Le billet du 16 janvier 2022

 

      Mon attention a été attirée par un article de presse lu dans un de nos quotidiens et qui a pour titre : « Les personnes vulnérables, une ressource pour demain. » Il faut comprendre cette réflexion dans le contexte présent où nous nous sentons tous fragilisés par la présence de ce fameux virus. Nous sommes cependant invités à une réflexion plus approfondie : « Les vulnérabilités sont omniprésentes à travers la maladie (physique et psychique), le handicap, le vieillissement, la précarité, les addictions, le chômage, l’isolement, etc. … Elles ne sont pas l’exception, mais, à l’évidence, la norme… Contrairement aux idées reçues, perdre la santé, être en situation de handicap, faire l’expérience du chômage, devenir l’aidant d’un proche âgé, etc., ne se réduit pas toujours à une somme d’incapacités… Ces expériences peuvent au contraire être le gisement de nouvelles et fertiles vitalités… Les situations de vulnérabilité, loin d’être des facteurs de déclassement sont une des principales sources des talents de demain… Les personnes qui ont l’expérience de la vulnérabilité sont globalement plus aptes à s’adapter à des changements…, en périodes d’incertitude… La vulnérabilité est à l’origine du lien social (nécessité de s’entraider) comme de l’activité économique… Nous devons apprendre collectivement à l’intégrer et la valoriser… »
      Quand les forces diminuent, quand peu à peu nous prenons davantage conscience de nos vulnérabilités, cette réflexion me semble très importante qui me fait à nouveau prendre conscience de la valeur sacrée de toute personne humaine, quelle que soit sa situation.
      Alors j’écoute ce que nous dit Saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe (12, 4-11), c’est la 2ème lecture de ce dimanche : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien… »
      Dans l’Ehpad comme dans le supermarché, au bureau de poste comme dans la rue, dans la vie associative comme en toute rencontre, voir que chaque personne est porteuse de dons parfois invisibles au premier regard, cela me fait redoubler d’attention et de respect envers tout être humain. Les plus fragiles parmi nous nous aident à regarder nos propres fragilités. Ils sont aussi ce chemin de rencontre vers Celui qui est venu à notre rencontre dans la plus grande des vulnérabilités, celle d’un enfant dans une crèche, celle aussi de celui qui sera rejeté par tous et mis sur une croix.

                                                                                    Abbé Jean

 
     

 

 

Le billet du 09 janvier 2022

L’eau, cette ennemie amie

     Comme le feu, l’eau est la pire et la meilleure des choses. Pas la peine d’épiloguer sur le pire : ouvrons la télé et partout ce sont des catastrophes, attribuées à tort ou à raison au réchauffement climatique, quand ce ne sont pas les migrants qui y périssent, engloutis. Cela se passe aussi dans notre région !
      Mais l’eau est également le plus beau des cadeaux, pour le pèlerin assoiffé, pour la terre en attente de germination, et pour nous les humains qui désirons boire à la source : « Mon âme a soif du Dieu Vivant… ». Aujourd’hui nous célébrons le baptême du Seigneur, qui ouvre au pardon et à l’infini du ciel. L’eau ne nous fera jamais défaut, le don de Dieu non plus. N’ayons pas peur de nous y plonger pour affronter tous les défis, dont celui d’un monde replié sur lui-même, confiné, qui est à lui-même sa propre référence. Ouvrons-nous à cette voix qui traverse le ciel et nous dit, comme à Jésus au jour du baptême , « Tu es mon fils bien-aimé ». L’eau, cette amie, bain d’amour de Dieu pour chacun.

P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 02 janvier 2021

   PAIX ET FRATERNITÉ


     En ces jours d’échange de voeux, que dire de plus que tout ce que nous souhaitons pour ceux qu’on aime, pour nos familles, pour le monde, pour l’Eglise ? Prenons un petit instant pour partager ce que le pape François souhaite et écrit dans son message en cette 55ème journée mondiale de la paix !
     «Aux gouvernants et à ceux qui ont des responsabilités politiques et sociales, aux pasteurs et animateurs des communautés ecclésiales, à tous les hommes et femmes de bonne volonté, je lance, dit François, un appel pour que nous marchions ensemble dans trois voies : le dialogue entre les générations, l’éducation et le travail. Que soient de plus en plus nombreux ceux qui, sans faire de bruit, avec humilité et ténacité, se font, jour après jour, artisans de paix».
      Le dialogue entre générations : «les jeunes ont besoin de l’expérience existentielle, sapientielle et spirituelle des personnes âgées ; les personnes âgées ont besoin du soutien, de l’affection, de la créativité et du dynamisme des jeunes… Dialogue entre les gardiens de la mémoire et ceux qui font avancer l’histoire».
      L’instruction et l’éducation comme moteurs de la paix : « elles rendent la personne plus libre et responsable ; elles sont les fondements d’une société unie, civilisée, capable de créer l’espérance, la richesse et le progrès ». Le pape plaide ici pour « une inversion du rapport entre les investissements publics dans l’éducation (qui ont mondialement diminué) et les fonds destinés aux armements (qui dépassent le niveau enregistré depuis la ‘guerre froide’). Les budgets consacrés à l’éducation ne doivent pas être considérés comme des dépenses, mais comme des investissements».
      Promouvoir et garantir le travail construit la paix : la pandémie a eu des conséquences sur le travail. Il est « la base sur laquelle se construisent la justice et la solidarité, il fait partie du sens de la vie, du développement humain ; mais il faut promouvoir des conditions de travail décentes et dignes, orientées vers le bien commun et la sauvegarde de la création ».
(Le texte intégral du message est facilement accessible par internet : n’hésitons pas !)

 

Gloire à Dieu et Paix sur la terre ! Bonne année en paix, en santé, en fraternité !

 

                                                              José BOURAU

 
     

 

Le billet du 26 décembre 2021

             NOËL : DIEU DANS NOS FAMILLES !

     Depuis la nuit du 24 Décembre, la terre entière a vu et célèbre le Sauveur que Dieu nous donne : Jésus, Prince de la paix, Emmanuel Dieu avec nous qui choisit l’humanité entière comme famille.
     Nous célébrons ce dimanche la fête de la Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph. En quoi la « Sainte Famille » peut-elle être une référence, un modèle pour les familles de notre temps ? Non pas au sens habituel d’une perfection morale des personnes. La sainteté ainsi conçue ne peut pas se manifester en Jésus qui n’est encore qu’un bébé. Mais sa seule présence fait que, dès sa naissance, la famille où il vient de naître est sainte. Dieu seul est Saint ! Mais Il prend chair et sanctifie ceux qui l’accueillent par la foi dans leur vie. 
    La Sainte Famille n’est pas non plus un modèle sociologique. En revanche, si on prend à tour de rôle chacune des trois personnes, toutes les trois ont en commun d’avoir mis en premier l’amour de Dieu avant leurs relations affectives réciproques. En faisant passer l’amour de Dieu en premier, leurs amours humaines cessent d’être possessives. Marie n’appartient pas à Joseph ni Joseph à Marie, ni Jésus à ses parents humains. Tout se passe dans la confiance en l’autre sans pour autant exclure les incompréhensions que l’Évangile ne cache pas.

      Une sainte famille n’est pas une famille sans soucis, ni problèmes, une famille modèle en tout. La sainte famille est une famille normale animée par le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité. En fait toute famille de ce monde, quel que soit son histoire, sa composition ou ses problèmes, peut être une sainte famille si elle met ces trois vertus théologales au coeur de sa vie de famille.

                             Eloi FADONOUGBO

 
     

 

Le billet du 25 décembre 2021

                      VOICI NOËL !

        Voici le temps où celui pour qui « il n’y avait pas de place dans la maison commune » est né, comme une bête, dans une étable, emmailloté de la pauvreté, de l’inquiétude, de l’amour, de la Foi et de l’Espérance de ses parents.
        Voici le temps où Dieu, par sa naissance, nous oblige à ne pas détourner les yeux de la misère du monde.
       Voici la nuit, voici le jour, où Dieu surprend les hommes en s’adressant à eux, humbles bergers.
        Voici la nuit, voici le jour où le monde change.


        Déjà des savants, scientifiques de l’époque se sont mis en route, puisque d’Orient ils ont repéré une nouvelle étoile : quel en est donc la signification ?
        Déjà Zacharie, le prêtre muet de ne pas pouvoir croire en la Parole que Dieu lui adresse, déjà Zacharie a retrouvé la voix et les mots de sa Foi depuis la naissance de son fils Jean.
voici la nuit, voici le jour qui ressemble au nôtre : voici l’aujourd’hui de Noël !

       Ils sont là tous ceux pour qui « il n’y a pas de place » : migrants de nos frontières ou de nos plages, cherchant une place jusqu’à mourir sur une voie ferrée ou dans une mer trop froide.
       Malades dans les couloirs de nos hôpitaux, surchargés de l’inconscience de beaucoup trop.
       Enfants et adolescents désorientés par les conséquences de cette période d’épidémie.
     Victimes, encore trop mal reconnues, d’abus en tout genre.

Ils sont là.
Qui serons-nous? Qui serai-je pour eux ?


        Marie et Joseph : je leur donnerai écoute, respect, espérance et un peu de chaleur. Je leur ouvrirai les bras et le coeur en disant : « tu comptes pour Dieu, tu comptes pour moi. »
         Bergers d’aujourd’hui : j’irai voir… Parce que je ne peux supporter que leur dignité d’enfants de Dieu soit bafouée. J’irai leur dire que je suis là.
        Savant, chercheur, homme ou femme de bonne volonté : je chercherai à comprendre le sens de toutes ces pauvretés, de cette pandémie, et je m’engagerai à les effacer de notre terre, guidé par l’Étoile de l’Espérance et de la conscience.
        Zacharie: je laisserai agir la Parole en moi, pour dire aux gens de ce temps ce que signifie l’incroyable présence fidèle de Dieu au milieu de nous.
      Qui serai-je en ce Noël ? Qui serons-nous ? Fasse l’Esprit Saint que nous ne soyons pas les gentils santons de nos crèches : si jolis, si pittoresques, mais immobiles parce que, « de terre » et sans vie.


                             Jean-Marc APHAULE-diacre-     

 
     

 

Le billet du 19 décembre 2021

LA JOIE VÉRITABLE


     Deux femmes se rencontrent et, comme on le dit bien souvent, elles papotent. Pourtant, en lisant l’évangile de ce dimanche (Luc 1, 39-45) je suis étonné car il s’agit de tout autre chose que des commérages. Je remarque que ce récit est imprégné de joie. Cette joie n’a rien de superficiel, c’est une joie tout intérieure qui se dit dans les attitudes et les paroles de ces deux futures mamans. Cette joie profonde est porteuse de vie et nous devinons ce qui va naître de cette joie partagée. La joie intérieure, la véritable joie engendre la vie, donne la vie.
     Autour de nous le monde peut nous paraître bien triste, les réalités dont nous sommes témoins nous mettent face à de multiples drames qui nous laissent impuissants. Proches de nous des personnes vivent sans espoir, certaines ne veulent plus vivre. Nous nous heurtons à la cruelle réalité que l’on ne peut vouloir vivre à la place d’un autre.
     Pourtant la joie qui nous anime, cette joie intérieure semblable à celle de Marie et d’Elisabeth, c’est la joie même que Dieu nous donne qui aura le sourire et les larmes d’un enfant perdu dans la nuit de Bethléem. Cette joie nous met en route, comme Marie ; elle nous pousse à la rencontre, au partage, comme nous le faisons si bien dans les multiples associations où nous sommes présents ; elle nous fait rêver à une Eglise à renouveler et transformer comme nous le faisons déjà dans notre réflexion sur le Synode.
     « La joie de Dieu en nous est probablement le plus grand et le plus précieux cadeau que nous puissions offrir à nos proches comme à celles et ceux que nous rencontrerons en ce temps de Noël.»
                                                         

Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 12 décembre 2021

               SUR LES PAS DE SAINT PAUL…

      Le pape a effectué la semaine dernière un pèlerinage en Grèce, pas exactement sur les traces de Paul, mais dans les îles qui voient arriver tant et tant de migrants, logés dans des camps de fortune, trop nombreux pour que les populations locales, souvent accueillantes puissent satisfaire aux devoirs de l’hospitalité. Le pape a essayé de réveiller la vieille Europe qui lui parait endormie, montrant l’exemple en prenant avec lui quelques familles à la recherche d’un nouveau lieu de vie et de paix, quelles que soient l’origine, politique ou religieuse, de ces familles.
      Durant notre pèlerinage en Grèce mais non dans les îles, sur les pas de Saint Paul, nous avons rencontré un père jésuite qui avec son association essaie de faciliter l’accueil, les démarches des familles, la scolarisation des enfants. Nous avons pu voir ensemble un film en juin dernier ici-même à Sainte Croix, donnant à voir tout ce qui se fait dans cette association avec les migrants eux mêmes et non pas à leur place.
      Au temps de Saint Paul, les migrations et les exils existaient déjà. Nous connaissons deux prénoms d’un couple, Priscille et Aquilas, expulsés comme tant d’autres de Rome, et que Paul a accueillis à Ephèse, en Turquie actuelle. Pas facile à mettre en oeuvre, le devoir d’hospitalité s’impose, déjà à notre niveau, et puis au niveau des états. « La foi agit par l’Amour » affirme Saint Paul dans la lettre aux Galates (5,6).

