ…

      Que de retours, que de rentrées ces prochaines journées ! Celles des enfants et des enseignants dans les écoles, collèges et lycées. C’est certainement ce dont nous entendrons le plus parler. Petits et grands, certains vivront cet évènement dans la joie et d’autres « la boule au ventre ». Elèves et enseignants, souhaitons que les uns et les autres puissent découvrir la joie d’apprendre comme celle aussi de partager leurs connaissances et d’aider l’autre à grandir humainement et spirituellement.
     Rentrée ne veut pas dire fermeture. Je lisais cette triste nouvelle, ce qui s’est passée dans une église proche de chez nous avec l’intrusion de la police pour y déloger de jeunes migrants et cela contre les règles élémentaires de l’accueil de tous dans nos églises. Pays basque : terre d’accueil ?
     Rentrée paroissiale aussi. Avec un peu d’humour, mes amis prêtres me pardonneront, je repense à ce que disait le pape François : « Je veux de la pagaille dans les diocèses… Je veux que nous nous gardions de tout ce qui est mondanité, installation tout confort, tout cléricalisme, toute fermeture sur nous-mêmes… La foi en Jésus-Christ n’est pas une plaisanterie… Ne diluez pas la foi en Jésus- Christ… C’est la foi dans le Fils de Dieu fait homme qui m’a aimé et est mort pour moi… Donc mettez une belle pagaille ! »
      N’est-ce pas un beau programme de rentrée ?
     Nous étions nombreux les mois passés à travailler la mise en route du Synode. « Communion, Participation, Mission », ce sont bien plus que des mots, ils sont ce chemin que nous avons pris ensemble, en Eglise, pour dépoussiérer jusqu’à mettre un peu de « pagaille » dans un édifice un peu vieillissant et que nous continuons à renouveler, le regard tourné vers Jésus-Christ car « il n’est pas une plaisanterie… »

Dans cet esprit vivons ensemble une belle rentrée sans crainte de mettre un peu de « pagaille ».

                                                                      Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 28 août 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

        "Nous ne faisons pas un parlement diocésain, nous ne faisons pas une étude sur ceci ou cela, non : nous faisons un parcours d’écoute mutuelle et d’écoute de l’Esprit Saint, de discussion et aussi de discussion avec l’Esprit Saint, ce qui est une manière de prier". (Pape François, Rome, 18 octobre 2021)

Se retrouver en groupe pour réfléchir : ce qu’en pensent les référents de nos relais :
     « Récemment arrivée dans la paroisse, je vous remercie chaleureusement de m’avoir accueillie pour partager avec vous cette étape préparatoire du synode qui m’enthousiasmait tant. A travers les synthèses, il me semble que des lignes de fond se dégagent. Elles laissent à penser que l’Eglise est sur un chemin de conversion. »
     « Tout d’abord, je me suis sentie personnellement touchée, appelée, par l’invitation faite par le pape à tous les baptisés. Puis j’ai apprécié la dynamique des groupes et en remercie la paroisse. La prière, la réflexion, l’écoute profonde et respectueuse, le dialogue, les propositions, l’amitié qui y ont été vécues sont des graines d’avenir ! L’Esprit Saint nous guide ! »
     « J’ai beaucoup apprécié la présence du prêtre à chacune de nos rencontres. Non seulement il nous guidait et nous accompagnait mais en plus les échanges fraternels ont permis de mieux le connaître et de mieux nous connaître. »
     Ces rencontres sont déjà le fruit de la démarche synodale, c’est aussi une vraie conversion personnelle et communautaire qui a été expérimentée par les participants. Les réunions de groupe ont favorisé le partage d’expériences en oubliant tout préjugé. Elles ont permis également de développer une attitude spirituelle d’écoute qui conduit au discernement nécessaire pour mettre le Christ au centre de toute l’Église, en pensant aux plus faibles.

 
     

 


 

Le billet du 21 août 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

                  SE FORMER A LA SYNODALITE

       “L’Église va de l’avant, elle marche avec tous, elle est synodale. Mais il y a toujours l’Esprit qui est le grand protagoniste de l’Église.“ (Pape François, Rome, 18 octobre 2021)

Constat et réflexions des participants de notre paroisse :

     Dans son invitation à entrer dans la démarche synodale, le Pape François a placé une grande confiance en tous : laïcs, religieux, prêtres… Nous avons répondu comme si nous étions chargés d’une mission à remplir face au constat des difficultés de l’Église aujourd’hui et du besoin de son renouvellement. C’est dans l’écoute, le respect et la bienveillance que ce sont déroulés les échanges et les temps forts.
     La démarche renforce le sentiment de faire Église et de lui appartenir. On peut regretter que ce soient en majorité les personnes déjà engagées dans l’Église ou dans les services paroissiaux qui ont été acteurs de la démarche. Certains n’ont pas participé pour cause de scepticisme, d’autres se sont exprimés malgré ce scepticisme, avec l’espoir d’être entendus.
      Le rêve pour l’Église de demain c’est celui d’une Église plus ouverte, accueillante et à l’écoute. Une Église qui parle un langage que tous peuvent comprendre. Une Église sans domination, qui avance dans son temps avec humilité, discernement et prise en compte de l’autre
      Pour participer, il faut être formé, c’est donc aussi une Église qui permet la formation. Tout baptisé devrait pouvoir participer à des temps de formation, d’apprentissage du dialogue, d’approfondissement de la foi. C’est un moyen de ressourcement, de créer du lien, de marcher ensemble, de réfléchir sur le sens du sacré et de partager notre bonheur de croire.

 
     

 


 

Le billet du 14 août 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

     AUTORITE ET PARTICIPATION


     « Il y a beaucoup de résistances pour surmonter l’image d’une Église qui distingue rigidement entre chefs et subordonnés, entre ceux qui enseignent et ceux qui doivent apprendre, en oubliant que Dieu aime renverser les positions : «Il a renversé les puissants de leurs trônes, il a exalté les humbles» (Lc 1, 52), a dit Marie. » (Pape François, Rome, 18 octobre 2021)

Ce qu’en disent les divers groupes :

    La démarche de vérité et d’espérance avec la Commission et le rapport Sauvé a été appréciée. Toutefois, l’Église reste enfermée dans un jargon désuet et parfois choquant : éminence, excellence...
Comme dans toutes les paroisses, la nôtre est organisée en groupes de décisions et différents conseils. Qui sont-ils ? Que font-ils ? Il y a un manque de communication, on ne sait pas ce que fait le conseil pastoral ni les autres conseils.
     En ce qui concerne la gouvernance, il faudrait mieux connaître les organes de réflexions et les décisions prises. De plus, les évêques doivent rendre des comptes et devraient s’entourer de laïcs dans leurs prises de décisions. Ils ne peuvent à la fois, avoir une fonction de direction et de direction des ressources humaines. Au niveau de la paroisse, le prêtre ne doit pas être seul dépositaire des décisions et les jeunes prêtres ne doivent pas se placer au-dessus des laïcs. De plus, tout comme les citoyens français, les prêtres, sauf s’ils veulent poursuivre, devraient pouvoir partir à la retraite avant 75 ans.
     Par ailleurs, il faudrait étudier la question de la responsabilité, de la reconnaissance et de la gouvernance pour les femmes. La place des femmes dans l’Église est à revoir. Les femmes doivent pouvoir exercer des responsabilités et ne pas être seulement dans le service. Pourquoi ne pas envisager la prêtrise des femmes ?
     Chaque diocèse devrait recevoir une vraie formation en ressources humaines.

 
     

 


 

Le billet du 7 août 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

     DIALOGUER DANS L’ÉGLISE ET DANS LA SOCIETE ET AVEC LES AUTRES CONFESSIONS CHRÉTIENNES


     « Les pasteurs marchent avec le peuple : nous pasteurs marchons avec le peuple, parfois devant, parfois au milieu, parfois derrière. Le bon pasteur doit se mouvoir ainsi : devant pour guider, au milieu pour encourager et ne pas oublier l’odeur du troupeau, derrière car le peuple a aussi du « flair ». Il a le flair pour trouver de nouveaux chemins pour avancer, ou pour retrouver la route perdue ». (Rome, 18 octobre 2021)

Ce qu’en disent les divers groupes :
       Le lien entre l’Église et la société, ce sont les divers services, mais aussi des temps d’activités entre les enfants du catéchisme et les personnes âgées. Il y a beaucoup de respect mutuel et de joie de la rencontre.
        L’Incarnation nous invite très fortement à la rencontre, à rechercher la communion et à vivre dans le monde. C’est le peuple de Dieu qui, malgré l’individualisme ambiant, est en marche. Il faudrait faire davantage corps pour la mission, pour témoigner auprès de ceux qui ne fréquentent pas l’Eglise. Mais le témoignage questionne. Comment donner envie de nous rejoindre puisqu’il ne s’agit pas d’amitié mais de fraternité, de solidarité.
        On ne peut séparer ce qui est vécu en Église et dans la société. Notre quartier, le travail, la famille sont des lieux de communion. Il faut favoriser la communion dans nos lieux de vie, par des liens avec nos voisins qui sont nos frères en humanité. Il faudrait sortir des sentiers battus pour nous ouvrir aux autres (veillées pour la paix, etc.) ou proposer des référents de quartier, ou encore favoriser les rencontres entre les générations en nous rapprochant des résidents des EHPAD lors des périodes de fêtes.
          La société, ce sont aussi les autres confessions, il faudrait organiser des rencontres interreligieuses et permettre la communion avec des croyants d’autres religions pour nous enrichir et changer notre regard.
        Notre paroisse doit avoir la volonté d’une immersion permanente dans la société.

 
     

 


 

Le billet du 31 juillet 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

                                    CORESPONSABLES DANS LA MISSION

     « Il ne peut pas y avoir de « sensus fidei » sans participation à la vie de l’Église, qui n’est pas seulement l’activisme catholique, il doit y avoir avant tout ce « sentir » qui se nourrit des « sentiments du Christ ». (Rome, 18 octobre 2021)

Ce qu’en disent les participants aux différents groupes :
      Malgré les peurs, les chrétiens sont porteurs d’espérance pour le monde. En tant que chrétiens, nous devons laisser transparaître cette joie et transmettre par notre vie le message du Christ. En exprimant le témoignage de la joie d’être chrétien et d’une Église dynamique partageant ses projets et présente aux défis de la société.
     Tous les baptisés sont appelés à être porteurs d’un élan missionnaire, or, on aimerait parfois être appelé mais on ne l’est pas, certaines missions sont « chasse gardée », il y a trop de fermeture, il faudrait nous montrer moins cloisonnés. On pourrait par exemple réunir les groupes qui font les mêmes choses au sein des différents relais. Être coresponsables, c’est partager notre bonheur de croire pour créer du lien. Pour cela il faudrait favoriser davantage la coresponsabilité entre les hommes et les femmes, les laïcs et les religieux. De même, pourquoi ne pas associer des jeunes séminaristes dans les paroisses pour que ceux-ci s’imprègnent de la vie d’une paroisse et apprennent en mission aux côtés des prêtres et des laïcs.
     Les hommes et les femmes engagés dans la démarche synodale, souhaiteraient que l’Église de demain leur fasse davantage confiance pour participer à sa mission suivant leurs charismes et leurs compétences, en coresponsabilité avec les prêtres. Ils souhaiteraient également être davantage associés à la vie de la paroisse et expriment beaucoup d’attentes pour participer à la construction d’une communauté missionnaire, unie et fraternelle.

