Le billet du 20 juin 2021

                                        UNE PETITE MUSIQUE …

       Chaque année, hors covid, l’entrée dans l’ été  se fait au rythme de la musique. Un célèbre musicien, Vivaldi, a réussi  à traduire chacune des saisons en musique, de très belle manière. Peut-on se passer de musique ? Même dans la foi ? Certes la prière peut monter du coeur, de manière silencieuse, mais ce n’est pas pour autant qu’une petite musique ne s’y fasse entendre, visant   l’harmonie de tout notre  être. Mais habituellement, quand nous sommes rassemblés, à l’église, le chant ou la musique rythment notre prière. Cela permet de   ruminer   la parole de Dieu ou de méditer l’un des aspects de la foi, de telle sorte que tout notre  être en soit imprégné  : "Notre Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit Dieu". C’est Saint Irénée le premier, au second siècle, qui a formulé  cette vérité, gravée maintenant dans une mélodie que nous aimons. Elle dit l’essentiel de la mission de Jésus, envoyé  par le Père pour nous permettre de nous  lever à son niveau. Belle perspective, qui mérite que nous nous y essayions, en gravant cette petite musique au coeur de notre foi et de notre vie.

                                                         P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 13 juin 2021

     Le billet est spécial aujourd’hui ! Vous remarquez une différence de présentation de la feuille paroissiale.
       Notre 
« imprimeur » l’abbé Michel Etcheçahar vient de subir une grave opération. Espérons que les soins portent leurs fruits et qu’il nous revienne en meilleure forme. Il avait pris un peu d’avance dans son travail, aussi vous ne remarquez pas trop de différences dans la feuille que vous avez en mains. Dès la semaine prochaine, s’il ne peut le faire, nous n’imprimerons qu’une feuille commune à l’ensemble des relais paroissiaux. En cela nous ne ferons qu’anticiper ce qui se passera durant l’été.

      D’autre part, nommé à Pau à la rentrée, l’abbé Pricet reste avec nous jusqu’à fin juillet, nous permettant de maintenir les messes du dimanche, telles qu’affichées. Nous lui dirons « au revoir » le dimanche 25 juillet, qui sera, ce dimanche-là, messe unique, à Boucau, pour toute la Paroisse. A la rentrée nous devrions accueillir un prêtre africain dans notre paroisse. A partir du 1er août, José et moi assurerons quatre messes en WE : le samedi soir à 18h30 à St Esprit et St Étienne, et deux le dimanche matin, à 10h à Ste Croix et 10h30 à Boucau, nous permettant de donner le baptême après les messes du dimanche.

      Union de prières avec Michel et tous nos malades. Toustem en aban ! Bethi aintzina ! Poursuivons la route !

P. Michel GARAT et le Conseil pastoral

 
     

 

Le billet du 6 juin 2021

                              A TABLE !

       Cet appel résonne encore à mes oreilles, appel de la maman appelant la famille, appel de la cuisinière lors des camps de vacances.
        Aujourd’hui nous sommes heureux de voir à nouveau les tables mises sur les terrasses de nos cafés et restaurants. C’est un renouveau de vie pour beaucoup.
        Nous parlons aussi de repas, de table, même de banquet, lorsqu’il s’agit de l’Eucharistie que nous célébrons. Certains ont souffert quand les règles sanitaires exigeaient un nombre limité de participants aux diverses célébrations dans nos églises. Bon nombre de croyants ont pu réfléchir à ce qu’il y a d’essentiel en toute Eucharistie :
 - Communier c’est nous unir à la décision du Christ de donner sa vie. Comme Lui nous sommes grain de blé semé en terre de notre humanité pour que la vie soit possible pour tous.
 -  Partager le pain de l’Eucharistie et la Parole n’a de sens qu’en rompant le pain avec ceux qui n’en ont pas.
     Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie nous faisons donc mémoire de ce geste du Christ autour de la table, partageant le repas avec ses amis et signifiant sa vie donnée pour l’humanité entière, appelant ses invités, les participants de la Cène et nous tous à leur suite, à faire de même.
      A table ! N’est-ce pas le cri de joie que nous devrions lancer avant d’entrer dans une église pour célébrer l’eucharistie ? Tous invités au repas, pas d’exclus pour la fête !
    Bientôt, nous allons nous retrouver sans contrainte aucune dans nos Eglises, heureux de célébrer ensemble non pas comme avant, comme si rien ne s’était passé, mais avec cette envie plus forte que jamais de donner tout son sens à ce que nous célébrons.
      Elle est grande notre joie de célébrer le Christ engagé avec nous ; elle est aussi grande notre joie de nous engager à nouveau à vivre en communion fraternelle, les uns avec les autres. L’eucharistie et le service du frère ne s’opposent pas car l’un est le don que Dieu nous fait et l’autre est notre réponse au don que Dieu nous fait.
       A table ! Tous invités, pas d’exclus… Recevons ce pain de vie pour devenir nous aussi du bon pain pouvant nourrir celles et ceux qui ont faim qu’ils soient de la famille, dans le voisinage, sous les ponts ou à nos frontières.