                                                    P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 5 décembre 2021

               OSONS RÊVER L’AVENIR !
    PRENDRE SOIN DES HOMMES ET DE LA TERRE

         Pour ce 2ème dimanche de l’Avent, j’emprunte volontiers ce titre de la rencontre des « Semaines sociales de France », ces 3 jours de réflexion organisés par des chrétiens qui cherchent à contribuer au ‘bien commun’ en s’appuyant sur la pensée sociale de l’Eglise.
        Comment, en effet, ne pas relier ce slogan au cri du prophète Isaïe cité dans l’évangile de ce dimanche :
     ‘Préparez les chemins du Seigneur… tout ravin sera comblé, les passages tortueux deviendront droits et tout être vivant
verra le salut de Dieu’.
       Celui qui vient, dont nous célèbrerons bientôt la naissance, plante dans notre monde les germes du Royaume de Dieu. Il s’agit de discerner ces signes de sa présence et de son action pour participer à l’éclosion d’un « monde nouveau et d’une terre nouvelle ».
      « Est-il décent de rêver l’avenir, demande le pape François aux participants des Semaines sociales ? Oui, dit-il ! A condition de voir le présent, de se laisser toucher par lui et de ne pas nous résigner… » Et d’ajouter : «Il est urgent de penser un avenir qui donne envie, qui fasse vivre l’espérance. Comme
chrétiens, c’est cette si belle vertu de l’espérance que nous pouvons apporter au monde en ces temps déterminants pour la suite».
        Dom H. Camara, celui qui fut l’évêque des pauvres au Brésil, disait : « Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve. Mais lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est le début d’une nouvelle réalité ».
       Qu’il s’agisse de l’avenir du monde ou de l’avenir de l’Eglise, il appartient à tous de commencer par l’imaginer et d’y participer à la mesure dont chacun le peut et le veut.
       Pour ce qui est de l’Eglise, une opportunité nous est proposée, celle de la contribution à la démarche synodale que nous venons d’ouvrir dans notre paroisse. A nous la parole !

                                                                     José BOURAU

 
     

 

Le billet du 28 novembre 2021

               AVENT POUR QUEL AVENIR ?

 

                 En ce dimanche, commence un nouveau temps liturgique qui ouvre une nouvelle année liturgique dans le cycle :
          le temps de l’Avent de l’année liturgique C de l’Eglise.
               Venant du latin ‘’Adventus’’ qui signifie ‘’Attente’’, avec l’Avent, nous célébrons l’avènement du Seigneur Jésus-Christ. C’est un temps liturgique qui a pour but de nous faire lever les yeux vers l’avenir, dans l’attente du retour glorieux du Christ. L’Espérance. Nous nous préparons ainsi à commémorer dans une foi plus vive la venue du Christ parmi les hommes (incarnation), lors de sa naissance à Bethléem : Noël, et le rappel constant de sa venue à la fin des temps.
               En effet, c’est une période d’environ quatre semaines divisée en deux parties. La première partie de l’Avent va du premier dimanche au 16 décembre et célèbre spécialement le second avènement du Christ ; les textes liturgiques mettront essentiellement l’accent sur la fin des temps. La seconde partie de l’Avent va du 17 au 24 décembre, les huit derniers jours qui sont plus directement ordonnés à la préparation à Noël. Pour bien vivre ce temps privilégié et pour mieux nous préparer à accueillir la venue du Sauveur, cinq principales grandes figures bibliques nous y aideront : prophète Jérémie, prophète Isaïe, prophète Jean-Baptiste, précurseur du Christ, Saint Joseph, époux de Marie et
Sainte Vierge Marie, Mère du Christ. Nous aurons à les écouter attentivement ou à les prendre comme modèles de foi et d’obéissance à Dieu.
            Au total, dans un élan d’un ‘’Nous toujours plus grand’’, avec une marche synodale à divers niveaux et dans l’adaptation priante au nouveau missel  romain, ce temps privilégié de l’Avent nous appelle et nous invite à construire la crèche dans laquelle Jésus va naître. Cette crèche, la vraie, c’est le coeur de chacun de nous, c’est notre conscience, c’est notre vie, notre petite famille. Efforçons-nous alors de faire de nos petites vies, de nos maisons, de nos familles, de nos communautés chrétiennes la crèche vivante du Seigneur à Noël. Fructueux temps de l’Avent à tous et à chacun.

                                                    Eloi FADONOUGBO

 
     

 

Le billet du 21 novembre 2021

   RETOUR DE LOURDES


        L’assemblée des évêques à Lourdes du 2 au 8 novembre derniers : on en a beaucoup parlé, des décisions ont été prises… Avec une centaine d’autres personnes de tout horizon de l’Eglise et de tout âge, j’étais invité les 5 et 6 afin de travailler les suites à donner aux recommandations de la CIASE.     
        Expérience intéressante et synodale : je vous en parle encore ? J’y allais avec prudence, Espérance et détermination, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. J’y ai rencontré des évêques à l’écoute, des pasteurs peinés, inquiets, sidérés par l’horreur, décidés à ce que rien ne soit « comme avant ». J’ai rencontré des jeunes et moins jeunes, des laïcs et religieux concernés par leur Eglise, décidés à l’aider, à accompagner leurs Evêques. Des personnes si différentes, résolues à mettre leurs compétences personnelles, ecclésiales, professionnelles, si différentes et tellement nombreuses au service de la réparation de l’Eglise (cf la vie de Saint-François d’Assise).
              Nous avons réfléchi, échangé et proposé dans un esprit de Foi, de Service, d’espoir et d’Espérance pour faire de l’Eglise une maison sûre, libérée de tout abus. Nous avons été écoutés, véritablement écoutés. Quelques évêques m’ont confié que notre présence et nos paroles les avaient rassurés, qu’ils se sentaient « accompagnés ». La suite ne nous appartenait pas, elle était à nos Evêques ; nous savons les décisions qu’ils ont prises le 8 novembre, elles engagent chaque diocèse. Il est désormais de notre devoir d’exercer une « vigilance d’Evangile ».
             Notre Eglise est en marche « dans » et « vers » la Vérité. Église de fidélité au Christ qui nous dit en ce jour : « je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la Vérité… »

                                          Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 

Le billet du 14 novembre 2021

14 novembre 2021

 5e JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES.

          Les informations de ces derniers jours ont fait beaucoup de place à l’actualité de l’Église de France, avec la rencontre des évêques réunis à Lourdes, les décisions prises pour un véritable changement à vivre, une conversion radicale à tous les niveaux. Notre attention a été moins attirée par la présence de nombreux pauvres et de leurs associations tout au long de cette semaine, présents au milieu des évêques, les rendant témoins de leurs espérances et aussi de leurs souffrances, de leurs attentes ; priant avec eux, avec leurs mots à eux.
          En célébrant cette 5e Journée Mondiale des Pauvres, nous relisons ce message du Pape François prononcé pour cette occasion :
       « Les pauvres ne sont pas des personnes « extérieures » à la communauté, mais des frères et des soeurs avec qui partager la souffrance, pour soulager leur malaise et leur marginalisation, pour qu’on leur rende leur dignité perdue et qu’on leur assure l’inclusion sociale nécessaire.
          Par ailleurs, on sait qu’un geste de bienfaisance présuppose un bienfaiteur et quelqu’un qui en bénéficie, tandis que le partage engendre la fraternité. L’aumône est occasionnelle ; tandis que le partage est durable. La première risque de gratifier celui qui l’a fait et d’humilier celui qui la reçoit. La seconde renforce la solidarité et pose les conditions nécessaires pour parvenir à la justice. Bref, les croyants, lorsqu’ils veulent voir Jésus en personne et le toucher de leurs mains, savent vers qui se tourner : les pauvres sont un sacrement du Christ, ils représentent sa personne et nous renvoient à lui. »
        Même plus la peine d’aller jusqu’à l’Eglise, tous les jours, pour rencontrer le Christ, le toucher de mes mains… ! Il est là à ma porte, dans mon quartier, au pied de mon immeuble…

     « Le Fils de l’homme est proche, à votre porte. » C’est l’évangile de ce dimanche (Marc 13, 24-32) Pourquoi chercher ailleurs celui qui est si proche de nous ?

                                                                    Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 7 novembre 2021

                        EN ROUTE ENSEMBLE !

          On pourrait traduire ainsi le mot SYNODE que le pape François veut pour l’Église universelle durant les deux ans à venir. Un document avec dix pistes de réflexion nous est parvenu, ou se trouve disponible sur internet. Nous entrerons dans le détail bientôt.
        Notre évêque invite paroisses et mouvements à participer à une journée de lancement le samedi 13 novembre prochain. Que souhaite le pape ? Donner une chance à la Bonne Nouvelle de se frayer un chemin dans notre monde marqué par de graves interrogations, autour de la clameur de la Terre et de la clameur des pauvres, mais aussi à partir des cris de tous ceux qui n’ont pas trouvé dans l’église une « maison sûre ».
        Or nous sommes porteurs d’un trésor, porté il est vrai dans des vases fragiles, comme aime à le dire Saint Paul. Alors malgré toutes nos limites et nos interrogations, libérons la parole pour imaginer une Église qui laisse percer les germes de la foi, et ceux de la vie du ressuscité !
         L’Église s’est renouvelée durant les 2000 ans de son existence, laissons l’Esprit Saint nous aider à la renouveler, à l’image de Saint François qui a entendu l’invitation : « relève mon église » . Non l’église de pierres mais l’Église , Corps du Christ !

                                                          P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 31 octobre 2021

TU AIMERAS…


     « Tout est lié », nous dit l’encyclique « Laudato si’ » : la vie de l’humanité, principalement des plus pauvres et celle de l’ensemble de la Création sont intimement liées.
      « Nous reconnaissons les signes de l’harmonie divine présente dans le monde naturel : aucune créature ne se suffit à elle-même ; chacune n’existe que dans la dépendance des autres, pour se compléter mutuellement, au service l’une de l’autre ». Avec ces mots, le pape François appelle au respect de la Création et, en elle, de l’être humain. C’est l’enjeu de son engagement, en même temps que celui des croyants, chrétiens et membres d’autres religions, en faveur de l’avenir de notre « maison commune » qu’est la Création.