 
     

 


 

Le billet du 24 juillet 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

                                        CÉLÉBRER


      "Cette route raconte l’histoire dans laquelle marchent ensemble la Parole de Dieu et les personnes qui accordent à cette Parole attention et foi. La Parole de Dieu marche avec nous". (Pape François, Rome, 18 octobre 2021)

Ce qu’en disent les groupes de la paroisse :
      Participer aux célébrations est devenu un rite pour certains qui viennent pour les baptêmes, communions, mariages, funérailles ou pour les temps festifs. «Je me sens mal à l’aise quand on reste dans les rites» est-il précisé. Il semble d’une part que le vocabulaire liturgique n’est pas relié à la réalité, à nos vies de quartiers et d’autre part que les fidèles ne sont pas suffisamment impliqués dans les célébrations : la rédaction des prières universelles, par exemple, pourrait être une des manières de participer.
      La prière universelle rend le monde présent dans l’Eglise. Faut-il être au service de la liturgie ou bien la liturgie doit-elle être à notre service ? L’Eglise est le lieu de la Parole de Dieu, la communion fraternelle et spirituelle (être ensemble) ne doit pas être négligée. L’eucharistie, temps de communion et de la rencontre avec Dieu n’est pas toujours accueillante ni attirante, elle peut susciter l’ennui par son manque d’interactivité et de tristesse. Pourquoi l’usage de l’encens, du latin, des dorures, le port des chasubles, mitres... ? De même, dans quelle mesure un divorcé remarié qui, par ses engagements vit la communion spirituelle et fraternelle, ne pourrait-il pas participer à la communion eucharistique ?
     Il faudrait que les homélies soient à la portée de tous, un lieu de partage et d’échanges pour « creuser » ensemble le sens du sacré. Les laïcs devraient y être davantage associés, ils sont de plus en plus formés. Il faut oser appeler pour des petits services (lectures).
    Les célébrations liturgiques nous inspirent, une messe commence quand on repart dans sa vie, on doit être envoyé en mission…

 
     

 

 


 

Le billet du 17 juillet 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

                                         ÉCOUTER – PRENDRE LA PAROLE


     « Une Église synodale est une Église de l’écoute, avec la conscience qu’écouter est plus qu’entendre. C’est une écoute réciproque dans laquelle chacun a quelque chose à apprendre ». (Pape François, 50ème anniversaire du Synode des Évêques, 17 octobre 2015).


      Expressions des participants à notre réflexion :
      Les temps forts paroissiaux comme les « dimanches autrement » concrétisent notre appartenance à une communauté paroissiale, ce sont des moments privilégiés pour faire « communion ». Ces moments favorisent les rencontres, les échanges et l’écoute qui permettent de changer notre regard. Proposer une fois par mois un « dimanche autrement » par relais, permettrait de se parler et de mieux se connaître de manière plus régulière.
     Pour que ces temps portent du fruit et nous interpellent plus profondément, les phrases exprimées lors des échanges des « dimanches autrement » pourront être partagées via le site Internet de notre paroisse.
      Nous sommes aussi interpellés par les attitudes, les questions et les recherches diverses des catéchumènes qui viennent bousculer et interroger nos fondamentaux.
     L’unité de notre communauté paroissiale ne veut pas dire uniformité. Chaque relais est différent de par la vie dans son environnement, dans ses quartiers.
      Pour « marcher ensemble », nous pourrions organiser des réunions entre groupes qui font les mêmes activités. Il s’agit de nous montrer moins cloisonnés, de nous ouvrir davantage à l’autre. Il faut garder tous nos sens ouverts à l’autre quel qui soit, l’encourager et le rassurer. « La personne n’aurait pas osé se proposer » pour lire une lecture de la Parole témoigne ce fidèle. Au-delà de nos relais, le « marcher ensemble » peut se faire par de nouvelles rencontres, l’accueil aux démunis par exemple ou plus simplement en faisant davantage connaître l’accueil et les services proposés par notre communauté paroissiale.

 
     

 


 

Le billet du 10 juillet 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

                                           « COMPAGNONS DE VOYAGE »
       Voilà le titre de la 1ère thématique abordée dans la réflexion des groupes.
         « Ce que le Seigneur nous demande, en un certain sens, est déjà pleinement contenu dans le mot « Synode ». Marcher ensemble - Laïcs, Pasteurs, Évêque de Rome - est un concept facile à exprimer en paroles, mais pas si facile à mettre en pratique ». (Pape François, 50ème anniversaire du Synode des Évêques, 17 octobre 2015)
        Voici des expressions de participants sur ce thème :
       De nombreux services existent mais ils ont la tentation de rester fermés sur eux-mêmes ; ce qui existe et se fait n’est pas très lisible et il manque des volontaires. Malgré des temps de rencontres (kermesses…) on s’ignore (ou presque) à la sortie de la messe. La famille est notre lieu de mission ; pourtant jeunes adultes et parents des enfants du catéchisme sont absents. Les chrétiens seraient devenus des consommateurs, il faut donner l’envie de participer. La communauté paroissiale est vitale, communauté de corps et communauté d’esprit. Appartenir à l’Église c’est faire communion. Après le confinement et le chacun chez soi, nous étions heureux de nous retrouver pour célébrer ensemble.
     C’est l’Amour, constitutif de la vie de la communauté, qui nous conduit à porter moins de jugement, à rester bienveillants, à accueillir l’autre lors des temps de convivialité, à créer du lien et partager notre bonheur de croire. L’entrée dans l’Église d’un nouveau membre de notre corps n’est pas un simple acte privé et familial. À la fin de la messe, présenter à la communauté l’enfant qui va être baptisé marquerait cette entrée.
      Il faut du temps pour le compagnonnage, pour transmettre et cheminer ensemble sur la voie de Dieu. Nous devons réapprendre à être-chrétien, à créer des temps d’écoute mutuelle, à laisser la place à chacun et à redécouvrir le sens de la rencontre et du discernement en commun. C’est ainsi que notre communauté paroissiale pourra répondre aux défis du renouvellement de la vie de l’Église.

 
     

 


 

Le billet du 3 juillet 2022

        Tout au long de cet été, nous nous laissons guider par la Démarche Synodale voulue par le Pape François. Le mot «Synode» signifie «marcher ensemble» ; accueillons les contributions (réflexions et propositions) des groupes de notre paroisse.                      

        En octobre 2021, l’Église de Dieu a été convoquée en Synode par le Pape François ; Le peuple de Dieu, c’est-à-dire nous tous : religieux ou laïc, jeunes ou vieux, homme ou femme, pratiquant régulier ou épisodique, … sommes invités à réfléchir sur l’avenir de l’Eglise. Ces réflexions venues du monde entier contribueront au Synode des évêques en octobre 2023 à Rome.
       « Le chemin de la synodalité est justement celui que Dieu attend de l’Église du troisième millénaire » a dit le pape François en 2015 à Rome à l’occasion du 50ème anniversaire de l’institution du Synode des évêques.
      Dans notre paroisse, 10 groupes (environ 60 personnes) se sont constitués, pour répondre à l’appel : vivre la Communion, réaliser la Participation et à s’ouvrir à la Mission (en référence au titre de la démarche synodale)
            Comment s’est engagée la réflexion de groupes ?
Chacune des réunions débutait par un temps de méditation de la Parole de Dieu, une prière à l’Esprit Saint, ensuite nous portions un regard sur les réalités, c’est-à-dire, la manière dont nous marchons ensemble (ou pas, ou presque) dans notre paroisse et notre quotidien. Ceci nous conduisait à une réflexion sur les joies et les difficultés de « marcher ensemble ». Nous terminions en nous tournant vers l’avenir par des propositions pour que notre Église devienne synodale.
Ces temps d’échanges ont fait l’objet d’une synthèse au niveau de chacun des groupes à partir des réalités vécues dans chaque relais, des réflexions qui ont été menées et des propositions faites.
      Une rencontre de tous les participants a eu lieu le 12 mars et a permis de faire apparaître ce qui relève de la Communion, de la Participation et de la Mission En dernier lieu, trois personnes ont repris tous ces apports en les insérant dans les thématiques proposées dans le document préparatoire. Les prochains billets retraceront ce travail de synthèse.

 
     

 


 

Le billet du 26 juin 2022

                        SUIS-MOI !


     
S’il fallait une porte d’entrée à la lecture de la Parole de Dieu de ce dimanche, sans doute pourrait-elle être celle-ci :
« Suis-moi ». Cela se vérifie dans l’invitation, l’appel du prophète Elie à Elisée ; et tout autant dans la proposition de Jésus à ceux qu’il rencontre sur la route qui le mène à Jérusalem pour y donner sa vie.
    Ces appels, ces invitations butent toujours sur les résistances de ceux à qui ils sont adressés. Il y a toujours quelque chose de plus urgent, de plus personnel, à faire avant de répondre. Elisée, tout comme les autres dans l’évangile, veut d’abord aller dire « Au revoir » aux gens de sa famille. Quoi de plus normal ? L’appel de Jésus est catégorique : « celui qui regarde en arrière n’est pas fait pour le Royaume de Dieu » ; et les conditions pour le suivre ne sont guère attrayantes : « le fils de l’homme n’a pas d’endroit où reposer la tête ». Suivre le Christ requiert tout cela.
     En lisant ces textes en ce soir d’élections et d’événements paroissiaux (nouveaux confirmés, première des communions), je pense à ce que préconise l’Eglise dans sa pensée sociale, dans un de ses principes majeurs « Le Bien commun ». Qu’est-ce qui détermine les choix des citoyens, des personnes, des peuples, des Etats, aujourd’hui ? Ne doivent-ils pas être le Bien de tous, qui passe par la justice et la solidarité, comptant sur la responsabilité de chacun selon ses talents et ses capacités ?
     L’invitation que fait l’Eglise dans sa pensée va d’abord au respect de chaque personne humaine… en vue du bien de tous, en mettant les richesses de la terre au service de tous, humains et avenir de la Création, conscients que nous sommes des êtres appelés à vivre « avec » les autres. « Tu aimeras ton prochain comme toi-même », rappelle St Paul aux Galates, ajoutant à cela une invitation « Marchez sous la
conduite de l’Esprit Saint ».

     Le Christ nous a montré le chemin, de la croix à la résurrection, qui mène au Royaume de Dieu, au monde nouveau. Le suivrai-je jusque là ?
                                   José BOURAU

 
     

 


 

Le billet du 19 juin 2022

                          FÊTONS DIEU !