                                                            Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 30 mai 2021

                              « BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE, ET DU FILS, ET DU SAINT ESPRIT ».

     Après avoir célébré la Pentecôte, ce dimanche est pour les Chrétiens la fête de la Sainte Trinité. Et en même temps pour le monde, la fête des Mères. Cette fête de la Sainte Trinité nous révèle le mystère de notre Foi : le mystère d’un Dieu Unique, en trois personnes. L’Evangile de ce jour nous précise que nous sommes également baptisés dans le Père et le Fils avec le Saint Esprit.
       Cette fête nous invite donc à entrer dans cette logique d’amour partagé par le Père, le Fils et l’Esprit, critère d’appréciation des véritables enfants de Dieu. Cet amour doit se traduire dans notre témoignage de vie au quotidien, en annonçant la parole de Dieu, en célébrant ses mystères et en étant au service des autres.
       C’est dans ce sens que nous pouvons comprendre l’invite de Jésus lorsqu’il dit « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». Il s’agit pour nous d’aller vers nos frères et soeurs pour leur apporter la présence du Christ ressuscité.
        Dans le contexte de notre paroisse, il s’agit pour nous de penser de manière particulière aux personnes âgées et aux malades. C’est pour cette raison que le sacrement des malades sera administré au cours de la célébration eucharistique ce dimanche à Sainte Croix, afin d’apporter le réconfort physique, moral et spirituel à nos paroissiens malades.
      En célébrant la solennité de la Sainte Trinité, confions au Seigneur l’humanité entière afin que l’amour Trinitaire continue de rendre fécondes toutes les initiatives en faveur de l’unité, de l’amour et de la fraternité.

                                                           Pricet SAMBA

 
     

 

Le billet du 23 mai 2021

                                              LES SEPT DONS DE L’ESPRIT

      En ces jours de Pentecôte, pourquoi ne pas « réviser » ce que sont les dons de l’Esprit Saint !  Lorsque nous recevons le Sacrement de la Confirmation, en particulier, ce sont eux qui sont offerts. Prier l’Esprit Saint, c’est ouvrir son coeur, dans la foi et la confiance, aux sept dons qui le caractérisent :
      La sagesse. C’est ce que le Saint-Esprit accomplit en nous afin que nous voyions toutes les choses avec les yeux de Dieu
      L’intelligence. Il ne s’agit pas de l’intelligence humaine, de la capacité intellectuelle dont nous pouvons plus ou moins être pourvus. Il s’agit d’une grâce que seul l’Esprit Saint peut donner et qui suscite chez le chrétien la capacité d’aller au-delà de l’aspect extérieur de la réalité et scruter les profondeurs de la pensée de Dieu et de son dessein de salut.
     Le Conseil. C’est vraiment un grand don de pouvoir rencontrer des hommes et des femmes de foi qui, en particulier dans les passages les plus compliqués et importants de notre vie, nous aident à faire la lumière dans notre coeur et à reconnaître la volonté du Seigneur !
      La force. Le Saint-Esprit libère le terrain de notre coeur, de manière que la Parole du Seigneur soit mise en pratique, de façon authentique et joyeuse. Ce don nous rend plus forts, en nous libérant de nombreuses entraves, en particulier dans des moments difficiles et des situations extrêmes.
      La science qui vient de l’Esprit Saint ne se limite pas à la connaissance humaine : elle nous conduit à saisir, à travers la création, la grandeur et l’amour de Dieu et sa relation profonde avec chaque créature.
         La piété. Ce don ne signifie pas avoir compassion ou pitié de son prochain, mais il indique notre appartenance à Dieu et notre lien profond avec Lui, un lien qui donne un sens à toute notre vie et qui nous maintient solides, en communion avec Lui, également dans les moments les plus difficiles et compliqués.
        La crainte de Dieu. Ce n’est pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains.

                                                                       José BOURAU

 
     

 

Le billet du 16 mai 2021

                                               L’ESPRIT SOUFFLE !