     Ceci nous est rappelé au moment où va se dérouler du 31 octobre au 12 novembre la COP 26 à Glasgow (Ecosse). Cette Conférence qui réunit des responsables d’un grand nombre de pays du monde et des scientifiques a pour objectif de faire le point sur les décisions prises en 2015 à Paris, lors de la COP 21. Force est de constater que les changements de modes de vie qui y ont été ratifiés sont bien lents, notamment à cause du poids de l’économie face aux enjeux humains.
     Pour la réussite de cette Conférence, le Conseil des Eglise Chrétiennes en France recommande à ses communautés de prier pour soutenir spirituellement l’engagement des personnes « de bonne volonté » et d’interpeller les décideurs nationaux et locaux.
« Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même », ce commandement (ce défi) rappelé par l’évangile de ce dimanche, n’est-ce pas, également, respecter et veiller sur « la maison commune » au coeur de laquelle l’homme (toi, moi, nous) joue son avenir ?
                                                             

José BOURAU

 
     

 

Le billet du 24 octobre 2021

« Il nous est impossible de nous taire ! »

      Depuis dimanche dernier, l’Église entière vit, comme à l’accoutumée, chaque année, la semaine missionnaire mondiale. Le Pape François a donné son message traditionnel sur le thème : « Il nous est impossible de nous taire ! » tiré des Actes 4,20. Cette affirmation des Apôtres et des premiers chrétiens nous appelle à rendre compte de notre foi et de notre espérance dans le monde de notre temps. L’Église est née missionnaire et ne peut qu’être missionnaire. En conséquence, si nous sommes nés dans l’Église et que nous sommes de l’Église, nous ne pouvons alors être que missionnaires. Notre baptême fait de nous des missionnaires : la chrismation précise que le Dieu Tout Puissant marque le baptisé de l’Huile Sainte pour qu’il demeure éternellement membre de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi. Et en recevant le sacrement de confirmation, le baptisé devient adulte dans la foi, apôtre, témoin et soldat du Christ. Ces rites font de tout baptisé un missionnaire. Tout baptisé ou toute personne qui a fait véritablement la rencontre du Christ ne peut se taire sur son expérience du Christ. Celui qui porte le Christ en lui ne peut se taire. Il est appelé à annoncer, à partager et à manifester le trésor déposé en lui. La parabole des talents en Mt 25, 14-30 nous éclaire sur ce qui est attendu de nous par le Seigneur.
      En effet, tout baptisé ou tout chrétien, mieux tout fidèle du Christ doit être missionnaire, chacun selon son état de vie : laïc, religieux(se) et prêtre. La mission ne se réduit pas seulement à quitter sa maison ou son milieu de vie pour aller porter la Bonne nouvelle de Jésus ailleurs, mais elle se fait véritablement là où le Seigneur nous a semés, c’est-à dire dans notre milieu de vie ordinaire de chaque jour, au quotidien de nos journées. On peut être missionnaire dans sa maison, dans son service, dans son quartier, partout où l’on rencontre des hommes. Fidèles du Christ à Sainte Croix, à Saint Esprit, à Saint Étienne, à Saint Bernard et à Notre Dame du Bon Secours de Boucau, vous est-il, vous, possible de vous taire sur ce que vous portez en vous comme lumière du Christ ? Rencontre, écoute et discernement sont les trois comportements auxquels le Pape nous invite pour la marche synodale sur la synodalité de l’Église. Se mettre dans cette marche, au niveau individuel, au niveau paroissial et au niveau diocésain, fait de soi un véritable missionnaire.
      Soyons sel et lumière partout où nous passons !

Abbé Eloi FADONOUGBO

 
     

 

semainemissionnairemondiale

Le billet du 17 octobre 2021

REFUS DE LA MISÈRE.

     C’est la journée mondiale du refus de la misère : allons-nous vraiment la refuser ? Celle des autres, ceux qui vivent vraiment sous le seuil de pauvreté (918 €/mois en France), 9 millions de personnes dans notre pays ! Et combien dans notre paroisse ? Dans notre communauté? Pauvreté ordinaire et discrète, misère insistante du quotidien : se loger, manger, se chauffer… C’est une vraie question, un vrai sujet de débat pour les mois qui viennent…
     C’est peut-être un sujet d’engagement pour aujourd’hui. Refus de la misère : la nôtre, plus
confortable sans doute, celle d’un aveuglement et d’un silence coupable dont le rapport de la CIASE a révélé les monstrueux effets. Reconnaître cette misère « systémique » dans notre Église, pour l’assumer douloureusement, courageusement, et agir afin que tout abus (sexuel, de pouvoir, de conscience) y devienne impossible.
     Pour cela, François nous propose le chemin courageux du synode qui vient de s’ouvrir. Chemin pour une Église qui se veut fidèle à son Seigneur : « celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous. » Chemin pour un peuple de croyants qui porte humblement le don de Dieu à ses frères. Chemin missionnaire que nous pouvons décider de prendre aujourd’hui quand débute « la semaine missionnaire mondiale. »
                     

                                        Jean-Marc Aphaule-diacre-

 
     

 

Le billet du 10 octobre 2021

 CROIRE EN L’EGLISE DANS LA TEMPÊTE !

     Tout au long de cette semaine nous avons lu et entendu de nombreux commentaires sur le « rapport Sauvé », ce travail d’enquête et de recherche, demandé par l’Église de France, à une équipe de travail indépendante. Révolte, colère, tristesse, écoeurement ont été les réactions de beaucoup, à la lecture de ce rapport.
    C’est toute une image de l’Église qui s’effondre. Certains se découragent, d’autres, courageusement disent qu’il faut rebâtir, comme après ces tempêtes dévastatrices qui détruisent villes et villages. Cela le Pape François le fait déjà avec la proposition du prochain Synode dont nous entendons parler dans nos communautés et pour lequel toutes et tous nous sommes appelés à participer.
      Parmi tant de choses à corriger, tant de murs à faire tomber, le père Grieu, un théologien, attire notre attention sur un point : l’importance de sortir d’une certaine idée du prêtre vu « comme un autre Christ ». Au cours de l’histoire de l’Eglise, et encore maintenant, cela a provoqué bien des dérapages, faisant sortir le prêtre de la condition commune. Pour les Pères de l’Église, tout chrétien est une figure du Christ : « Le prêtre est avant tout un frère, même s’il est aussi signe de la présence et de l’appel du Christ. »
      Autre éclairage sur ce rapport, j’écoutais ces commentaires : « Tous ces visages des victimes des pédo-criminels, sont le visage du Christ humilié, défiguré, des visages du Christ qu’il nous est demandé de relever… Regarder les victimes et regarder le Christ, c’est regarder dans la même direction… Être avec le Christ c’est être avec les victimes. »
     « Nous portons un trésor », nous dit Saint Paul (2 Cor. 4,7) mais nous sommes bien fragiles, comme « l’argile ». Baptisés, nous sommes riches de ce trésor, c’est l’Amour de Dieu placé au coeur de tout être humain et de la Création. N’enfermons pas ce trésor dans des paradis fiscaux, comme le sont parfois des communautés renfermées sur elles-mêmes ! et encore moins dans des égoïsmes sordides. Ce trésor c’est Christ lui-même et sa Parole. Ce trésor ne peut s’agrandir et fructifier que lorsqu’il est partagé au-delà de toutes les frontières. Rappelons-nous la dernière fête paroissiale : « Vers un Nous toujours plus grand. »

     Laïcs et prêtres, aidons-nous les uns et les autres à partager avec tous ce trésor. C’est cela l’Église voulue par le Christ.

                                                           Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 3 octobre 2021

                     PAR LES CIEUX DEVANT TOI …


     Nous fêtons Saint François ce lundi 4 octobre, saint patron de « l’écologie intégrale ». Pour prolonger le thème de la belle fête de la Paroisse de dimanche dernier, on pourrait dire que « le petit pauvre d’Assise » (il poverollo) a fait éclater le « NOUS » pour que toute la création y entre. Non seulement toi et moi, mais nous avec frère Soleil, et soeur Eau. Il a vu en chaque élément du vivant, les plantes, les animaux et les hommes bien sûr, une présence de Dieu : Dieu habite sa création, et invite à louer le créateur, mais aussi à rendre tout plus vivant, plus beau , plus joyeux.
      Oui Saint François était un peu poète. Mais c’est de cela dont nous avons besoin, pour ré-enchanter le monde, et donner de l’espace vital à toute trace de vie : chaque parcelle de vie est utile à l’ensemble. Depuis Saint François, nous l’avons oublié. Il est temps de s’en souvenir. Demain avec la fête de ce grand saint à la saveur évangélique se conclut le mois dédié par le pape à la Création
       « …Mon Dieu tu es grand , tu es beau … ».
     Reste à en vivre l’esprit, pour que naisse une écologie vraiment intégrale !

                                                 P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 26 septembre 2021

 ÊTRE UN « NOUS » POUR MARCHER ENSEMBLE

      Notre paroisse, en fête ce dimanche, se donne l’objectif d’un « NOUS toujours plus grand » ; pour cela, nous voulons commencer par favoriser un accueil encore mieux vigilant, bienveillant et fraternel de tous. Pas seulement pour nous cocooner, mais pour faire Eglise et que cette Eglise répande la bonne odeur de l’Evangile sur nos terres humaines.
      Voilà qui rejoint la grande initiative du pape François qui veut mettre tous les chrétiens du monde en « synode », c’est-à-dire, « en marche ensemble » jusqu’aux « périphéries de l’existence », selon son expression. Ainsi, dans quelques jours, tous les diocèses du monde se mettront en réflexion pour « imaginer un futur différent pour l’Eglise ». Dans tous les diocèses, dont le nôtre, ça commencera dimanche 17 octobre prochain.
      Pour mieux comprendre : une Église synodale est une Église où tous les fidèles, qui jouissent d’une égale dignité, cheminent ensemble, en communion les uns avec les autres. Chacun est invité, selon sa vocation propre, à participer activement et effectivement à la mission commune de l’Église. Comme disciple-missionnaire, chacun est appelé à annoncer l’Évangile là où il est et, par-là même, à être coresponsable de la destinée de l’Église, en chemin.
      Nous y reviendrons, bien sûr. Mais, d’ores et déjà, soyons convaincus que ce dimanche, chez nous, contribue à la réflexion universelle, particulièrement pour une Eglise locale heureuse de témoigner de l’Evangile et de son Seigneur, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».
 

                                                                        José Bourau

 
     

 

Le billet du 19 septembre 2021

 « Plaise au Ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas “les autres’’ mais un NOUS » !

       C’est ce que demande le pape François dans l’encyclique « Fratelli tutti , tous frères » au n° 35 . Reconnaissons que dans le quotidien c’est plutôt l’inverse ; il y a nous et les autres. Et parfois, nous les bons et … Mais la vie chrétienne reçue au baptême, comme un grain de Sénevé planté dans notre terreau, est appelée à grandir, se diversifier, s’harmoniser avec les autres.
          Variés sont les dons ! Variée est la vie chrétienne. « Il n’est pas comme moi ». « Il ne fait pas comme nous »… Certes mais peut-être que c’est l’Esprit qui lui suggère cette manière d’être et de vivre en chrétien. Chacun reçoit le don de l’Esprit, et comme le dit Saint Paul, les dons sont variés. Oui il y a de la « diversité » mais prenons-le aussi comme une chance. Alors dimanche prochain, ouvrons nous aux autres, à ceux qui nous rejoignent, dans la ville comme dans nos communautés, pour que nous formions un NOUS, dans la diversité des provenances, des âges, et des générations.
     N‘ayons pas peur de faire appel et d’inviter à la Fête de la Paroisse.

                                                              P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 12 septembre 2021

       EN QUEL MESSI(E) CROYONS-NOUS ?

             Ces dernières semaines nous avons du suivre, bien souvent malgré nous, l’arrivée d’un célèbre footballeur à Paris. Viens ou ne viens pas ? Il est là…, il arrive…, on se précipite pour le voir, on achète son maillot dans les boutiques…, les billets du stade où il est supposé jouer son premier match, s’arrachent à prix d’or… Il est là, parmi nous, ce sauveur que les amateurs sportifs attendaient. Sur l’une de nos radios, j’écoutais les commentaires acerbes de certains auditeurs exacerbés d’une telle idolâtrie et les réponses des journalistes justifiant tout ce tohu- bohu. Il ne fait aucun doute que quelques nouveau-nés porteront bientôt ce nom devenu sacré.
           Ce dimanche, l’Évangile nous met en présence d’un autre homme. Lui aussi a du succès, à tel point que la foule veut en faire un roi. Cela lui pose question, ce genre de question, peut-être, que parfois nous nous posons : qu’est-ce-que je veux faire de ma vie ? Dans le même évangile, nous voyons Jésus interroger ses apôtres et leur réponse ne fait que confirmer qu’il est vraiment ce leader attendu par tout un peuple. Jésus fera un choix différent. Dans sa lecture de l’histoire de son peuple, dans celle aussi des évènements présents et, surtout, dans sa foi en ce Dieu qu’il reconnaît comme Père de tout être humain, son choix de vie sera celui du service. Il en assumera les conséquences, en acceptant de prendre la dernière place, d’être rejeté par tous. Voulez-vous marcher à ma suite ? Question qu’il pose à ses amis, voilà le chemin, celui du serviteur avec la croix en prime…
           En cette nouvelle rentrée paroissiale, il est possible que la peur du virus domine encore, la prudence aussi. Pourtant les invitations sont nombreuses, il n’est qu’à voir les « Forums des associations » comme aussi les propositions de notre paroisse et de tant d’autres associations. Il y a toujours la tentation de rester chez soi et de nous contenter de ces idoles que les médias nous « balancent » à longueur de journée.
             Osons regarder les croix, celle que nous portons sur nous, celle qui est là, encore, dans nos appartements ou maisons. En la contemplant, écoutons sa question : « Et pour toi, qui suis-je ». Nous le savons bien, notre réponse ne se dit pas seulement avec des paroles.
            Mais encore… Ces jeux para-olympiques nous ont permis de porter un autre regard sur le monde du handicap. J’ai bien aimé l’analyse de D. Quinio : « Ils nous disent que le dépassement de soi est possible, que le bonheur est possible, que la beauté est possible. Regardons-les. » Tout cela nous parle aujourd’hui même si « Se dépasser », « Porter sa croix », ne sont plus dans notre langage. Pourtant, ils sont chemin de vie. Celui qui est notre Messie nous a montré le chemin. Suivre son chemin, pourquoi pas ! Avancer sur ce chemin avec d’autres, en communautés, encore mieux !