      Dimanche après la Sainte Trinité, dans l’Eglise, nous célébrons la Solennité du Saint Sacrement. C’est le Sacrement des sacrements. C’est le sacrement du Corps et du sang de Jésus. Un sacrement institué le Jeudi Saint : « Ceci est mon Corps, prenez et mangez ; ceci est mon Sang, prenez et buvez ».
      Ce sacrement a plusieurs appellations : Eucharistie, Communion, Saint sacrifice, Sainte Messe, Sainte et divine Liturgie, Mémorial de la passion, de la mort et de la résurrection du Seigneur. Nous célébrons alors la fête de la Sainte Messe. Elle est anciennement appelée la Fête-Dieu. Un nom étonnant : une fête qui porte le nom de Dieu, comme si dans cette célébration, on trouvait résumé, condensé, tout le mystère
de Dieu, qui nous dépasse pourtant tellement. Oui, dans cette fête se trouve ramassé de manière fulgurante tout ce que nous pouvons percevoir de Dieu, tel qu’il s’est révélé à nous.
      Au fait, aucun sacrement ne produit des effets plus salutaires que celui-ci : il efface les péchés, accroît les vertus et comble l’âme surabondamment de tous les dons spirituels. Il est la source et le sommet de toute la vie chrétienne. L’Eucharistie renferme tout le bien spirituel de l’Eglise. A travers sa célébration, nous nous unissons déjà à la liturgie du ciel et nous anticipons la vie éternelle. ‘’Devenez ce que vous recevez’’. Devenons alors ce que nous recevons. C’est ça la vraie Communion. Ayons du respect pour ce grand sacrement. Vivons-le en dévotion. Aimons aller à la messe et aller à l’adoration.


     Vives félicitations à nos catéchumènes qui reçoivent aujourd’hui la première fois ce sacrement ! Et bonne fête des pères à tous les papas !


                                     Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 12 juin 2022

« VIENS SEIGNEUR JÉSUS ! »

      La fête de la Pentecôte passée, voici le temps ordinaire. Quelle drôle d’expression! Comme s’il y avait chez les chrétiens un temps extraordinaire… Le latin appelle ce temps « Dans l’année », et l’Église lui attribue la couleur verte : signe d’Espérance et de mûrissement lent, patient et progressif. C’est le temps de l’annonce de la Bonne Nouvelle, du Témoignage que nous sommes appelés à rendre au monde.
      Ce temps nous rappelle l’incarnation du Christ par laquelle le Père a rejoint avec respect et Amour le quotidien des femmes et des hommes. C’est le temps de l’action pour l’Église humble et servante, « hôpital de campagne » comme dit notre bon pape François.
      Pour avancer dans notre mission ordinaire de disciple, la Trinité que nous fêtons aujourd’hui nous offre son élan et nous invite à la contempler, et la liturgie nous permettra, semaine après semaine, de suivre les pas du Christ sur les routes des hommes. Le chemin que nous prenons nous conduit vers la fête du Christ-Roi et nous invite à demander sans cesse : « Ô Seigneur envoie ton Esprit, qu’il renouvelle la face de la terre ! »
      « Viens Seigneur Jésus ! »

Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 5 juin 2022

                     UN SOUFFLE NOUVEAU !

         Les « ponts » de l’Ascension et de la Pentecôte permettent de grands rassemblements dans l’Eglise mais aussi dans la société civile et dans le sport. Certains de ces évènements, même à Bayonne pour le rugby, sont l’occasion de fêtes joyeuses où se retrouvent des foules nombreuses.
           L’église diocésaine, elle aussi, organise son rassemblement, une assemblée festive qui va conclure toute une réflexion menée dans toutes les paroisses, mouvements et associations, sur le Synode : participation de tous à la vie et à l’avenir de l’Eglise.
      Ce même week-end, l’Action Catholique Ouvrière célèbrera sa Rencontre Nationale à Lourdes : « Co- créateurs d’un monde meilleur. » C’est un projet porteur d’espérance pour l’avenir de ce mouvement, pour tous les acteurs de la vie ouvrière. Même si la réalité se présente chaque jour plus difficile, surtout pour les plus démunis, la réflexion et l’action des mouvements qui les accompagnent apporte un souffle nouveau à la société comme à l’Eglise.
      Ce dimanche, en Eglise, nous célébrons la fête de la Pentecôte. Le récit des Actes des Apôtres au chapitre 2, nous surprend. Que pouvons-nous comprendre au-delà de la symbolique des expressions employées ? « Un violent coup de vent… Des langues qu’on aurait dites de feu… Tous se mirent à parler… Tous nous les entendons parler dans nos langues des merveilles de Dieu… »
      Les foules dans et autour des stades encouragent les sportifs, les aident à se surpasser. C’est « le 16ème homme » dans « la grand-messe » du sport ; tous dans une même « communion ». Ces expressions empruntées à nos liturgies, nous les retrouvons dans les commentaires sportifs.
        Pour les croyants, les rassemblements de ces jours-ci, sont aussi des moments de communion qui redonnent de la force, qui ouvrent vers un avenir : « Un monde meilleur » auquel tous nous aspirons et qui, pour nous, est le signe de ce Royaume de Dieu pour lequel nous investissons chaque jour nos énergies et notre prière. Aujourd’hui il se réalise quand tous, en commençant par les plus petits, peuvent prendre la parole, quand l’accueil des différences devient chemin de rencontre fraternelle.
        Nous croyons que l’Esprit souffle aujourd’hui en tout être humain. Il nous fait sortir de nos cadres habituels. Les apôtres étaient enfermés, ils sortiront, oseront prendre la parole, eux qui ne croyaient plus en l’avenir ni en eux-mêmes. Sortir, aller à la rencontre, c’est se laisser animer par l’Esprit de Pentecôte ; Faisons-lui confiance, c’est bien avec lui que nous devenons « Co- créateurs d’un monde meilleur. »

 

                                                       Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 29 mai 2022

Bonne fête, Maman !

Nul doute qu’en ce dimanche, c’est la première chose que diront les enfants à leur maman, en reconnaissance de tout ce qu’elles font pour les élever. Tant aujourd’hui qu’hier, être maman n’est pas facile : le boulot, les fins de mois, et l’adaptation permanente à ce que le quotidien génère, surtout quand la maman est seule à assumer. Mais aussi la joie de voir grandir son petit monde et leur avancée vers le monde des adultes. Alors une fois par an ce n’est pas trop de les remercier !
Cette fête du mois de mai correspond aussi au mois de Marie, la mère de Jésus. Chaque fois que nous la saluons avec les mots de l’ange « Je vous salue Marie », nous lui demandons de continuer à être pour l’église la mère de tous, de veiller sur chacun, les petits et les malades en particulier. N’hésitons pas à lui confier toutes nos intentions, elle saura nous aiguiller vers son fils, comme aux noces de Cana, lorsqu’elle dit : « faites tout ce qu’il dira » ! Elle saura aussi se tenir au milieu de son église pour recevoir la promesse faite par son fils, celle de l’Esprit Saint au jour de la Pentecôte. A toutes les mamans, bonne fête !

P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 22 mai 2022

                            ROGATIONS

         D’aucuns parmi nous ont le souvenir de ces jours où, juste avant la fête de l’Ascension, on sillonnait les villages et les champs pour bénir la terre et les semailles : c’était les Rogations. Cette pratique perdure ici ou là, encore de nos jours. Il n’est pas question de nostalgie ou de répéter seulement ce qui se faisait.
         En ces temps où l’humanité court de nouveaux risques de pénuries alimentaires, notamment dans les pays les plus pauvres, alors qu’on pensait pouvoir éradiquer la faim dans le monde et que bien des organisations s’y emploient, comment pourrions-nous traduire dans l’actualité ce temps de mémoire des Rogations ?
      Aujourd’hui il n’y a plus, face aux calamités, la distinction d’autrefois entre citadins et ruraux. En effet l’écologie et la nouvelle attitude culturelle qu’elle entraîne, et différents évènements comme les crises agroalimentaires et les phénomènes d’ordre climatique comme les grandes tempêtes, les pluies continuelles et inondations, les marées noires, etc. provoquent une émotion commune et une plus grande solidarité. Toutefois, la terre qui nous est donnée a les capacités de nourrir tous ses habitants. A condition que tout ce qui est dans le pouvoir de l’homme soit mis en oeuvre dans ce sens, tant au niveau politique mondial qu’au niveau économique et, en premier lieu sans doute au niveau humain si l’on se réfère à la vocation de l’homme de se comporter en frère… « frère universel », dirait St Charles de Foucauld.
      La mémoire des rogations nous mène également à considérer l’environnement, la création entière comme notre soeur, notre « maison commune ».
      S’il y a donc lieu de rappeler les Rogations (= prière de demande), pourquoi pas demander au Seigneur d’ouvrir le coeur de l’homme à la nécessité de nourrir tous les habitants de la terre, au respect de la Création en cherchant, en particulier, ce qui évitera à l’avenir un accroissement du dérèglement climatique.


  « Apprends-nous, Père de la Création, à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie ; soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix ».

                                                          José BOURAU

 
     

  


 

Le billet du 15 mai 2022

A quoi reconnaît-on les disciples du Christ ?

      Depuis quatre semaines, « la joie pascale rayonne par tout l’univers, la terre entière exulte… ». Voilà la finale de la préface du temps pascal, une préface qui décrit ce que le Seigneur fait de nous et nous appelle à vivre. Comment cela pourrait-il se manifester dans l’ordinaire de nos vies ? Jésus nous l’indique en ce 5è dimanche de Pâques en qualifiant de « nouveau » un commandement qui était connu depuis Moïse. Il est « ancien » parce qu’il avait été donné par Dieu depuis longtemps. Mais il est nouveau selon l’Esprit. La force de le mettre en pratique n’est donnée qu’avec le Christ. Ce qui est nouveau naît de Dieu. C’est ce que Jésus disait à Nicodème : « il ne suffit pas de naître de sa mère ; il faut naître de nouveau selon l’Esprit Saint » Le Christ nous invite à entrer dans sa manière d’aimer. C’est un commandement qui résume toute sa vie : « comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Cet amour à la manière de Jésus est le meilleur témoignage que nous pouvons donner de notre foi : « A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres ».            Autrement dit ce n’est pas que et tant la foi et la pratique chrétienne qui nous font reconnaître comme chrétiens, mais en plus et surtout l’amour qui se vit et qui se pratique entre nous et par nous. Il est alors le signe distinctif des chrétiens entre eux et du chrétien au milieu du monde. Cela vient nous rappeler notre mission. Il ne s’agit plus aujourd’hui de « laver les pieds » mais de faire taire les pleurs et les cris de ceux qui souffrent. C’est à nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. Nous sommes envoyés pour annoncer au monde cette civilisation de l’amour. Soyons-en messagers et n’ayons aucune dette d’amour !

Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 8 mai 2022

        « LE PÈRE ET MOI NOUS SOMMES UN » !