      L’Esprit souffle en permanence, même si sa venue est particulièrement célébrée au jour de Pentecôte, c’est à dire dimanche prochain. Il souffle et inspire ceux qui font une démarche de foi comme les catéchumènes , mais aussi tous ceux qui recevront un sacrement. Il souffle sur ceux qui veulent aller de l’avant, malgré les épreuves de santé, du post covid, ou dans leur engagement auprès des migrants par exemple, où beaucoup de générosité se déploie.
      Cela nous réjouit, et nous le portons dans la prière et l’action de grâce. L’Esprit souffle aussi sur le Pape François. A notre surprise, il vient de créer mardi un nouveau ministère, une nouveau service dans l’église : celui de Catéchiste, homme ou femme. C’est sans doute ce qu’il faut pour notre temps. 
        Chacun sait d’expérience que la transmission de la foi et de l’Évangile devient difficile, concurrencée par beaucoup d’autres influences. Alors être catéchiste devient un « métier » , c’est le sens premier du mot ‘ministère’, avec la compétence nécessaire adaptée à notre monde, à notre temps, aux mentalités, et pour tous les âges.

       Que l’Esprit souffle maintenant sur l’Église pour mettre cette bonne nouvelle en oeuvre .

                                                       P. Michel GARAT

 
     

 

 Le billet du 9 mai 2021

                                               ÇA ALORS !


     «…Je ne suis qu’un homme, moi aussi. En vérité, je le comprends, Dieu est impartial :il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les oeuvres sont justes. »
      Imagine-t-on le bouleversement profond vécu par Pierre et chacun des croyants ? Ils se croyaient de la Nation choisie de Dieu, mise à part pour se tenir devant le Seigneur…et, d’une certaine façon, ils le sont. Pourtant Pierre en visite chez le païen romain prend soudain conscience de leur humanité commune qui les fait, tous deux, frères. Frères parce que Dieu est impartial : c’est-à-dire qu’il ne prend pas partie, ni ne met « à part » en séparant. 
       Le Seigneur ne veut et ne sait que réunir les Hommes par la Fraternité : quelle bonne nouvelle ! C’est une invitation faite aujourd’hui à notre Église à ne pas avoir peur, à ne pas se sentir assiégée, en danger, à ne pas se recroqueviller. Une invitation à être « une Église » en sortie vers le monde et ses périphéries : là nous rencontrons ceux dont nous sommes (trop) loin par la culture, la religion, les conditions et « les moyens » de vie, les choix et les états de vie… ceux qui pourtant ne sont jamais oubliés du Seigneur et sur qui son Esprit veille et demeure.
      Le Seigneur connaît les « oeuvres justes » de ceux qui nous paraissent pourtant si loin de lui… invitation à nous reconnaitre frères de ceux-là, à ne pas nous croire supérieurs parce que chrétiens. Invitation à devenir une Église humble, aimante, servante, en vérité, comme au soir où le Christ lava les pieds de ses amis: tous frères ! « Fratelli tutti » !
 

                                     Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 


Le billet du 2
 mai 2021

 

À BOIRE SANS MODÉRATION !

      Au lendemain de ce 1er mai, fête du Travail, notre regard, notre prière aussi, se sont portés vers ce monde du travail, certainement l’un des plus touchés en ces temps de confinement. Il sera bien présent dans notre Eucharistie de ce dimanche. Ces humbles petits brins de muguet que nous aimons tant offrir, sont là pour nous rappeler tous ces humbles travailleurs, semblables à Joseph le charpentier, que nous avons aussi célébré ce 1er mai.
      Dans l’Évangile de ce 5e dimanche de Pâques, Jésus nous parle d’un autre travailleur, son propre père : « Mon père est le vigneron. » Nous savons combien le travail du vigneron est délicat et compliqué, exigeant une attention de tous les instants, tous les jours de l’année. Jésus en a bien conscience qui ne cessera de répéter que son Père est toujours à l’œuvre. Lui aussi ne cesse de travailler à l’œuvre du Père dans ce soin qu’il porte à chacune, à chacun d’entre-nous. 
      Le vigneron, la vigne, le sarment ne font qu’un. Jésus insistera beaucoup sur cette unité. De la même manière chaque croyant, toute communauté chrétienne, l’Église, Jésus- Christ et le Père ne font qu’un. L’Esprit, promesse de Jésus en ces temps de la Pentecôte souffle sans arrêt pour que nous allions tous dans le même sens. Ce n’est pas facile, nous le savons.
       L’être humain a parfois tendance à se suffire à lui-même, à se considérer tout-puissant. Un petit virus est venu nous inviter à l’humilité. Aujourd’hui je préfère contempler le brin de muguet, l’humilité qu’il peut signifier et cette humilité me fait toujours penser que seul « je ne puis porter de fruit. »
      Reliés les uns aux autres, notre regard tourné vers le Christ, alimentés par sa Parole et son Eucharistie, c’est sûr, cela donnera du fruit, un vin au goût merveilleux, nous l’appelons : Royaume du Père. Il réjouit les cœurs et il est à boire sans modération.