                                                                    Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 5 septembre 2021

   CHOUETTE ! C’EST LA RENTRÉE

        Habituellement ce n’est pas ce que les enfants disent ! mais pourtant après les 18 mois passés à ne pas toujours savoir si on peut se voir, se parler … c’est bien de pouvoir reprendre les activités (presque) habituelles.
             Dans notre paroisse il y a eu récemment le temps fort de la kermesse, de plus il y a cette semaine la reprise du caté, avec les inscriptions et déjà la première messe des familles prévue le WE prochain.
             Entre temps nous aurons accueilli ELOI, prêtre du Bénin, qui s’adaptera peu à peu à de nouvelles réalités pour lui, avec la patience et la persévérance nécessaire, pour lui comme pour nous.

         NOUS ! c’est le thème choisi par le pape pour repartir d’un bon pied sur le chantier de l’évangile. A la suite de Jésus, toujours « en sortie » pour communiquer la Bonne Nouvelle d’une vie meilleure pour tous et pour notre planète, sous le regard de Dieu. NOUS avec les personnes, les familles qui viennent habiter ou qui transitent par chez nous, qu’elles soient de France ou d’ailleurs. NOUS entre les générations, comment s’accueillir, s’écouter, se comprendre, avancer ensemble sur le chemin de la vie et de la Foi… Chouette, y a du boulot en cette rentrée !

                                                  P. Michel GARAT

 
     

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE DANS L’OMBRE


       Nous arrivons au terme de la lettre du pape François sur St Joseph. Tout au long de ces billets, et ce dernier chapitre en est encore une illustration, nous comprenons bien la spécificité de la paternité de celui qui a été le partenaire fidèle de Marie, mais aussi du projet de Dieu ; et, du coup, nous avons bien conscience de la raison pour laquelle Joseph est nommé « patron de l’Eglise universelle ».


        "L’écrivain polonais Jan Dobraczyński, dans son livre ‘L’ombre du Père’, a raconté la vie de saint Joseph sous forme de roman. avec l’image suggestive de l’ombre, il définit la figure de Joseph qui est pour Jésus l’ombre sur la terre du Père Céleste. Il le garde, le protège, ne se détache jamais de lui pour suivre ses pas."
         "On ne naît pas père, on le devient. Et on ne le devient pas seulement parce qu’on met au monde un enfant, mais parce qu’on prend soin de lui de manière responsable. Etre père signifie introduire l’enfant à l’expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs. C’est peut-être pourquoi, à côté du nom de père, la tradition a qualifié Joseph de “très chaste”. Ce n’est pas une indication simplement affective, mais c’est la synthèse d’une attitude qui exprime le contraire de la possession".
      "La chasteté est le fait de se libérer de la possession dans tous les domaines de la vie". "Il ne s’est jamais mis au centre. Il a su se décentrer, mettre au centre de sa vie Marie et Jésus". "Le silence persistant de Joseph ne contient pas de plaintes mais toujours des gestes concrets de confiance". "Chaque fois que nous nous trouvons dans la condition d’exercer la paternité (charnelle ou spirituelle), nous devons toujours nous rappeler qu’il ne s’agit jamais d’un exercice de possession, mais d’un “signe” qui renvoie à une paternité plus haute. En un certain sens, nous sommes toujours tous dans la condition de Joseph : une ombre de l’unique Père céleste".

 

Suite à ces billets d’été, les personnes qui souhaiteraient avoir le texte complet de la Lettre du pape François peuvent le demander : presbytere.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; ou 05 59 55 02 28.

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE TRAVAILLEUR


        L’Eglise fête St Joseph le 19 mars, depuis fort longtemps (10ème siècle). Mais aussi : le pape Pie XII, en 1955, a institué la fête de ‘St Joseph artisan-travailleur’ et a demandé à la célébrer le 1er mai, journée internationale des Travailleurs (ou du Travail) depuis la fin du 19ème siècle.
        Voici ce qu’écrit le pape François à ce propos.
       " À notre époque où le travail semble représenter de nouveau une urgente question sociale et où le chômage atteint parfois des niveaux impressionnants, il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité et dont notre Saint est le patron exemplaire.
       Le travail devient participation à l’oeuvre même du salut, occasion pour hâter l’avènement du Royaume, développer les potentialités et qualités personnelles en les mettant au service de la société et de la communion.
        Le travail devient occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille. Une famille où manque le travail est davantage exposée aux difficultés, aux tensions, aux fractures et même à la tentation désespérée et désespérante de la dissolution. Comment pourrions-nous parler de la dignité humaine sans vouloir garantir, à tous et à chacun, la possibilité d’une digne subsistance ?"
        "La crise de notre époque, qui est une crise économique, sociale, culturelle et spirituelle, peut représenter pour tous un appel à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu. Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler."

        "Implorons saint Joseph travailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire : aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail !"

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE AU COURAGE CRÉATIF


      
Le pape François écrit : « Devant une difficulté on peut s’arrêter et abandonner la partie, ou bien on peut se donner de la peine. Ce sont parfois les difficultés qui tirent de nous des ressources que nous ne pensons même pas avoir. Joseph est l’homme par qui Dieu prend soin des commencements de l’histoire de la rédemption. Il est le vrai “miracle” par lequel Dieu sauve l’Enfant et sa mère. Le Ciel intervient en faisant confiance au courage créatif de cet homme : Joseph aménage une étable et l’arrange afin qu’elle devienne un lieu accueillant pour le Fils de Dieu qui vient au monde ; devant le danger imminent d’Hérode qui veut tuer l’Enfant, Joseph est alerté, une fois encore en rêve, pour le défendre, et il organise la fuite en Égypte au coeur de la nuit.
           À la fin de chaque événement qui voit Joseph comme protagoniste, l’Évangile note qu’il se lève, prend avec lui l’Enfant et sa mère, et fait ce que Dieu lui a ordonné (cf. Mt 1, 24 ; 2, 14.21). Jésus et Marie sa Mère sont, en effet, le trésor le plus précieux de notre foi. La “bonne nouvelle” de l’Évangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et la violence des dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut ».
          « Le Fils du Tout-Puissant vient dans le monde en assumant une condition de grande faiblesse. Il se fait dépendant de Joseph pour être défendu, protégé, soigné, élevé. Dieu fait confiance à cet homme, comme le fait Marie qui trouve en Joseph celui qui, non seulement veut lui sauver la vie, mais qui s’occupera toujours d’elle et de l’Enfant. En ce sens, Joseph ne peut pas ne pas être le Gardien de l’Église, parce que l’Église est le prolongement du Corps du Christ dans l’histoire. Joseph, en continuant de protéger l’Église, continue de protéger l’Enfant et sa mère, et nous aussi en aimant l’Église nous continuons d’aimer l’Enfant et sa mère ».

         Pour prolonger cette lecture, disons ces mots de la prière à St Joseph : « Bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous et pour l’Eglise, et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Amen ».

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

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accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE DANS L’ACCUEIL
     

            La semaine dernière, nous étions face à l’obéissance de Joseph. Cette attitude prend tout son sens dans ce que François développe sous ce titre qui parle d’accueil. En effet, Joseph fait acte de foi en la parole de l’ange qui a annoncé à Marie qu’elle sera la mère du Sauveur ; puis en la parole de l’ange qui lui est adressée, lui demandant de prendre " avec lui Marie ". " La noblesse de son coeur lui fait subordonner à la charité ce qu’il a appris de la Loi ".
          

          " Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. Seul le Seigneur peut nous donner la force d’accueillir la vie, de faire aussi place à cette partie contradictoire, inattendue, décevante de l’existence".
          " Bien des fois, des événements dont nous ne comprenons pas la signification surviennent dans notre vie. Notre première réaction est très souvent celle de la déception et de la révolte. Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent ".
         " L’accueil de Joseph nous invite à accueillir les autres sans exclusion, tels qu’ils sont, avec une prédilection pour les faibles parce que Dieu choisit ce qui est faible (cf. 1 Co 1, 27). Je veux imaginer que, pour la parabole du fils prodigue et du père miséricordieux, Jésus se soit inspiré des comportements de Joseph".

 

      Comment j’ouvre mon coeur, ma vie, à la volonté et à la venue du Seigneur ? Accueillir l’autre, les autres, rencontre parfois des résistances en moi !

      St Joseph, aide-moi, mais aide aussi l’Eglise à ne pas s’enfermer dans son histoire, mais à être accueillante aux événements du monde et aux personnes qui cherchent à donner sens à leur vie.

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

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accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE DANS L’OBÉISSANCE


             Père aimé, père dans la tendresse, comment Joseph a-t-il vécu « l’obéissance » à Dieu ?
           A plusieurs reprises, Joseph met à l’oeuvre ce qui lui est révélé par songe ; même si cela vient bousculer ses projets. « Dans la Bible, en effet, comme chez tous les peuples antiques, les songes étaient considérés comme un des moyens par lesquels Dieu manifeste sa volonté ».
            « Dans le premier songe, Joseph entend : ‘Ne crains pas de prendre chez toi Marie, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et TU lui donneras le nom de Jésus’ (Mt 1, 20-21). Sa réponse est immédiate : ‘Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 24). Grâce à l’obéissance, il surmonte son drame et il sauve Marie’.
            « Dans le deuxième songe, l’ange demande à Joseph : ‘Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte’ (Mt 2, 13). Joseph n’hésite pas à obéir, malgré les difficultés qu’il devra rencontrer : ‘Il se leva dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte’ (Mt 2, 14-15). Avec confiance et patience, il attend pour retourner dans son Pays. Le messager divin, dans un troisième songe, lui ordonne de se lever, de prendre avec lui l’enfant et sa mère et de retourner en terre d’Israël (cf. Mt 2, 19-20). Il obéit une fois encore sans hésiter (Mt 2, 21). Averti dans un quatrième songe, il se retira dans la région de Galilée à Nazareth (Mt 2, 22-23). Là, Marie et Joseph, avec Jésus, observent les « prescriptions de la Loi, par la circoncision et l’offrande « du premier né à Dieu (Lc 2,21-24).
            « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son «fiat, son Oui», tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani ».


            Ainsi, Joseph « a été appelé par Dieu à servir directement la personne et la mission de Jésus en exerçant sa paternité. C’est bien de cette manière qu’il est véritablement ministre du salut du monde ».

 

Réflexion personnelle :

            Et moi, et nous… : Il arrive que nos projets humains soient bousculés par la vie, mais aussi par l’appel du Seigneur. Est-ce que cela m’est arrivé ? Qu’est-ce que cela veut dire « répondre Oui » à Dieu ? St Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, conduis-nous sur les chemins de la vie, avec patience et dans ton « Oui ».

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


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accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                                                         JOSEPH, PÈRE DANS LA TENDRESSE

 

                          Avec le pape François, poursuivons notre rencontre avec St Joseph. Il met ses fragilités et ses peurs entre les mains de Dieu tendre et miséricordieux.
                        Nous lisons ceci dans le lettre du pape ‘Avec un coeur de père’ : « Joseph a vu Jésus grandir jour après jour en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes (Lc 2, 52).
                      « Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu : ‘Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint’ (Ps 103, 13). Joseph aura sûrement entendu retentir dans la synagogue, durant la prière des Psaumes, que le Dieu d’Israël est un Dieu de tendresse, qu’il est bon envers tous et que ‘sa tendresse est pour toutes ses oeuvres’ (Ps 145, 9).
« Nous pensons trop souvent que Dieu ne s’appuie que sur notre côté bon et gagnant, alors qu’en réalité la plus grande partie de ses desseins se réalise à travers et en dépit de notre faiblesse. Ce qui fait comprendre à St Paul l’intention de Dieu : ‘Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse’ (2 Co 12, 7-9).
La tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Seule la tendresse nous sauvera de l’oeuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10). C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation.
« Joseph nous enseigne qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse et que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau.»

 

Réflexion personnelle :

         Est-ce que je fais, ou j’ai fait, l’expérience de la tendresse miséricordieuse de Dieu ? Où, comment, quand, grâce à qui ? Comme Joseph, envers qui nous et m’arrive-t-il de manifester de la tendresse, de la miséricorde, de la bienveillance pourrions-nous dire aussi ? A l’exemple de Joseph, l’Eglise porte-t-elle la tendresse, la miséricorde du Seigneur ? A quelles occasions ?