 

     Voilà une phrase de l’Évangile qui résonne à mon esprit et mon coeur avec d’autres versets de la Parole : « C’est un exemple que je vous ai donné », « Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple ». C’est une invitation à nous tourner vers le Père et vers le Fils, à implorer l’Esprit pour rechercher l’Unité.
     Nous avons tellement besoin de cette unité en ces temps de discorde, de guerre, de fracturation de notre société… Mais l’unité n’est pas l’uniformité, Elle n’est pas la soumission à un ordre venu d’on ne sait où, elle n’est pas la négation de nos différences. Ou alors, quel ennui ! D’ailleurs, ce n’est peut-être pas pour rien que le Créateur ne nous a pas tous créés identiques. Le Dieu unique est un Père, pas un dictateur. L’Unité du Père et du Fils, à laquelle nous sommes appelés est avant tout communion. Elle nous invite à rechercher en chacun de ceux que nous croisons, aussi éloignés de nous soient-ils, leur infinie dignité d’enfant de Dieu. Ce faisant nous sommes invités à l’écoute, à la reconnaissance de l’autre, à chercher en lui tout ce que nous pourrions aimer malgré tout ce qui peut nous séparer. L’unité du Père et du Fils est peut-être aux chrétiens l’énergie, parfaitement écologique, qui permettrait, qui permettra, les progrès de la paix, la fraternité dans une société où chacun s’éparpille, trop tenté de ne penser qu’à lui-même ou de laisser des slogans tenir lieu de raisonnement. L’unité du Père et du Fils nous invite par l’Esprit à la Fraternité. Et n’oublions jamais que cette Fraternité se reçoit comme un don et ne se choisit pas comme un effet de notre petite bonté personnelle.

                                      Jean-Marc APHAULE -diacre-

 
     

 


 

Le billet du 1er mai 2022

        « AURIEZ-VOUS QUELQUE CHOSE À MANGER ? »


     De diverses manières il nous arrive d’entendre une telle demande, que ce soit dans la rue ou bien en ouvrant la porte de notre maison à l’inconnu qui vient de sonner. Nos réponses à cette demande sont des plus diverses, depuis le refus jusqu’à l’invitation à entrer pour prendre un café ou quelque chose de plus.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » C’est l’appel que nous entendons de la part de nos frères Ukrainiens, fuyant l’épouvantable réalité dans laquelle se trouve leur pays.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » J’ai encore entendu cet appel ce matin dans ma revue de presse. Ce sont ces réfugiés qui continuent de se noyer en Méditerranée, plus personne n’en parle.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » C’est ce que j’ai cru comprendre de l’appel du pape François invitant tous les croyants et hommes de bonne volonté à partager leurs projets pour l’Église par l’intermédiaire du Synode. Riche expérience qui se partagera pendant plusieurs mois encore, où il nous est possible de mettre en commun et de nourrir nos communautés chrétiennes avec nos expériences et nos rêves.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » J’y ai peut-être pensé lors des toutes récentes élections en cherchant la manière de rendre mon vote utile pour qu’il serve la dignité de tout être humain ici et partout.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » C’est la question posée par un inconnu au bord du lac. Il s’adressait à des pécheurs rentrant à l’aube après une nuit de pêche infructueuse. Leur réponse est aussi sèche que désabusée : « Non ! » Pourtant ils feront confiance à l’inconnu, je vous laisse méditer la suite dans l’évangile de Jean 21, 1-9. Surtout lisez-le jusqu’à la fin car il y a là une autre question qui est certainement une réponse à la première. Si tu aimes tu auras toujours quelque chose à donner, à partager. Si tu aimes tout devient possible.
     Le petit brin de muguet de ce 1er mai sera-t-il le symbole de notre réponse ? En cette fête du 1er mai pensons à tous ces travailleurs d’hier et d’aujourd’hui dont l’engagement a été et demeure une réponse à cette attente : que tous aient quelque chose à manger.

                                                                   Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 24 avril 2022

                       DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE

 

         C’est le pape Saint Jean Paul II qui a institué le dimanche de la Miséricorde, juste après Pâques. L’Évangile détaille tous les actes de miséricorde de Jésus : il a donné à manger à celui qui avait faim, vêtu celui qui était nu etc. La vie en église et la vie en société ont développé encore toutes les occasions de « laisser ouvrir son coeur » à telle ou telle personne en souffrance.
         Si l’on remonte à la source de tous ces actes , on arrive au Christ lui-même et à sa manière dont il est venu habiter notre monde. Il considère chacun comme son hôte. Celui qui vient à lui est son ami, son frère, quelqu’un en tous cas qui ne le laisse jamais indifférent, qui déclenche en lui un sentiment de considération, de compassion, de miséricorde, jusqu’à changer celui qui l’approche, jusqu’à ce qu’il se trouve mieux, dans son corps et dans son esprit, plus « humain » à ses propres yeux et aux yeux des autres. Chacun trouve place dans son coeur. Chacun est son « hôte ». Jésus est hospitalier. Voilà une qualité ancienne mais qu’il nous faut renouveler, surtout en ces temps de repli sur soi, dus à la peur de l’autre, de l’avenir, l’avenir de l’humanité et l’avenir de notre terre.
       Laissons parler notre coeur, à l’image du coeur de Jésus venu habiter notre terre comme l’hôte reçu par Abraham sous le chêne de Membré, et comme l’hôtelier qui héberge l’humanité blessée, en chemin de guérison et en route vers le salut.

                                                    P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 17 avril 2022

                       IL EST RESSUSCITÉ !


        Voilà notre espérance. Ô Mort, où est ta victoire ? Le Christ est Vivant, Alleluia ! Qu’elle est belle, cette proclamation de la Vie plus forte que le mal et que la mort !
        Oui, mais… Mon Dieu, qu’il est parfois difficile d’être si affirmatif ! Quand les forces du mal et l’opprobre de la mort nous affrontent au réel : lorsque s’en va un être cher, à cause de la maladie qu’on n’a pas su vaincre encore, à cause du désespoir chez celui qui n’a pas résisté à la pression qui lui était imposée par des conditions de vie et de travail, à cause de la folie d’un règlement de comptes et d’exacerbation de la différence.
      Difficile aussi quand on voit comment toute une population est chassée de sa terre, voire abattue salement, juste pour montrer un pouvoir ou le soi-disant défi de restaurer une morale, peut-être même née d’un certain christianisme : ça se passe près de chez nous ! Et ils sont combien, les territoires du monde où la vie ne compte plus, celle des personnes auxquelles on s’oppose par idéologie ou intérêt !
    Au coeur de ces détresses, nous proclamons que le Christ est Ressuscité. Dieu a vaincu le mal et la mort. La parole et les gestes qui ont jeté Jésus sur la Croix font place à la rencontre du matin de Pâques, à la reconnaissance de la présence de celui qui semblait vaincu il y a encore quelques heures.
    Ressuscité, il nous propose de croire et de le suivre en cette victoire. Certes, l’homme restera peut-être avec ses réflexes de violences, de fratricides, de moralismes, de recherche du pouvoir et de ségrégation.
      Mais rien ne pourra nous enlever l’Espérance. Comment croire en l’homme, en sa grandeur, en sa bienveillance, et en ses capacités à aimer ? Comment y croire sans poser les yeux de la foi sur le Christ Vivant, Ressuscité, sans entendre ces mots « Moi non plus, je ne te condamne pas ; Va ! » Il y croit, Lui, en la Vie, en l’Homme, parce qu’il croit au Père.
     Et cette vie plus forte que le mal et la mort, elle est bien, non pas pour quelques-uns, mais pour tous.    Rappelons-nous le jeudi saint : Ceci est mon sang, celui de l’Alliance nouvelle et éternelle, versé pour vous et pour la MULTITUDE.
    C’est pour que tu aies espérance pour toi et pour tous les humains et toutes les créatures, qu’il t’est proposé de dire, de redire, de proclamer, de croire à temps et à contretemps que, dans le Christ et par lui, la Vie a vaincu.

                                 Il est Ressuscité !

                                                            José BOURAU

 
     

 


 

Le billet du 10 avril 2022

    SEMAINE SAINTE : EN QUOI EST-ELLE SAINTE ?

 

     Avec ce dimanche des Rameaux et de la Passion, nous entrons solennellement dans la semaine dite sainte. Elle est ainsi appelée parce qu’en son centre il y a Jésus Christ. C’est lui que nous sommes invités à suivre jusqu’au bout. C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons à quel point il nous a aimés. Nous ne devons jamais oublier que sa Passion a été une Passion d’amour.
    Tout au long de cette semaine, nous demeurerons avec Jésus. Nous le suivrons dans ses diverses étapes : le Jeudi Saint, nous célèbrerons l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce ; nous serons invités à faire mémoire de la première Cène : « faites cela en mémoire de moi. » Dans un temps d’adoration, nous serons invités à lui tenir compagnie…Le Vendredi Saint, nous suivrons le Christ dans son portement de Croix jusqu’au Golgotha. Nous vénérerons ce bois précieux d’où est jaillie la vie. Le Samedi Saint, nous serons avec lui au tombeau dans le silence et le questionnement pour pouvoir accueillir au cours de la Veillée pascale la lumière de la Résurrection et la puissance de l’Esprit Saint qui l’a relevé d’entre les morts.
      Dans le drame de sa Passion et de sa Mort, Il a besoin de nous pour veiller avec Lui, même si c’est une petite heure. Il a besoin de Simon de Cyrène pour porter toutes les croix de l’humanité souffrante. Il a besoin de centurions pour le reconnaître comme Fils de Dieu. Vivre cette Semaine Sainte, c’est un engagement de tous les jours et de tous les moments. Que le Seigneur nous donne force et courage pour le suivre effectivement tout au long de cette Semaine Sainte. Si nous mourons avec Lui, avec Lui nous vivrons. Si nous souffrons avec Lui, avec Lui, nous règnerons ! Portons l’Ukraine et la Russie dans cette Passion du Christ.

                                                       Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 27 mars 2022

                                                                                                                                    UN REGARD QUI RELÈVE !


      Je n’ai jamais été le premier à jeter la pierre, ni le second, ni le troisième… Je n’ai jamais lancé la pierre, enfin je crois… Enfin, pardon Seigneur !
      D’ailleurs suffit-il de ne pas jeter la pierre ? Celle qui fait mal, qui condamne irrémédiablement, et qui tue. Suffit-il de ne pas la lancer ? Je ne crois pas. On peut aussi stopper le bras du lanceur, faire taire la bouche qui condamne, éteindre le regard qui « fusille ». Peut-être pourrais-je faire mien le regard du Christ qui relève l’accusé ? « Je ne te condamne pas… Va… Ne pèche plus. » Oui mais alors le plus difficile commence. Compliqué en effet de faire taire en moi la colère ou la révolte, l’invitation à la détestation, à la haine : il y a quand même ceux qui font le mal !
       Difficile de quitter la culture de la condamnation et de descendre de son petit piédestal. Combattre le mal sans condamner, sans rejeter les personnes. Regardez chacun avec les yeux du Christ qui relève, qui cherche toujours le meilleur au coeur de tout coupable. Je pense à cela en ces jours où j’apprends qu’Antoine a mis à mal son couple et sa famille. Jours où Anna, 13 ans et demi, élève d’un de nos collèges, a agressé sa famille à l’arme blanche et tué son père ! Ces jours où notre société permet qu’un migrant se perde et se noie dans la Bidassoa. Le regard du Christ, et surtout le silence qui le précède. Ce silence qui rappelle qu’au-delà de l’horreur et du scandale il existe toujours un Amour puissant. 
      Tellement puissant qu’aucun mot ne peut le dire. Silence du Christ qui m’invite à laisser la pierre au sol et à relever toute personne…regard du Christ qui me relève, moi aussi. 