 

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

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Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

JOSEPH, PÈRE AIMÉ.

          Dans sa description de Joseph, le pape François commence par ce titre.
          "En raison de son rôle dans l’histoire du salut, saint Joseph est un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien comme le démontre le fait que, dans le monde entier, de nombreuses églises lui ont été dédiées. Plusieurs Instituts religieux, Confréries et groupes ecclésiaux sont inspirés de sa spiritualité et portent son nom, et diverses représentations sacrées se déroulent depuis des siècles en son honneur. Des invocations particulières lui sont adressées tous les mercredis, et spécialement durant le mois de mars qui lui est traditionnellement dédié … Thérèse d’Avila l’adopta comme avocat et intercesseur ; elle persuadait bien d’autres à  lui être dévots ".
Joseph s’est mis au service du projet de Dieu ; il a dédié sa vie à la réalisation de la volonté de Dieu de venir en notre chair humaine dans la personne de Jésus ; avec l’autorié  légale qui lui revenait dans la Sainte Famille, il a fait don total de lui-même, de sa vie et de son travail ; il a changé ses plans de vie humaine pour mettre à disposition du Messie toute sa capacité d’amour.


 

Réflexion personnelle :

Service, don de sa vie, disponibilité à la volonté de Dieu : tels pourraient être les mots que nous donne Joseph pour relire notre vie, discerner le projet de Dieu en nous. En regardant St Joseph et en lui disant l’affection que je lui porte, je peux chercher, dans les jours qui viennent, à lui ressembler ; et dire cette prière :


  "Vivante image de la tendresse de Dieu, tu es le gardien vigilant de l’Église, le soutien et le consolateur des familles.
Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
et fais que nos coeurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
mais demeurent ouverts à la détresse des hommes dans un amour de plus en plus sincère et fraternel ".

 

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

UN TRÉSOR  À DÉCOUVRIR

           Qui est-il, cet homme que les crèches de Noël montrent tout près de Marie, l’oeil fixé  sur l’enfant nouveau-né ? Qui est-il, cet homme dont parlent peu les Évangiles, simplement lorsqu’est  évoquée l’origine de Jésus, et son enfance ?
           Et pourtant, après Marie, aucun saint n’a occupé autant de place que Joseph, son époux, dans les paroles des papes au long de l’Histoire de l’Eglise. Pie IX l’a déclaré “patron de l’Église universelle“  ; Pie XII l’a présenté  comme  “patron des travailleurs“   et Jean-Paul II l’a nommé “gardien du Rédempteur“  .
         François, notre pape, avec son attachement particulier au  gardien de Jésus, évoque régulièrement celui qui est indissociable de Marie et de Jésus : par exemple, il a demandé que soit nommé  Joseph dans la messe chaque jour, lorsque, au cours de la prière eucharistique, nous disons cette formule (ou une autre équivalente) :“permets qu’avec la Vierge Marie, la bienheureuse mère de Dieu, avec Saint Joseph, son époux, avec les apôtres et les saints de tous les temps…“   ; et puis, cette affection pour la sainte famille l’a amené à décréter une année spéciale St Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, par la lettre apostolique  : “Avec un coeur de père“  .
            Tout au long de cet été, nous sommes invités à mieux entrer en connaissance du charpentier de Nazareth, à travers les différentes facettes de sa personne, grâce à tous les qualificatifs que le pape présente de ce père, dans la lettre apostolique.

 

Réflexion personnelle :
Avant d’entrer plus avant dans cette présentation, au cours de cette semaine, je prends un moment pour me dire : pour moi, c’est qui, Joseph ? quelle image ai-je de lui ? si je lui parle, que lui dis-je ? quel lien fais-je entre Joseph et l’Église (peuple de Dieu) ? Et je l’implore dans ma prière au cours des jours qui viennent.

 

 

 

 

 

Le billet du 4 juillet 2021

    LETTRE AUX PAROISSIEN (NE) S …


             Chers paroissien (ne) s, je profite de ce dernier billet pour vous dire ces quelques mots. Après six années passées  à la Paroisse Saint Vincent de Paul, l’heure est arrivée de faire les valises. Ces six années ont  été , je le dis sincèrement, de belles années de ma vie, de mon ministère. J’ai 12 ans de sacerdoce aujourd’hui, presque la moitié avec vous. Avec vous, j’ai appris  à  être davantage prêtre.
          Les prêtres passent, l’Eglise demeure, les paroissiens restent. Le prêtre est avant tout un serviteur du Christ et de l’Eglise, envoyé  pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Jésus nous appelle des  serviteurs inutiles, néanmoins essentiels. Je comprends cette parole de Saint Paul : l’un sème, l’autre arrose, mais c’est Dieu qui donne la croissance. C’est cela notre mission de prêtre. Nous sommes toujours appelés  à partir…
              Que pourrai-je vous dire au bout de ces six années passées au milieu de vous ? Beaucoup de bons souvenirs, de gratitudes, et tant d’amitiés. J’en rends grâce  à Dieu.
              Ma reconnaissance va d’abord  à l’endroit du curé de la paroisse Michel Garat pour la confiance mutuelle et par lui tous les autres confrères et diacre qui ont partagé  la même charge pastorale que moi. Merci pour leur témoignage de vie et de fraternité .
        Ma reconnaissance va ensuite à  tous les paroissien(ne)s qui n’ont ménagé  aucun effort pour rendre ma mission plus qu’agréable. Nous avons travaillé  en synergie, et chacun m’a aidé à continuer d’avancer. Comme disait Amadou Hampat  B , dans  l’Etrange Destin de Wagrin  :   "Quelle que soit la valeur du présent fait à un homme, il y a qu’un mot pour témoigner la reconnaissance, et ce mot c’est : MERCI  .
                Merci pour l’accueil, la générosité, la sympathie, la charité  que vous avez manifesté  envers moi.
                Pour terminer, j’aimerais souligner que j’ai  été  au milieu de vous comme un frère et un pasteur avec des forces et des faiblesses. Si j’ai pu vous blesser ou vous contrarier, je vous en demande sincèrement pardon.

        Que le Seigneur Jésus vous bénisse, et que la Vierge Marie vous protège. Je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi.

                                                           Pricet SAMBA

 
     


 

 

Le billet du 20 juin 2021

                                        UNE PETITE MUSIQUE …

       Chaque année, hors covid, l’entrée dans l’ été  se fait au rythme de la musique. Un célèbre musicien, Vivaldi, a réussi  à traduire chacune des saisons en musique, de très belle manière. Peut-on se passer de musique ? Même dans la foi ? Certes la prière peut monter du coeur, de manière silencieuse, mais ce n’est pas pour autant qu’une petite musique ne s’y fasse entendre, visant   l’harmonie de tout notre  être. Mais habituellement, quand nous sommes rassemblés, à l’église, le chant ou la musique rythment notre prière. Cela permet de   ruminer   la parole de Dieu ou de méditer l’un des aspects de la foi, de telle sorte que tout notre  être en soit imprégné  : "Notre Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit Dieu". C’est Saint Irénée le premier, au second siècle, qui a formulé  cette vérité, gravée maintenant dans une mélodie que nous aimons. Elle dit l’essentiel de la mission de Jésus, envoyé  par le Père pour nous permettre de nous  lever à son niveau. Belle perspective, qui mérite que nous nous y essayions, en gravant cette petite musique au coeur de notre foi et de notre vie.

                                                         P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 13 juin 2021

     Le billet est spécial aujourd’hui ! Vous remarquez une différence de présentation de la feuille paroissiale.
       Notre 
« imprimeur » l’abbé Michel Etcheçahar vient de subir une grave opération. Espérons que les soins portent leurs fruits et qu’il nous revienne en meilleure forme. Il avait pris un peu d’avance dans son travail, aussi vous ne remarquez pas trop de différences dans la feuille que vous avez en mains. Dès la semaine prochaine, s’il ne peut le faire, nous n’imprimerons qu’une feuille commune à l’ensemble des relais paroissiaux. En cela nous ne ferons qu’anticiper ce qui se passera durant l’été.

      D’autre part, nommé à Pau à la rentrée, l’abbé Pricet reste avec nous jusqu’à fin juillet, nous permettant de maintenir les messes du dimanche, telles qu’affichées. Nous lui dirons « au revoir » le dimanche 25 juillet, qui sera, ce dimanche-là, messe unique, à Boucau, pour toute la Paroisse. A la rentrée nous devrions accueillir un prêtre africain dans notre paroisse. A partir du 1er août, José et moi assurerons quatre messes en WE : le samedi soir à 18h30 à St Esprit et St Étienne, et deux le dimanche matin, à 10h à Ste Croix et 10h30 à Boucau, nous permettant de donner le baptême après les messes du dimanche.

      Union de prières avec Michel et tous nos malades. Toustem en aban ! Bethi aintzina ! Poursuivons la route !

P. Michel GARAT et le Conseil pastoral

 
     

 

Le billet du 6 juin 2021

                              A TABLE !

       Cet appel résonne encore à mes oreilles, appel de la maman appelant la famille, appel de la cuisinière lors des camps de vacances.
        Aujourd’hui nous sommes heureux de voir à nouveau les tables mises sur les terrasses de nos cafés et restaurants. C’est un renouveau de vie pour beaucoup.
        Nous parlons aussi de repas, de table, même de banquet, lorsqu’il s’agit de l’Eucharistie que nous célébrons. Certains ont souffert quand les règles sanitaires exigeaient un nombre limité de participants aux diverses célébrations dans nos églises. Bon nombre de croyants ont pu réfléchir à ce qu’il y a d’essentiel en toute Eucharistie :
 - Communier c’est nous unir à la décision du Christ de donner sa vie. Comme Lui nous sommes grain de blé semé en terre de notre humanité pour que la vie soit possible pour tous.
 -  Partager le pain de l’Eucharistie et la Parole n’a de sens qu’en rompant le pain avec ceux qui n’en ont pas.
     Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie nous faisons donc mémoire de ce geste du Christ autour de la table, partageant le repas avec ses amis et signifiant sa vie donnée pour l’humanité entière, appelant ses invités, les participants de la Cène et nous tous à leur suite, à faire de même.
      A table ! N’est-ce pas le cri de joie que nous devrions lancer avant d’entrer dans une église pour célébrer l’eucharistie ? Tous invités au repas, pas d’exclus pour la fête !
    Bientôt, nous allons nous retrouver sans contrainte aucune dans nos Eglises, heureux de célébrer ensemble non pas comme avant, comme si rien ne s’était passé, mais avec cette envie plus forte que jamais de donner tout son sens à ce que nous célébrons.
      Elle est grande notre joie de célébrer le Christ engagé avec nous ; elle est aussi grande notre joie de nous engager à nouveau à vivre en communion fraternelle, les uns avec les autres. L’eucharistie et le service du frère ne s’opposent pas car l’un est le don que Dieu nous fait et l’autre est notre réponse au don que Dieu nous fait.
       A table ! Tous invités, pas d’exclus… Recevons ce pain de vie pour devenir nous aussi du bon pain pouvant nourrir celles et ceux qui ont faim qu’ils soient de la famille, dans le voisinage, sous les ponts ou à nos frontières.

                                                            Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 30 mai 2021

 « BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE,
ET DU FILS, ET DU SAINT ESPRIT ».

     Après avoir célébré la Pentecôte, ce dimanche est pour les Chrétiens la fête de la Sainte Trinité. Et en même temps pour le monde, la fête des Mères. Cette fête de la Sainte Trinité nous révèle le mystère de notre Foi : le mystère d’un Dieu Unique, en trois personnes. L’Evangile de ce jour nous précise que nous sommes également baptisés dans le Père et le Fils avec le Saint Esprit.
       Cette fête nous invite donc à entrer dans cette logique d’amour partagé par le Père, le Fils et l’Esprit, critère d’appréciation des véritables enfants de Dieu. Cet amour doit se traduire dans notre témoignage de vie au quotidien, en annonçant la parole de Dieu, en célébrant ses mystères et en étant au service des autres.
       C’est dans ce sens que nous pouvons comprendre l’invite de Jésus lorsqu’il dit « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». Il s’agit pour nous d’aller vers nos frères et soeurs pour leur apporter la présence du Christ ressuscité.
        Dans le contexte de notre paroisse, il s’agit pour nous de penser de manière particulière aux personnes âgées et aux malades. C’est pour cette raison que le sacrement des malades sera administré au cours de la célébration eucharistique ce dimanche à Sainte Croix, afin d’apporter le réconfort physique, moral et spirituel à nos paroissiens malades.
      En célébrant la solennité de la Sainte Trinité, confions au Seigneur l’humanité entière afin que l’amour Trinitaire continue de rendre fécondes toutes les initiatives en faveur de l’unité, de l’amour et de la fraternité.

                                                           Pricet SAMBA

 
     

 

Le billet du 23 mai 2021

  LES SEPT DONS DE L’ESPRIT

      En ces jours de Pentecôte, pourquoi ne pas « réviser » ce que sont les dons de l’Esprit Saint !  Lorsque nous recevons le Sacrement de la Confirmation, en particulier, ce sont eux qui sont offerts. Prier l’Esprit Saint, c’est ouvrir son coeur, dans la foi et la confiance, aux sept dons qui le caractérisent :
      La sagesse. C’est ce que le Saint-Esprit accomplit en nous afin que nous voyions toutes les choses avec les yeux de Dieu
      L’intelligence. Il ne s’agit pas de l’intelligence humaine, de la capacité intellectuelle dont nous pouvons plus ou moins être pourvus. Il s’agit d’une grâce que seul l’Esprit Saint peut donner et qui suscite chez le chrétien la capacité d’aller au-delà de l’aspect extérieur de la réalité et scruter les profondeurs de la pensée de Dieu et de son dessein de salut.
     Le Conseil. C’est vraiment un grand don de pouvoir rencontrer des hommes et des femmes de foi qui, en particulier dans les passages les plus compliqués et importants de notre vie, nous aident à faire la lumière dans notre coeur et à reconnaître la volonté du Seigneur !
      La force. Le Saint-Esprit libère le terrain de notre coeur, de manière que la Parole du Seigneur soit mise en pratique, de façon authentique et joyeuse. Ce don nous rend plus forts, en nous libérant de nombreuses entraves, en particulier dans des moments difficiles et des situations extrêmes.
      La science qui vient de l’Esprit Saint ne se limite pas à la connaissance humaine : elle nous conduit à saisir, à travers la création, la grandeur et l’amour de Dieu et sa relation profonde avec chaque créature.
         La piété. Ce don ne signifie pas avoir compassion ou pitié de son prochain, mais il indique notre appartenance à Dieu et notre lien profond avec Lui, un lien qui donne un sens à toute notre vie et qui nous maintient solides, en communion avec Lui, également dans les moments les plus difficiles et compliqués.
        La crainte de Dieu. Ce n’est pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains.

                                                            José BOURAU

 
     

 

Le billet du 16 mai 2021

 L’ESPRIT SOUFFLE !

      L’Esprit souffle en permanence, même si sa venue est particulièrement célébrée au jour de Pentecôte, c’est à dire dimanche prochain. Il souffle et inspire ceux qui font une démarche de foi comme les catéchumènes , mais aussi tous ceux qui recevront un sacrement. Il souffle sur ceux qui veulent aller de l’avant, malgré les épreuves de santé, du post covid, ou dans leur engagement auprès des migrants par exemple, où beaucoup de générosité se déploie.
      Cela nous réjouit, et nous le portons dans la prière et l’action de grâce. L’Esprit souffle aussi sur le Pape François. A notre surprise, il vient de créer mardi un nouveau ministère, une nouveau service dans l’église : celui de Catéchiste, homme ou femme. C’est sans doute ce qu’il faut pour notre temps. 
        Chacun sait d’expérience que la transmission de la foi et de l’Évangile devient difficile, concurrencée par beaucoup d’autres influences. Alors être catéchiste devient un « métier » , c’est le sens premier du mot ‘ministère’, avec la compétence nécessaire adaptée à notre monde, à notre temps, aux mentalités, et pour tous les âges.

       Que l’Esprit souffle maintenant sur l’Église pour mettre cette bonne nouvelle en oeuvre .

P. Michel GARAT

 
     

 

 Le billet du 9 mai 2021

 ÇA ALORS !


     «…Je ne suis qu’un homme, moi aussi. En vérité, je le comprends, Dieu est impartial :il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les oeuvres sont justes. »
      Imagine-t-on le bouleversement profond vécu par Pierre et chacun des croyants ? Ils se croyaient de la Nation choisie de Dieu, mise à part pour se tenir devant le Seigneur…et, d’une certaine façon, ils le sont. Pourtant Pierre en visite chez le païen romain prend soudain conscience de leur humanité commune qui les fait, tous deux, frères. Frères parce que Dieu est impartial : c’est-à-dire qu’il ne prend pas partie, ni ne met « à part » en séparant. 
       Le Seigneur ne veut et ne sait que réunir les Hommes par la Fraternité : quelle bonne nouvelle ! C’est une invitation faite aujourd’hui à notre Église à ne pas avoir peur, à ne pas se sentir assiégée, en danger, à ne pas se recroqueviller. Une invitation à être « une Église » en sortie vers le monde et ses périphéries : là nous rencontrons ceux dont nous sommes (trop) loin par la culture, la religion, les conditions et « les moyens » de vie, les choix et les états de vie… ceux qui pourtant ne sont jamais oubliés du Seigneur et sur qui son Esprit veille et demeure.
      Le Seigneur connaît les « oeuvres justes » de ceux qui nous paraissent pourtant si loin de lui… invitation à nous reconnaitre frères de ceux-là, à ne pas nous croire supérieurs parce que chrétiens. Invitation à devenir une Église humble, aimante, servante, en vérité, comme au soir où le Christ lava les pieds de ses amis: tous frères ! « Fratelli tutti » !
 

                                     Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 


Le billet du 2
 mai 2021

 

À BOIRE SANS MODÉRATION !

      Au lendemain de ce 1er mai, fête du Travail, notre regard, notre prière aussi, se sont portés vers ce monde du travail, certainement l’un des plus touchés en ces temps de confinement. Il sera bien présent dans notre Eucharistie de ce dimanche. Ces humbles petits brins de muguet que nous aimons tant offrir, sont là pour nous rappeler tous ces humbles travailleurs, semblables à Joseph le charpentier, que nous avons aussi célébré ce 1er mai.
      Dans l’Évangile de ce 5e dimanche de Pâques, Jésus nous parle d’un autre travailleur, son propre père : « Mon père est le vigneron. » Nous savons combien le travail du vigneron est délicat et compliqué, exigeant une attention de tous les instants, tous les jours de l’année. Jésus en a bien conscience qui ne cessera de répéter que son Père est toujours à l’œuvre. Lui aussi ne cesse de travailler à l’œuvre du Père dans ce soin qu’il porte à chacune, à chacun d’entre-nous. 
      Le vigneron, la vigne, le sarment ne font qu’un. Jésus insistera beaucoup sur cette unité. De la même manière chaque croyant, toute communauté chrétienne, l’Église, Jésus- Christ et le Père ne font qu’un. L’Esprit, promesse de Jésus en ces temps de la Pentecôte souffle sans arrêt pour que nous allions tous dans le même sens. Ce n’est pas facile, nous le savons.
       L’être humain a parfois tendance à se suffire à lui-même, à se considérer tout-puissant. Un petit virus est venu nous inviter à l’humilité. Aujourd’hui je préfère contempler le brin de muguet, l’humilité qu’il peut signifier et cette humilité me fait toujours penser que seul « je ne puis porter de fruit. »
      Reliés les uns aux autres, notre regard tourné vers le Christ, alimentés par sa Parole et son Eucharistie, c’est sûr, cela donnera du fruit, un vin au goût merveilleux, nous l’appelons : Royaume du Père. Il réjouit les cœurs et il est à boire sans modération.

Abbé Jean.

 
     

 

Le billet du 25 avril 2021

   D’AUTRES ENCLOS !

          C’est le dimanche du Bon Pasteur. Dans l’évangile de St Jean lu aujourd’hui, Jésus affirme qu’il a d’autres brebis dans d’autres enclos. Il est venu pour elles aussi. Dès le départ, Jésus éduque au sens missionnaire. Sans négliger le groupe des Douze ni le cercle des amis, Jésus ouvre à chacun les yeux sur des réalités qui sont hors de leur enclos, comme s’il pressentait que tout groupe avait tendance à se replier sur lui-même, à penser qu’ils sont les derniers des Mohicans, et à se contenter ainsi. Jésus ouvre sans cesse. 
            Il n’invente pas les « autres brebis » , elles existent et attendent la Rencontre avec lui. Comme il l’a fait pour le premier cercle il va se porter à leurs devants. Aujourd’hui aussi, si nous voulons bien ouvrir les yeux, beaucoup d’initiatives se créent. La dernière en date : en plein milieu du plateau de Saclay, 35 000 employés, se dressera un grand centre catholique pour favoriser le dialogue ‘science et foi’, le centre « Teilhard de Chardin », et proposer un lieu de prière.
     Plus modestement, chacun peut relayer l’invitation du Christ : pourquoi ne pas réunir chez soi des amis, pour un partage d’évangile, pour une réflexion « évangile et vie »… L’autre enclos peut être modeste il n’en est pas moins important aux yeux du Ressuscité.

                                                 P. Michel GARAT

 
     

 

 Le billet du 18 avril 2021

 « IL LEUR OUVRIT L’ESPRIT POUR   COMPRENDRE LES ECRITURES ».

     Après sa résurrection, Jésus est toujours avec nous. Il apparaît surtout à des groupes de personnes. Il se fait reconnaitre par ses disciples lorsqu’ils sont réunis en communauté. Après la mort de Jésus, les disciples lisent à nouveau les Ecritures pour essayer de comprendre ce qui est arrivé et comment ils peuvent continuer à croire malgré son absence.
    Les disciples en chemin pour Emmaüs découvrent d’abord Jésus comme un étranger qui les aide à mieux saisir le sens des Ecritures, puis qui se fait reconnaitre à la fraction du pain. De même, dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus mange avec eux et leur explique que tout ce qui lui est arrivé fait partie du plan de Dieu. Et grâce à cette nouvelle compréhension de ce qui lui est arrivé, ils commencent à réaliser que Jésus est présent parmi eux d’une manière toute différente.
     Les disciples font l’expérience de Jésus quand il boit et mange avec eux ; quand il leur ouvre l’intelligence pour comprendre les signes de sa présence. Nous aussi nous pouvons faire l’expérience de Jésus ressuscité lorsque nous nous mettons en groupe ou lorsque que nous nous réunissons pour échanger, réfléchir pour partager la parole de Dieu en cette année où nous lisons Saint Marc.

                                              Pricet SAMBA

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 11 avril 2021

 EN SUIVANT LE RESSUSCITÉ

(Extraits de José-Antonio Pagola)

     En ce dimanche de l’Octave de Pâques, voici une méditation d’espérance et d’engagement.
     « Lorsque nous osons croire vraiment que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts, que vivons-nous en continuant à marcher sur ses traces ?
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Tout ce que tu nous as dit sur Dieu c’est vrai. Nous savons maintenant que Dieu est un ami de la vie. Nous commençons à mieux comprendre ta passion pour une vie plus saine, plus juste et plus heureuse pour tous. Nous comprenons pourquoi tu plaçais la santé des malades avant toute loi ou tradition religieuse. En suivant tes pas, nous vivrons en soignant la vie et en soulageant la souffrance. Nous mettrons toujours la religion au service des personnes.
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Nous savons maintenant que Dieu rend justice aux victimes innocentes : il fait triompher la vie sur la mort, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, l’amour sur la haine. Nous continuerons à lutter contre le mal, les mensonges et les abus. Nous chercherons toujours le royaume de ce Dieu et sa justice.
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Nous savons maintenant que Dieu s’identifie aux crucifiés, jamais aux bourreaux. Nous commençons à comprendre pourquoi tu étais toujours avec les souffrants et pourquoi tu défendais tant les pauvres, les affamés et les méprisés. Nous défendrons les plus faibles et les plus vulnérables, ceux qui sont maltraités par la société. Désormais, nous écouterons mieux ton appel à être compatissant comme le Père qui est aux cieux.
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Maintenant, tu es vivant pour toujours et tu es présent parmi nous lorsque deux ou trois d’entre nous se réunissent en ton nom. Nous savons maintenant que nous ne sommes pas seuls, mais que tu nous accompagnes dans notre marche vers le Père. Nous entendrons ta voix lorsque nous lirons ton évangile. Nous nous nourrirons de toi lorsque nous célébrerons ta cène. Tu seras avec nous jusqu’à la fin des temps ».

                                               José Bourau

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 4 avril 2021

NAÎTRE À NOUVEAU !

     C’est ce qu’enseigne Jésus à Nicodème. C’est ce que l’Église propose lorsque enfants et adultes en viennent à demander le Baptême. Naitre à nouveau ! Naitre à d’autres réalités que celles qui nous sont familières et qui correspondent peu ou prou à ce que transmet notre société pour le meilleur et pour le moins bon.