                                             Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 


 

Le billet du 27 mars 2022

                                                                                                                                NOUS HABITONS TOUS LA MÊME TERRE  


         C’est le thème de réflexion qui nous est proposé cette année par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement- Terre Solidaire. Certains d’entre nous suivent les méditations du livret qui nous a été remis.
       En même temps nous sommes tous à l’écoute des événements du monde, atterrés face à la violence dont sont victimes nos soeurs et frères d’Ukraine, admiratifs de leur résistance ainsi que de la générosité qui se manifeste à leur égard. Ils sont bien présents dans nos pensées et nos prières.
        Nous sommes aussi en pleine campagne électorale avec une grande diversité de propositions dont certaines nous poussent à renoncer à ce projet de fraternité universelle. Il ne faut plus accueillir de migrants, il faut tous les rejeter hors de nos frontières. Pour ma part, je reçois ces propositions comme autant de coups de poignard aussi douloureux les uns que les autres. Serions-nous seulement frères et soeurs de quelques- uns ? Puis-je accepter d’accueillir les réfugiés d’Ukraine mais pas les migrants qui viennent d’ailleurs, même si je sais qu’ils vivent des réalités aussi douloureuses ?
       Dans l’ évangile de ce 4ème dimanche de Carême je découvre que les “bons“ croyants du temps de Jésus lui reprochent de faire bon accueil aux  “mauvais“ croyants de ce temps-là, ceux qu’ils appelaient  “les publicains et les pécheurs“ . Nous connaissons bien cette parabole dont Jésus se servira, non pas pour se justifier, mais pour nous faire découvrir qui est ce Dieu auquel il croit. Pour Jésus, Dieu est un Père qui donne tout ce qu’il a, tout ce qu’il est, qui donne sa vie pour ses enfants, respectant chacun d’eux dans leurs choix de vie. Sa maison est toujours ouverte et chacun y est reçu quelle que soit son histoire et ses erreurs du passé.
       Nous habitons tous la même terre, c’est notre maison à tous. J’aimais bien ce mot d’accueil des Mexicains quand ils me recevaient chez eux :  “ Ici, c’est ta maison ! “ 
    Alors je contemple ce Père merveilleux de l’évangile, c’est le  Dieu de Jésus-Christ, c’est notre Père et notre Dieu qui ne sait qu’accueillir, qui ne fait aucune différence entre ses enfants, sa table est ouverte à tous. Croire en ce Dieu c’est comme Lui et avec Lui travailler à faire grandir la fraternité au travail, dans le quartier, avec celles et ceux que je rencontre dans mon association comme  à  la paroisse.
      Avec le Synode le pape François nous invitait à rêver et  à poser les jalons de ce monde et de cette Eglise que nous souhaitons “…pour que face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié  sociale qui ne se cantonne pas aux mots“.   (Fratelli tutti n 6)
                                                                           Abbé  Jean

 
     

 


 

Le billet du 20 mars 2022

                                                                                                                                     TRANSFIGURÉ !


       C’était le thème de la messe du  “dimanche autrement“  dernier , dont voici quelques échos du partage.. C’est le Christ qui s’est montré “transfiguré"  devant ses plus proches disciples, et qui les entraine  à sa suite à changer, en adoptant son Esprit, pour que tout (re)devienne resplendissant, lumineux, de la Lumière même du ressuscité, dans notre monde, dans notre quotidien.

       "Par la prière, mais aussi par la générosité des dons pour l’Ukraine." "Par le courage aussi de l’Église qui reconnait s’être trompée au sujet des abus"."Le signe d’un monde qui peut changer, c’est la beauté  de la Nature, un arc en ciel : ceci nous invite à oser un regard émerveillé sur toutes les réalités : les migrants, les personnes en difficulté…". "Il n’y a pas eu de haine lors du procès du père Hamel, mais plutôt comme un ‘état de grâce’, avec beaucoup d’humanité, pour que chacun se reconstruise."  "Pour moi ce sont les jeux olympiques : j’aimerais qu’ils ne s’arrêtent pas, c’est un moment d’union." "Ce sont aussi tous les gestes du quotidien qui ne font pas de bruit, mais qui changent la vie", "des paroles qui nous font dépasser nos peurs," "tous les bénévoles qui s’investissent pour accueillir les réfugiés…" "Tout cela donne espérance, courage et foi’ .

        Ce ne sont que quelques expressions de ce temps riche d’échanges. Alors laissons nous transformer, transfigurer, par l’Esprit du Christ.

                                               P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 13 mars 2022

                   PAIX POUR UN MONDE TRANSFIGURÉ !


      Alors que nous pensions être parmi les générations qui ne connaîtraient pas ou plus jamais de guerre sur notre continent européen, voilà que, non loin de chez nous, la paix est menacée à partir de l’Ukraine meurtrie et dévastée.
      Que se passe-t-il ? L’Histoire, lorsqu’on sera en mesure de la relire, pourra donner les éléments pour comprendre les véritables causes d’un tel déferlement injustifiable de violence et d’en juger les responsables. Comme il en est de ce qui s’est passé  en Tchétchénie, en Géorgie, en Crimée... Comme il en est en d’autres territoires de notre planète, en Afrique, au Proche et Moyen Orient, en Asie, où le bruit des armes casse les ailes de la colombe de la paix.
       Ce sont des enfants, des femmes, des hommes, des peuples, nos soeurs et frères en somme, qui subissent les agissements injustes et les décisions assassines. L’homme, des hommes, un homme serait-il à ce point assoiffé de pouvoir, de désir de posséder, de prestige, qu’il ne verrait plus en ces victimes le visage de son propre enfant, de son père, de sa mère, de son frère, de sa soeur ? L’acte de violence, d’agression et de guerre, d’aujourd’hui et de toujours est à condamner comme atteinte au droit et à la dignité de tout homme et de chaque peuple.
        Elles sont nombreuses, les foules qui sortent dans la rue pour crier :“ Stop à la guerre, Stop war “ ; ils sont nombreux les croyants qui prient pour la paix. Au point de nous donner à croire que le coeur de l’homme peut encore et toujours battre au rythme de la paix et de la fraternité, ce coeur habité par le Créateur, le Père de tout amour et de la miséricorde, le Père que vient dire, ce dimanche, à tout  être humain, comme à Jésus :“Celui-ci est mon fils“  . Et si, avec ces foules, nous allions crier aussi ? …pour faire taire nos silences, crier, dans le désert du Carême, vers Dieu notre prière personnelle, oecuménique, universelle et crier et mettre en oeuvre notre solidarité envers les déplacés, ceux d’Ukraine aujourd’hui, ceux venus d’ailleurs hier et demain !
  Maintiens en nous, Seigneur, la flamme de l’espérance, afin qu’avec persévérance nous fassions des choix de dialogue et de réconciliation, pour que la paix gagne enfin, pour un monde transfiguré .

                                                                          José  BOURAU

 
     

 

 


 

Le billet du 06 mars 2022

« Un Carême traditionnel
ou un Carême synodal ? »

      Depuis le mercredi dernier, mercredi des Cendres, nous sommes entrés dans un nouveau temps liturgique : le temps de carême. Du latin ‘’Quadragesima’’ signifiant quarante, le carême est un itinéraire spirituel qui nous prépare à revivre le grand mystère de la mort et de la résurrection du Christ, surtout à travers une écoute plus assidue de la Parole de Dieu et la pratique plus généreuse de la mortification, grâce à laquelle il nous est possible d’aider davantage notre prochain dans le besoin. C’est un temps qui nous enseigne que la vie est un chemin qui doit nous mener au ciel. Quand nous en parlons, nous pensons « pénitence » ou « privation », un peu comme le Ramadan des musulmans ; on nous parle d’aumônes, de prières et de jeûnes. Chacun pense aux résolutions qu’il va prendre pour vaincre les tentations qui nous détournent de la Parole de Dieu, de l’adoration et de la confiance en Dieu. On se dit qu’il va falloir faire des sacrifices.
      En fait, le Carême des chrétiens c’est tout autre chose. Il nous est offert pour redécouvrir qui est le vrai Dieu. Ce qu’il faut avoir bien en vue, c’est que tout au long de ces quarante jours, nous sommes en marche vers Pâques. Le fil conducteur de cette période se trouve résumé en quelques mots : « le Règne de Dieu est là. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Prenons conscience vive de nos lieux d’efforts : quelle marche ou vie d’ensemble avec les autres : en famille, en Église et dans mon milieu ambiant de vie ? Ces quarante jours nous sont donnés pour revenir aux sources de notre foi et de notre baptême. Tout au long de cette période, nous sommes invités à nous laisser conduire par l’Esprit, comme Jésus au désert, le lieu où l’homme se découvre lui-même et reconnaît qu’il a besoin d’un autre pour le conduire. Sanctifiant carême à tous !

Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 27 février 2022

                    QUELLE ATTITUDE ?


         Au fil de mes lectures mon attention a été attirée par une étude psychologique et physiologique d’un comportement volontaire aux effets bénéfiques sur la santé. Jugez en vous-mêmes. Le comportement en question est réputé pour avoir les effets suivants:
– réduction du stress : bien-être en présence des autres et Paix intérieure.
– Amélioration des relations, et sentiment de sécurité dans notre environnement de vie.
– Augmentation de la créativité et de l’agilité mentale : le sujet se trouve recentrer sur ses projets et ses espoirs.
      Bien entendu ce comportement à adopter (si l’on veut bien) nécessite quelques préalables :
– Reconnaitre les limites de l’autre et  éventuellement sa souffrance.
– Avoir conscience de ses propres limites.
– Savoir parfois se mettre à la place de l’autre.
       Quel est donc ce comportement qu’il est possible d’adopter, de vivre sans limitation où que l’on soit ?
     Ce comportement qui est une condition d’une bonne santé ? de bonheur ? Quelle est donc cette disposition   vivre avec son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues… et même avec les inconnus croisés aux caisses des supermarchés ?

    Cette attitude, ce comportement, cette disposition, c’est le PARDON ! Je suggère que nous essayons de le vivre sans modération, sans dose homéopathique. Je nous invite à le mettre en pratique avec pour seul mode d’emploi la Bonne Nouvelle du Christ : l’ Evangile ! Vous verrez, ça ira mieux. On essaye ?


               Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 20 février 2022

 

 

                           ESPÉRANCE  


      L’actualité  de cette semaine oriente notre regard vers un nouveau procès, celui des assassins du père Hamel. Je lisais attentivement un édito de la journaliste I. de Gaulmyn. J’en reprends ici quelques extraits :
       “Le jeune Adel Kermiche a voulu provoquer en tuant le vieux prêtre : que tout le pays s’embrase. Sauf que la ‘petite’ église se révéla  être plus solide qu’il n’y semblait, soutenue par une institution catholique capable de tenir un propos apaisant. Que l’opinion publique a reconnu dans ce vieux prêtre, fils de cheminot, une part d’elle-même. Que le maire communiste fut au côté de l’évêque. Que le président socialiste, soucieux de de la cité, n’hésita pas une minute pour signifier que l’assassinat touchait au sacré de la République. Et que les musulmans furent nombreux à manifester leur solidarité aux catholiques qui surent les accueillir“.  
      Bien sûr, il faut que la justice humaine effectue son travail. Pour autant cette relecture d’un si dramatique événement nous fait comprendre que là où la violence extrême tente de créer des divisions entre les  êtres humains, il y a des femmes et des hommes qui continuent de construire des passerelles, des liens de fraternité, dans le respect de leurs différences. Ils savent que haines et rancoeurs conduisent à des impasses ; que la réconciliation et le pardon sont des chemins de vie pour tous.
    Eclairés par cette actualité, nous pouvons comprendre le message de l’évangile de ce dimanche qui, aux yeux de beaucoup, pourrait sembler irréaliste : “Aimez vos ennemis… Souhaitez du bien à ceux qui vous haïssent… Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.  
      Cela devient possible quand nous le voyons réaliser aujourd’hui. C’est porteur d’espérance et d’avenir. En ces temps, reconnaissons-le, plutôt difficiles où les tensions, les oppositions sont vives, même au sein de nos propres familles, cette Bonne Nouvelle de l’ évangile ne peut que nous réjouir et illuminer notre route.


                                                             Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 13 février 2022

 

                HEUREUX EST L’HOMME …

        Le refrain du psaume de ce dimanche donne le ton à la journée de prière de ce  “dimanche de la santé“ . Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur ! Il ne s’agit pas de lier bonheur et maladie, ce qui serait absurde, mais la recherche du Seigneur et de la joie que procure son amour, dans toutes les circonstances de la vie, y compris dans les temps où  la santé  manque ou s’ éloigne. Le Christ n’a pas recherché  la souffrance, mais il a remis sa vie dans les mains du Père. Le bonheur est alors dans la tranquillité de l’esprit, du coeur, et sans doute aussi du corps, quand on s’abandonne ainsi aux mains du Seigneur.  
         “Le bonheur, c’est d’abord savoir se réjouir des petits bonheurs quotidiens, des petites victoires de chaque jour. C’est probablement aussi, déplacer le curseur de ce qui est essentiel et ne l’est pas … et pour nous, les chrétiens, c’est, sans doute, d’avoir fait l’expérience personnelle qu’en Jésus, Dieu vient nous rejoindre et prend place dans nos vies“.  

(Chantal Lavoillotte, dans l’éditorial de la plaquette qui accompagne le thème de cette année : HEUREUX).

                                                     P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 6 février 2022

 

JETEZ VOS FILETS ! SOIS SANS CRAINTE.

       Cette invitation de Jésus nous arrive encore aujourd’hui : Il nous fait   pécheurs d’hommes .Ceci s’adresse à chacun-e de nous ; mais aussi à toute l’Eglise.
       L’Église est fondée par Jésus pour aller proposer l’Evangile à tous les humains : parce que telle est la mission de l’Église dans un monde qui bouge, surprend, réjouit, questionne, désespère certains, le pape François invite tous les chrétiens à se prononcer, dans la démarche synodale, sur ce qu’il est nécessaire de continuer, de rénover, d’inventer, de rêver pour l’Église dont nous sommes les pierres vivantes.
       Dans notre paroisse, comme en tous points du monde, des groupes ont entamé une réflexion qui abondera la contribution venue de tous les continents.
      Chacun de nous, donc, se sent concerné par cette sollicitation. Mais peut-être que nous n’avons pas tous le désir de nous réunir avec d’autres pour y répondre. Alors, voici une proposition pour contribuer même individuellement, comme le suggère également le pape : je prends une feuille de papier ; j’y jette quelques idées et je remets cela à un autre chrétien, un prêtre, qui le portera au  “pot commun“  … pour le 10 mars.
      C’est ainsi que nous pourrons marcher ensemble, être témoins ensemble (c’est cela que signifie le mot  “synode“).
Quelques idées autour de ces questions : qu’est-ce qui me réjouit dans la vie de l’Église (dans ma paroisse) ? Qu’est-ce qu’il me semble important de pouvoir trouver dans l’Église, dans la paroisse ? Qu’est-ce qui m’attriste, me déçoit, dans la vie de l’Église (universelle et locale) ? Comment, à mon avis, l’Église doit-elle, peut-elle vivre, s’organiser, pour continuer à porter l’Evangile, le Christ, au plus grand nombre de nos contemporains ?
       Allez, sois sans crainte ! Écris quelques mots, quelques réflexions. Transmets cela. C’est ainsi que nous écrirons ensemble d’autres pages de l’Histoire de l’Église.
        Comme les poissons dans l’Evangile ont rempli les filets, tout ce que chacun dira remplira le filet du Synode prochain sur l’avenir de la Mission de l’Église à assumer ensemble.

                                                                       José  BOURAU

 
     

 


 

Le billet du 30 janvier 2022

 

         PAR QUELLE ‘’VOIX’’ PEUT-ON  ÊTRE PROPHÈTE CHEZ SOI ?


       Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays affirme Jésus en ce dimanche. Et s’inspirant de cette affirmation, un dicton en est sorti :
         Nul n’est prophète chez soi ! Celui qui vit du Christ, qui vit les vertus et les valeurs chrétiennes ne peut-il pas renverser ce postulat ? N’y a-t-il aucune voix qui puisse permettre au prophète d’ être chez lui présence vivante de Dieu ?
        Ecoutant Saint Paul, il y a une voix qui a le pouvoir d’effrayer la voie qui conduit chez soi pour y  être vaillamment prophète : c’est la voix de l’amour ! Que cette voix s’élève, s’exécute et se chante en nous dans notre milieu de vie dans la déclinaison suivante :
            L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais.  

         Ce passage de l’ Ecriture que nous venons d’entendre, pourrait-il s’accomplir dans l’aujourd’hui de chaque jour de notre vie ?

                                                                  Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 23 janvier 2022

 

         Le 20 janvier 1942 des hommes ont décidé , organisé  et planifié  la mort de plusieurs millions d’autres hommes, femmes et enfants, au seul motif que ces derniers  étaient nés ! Crime contre l’humanité, crime contre Dieu : holocauste, Shoah !
        En lisant un article à ce sujet dans la presse, j’ai tout de suite pensé à l’histoire des quartiers qui forment notre paroisse. N’y trouve-t-on pas la synagogue et le cimetière israélite ? Présence historique de nos frères aînés dans la Foi.
        Rive droite de l’Adour, où l’histoire nous enseigne que depuis des siècles et successivement, juifs, chrétiens et musulmans, émigrés d’Espagne du Portugal ou d’Afrique, Basques et Gascons, ouvriers des forges et agriculteurs maraîchers… ont appris  à vivre ensemble, sans se déchirer. 
        Cette histoire me parle en cette semaine de l’unité . Unité  des chrétiens certes, mais celle-ci ne doit-elle pas faire  école pour une unité  fraternelle des hommes ? Unité à chercher et à construire sans perdre la mémoire et le regard fixé sur le Christ qui appelle tous les Hommes. Nous vivons une période où le virus, tout comme certaines échéances bien françaises, nous pousseraient au  “chacun chez soi“  ou  “chacun pour soi“ . Le Christ nous invite à la rencontre de l’autre, dans sa différence et sa diversité  sociale, culturelle, religieuse. Il n’y a pas de Fraternité  sans altérité. La fraternité  que je reçois et que je construis en fidélité  au Père de tous les hommes, est le seul remède à  la séparation, au radicalisme, à l’intégrisme, au racisme, à la haine,  à la mort de l’humanité.
     Vaste défi, mission prophétique de l’ Eglise, mission quotidienne du chrétien avec l’aide de  l’Esprit du Seigneur  .

                                                 Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 16 janvier 2022

 

      Mon attention a été attirée par un article de presse lu dans un de nos quotidiens et qui a pour titre : « Les personnes vulnérables, une ressource pour demain. » Il faut comprendre cette réflexion dans le contexte présent où nous nous sentons tous fragilisés par la présence de ce fameux virus. Nous sommes cependant invités à une réflexion plus approfondie : « Les vulnérabilités sont omniprésentes à travers la maladie (physique et psychique), le handicap, le vieillissement, la précarité, les addictions, le chômage, l’isolement, etc. … Elles ne sont pas l’exception, mais, à l’évidence, la norme… Contrairement aux idées reçues, perdre la santé, être en situation de handicap, faire l’expérience du chômage, devenir l’aidant d’un proche âgé, etc., ne se réduit pas toujours à une somme d’incapacités… Ces expériences peuvent au contraire être le gisement de nouvelles et fertiles vitalités… Les situations de vulnérabilité, loin d’être des facteurs de déclassement sont une des principales sources des talents de demain… Les personnes qui ont l’expérience de la vulnérabilité sont globalement plus aptes à s’adapter à des changements…, en périodes d’incertitude… La vulnérabilité est à l’origine du lien social (nécessité de s’entraider) comme de l’activité économique… Nous devons apprendre collectivement à l’intégrer et la valoriser… »
      Quand les forces diminuent, quand peu à peu nous prenons davantage conscience de nos vulnérabilités, cette réflexion me semble très importante qui me fait à nouveau prendre conscience de la valeur sacrée de toute personne humaine, quelle que soit sa situation.
      Alors j’écoute ce que nous dit Saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe (12, 4-11), c’est la 2ème lecture de ce dimanche : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien… »
      Dans l’Ehpad comme dans le supermarché, au bureau de poste comme dans la rue, dans la vie associative comme en toute rencontre, voir que chaque personne est porteuse de dons parfois invisibles au premier regard, cela me fait redoubler d’attention et de respect envers tout être humain. Les plus fragiles parmi nous nous aident à regarder nos propres fragilités. Ils sont aussi ce chemin de rencontre vers Celui qui est venu à notre rencontre dans la plus grande des vulnérabilités, celle d’un enfant dans une crèche, celle aussi de celui qui sera rejeté par tous et mis sur une croix.

                                                                                    Abbé Jean

 
     

 

 

Le billet du 09 janvier 2022

L’eau, cette ennemie amie

     Comme le feu, l’eau est la pire et la meilleure des choses. Pas la peine d’épiloguer sur le pire : ouvrons la télé et partout ce sont des catastrophes, attribuées à tort ou à raison au réchauffement climatique, quand ce ne sont pas les migrants qui y périssent, engloutis. Cela se passe aussi dans notre région !
      Mais l’eau est également le plus beau des cadeaux, pour le pèlerin assoiffé, pour la terre en attente de germination, et pour nous les humains qui désirons boire à la source : « Mon âme a soif du Dieu Vivant… ». Aujourd’hui nous célébrons le baptême du Seigneur, qui ouvre au pardon et à l’infini du ciel. L’eau ne nous fera jamais défaut, le don de Dieu non plus. N’ayons pas peur de nous y plonger pour affronter tous les défis, dont celui d’un monde replié sur lui-même, confiné, qui est à lui-même sa propre référence. Ouvrons-nous à cette voix qui traverse le ciel et nous dit, comme à Jésus au jour du baptême , « Tu es mon fils bien-aimé ». L’eau, cette amie, bain d’amour de Dieu pour chacun.

P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 02 janvier 2021

   PAIX ET FRATERNITÉ


     En ces jours d’échange de voeux, que dire de plus que tout ce que nous souhaitons pour ceux qu’on aime, pour nos familles, pour le monde, pour l’Eglise ? Prenons un petit instant pour partager ce que le pape François souhaite et écrit dans son message en cette 55ème journée mondiale de la paix !
     «Aux gouvernants et à ceux qui ont des responsabilités politiques et sociales, aux pasteurs et animateurs des communautés ecclésiales, à tous les hommes et femmes de bonne volonté, je lance, dit François, un appel pour que nous marchions ensemble dans trois voies : le dialogue entre les générations, l’éducation et le travail. Que soient de plus en plus nombreux ceux qui, sans faire de bruit, avec humilité et ténacité, se font, jour après jour, artisans de paix».
      Le dialogue entre générations : «les jeunes ont besoin de l’expérience existentielle, sapientielle et spirituelle des personnes âgées ; les personnes âgées ont besoin du soutien, de l’affection, de la créativité et du dynamisme des jeunes… Dialogue entre les gardiens de la mémoire et ceux qui font avancer l’histoire».
      L’instruction et l’éducation comme moteurs de la paix : « elles rendent la personne plus libre et responsable ; elles sont les fondements d’une société unie, civilisée, capable de créer l’espérance, la richesse et le progrès ». Le pape plaide ici pour « une inversion du rapport entre les investissements publics dans l’éducation (qui ont mondialement diminué) et les fonds destinés aux armements (qui dépassent le niveau enregistré depuis la ‘guerre froide’). Les budgets consacrés à l’éducation ne doivent pas être considérés comme des dépenses, mais comme des investissements».
      Promouvoir et garantir le travail construit la paix : la pandémie a eu des conséquences sur le travail. Il est « la base sur laquelle se construisent la justice et la solidarité, il fait partie du sens de la vie, du développement humain ; mais il faut promouvoir des conditions de travail décentes et dignes, orientées vers le bien commun et la sauvegarde de la création ».
(Le texte intégral du message est facilement accessible par internet : n’hésitons pas !)

 

Gloire à Dieu et Paix sur la terre ! Bonne année en paix, en santé, en fraternité !

 

                                                              José BOURAU

 
     

 

Le billet du 26 décembre 2021

             NOËL : DIEU DANS NOS FAMILLES !

     Depuis la nuit du 24 Décembre, la terre entière a vu et célèbre le Sauveur que Dieu nous donne : Jésus, Prince de la paix, Emmanuel Dieu avec nous qui choisit l’humanité entière comme famille.
     Nous célébrons ce dimanche la fête de la Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph. En quoi la « Sainte Famille » peut-elle être une référence, un modèle pour les familles de notre temps ? Non pas au sens habituel d’une perfection morale des personnes. La sainteté ainsi conçue ne peut pas se manifester en Jésus qui n’est encore qu’un bébé. Mais sa seule présence fait que, dès sa naissance, la famille où il vient de naître est sainte. Dieu seul est Saint ! Mais Il prend chair et sanctifie ceux qui l’accueillent par la foi dans leur vie. 
    La Sainte Famille n’est pas non plus un modèle sociologique. En revanche, si on prend à tour de rôle chacune des trois personnes, toutes les trois ont en commun d’avoir mis en premier l’amour de Dieu avant leurs relations affectives réciproques. En faisant passer l’amour de Dieu en premier, leurs amours humaines cessent d’être possessives. Marie n’appartient pas à Joseph ni Joseph à Marie, ni Jésus à ses parents humains. Tout se passe dans la confiance en l’autre sans pour autant exclure les incompréhensions que l’Évangile ne cache pas.

      Une sainte famille n’est pas une famille sans soucis, ni problèmes, une famille modèle en tout. La sainte famille est une famille normale animée par le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité. En fait toute famille de ce monde, quel que soit son histoire, sa composition ou ses problèmes, peut être une sainte famille si elle met ces trois vertus théologales au coeur de sa vie de famille.

                             Eloi FADONOUGBO

 
     

 

Le billet du 25 décembre 2021

                      VOICI NOËL !

        Voici le temps où celui pour qui « il n’y avait pas de place dans la maison commune » est né, comme une bête, dans une étable, emmailloté de la pauvreté, de l’inquiétude, de l’amour, de la Foi et de l’Espérance de ses parents.
        Voici le temps où Dieu, par sa naissance, nous oblige à ne pas détourner les yeux de la misère du monde.
       Voici la nuit, voici le jour, où Dieu surprend les hommes en s’adressant à eux, humbles bergers.
        Voici la nuit, voici le jour où le monde change.


        Déjà des savants, scientifiques de l’époque se sont mis en route, puisque d’Orient ils ont repéré une nouvelle étoile : quel en est donc la signification ?
        Déjà Zacharie, le prêtre muet de ne pas pouvoir croire en la Parole que Dieu lui adresse, déjà Zacharie a retrouvé la voix et les mots de sa Foi depuis la naissance de son fils Jean.
voici la nuit, voici le jour qui ressemble au nôtre : voici l’aujourd’hui de Noël !

       Ils sont là tous ceux pour qui « il n’y a pas de place » : migrants de nos frontières ou de nos plages, cherchant une place jusqu’à mourir sur une voie ferrée ou dans une mer trop froide.
       Malades dans les couloirs de nos hôpitaux, surchargés de l’inconscience de beaucoup trop.
       Enfants et adolescents désorientés par les conséquences de cette période d’épidémie.
     Victimes, encore trop mal reconnues, d’abus en tout genre.

Ils sont là.
Qui serons-nous? Qui serai-je pour eux ?


        Marie et Joseph : je leur donnerai écoute, respect, espérance et un peu de chaleur. Je leur ouvrirai les bras et le coeur en disant : « tu comptes pour Dieu, tu comptes pour moi. »
         Bergers d’aujourd’hui : j’irai voir… Parce que je ne peux supporter que leur dignité d’enfants de Dieu soit bafouée. J’irai leur dire que je suis là.
        Savant, chercheur, homme ou femme de bonne volonté : je chercherai à comprendre le sens de toutes ces pauvretés, de cette pandémie, et je m’engagerai à les effacer de notre terre, guidé par l’Étoile de l’Espérance et de la conscience.
        Zacharie: je laisserai agir la Parole en moi, pour dire aux gens de ce temps ce que signifie l’incroyable présence fidèle de Dieu au milieu de nous.
      Qui serai-je en ce Noël ? Qui serons-nous ? Fasse l’Esprit Saint que nous ne soyons pas les gentils santons de nos crèches : si jolis, si pittoresques, mais immobiles parce que, « de terre » et sans vie.


                             Jean-Marc APHAULE-diacre-     

 
     

 

Le billet du 19 décembre 2021

LA JOIE VÉRITABLE


     Deux femmes se rencontrent et, comme on le dit bien souvent, elles papotent. Pourtant, en lisant l’évangile de ce dimanche (Luc 1, 39-45) je suis étonné car il s’agit de tout autre chose que des commérages. Je remarque que ce récit est imprégné de joie. Cette joie n’a rien de superficiel, c’est une joie tout intérieure qui se dit dans les attitudes et les paroles de ces deux futures mamans. Cette joie profonde est porteuse de vie et nous devinons ce qui va naître de cette joie partagée. La joie intérieure, la véritable joie engendre la vie, donne la vie.
     Autour de nous le monde peut nous paraître bien triste, les réalités dont nous sommes témoins nous mettent face à de multiples drames qui nous laissent impuissants. Proches de nous des personnes vivent sans espoir, certaines ne veulent plus vivre. Nous nous heurtons à la cruelle réalité que l’on ne peut vouloir vivre à la place d’un autre.
     Pourtant la joie qui nous anime, cette joie intérieure semblable à celle de Marie et d’Elisabeth, c’est la joie même que Dieu nous donne qui aura le sourire et les larmes d’un enfant perdu dans la nuit de Bethléem. Cette joie nous met en route, comme Marie ; elle nous pousse à la rencontre, au partage, comme nous le faisons si bien dans les multiples associations où nous sommes présents ; elle nous fait rêver à une Eglise à renouveler et transformer comme nous le faisons déjà dans notre réflexion sur le Synode.
     « La joie de Dieu en nous est probablement le plus grand et le plus précieux cadeau que nous puissions offrir à nos proches comme à celles et ceux que nous rencontrerons en ce temps de Noël.»
                                                         

Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 12 décembre 2021

               SUR LES PAS DE SAINT PAUL…

      Le pape a effectué la semaine dernière un pèlerinage en Grèce, pas exactement sur les traces de Paul, mais dans les îles qui voient arriver tant et tant de migrants, logés dans des camps de fortune, trop nombreux pour que les populations locales, souvent accueillantes puissent satisfaire aux devoirs de l’hospitalité. Le pape a essayé de réveiller la vieille Europe qui lui parait endormie, montrant l’exemple en prenant avec lui quelques familles à la recherche d’un nouveau lieu de vie et de paix, quelles que soient l’origine, politique ou religieuse, de ces familles.
      Durant notre pèlerinage en Grèce mais non dans les îles, sur les pas de Saint Paul, nous avons rencontré un père jésuite qui avec son association essaie de faciliter l’accueil, les démarches des familles, la scolarisation des enfants. Nous avons pu voir ensemble un film en juin dernier ici-même à Sainte Croix, donnant à voir tout ce qui se fait dans cette association avec les migrants eux mêmes et non pas à leur place.
      Au temps de Saint Paul, les migrations et les exils existaient déjà. Nous connaissons deux prénoms d’un couple, Priscille et Aquilas, expulsés comme tant d’autres de Rome, et que Paul a accueillis à Ephèse, en Turquie actuelle. Pas facile à mettre en oeuvre, le devoir d’hospitalité s’impose, déjà à notre niveau, et puis au niveau des états. « La foi agit par l’Amour » affirme Saint Paul dans la lettre aux Galates (5,6).