      Naître aux réalités spirituelles, c’est à dire au monde intérieur qui ne demande qu’à s’ouvrir, à se nourrir de la parole de Dieu, et à se nourrir du pain que Dieu nous donne dans l’Eucharistie. On dit que marcher permet une tel travail spirituel en soi. Cela est d’autant plus vrai lorsque quelqu’un est « plongé » dans les eaux du baptême, qui marque le premier pas, décisif, pour une longue route à la lumière du Ressuscité. Le baptême fait « renaitre » en Jésus Christ. Le baptisé est appelé à vivre de la vie même du Christ, tourné comme Lui vers Dieu son Père, tourné comme Lui vers les autres qui deviennent ses frères.

      On dit aussi ces jours ci que la vie spirituelle, la vie dans l’Esprit du Christ, rend plus acceptable les aléas de la vie, surtout en cette période de Covid et de l’angoisse que ce virus génère. C’est que la renaissance en Jésus, fait vivre, voir, respirer comme Jésus, avec ses yeux , son coeur, et sa passion pour que l’humanité enfin se décide à construire son Royaume d’amour, de fraternité et de paix. Le chantier ne fait que commencer, mais il commence par « naître à nouveau » !

                                         P. Michel GARAT

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 28 mars 2021

        POURQUOI UNE SEMAINE SAINTE ?

      La voici déjà cette semaine qu’on appelle « Sainte » et je me fais deux ou trois réflexions.
     Pourquoi une semaine « Sainte »? Les autres ne le sont-elles pas tout autant ? Après tout, c’est chaque jour le temps du Seigneur, le temps de ses témoins. Sans doute les jours qui nous arrivent sont-ils une invitation à s’unir à la Pâque de Jésus pour mieux en vivre au quotidien.
     Voici un temps qui débute par une entrée festive et triomphale à Jérusalem, qui passe par une lamentable exécution sur une croix infâme, et qui s’illumine au matin de Pâques devant nos yeux si lents à croire. Où serais-je durant ces jours ? Et avec qui ? parmi les exaltés ? Les indifférents ? Les accusateurs ? (Je n’espère pas !), Avec les disciples ? Vais-je fuir ? Vais-je trahir ? Avec qui serais-je durant cette semaine sainte et chaque jour de ma vie quand s’offrent à moi des occasions de réjouissances dans la foi, d’accompagnement, d’engagement, de prière, de soutien du faible, de défense de l’opprimé (ici et maintenant), de présence dans l’épreuve ?
     Ô Seigneur garde-moi fidèle et sourd au chant du coq de mon quotidien ! Garde mon Espérance vive et solide comme une ancre (lettre aux Hébreux 6,19). Dans ce monde incertain et inquiétant comme une montée au Golgotha, permets-moi de demeurer « debout » comme Marie au pied de ta croix ; « espérant contre toute espérance » ! Le monde ne va pas bien, mais ta Pâque nous rappelle que l’avenir, que ton jour, n’est pas un sépulcre profond, mais un tombeau vide dont tu as roulé la pierre !

                    Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 21 mars 2021

UNE FÊTE DISCRÈTE
POUR UN HOMME DISCRET…


     Ce vendredi 19 mars l’Église a célébré Saint Joseph, cet homme dont les évangiles disent bien peu de choses : « Un homme qui passe inaperçu, homme de la présence discrète et cachée. » Pourtant il aura, lui aussi, un rôle important dans l’histoire du salut.
     Le Pape François a décrété une année Saint Joseph du 8/12/2020 au 8/12/2021, et a publié une lettre intitulée : « Avec un coeur de père ». Le silence, la discrétion, la vie humble du travailleur, un vrais chemin de sainteté.
     Quand je me promène dans nos parcs, à la campagne ou en bord de mer, mon attention est attirée par le nombre toujours plus important de papas poussant le landau du bébé, tenant par la main son enfant, jouant et dialoguant avec lui. Nous voyons aujourd’hui les papas tenir un rôle de plus en plus important dans la vie de famille et c’est peut-être l’un des petits bénéfices que nous pourrions tirer de cette pandémie.
     « On ne naît pas père, on le devient… », souligne le Pape François. Le rôle du père est important dans la vie familiale. Le bonheur de Joseph est dans « le don de soi », toujours confiant. Son visage illumine « notre monde qui a besoin de pères et refuse les chefs…, refuse ceux qui confondent autorité avec autoritarisme, service avec servilité… force avec destruction. »
     La paternité vécue pleinement conduit un jour à la « mort » du père quand l’enfant grandit, devient autonome et avance sur les sentiers de la vie. Être père n’est jamais « un exercice de possession », souligne encore le Pape François.
     Joseph, époux de Marie, père de Jésus, ne vivait-il pas, en son humanité, en disciple de Jésus comme nous le dit l’Evangile de ce dimanche : « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit…, qui se détache de sa vie en ce monde la garde pour la vie éternelle. » ?
     Un véritable coeur de père, disciple du Christ serviteur, donnant sa vie, comme Lui.
      Joseph, je te confie aujourd’hui tous les pères et ceux qui ont vocation à le devenir.

                                          Abbé Jean

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 14 mars 2021

                DIMANCHE AUTREMENT

     Le texte d’Evangile choisi pour la célébration de la deuxième étape préparatoire au baptême de nos catéchumènes, pose à chacun de nous la question essentielle de la foi : « Crois- tu au Fils de l’homme ? » « Oui, je crois Seigneur », répond joyeusement l’aveugle-né qui parle au nom de tous les croyants. Le miracle de cette guérison est le signe que le Christ, en rendant la vue à cet aveugle-né, veut ouvrir également notre regard intérieur, afin que notre foi soit vivante et nous aide à reconnaitre Jésus- Christ comme notre unique Sauveur.
     Le message central issu de cet évangile nous fait comprendre que le plus important pour nous Chrétiens est de faire que notre vie soit éclairée par la lumière de la foi. En effet, la foi c’est aussi cette capacité qu’à l’homme de reconnaitre Jésus comme la lumière ; celui qui donne la vue et qui nous Sauve.
     Au coeur de notre monde aujourd’hui, caractérisé par le scepticisme, il est bon pour nous Chrétiens de semer le bon grain à travers les bonnes oeuvres au quotidien afin que rayonne notre lumière pour éclairer notre entourage.

                                 Pricet SAMBA

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 7 mars 2021

                PERSÉVÉRANCE


    A quoi pensons-nous lorsque nous prononçons ce mot ?
    D’aucuns, les plus avancés en âge parmi nous, évoqueront l’année qui était proposée, en ce temps là, après l’initiation chrétienne et ce que nous appelions la « communion solennelle » : c’était l’année de persévérance.
   D’autres pensent sans doute à ce robot, minuscule dans l’espace, qui vient de se poser sur la planète Mars (comme le nom du mois que nous venons de commencer !). Il s’appelle « Persévérance » ! Fait-il rêver d’une possible vie ailleurs, ou d’une planète de substitution si nous épuisons, hélas, la nôtre ? Est-il le symbole de l’extase devant les capacités des hommes à chercher, calculer, inventer, maîtriser la machine
et même l’univers ?
     Mais… pourquoi ne pas chercher à vivre cette persévérance pour que les droits de l’Homme soient mis en oeuvre dans le monde
humain, comme en Birmanie, en d’autres pays et ici-même ? Pourquoi ne pas appliquer cette persévérance au service du respect de la « même Maison que nous habitons tous », comme nous y invite le CCFD-Terre Solidaire en ce temps de Carême, en ces temps où nous prenons davantage conscience des causes et de l’impact du changement climatique ? Pourquoi ne pas réfléchir avec ce mot « persévérance » sur nos manières de vivre la Fraternité ? Elle est parfois difficile à mettre au coeur de nos pensées, de nos actes les plus quotidiens et de nos projets pour la vie sociale et internationale. Sans doute ne faut-il pas s’arrêter au rêve ou aux fantasmes, voire aux espoirs, que peut susciter Persévérance sur Mars ! Combien est-elle nécessaire lorsque la santé est mise à mal, ou quand on galère.

      Sur la route de la vie, en ce temps de carême, tenant nos regards sur le crucifié-ressuscité, notre foi nous invite à la persévérance dans la prière, le jeûne et le partage. Pour y parvenir, rappelons-nous que cette persévérance consonne bien avec Espérance.

                                  José BOURAU

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 28 février 2021

 ABRAHAM, OU L’HÉRITAGE DIFFICILE.

 

      Chacun sait que c’est un personnage important dans l’histoire de la bible, le premier des patriarches à l’origine des trois religions monothéistes, même si lui-même n’a pas fondé de religion. La première lecture de ce jour nous relate l’épisode bien connu du sacrifice demandé, de se rendre avec son fils Isaac sur la montagne. Sans entrer dans le sens de cet épisode, constatons que pour juifs et chrétiens il s’agit bien d’Isaac et le déplacement a lieu quelque part dans le pays promis. Sans doute sur le rocher de ce qui deviendra l’emplacement du Temple à Jérusalem. Mais les musulmans, selon l’une de leurs traditions, situent l’évènement du coté de la Kaaba, et le garçon n’est plus Isaac mais le premier des fils d’Abraham, Ismaël.
     Héritage difficile et conflictuel. Entre les traditions. Et dans notre pays de laïcité, on met en quelque sorte tout ça sous le tapis, comme de la vulgaire poussière. L’ignorance n’est jamais gage de sagesse mais contient de futures violences. Qui aura la sagesse de proposer non la vérité, impossible, mais l’exposé des faits raisonnés : que chacun sache d’ou viennent les différences et comment les expliquer. Au fond c’est une histoire telle qu’on peut en connaître dans chaque famille, une histoire d’héritage ! celui de la mémoire d’Abraham, qui a encore beaucoup à nous apprendre sur lui, sur nous, sur Dieu, et l’interconnexion des trois pour notre vie en société, mais dans et pour la paix !

                                         P. Michel GARAT

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 21 février 2021

  PREMIER DIMANCHE DE CARÊME  

     Ah bon ! Et alors ? Parce que je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne j’ai l’impression que nous sommes « en carême » depuis presque un an ! Que vient donc dire le retour de ce temps « de jeûne » en ces jours où chacun semble bien à jeun? A jeun de rencontre amicale ou familiale, à jeun de sérénité, de lien social, de travail et même (plus grave !) de revenu pour certains… Qu’à donc à nous dire ce carême qui revient sans nous avoir vraiment quitté ? Nous parle-t-il de cendres dont il faudrait nous couvrir la tête en nous frappant interminablement la poitrine ? Nous invite-t-il à l’Espérance ? Mais quelle Espérance ?

      Il me semble que ce temps, qui nous est donné par l’Église, nous invite à « sortir de notre désert » et à ne pas nous laisser tenter par les Satans du pessimisme, du retour en arrière, du confinement intellectuel ou religieux, de la critique systématique des responsables, du complotisme ; Satan des difficultés à nous laisser rejoindre par le Christ vivant aujourd’hui.   

       J’ai sous les yeux cette béatitude écrite par une équipe de la pastorale avec les jeunes: « Heureux celui qui mise sur la sobriété, sait l’importance du temps et adopte un style de vie renouvelé. » J’en ferai le chemin de « mon carême »… Et peut-être davantage. Je vois tellement à travers cette phrase, le Christ qui sonne à ma porte et me dit : « change ton regard, simplifie ta vie, lève les yeux et suis moi. J’ai besoin de toi maintenant : ces jours sont difficiles, mais la Covid n’est pas la fin des temps, ni le vaccin l’aurore du salut…Sois un « bon samaritain », dis à tes frères que je les attends en mon « hôtellerie ».
       Ainsi d’un pas lent, fragile, mais joyeux, je marcherai vers le matin de Pâques.

                          Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 14février 2021

 AMOUREUX … COMME JÉSUS !