                                                    P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 5 décembre 2021

               OSONS RÊVER L’AVENIR !
    PRENDRE SOIN DES HOMMES ET DE LA TERRE

         Pour ce 2ème dimanche de l’Avent, j’emprunte volontiers ce titre de la rencontre des « Semaines sociales de France », ces 3 jours de réflexion organisés par des chrétiens qui cherchent à contribuer au ‘bien commun’ en s’appuyant sur la pensée sociale de l’Eglise.
        Comment, en effet, ne pas relier ce slogan au cri du prophète Isaïe cité dans l’évangile de ce dimanche :
     ‘Préparez les chemins du Seigneur… tout ravin sera comblé, les passages tortueux deviendront droits et tout être vivant
verra le salut de Dieu’.
       Celui qui vient, dont nous célèbrerons bientôt la naissance, plante dans notre monde les germes du Royaume de Dieu. Il s’agit de discerner ces signes de sa présence et de son action pour participer à l’éclosion d’un « monde nouveau et d’une terre nouvelle ».
      « Est-il décent de rêver l’avenir, demande le pape François aux participants des Semaines sociales ? Oui, dit-il ! A condition de voir le présent, de se laisser toucher par lui et de ne pas nous résigner… » Et d’ajouter : «Il est urgent de penser un avenir qui donne envie, qui fasse vivre l’espérance. Comme
chrétiens, c’est cette si belle vertu de l’espérance que nous pouvons apporter au monde en ces temps déterminants pour la suite».
        Dom H. Camara, celui qui fut l’évêque des pauvres au Brésil, disait : « Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve. Mais lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est le début d’une nouvelle réalité ».
       Qu’il s’agisse de l’avenir du monde ou de l’avenir de l’Eglise, il appartient à tous de commencer par l’imaginer et d’y participer à la mesure dont chacun le peut et le veut.
       Pour ce qui est de l’Eglise, une opportunité nous est proposée, celle de la contribution à la démarche synodale que nous venons d’ouvrir dans notre paroisse. A nous la parole !

                                                                     José BOURAU

 
     

 

Le billet du 28 novembre 2021

               AVENT POUR QUEL AVENIR ?

 

                 En ce dimanche, commence un nouveau temps liturgique qui ouvre une nouvelle année liturgique dans le cycle :
          le temps de l’Avent de l’année liturgique C de l’Eglise.
               Venant du latin ‘’Adventus’’ qui signifie ‘’Attente’’, avec l’Avent, nous célébrons l’avènement du Seigneur Jésus-Christ. C’est un temps liturgique qui a pour but de nous faire lever les yeux vers l’avenir, dans l’attente du retour glorieux du Christ. L’Espérance. Nous nous préparons ainsi à commémorer dans une foi plus vive la venue du Christ parmi les hommes (incarnation), lors de sa naissance à Bethléem : Noël, et le rappel constant de sa venue à la fin des temps.
               En effet, c’est une période d’environ quatre semaines divisée en deux parties. La première partie de l’Avent va du premier dimanche au 16 décembre et célèbre spécialement le second avènement du Christ ; les textes liturgiques mettront essentiellement l’accent sur la fin des temps. La seconde partie de l’Avent va du 17 au 24 décembre, les huit derniers jours qui sont plus directement ordonnés à la préparation à Noël. Pour bien vivre ce temps privilégié et pour mieux nous préparer à accueillir la venue du Sauveur, cinq principales grandes figures bibliques nous y aideront : prophète Jérémie, prophète Isaïe, prophète Jean-Baptiste, précurseur du Christ, Saint Joseph, époux de Marie et
Sainte Vierge Marie, Mère du Christ. Nous aurons à les écouter attentivement ou à les prendre comme modèles de foi et d’obéissance à Dieu.
            Au total, dans un élan d’un ‘’Nous toujours plus grand’’, avec une marche synodale à divers niveaux et dans l’adaptation priante au nouveau missel  romain, ce temps privilégié de l’Avent nous appelle et nous invite à construire la crèche dans laquelle Jésus va naître. Cette crèche, la vraie, c’est le coeur de chacun de nous, c’est notre conscience, c’est notre vie, notre petite famille. Efforçons-nous alors de faire de nos petites vies, de nos maisons, de nos familles, de nos communautés chrétiennes la crèche vivante du Seigneur à Noël. Fructueux temps de l’Avent à tous et à chacun.

                                                    Eloi FADONOUGBO

 
     

 

Le billet du 21 novembre 2021

   RETOUR DE LOURDES


        L’assemblée des évêques à Lourdes du 2 au 8 novembre derniers : on en a beaucoup parlé, des décisions ont été prises… Avec une centaine d’autres personnes de tout horizon de l’Eglise et de tout âge, j’étais invité les 5 et 6 afin de travailler les suites à donner aux recommandations de la CIASE.     
        Expérience intéressante et synodale : je vous en parle encore ? J’y allais avec prudence, Espérance et détermination, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. J’y ai rencontré des évêques à l’écoute, des pasteurs peinés, inquiets, sidérés par l’horreur, décidés à ce que rien ne soit « comme avant ». J’ai rencontré des jeunes et moins jeunes, des laïcs et religieux concernés par leur Eglise, décidés à l’aider, à accompagner leurs Evêques. Des personnes si différentes, résolues à mettre leurs compétences personnelles, ecclésiales, professionnelles, si différentes et tellement nombreuses au service de la réparation de l’Eglise (cf la vie de Saint-François d’Assise).
              Nous avons réfléchi, échangé et proposé dans un esprit de Foi, de Service, d’espoir et d’Espérance pour faire de l’Eglise une maison sûre, libérée de tout abus. Nous avons été écoutés, véritablement écoutés. Quelques évêques m’ont confié que notre présence et nos paroles les avaient rassurés, qu’ils se sentaient « accompagnés ». La suite ne nous appartenait pas, elle était à nos Evêques ; nous savons les décisions qu’ils ont prises le 8 novembre, elles engagent chaque diocèse. Il est désormais de notre devoir d’exercer une « vigilance d’Evangile ».
             Notre Eglise est en marche « dans » et « vers » la Vérité. Église de fidélité au Christ qui nous dit en ce jour : « je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la Vérité… »

                                          Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 

Le billet du 14 novembre 2021

14 novembre 2021

 5e JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES.

          Les informations de ces derniers jours ont fait beaucoup de place à l’actualité de l’Église de France, avec la rencontre des évêques réunis à Lourdes, les décisions prises pour un véritable changement à vivre, une conversion radicale à tous les niveaux. Notre attention a été moins attirée par la présence de nombreux pauvres et de leurs associations tout au long de cette semaine, présents au milieu des évêques, les rendant témoins de leurs espérances et aussi de leurs souffrances, de leurs attentes ; priant avec eux, avec leurs mots à eux.
          En célébrant cette 5e Journée Mondiale des Pauvres, nous relisons ce message du Pape François prononcé pour cette occasion :
       « Les pauvres ne sont pas des personnes « extérieures » à la communauté, mais des frères et des soeurs avec qui partager la souffrance, pour soulager leur malaise et leur marginalisation, pour qu’on leur rende leur dignité perdue et qu’on leur assure l’inclusion sociale nécessaire.
          Par ailleurs, on sait qu’un geste de bienfaisance présuppose un bienfaiteur et quelqu’un qui en bénéficie, tandis que le partage engendre la fraternité. L’aumône est occasionnelle ; tandis que le partage est durable. La première risque de gratifier celui qui l’a fait et d’humilier celui qui la reçoit. La seconde renforce la solidarité et pose les conditions nécessaires pour parvenir à la justice. Bref, les croyants, lorsqu’ils veulent voir Jésus en personne et le toucher de leurs mains, savent vers qui se tourner : les pauvres sont un sacrement du Christ, ils représentent sa personne et nous renvoient à lui. »
        Même plus la peine d’aller jusqu’à l’Eglise, tous les jours, pour rencontrer le Christ, le toucher de mes mains… ! Il est là à ma porte, dans mon quartier, au pied de mon immeuble…

     « Le Fils de l’homme est proche, à votre porte. » C’est l’évangile de ce dimanche (Marc 13, 24-32) Pourquoi chercher ailleurs celui qui est si proche de nous ?

                                                                    Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 7 novembre 2021

                        EN ROUTE ENSEMBLE !

          On pourrait traduire ainsi le mot SYNODE que le pape François veut pour l’Église universelle durant les deux ans à venir. Un document avec dix pistes de réflexion nous est parvenu, ou se trouve disponible sur internet. Nous entrerons dans le détail bientôt.
        Notre évêque invite paroisses et mouvements à participer à une journée de lancement le samedi 13 novembre prochain. Que souhaite le pape ? Donner une chance à la Bonne Nouvelle de se frayer un chemin dans notre monde marqué par de graves interrogations, autour de la clameur de la Terre et de la clameur des pauvres, mais aussi à partir des cris de tous ceux qui n’ont pas trouvé dans l’église une « maison sûre ».
        Or nous sommes porteurs d’un trésor, porté il est vrai dans des vases fragiles, comme aime à le dire Saint Paul. Alors malgré toutes nos limites et nos interrogations, libérons la parole pour imaginer une Église qui laisse percer les germes de la foi, et ceux de la vie du ressuscité !
         L’Église s’est renouvelée durant les 2000 ans de son existence, laissons l’Esprit Saint nous aider à la renouveler, à l’image de Saint François qui a entendu l’invitation : « relève mon église » . Non l’église de pierres mais l’Église , Corps du Christ !

                                                          P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 31 octobre 2021

TU AIMERAS…


     « Tout est lié », nous dit l’encyclique « Laudato si’ » : la vie de l’humanité, principalement des plus pauvres et celle de l’ensemble de la Création sont intimement liées.
      « Nous reconnaissons les signes de l’harmonie divine présente dans le monde naturel : aucune créature ne se suffit à elle-même ; chacune n’existe que dans la dépendance des autres, pour se compléter mutuellement, au service l’une de l’autre ». Avec ces mots, le pape François appelle au respect de la Création et, en elle, de l’être humain. C’est l’enjeu de son engagement, en même temps que celui des croyants, chrétiens et membres d’autres religions, en faveur de l’avenir de notre « maison commune » qu’est la Création.

     Ceci nous est rappelé au moment où va se dérouler du 31 octobre au 12 novembre la COP 26 à Glasgow (Ecosse). Cette Conférence qui réunit des responsables d’un grand nombre de pays du monde et des scientifiques a pour objectif de faire le point sur les décisions prises en 2015 à Paris, lors de la COP 21. Force est de constater que les changements de modes de vie qui y ont été ratifiés sont bien lents, notamment à cause du poids de l’économie face aux enjeux humains.
     Pour la réussite de cette Conférence, le Conseil des Eglise Chrétiennes en France recommande à ses communautés de prier pour soutenir spirituellement l’engagement des personnes « de bonne volonté » et d’interpeller les décideurs nationaux et locaux.
« Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même », ce commandement (ce défi) rappelé par l’évangile de ce dimanche, n’est-ce pas, également, respecter et veiller sur « la maison commune » au coeur de laquelle l’homme (toi, moi, nous) joue son avenir ?
                                                             

José BOURAU