       La lèpre dont il est question dans la première lecture et dans l’évangile de ce dimanche est pour nous une maladie d’un autre temps bien que, souvent, il nous est rappelé qu’elle n’est pas totalement éliminée de notre planète.
       Pourtant, à la lecture de ces textes nous ne pouvons nous empêcher de penser que cette pandémie qui touche notre monde a des conséquences semblables à la lèpre. Les règles qu’il nous faut suivre sont aussi exigeantes : port du masque, lavage des mains, respect du couvre-feu et aussi l’isolement quand c’est nécessaire.
       Ce message de la Parole de Dieu nous invite à aller encore plus loin, à ouvrir notre regard sur ces personnes et groupes humains que nous considérons comme « impurs », que nous ne souhaitons pas voir dans notre entourage et encore moins dans notre pays. Depuis ceux qui ne pensent pas comme moi jusqu’aux réfugiés qui frappent à notre porte, il nous est possible d’identifier les personnes et communautés humaines que nous ne souhaitons pas voir proches de nous.
       « Toucher- se laisser toucher… » Pour Jésus ce n’est plus le « prêtre » ou la personne qui détient l’autorité, qui détermine celui qui peut être pour moi un proche un ami. Observons-le attentivement. Il est touché par la demande de ce lépreux et il le touche, bravant ainsi toutes les règles de sécurité imposées. La maladie peut être contagieuse mais l’être humain est bien plus que la maladie.
       Alors, je pense aussi à la Saint Valentin que nous célébrons en ce 14 février, fête des amoureux. Je pense à ces messages, ces petits mots, pas nécessairement à l’achat de cadeaux, qui peuvent s’exprimer aujourd’hui. « Toucher » le coeur de l’autre, me laisser « toucher » par la petite attention de l’autre. Laisser battre son coeur au rythme des sentiments amoureux présents en chacune en chacun.
       Jésus était et demeure l’éternel amoureux de chacune et de chacun d’entre nous. Ce qu’il me dit aujourd’hui me « touche », éveille en moi un véritable sentiment amoureux, même si j’ai le sentiment d’être parfois comme un « lépreux » qui n’ose pas s’approcher de lui.
       « Imitez-moi », nous dit Paul dans la 2e lecture. Comme lui, laissons- nous « saisir » par ce message d’amour et de tendresse du Christ. N’ayons pas peur d’inventer les gestes, les mots de tendresse que nous pourrions adresser à nos proches sans oublier les exclus et ceux qui n’y croient plus.
                                             

Jean Mimiague

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 7 février 2021

DIMANCHE DE LA SANTÉ.

« Tout le monde te cherche ».

    Tel est le thème retenu cette année pour célébrer la Journée Mondiale des Malades. Ce dimanche de la santé est une occasion pour nous de donner une place à la Pastorale de la Santé qui s’occupe des personnes malades, personnes en situation de handicap et des personnes âgées. C’est aussi une occasion d’encourager toutes les personnes qui oeuvrent dans cette pastorale (Service Evangélique des malades, service de l’aumônerie de l’hôpital…). De fait, le pape François, dans son message de la journée mondiale de la santé 2021 nous invite à avoir une pensée particulière « envers tous ceux qui, dans le monde entier, souffrent des effets de la Pandémie du Coronavirus ».
     En effet, face à la maladie, à la souffrance, l’homme se sent désemparé, désespéré. Il cherche du soutien. C’est le cas de la belle-mère de Simon dont parle l’Evangile de ce jour.« Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever ».
    

     En cette période de crise sanitaire, nous sommes invités à aller à l’essentiel de notre mission (annoncer, célébrer, servir), de développer de nouveaux moyens pour mieux accompagner les malades. Pour cela, nous sommes appelés à rester en contact avec les personnes que nous ne voyons plus, de passer un coup de fil, de signaler s’il y a des personnes qui veulent le sacrement des malades, se confesser… Nous devons leur apporter le réconfort physique, spirituel et moral. Partageons la faiblesse des faibles en cette période de crise sanitaire afin que ces derniers soient ragaillardis par la main tendue du Christ.

                                       Pricet SAMBA

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 31 janvier 2021

Y A PAS QUE LES CRÊPES !

      Mardi, c’est le 2 février. Ah, oui ! C’est la chandeleur !
     Mais d’où vient cette dénomination ? C’était un jour honoré par les païens : étant donné que l’on voyait les jours rallonger, on implorait un dieu pour que les troupeaux soient prospères et que la terre produise abondamment. Un signe de richesse, en somme. C’est pourquoi, une des traditions consiste à faire sauter une crêpe avec une pièce d’or dans la main.
     L’Eglise a transformé cette tradition en une fête chrétienne en célébrant la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après Noël. Au cours de ce rite, le vieillard Syméon parle de Jésus comme la « Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire au peuple de Dieu ». Ce 2 février est donc, pour nous, la fête de la Lumière.
     Plus récemment, le pape Jean-Paul II a décidé que ce jour, dans la mouvance de cette fête, serait celui de la « Vie Consacrée » : dans cette expression, nous nommons les moines et moniales, les membres de communautés nouvelles ou plus anciennes, les religieux et religieuses missionnaires chez nous et en d’autres continents, témoins du Christ dans des présences aux soins, à l’éducation etc., ou encore des laïcs consacrés en lien, ou non, avec une congrégation ou un institut religieux. D’aucuns parmi nous ont connu de ces religieuses et religieux, ou ont bénéficié de leur présence dans des écoles ou des quartiers. C’est l’occasion de rendre grâce pour ces vies données au Christ ; mais aussi de prier pour que des jeunes ou moins jeunes aient l’audace de répondre à l’appel du Seigneur en lui consacrant ainsi leur vie.
     Nous pourrions, au cours de cette journée, penser également à tous les laïcs, proches de nous (soi-même peut-être ?), qui consacrent de leur énergie, de leur amour à tel ou tel service dans la communauté chrétienne, auprès des enfants, des malades, de la liturgie, des célébrations, catéchumènes etc. : pourquoi ne pas prier pour que l’enthousiasme évangélique les anime sans cesse ; mais encore prier et appeler pour que chacun de nous mette en oeuvre la mission reçue le jour du baptême, dans la vie de l’Eglise, mais aussi en répandant la bonne odeur de l’Evangile au coeur de la vie ordinaire, sur le terrain du monde.

                                      José BOURAU

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 24 janvier 2021

LA PAROLE DE DIEU

 

        Quoi de neuf ? mais la Parole de Dieu elle même bien sûr ! Toujours nouvelle.

           Elle fait partie de chacune de nos célébrations, que ce soit durant les messes ou pour un baptême, un mariage… Elle est le fondement de notre foi et de notre histoire. Le Concile Vatican II a voulu qu’elle soit mise à la portée de tous. Aussi de nombreuses traductions ont vu le jour, dont celle de la Liturgie,qui devient peu à peu la référence et le socle commun de notre prière.

         Il est à espérer que peu à peu on devienne « familier de l’Écriture » comme l’ont souhaité les Papes Benoit XVI et François. Pour répondre à cet appel, notre paroisse a choisi d’approfondir l’évangile de Marc. Souhaitons que nous puissions au moins l’entendre en entier. Ce serait déjà une belle manière de goûter à ce récit de la vie de Jésus d’un bout à l’autre. Une première sans doute ! Et davantage si la pandémie le permet, en formant des petits groupes autour de la revue distribuée lors de la fête de notre paroisse.

         Et puis, aujourd’hui, le pape François fait de ce dimanche la « journée de la Parole ». Plus que cela, il ouvre la possibilité de ministères laïcs autour de la Parole dans l’Église, celui de « Lecteur », pour des personnes appelées à se former dans ce but : annoncer , servir et célébrer la Parole. Espérons que cela ouvre des voies nouvelles pour que la Parole continue de féconder notre temps, notre coeur et la vie des hommes.

                                     P. Michel GARAT

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 17 janvier 2021

SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS

         Nous entrons demain dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. À propos de cette semaine qui, je l’espère, sera pour chacun de nous un temps d’action de grâce et de grande supplication (« demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance »), le père Gougaud responsable national pour l’unité des chrétiens précise : « la célébration de l’eucharistie entre tous les chrétiens est notre espérance ».
        Ainsi, en marche vers cette espérance, les églises (encore) divisées, sont appelées à avancer ensemble vers la vérité qui est le Christ. Chemin d’amitié fraternelle et de pardon mutuel, chemin d’écoute bienveillante et de prière, chemin de rencontres et de discernement, chemin de diversité vers l’unité en Christ : moment pour lequel le Seigneur nous appelle, et jour où il nous attend déjà… Mais l’actualité covidienne de ce temps nous invite aussi à marcher vers l’unité, la communion, entre frères de l’église catholique partiellement divisés, parfois du fait des consignes sanitaires liés aux célébrations dans nos églises : au premier rang d’entre elles se trouve l’eucharistie. Nous voici invités à répondre intimement à cette question « qu’est-ce que l’eucharistie ? »

      Le chemin qui nous aidera à trouver notre réponse est celui de la Parole de Dieu et de l’amour du frère : « demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance » nous dit le Seigneur. C’est une parole sûre, qui nous fera humblement désirer l’Eucharistie, elle qui nous unit au Christ et à tous nos frères pour former l’unique Église.

                                      Jean-Marc Aphaule -diacre-

 

 

                                                                    
 Le billet du 10 janvier 2021

LA FÊTE DU BAPTÊME

     « Tu es mon fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie. »

        De Nazareth jusqu’au Jourdain…
     En l’espace d’une semaine la liturgie nous fait voyager de l’enfance à la vie adulte de Jésus. C’est un nouveau commencement. C’est ainsi d’ailleurs que s’exprime Marc, l’évangéliste. Dans son récit il n’y a ni généalogie et pas davantage de récit de nativité. Nous trouvons ces simples paroles : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus- Christ, Fils de Dieu » (Marc 1,1) Portons toute notre attention à ce que dit Marc, tout y est important.
Jésus vient de Nazareth, petite bourgade insignifiante, il va faire la queue avec tout un peuple au bord du Jourdain et se plonger dans cette eau du fleuve. Jusqu’où Jésus descend-il ? Au plus profond de l’humanité. Dès le départ il se fait solidaire d’un peuple, il est attentif au message de Jean dont la première lecture nous dit l’espérance : « Vous tous qui avez soif… Ecoutez-moi… Prêtez l’oreille… Cherchez le Seigneur… Il te montrera sa miséricorde… ». Jésus fait corps avec ce peuple. Il fait sienne son attente, cette attente qui n’a fait que murir pendant ces 30 années de vie familiale, de travail, de vie sociale et de prière.
Il est important pour nous de redécouvrir que notre baptême est aussi un « plongeon » dans un peuple. Tout baptême nous introduit dans une communauté de croyants en recherche. Mon baptême me fait solidaire d’un peuple.

        « Il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre comme une colombe »
     Une belle image biblique qui nous fait penser à la déchirure du voile dans le temple au moment de la mort de Jésus. Il n’y a plus de séparation entre le ciel et la terre. C’est une colombe qui a redonné l’espérance de Noé après le déluge. Dieu ne cesse de dire à l’être humain son désir de l’aimer, de lui donner son Esprit. Jésus, l’homme de Nazareth prend conscience de cela et découvre sa véritable identité : fils de Marie et de Joseph mais aussi…

          « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »
      C’est au moment où Jésus est le plus humain qu’au plus profond de son être il entend qu’il est le fils bien-aimé de Dieu, en qui Dieu trouve toute sa joie. La joie de Dieu éclate lorsque l’être humain vit pleinement son humanité.
Plonger au coeur du monde, plonger en tous ces espaces humains où peut se créer, où peut grandir la solidarité… ; par nos gestes et paroles pouvoir dire à chacune, à chacun : tu es ma soeur, tu es mon frère bien-aimé ; c’est bien là que nous entendrons nous aussi ce que Jésus a entendu.
Dès notre Baptême ces paroles ont été prononcées sur nous. Fête du baptême de Jésus et aussi fête de notre baptême. Ne l’oublions pas !

                                               Jean MIMIAGUE

 

 

                                                                    
 Le billet du 3 janvier 2021

L’ÉTOILE DE BETHLÉEM


          « Où est passé le roi des juifs qui vient de naître ? » demandent les rois mages qui semblent s’être égarés en chemin. « Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » L’étoile les guida alors à Bethléem, une petite ville ; elle les guida parmi les pauvres, parmi les humbles, pour trouver le Roi du  monde. Les rois mages venus d’Orient représentent toute l’humanité qui va à la rencontre de son Seigneur. Ils cheminent vers la découverte du Roi de l’Univers en se laissant guider par un astre lumineux.
        Dans les religions païennes, l’on considérait les astres comme des dieux. Le fait que Dieu révèle la naissance du Seigneur aux mages païens à travers un astre est plein de signification. Eux, qui identifiaient les étoiles à la divinité, se rendent finalement compte que les astres ne sont qu’un instrument dont Dieu se sert pour se révéler au monde. La fête de l’Epiphanie que nous célébrons aujourd’hui, constitue une forte interpellation pour chacun de nous, qui se fient à des prétendues « prophéties » bien fallacieuses. Beaucoup recourent aux astres à travers la consultation de  ’horoscope… Contrairement à ceux qui croient que les astres sont des êtres supérieurs susceptibles d’influencer notre destin, Matthieu, nous montre comment les astres ne sont que des simples créatures au service de Dieu et de de l'homme.

                                                                      Pricet SAMBA