Abbé Jean.

 
     

 

Le billet du 25 avril 2021

                                               D’AUTRES ENCLOS !

          C’est le dimanche du Bon Pasteur. Dans l’évangile de St Jean lu aujourd’hui, Jésus affirme qu’il a d’autres brebis dans d’autres enclos. Il est venu pour elles aussi. Dès le départ, Jésus éduque au sens missionnaire. Sans négliger le groupe des Douze ni le cercle des amis, Jésus ouvre à chacun les yeux sur des réalités qui sont hors de leur enclos, comme s’il pressentait que tout groupe avait tendance à se replier sur lui-même, à penser qu’ils sont les derniers des Mohicans, et à se contenter ainsi. Jésus ouvre sans cesse. 
            Il n’invente pas les « autres brebis » , elles existent et attendent la Rencontre avec lui. Comme il l’a fait pour le premier cercle il va se porter à leurs devants. Aujourd’hui aussi, si nous voulons bien ouvrir les yeux, beaucoup d’initiatives se créent. La dernière en date : en plein milieu du plateau de Saclay, 35 000 employés, se dressera un grand centre catholique pour favoriser le dialogue ‘science et foi’, le centre « Teilhard de Chardin », et proposer un lieu de prière.
     Plus modestement, chacun peut relayer l’invitation du Christ : pourquoi ne pas réunir chez soi des amis, pour un partage d’évangile, pour une réflexion « évangile et vie »… L’autre enclos peut être modeste il n’en est pas moins important aux yeux du Ressuscité.

                                                 P. Michel GARAT

 
     

 

 Le billet du 18 avril 2021

 « IL LEUR OUVRIT L’ESPRIT POUR COMPRENDRE LES ECRITURES ».

     Après sa résurrection, Jésus est toujours avec nous. Il apparaît surtout à des groupes de personnes. Il se fait reconnaitre par ses disciples lorsqu’ils sont réunis en communauté. Après la mort de Jésus, les disciples lisent à nouveau les Ecritures pour essayer de comprendre ce qui est arrivé et comment ils peuvent continuer à croire malgré son absence.
    Les disciples en chemin pour Emmaüs découvrent d’abord Jésus comme un étranger qui les aide à mieux saisir le sens des Ecritures, puis qui se fait reconnaitre à la fraction du pain. De même, dans l’Evangile d’aujourd’hui, Jésus mange avec eux et leur explique que tout ce qui lui est arrivé fait partie du plan de Dieu. Et grâce à cette nouvelle compréhension de ce qui lui est arrivé, ils commencent à réaliser que Jésus est présent parmi eux d’une manière toute différente.
     Les disciples font l’expérience de Jésus quand il boit et mange avec eux ; quand il leur ouvre l’intelligence pour comprendre les signes de sa présence. Nous aussi nous pouvons faire l’expérience de Jésus ressuscité lorsque nous nous mettons en groupe ou lorsque que nous nous réunissons pour échanger, réfléchir pour partager la parole de Dieu en cette année où nous lisons Saint Marc.

                                              Pricet SAMBA

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 11 avril 2021

                        EN SUIVANT LE RESSUSCITÉ

(Extraits de José-Antonio Pagola)

     En ce dimanche de l’Octave de Pâques, voici une méditation d’espérance et d’engagement.
     « Lorsque nous osons croire vraiment que Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts, que vivons-nous en continuant à marcher sur ses traces ?
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Tout ce que tu nous as dit sur Dieu c’est vrai. Nous savons maintenant que Dieu est un ami de la vie. Nous commençons à mieux comprendre ta passion pour une vie plus saine, plus juste et plus heureuse pour tous. Nous comprenons pourquoi tu plaçais la santé des malades avant toute loi ou tradition religieuse. En suivant tes pas, nous vivrons en soignant la vie et en soulageant la souffrance. Nous mettrons toujours la religion au service des personnes.
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Nous savons maintenant que Dieu rend justice aux victimes innocentes : il fait triompher la vie sur la mort, le bien sur le mal, la vérité sur le mensonge, l’amour sur la haine. Nous continuerons à lutter contre le mal, les mensonges et les abus. Nous chercherons toujours le royaume de ce Dieu et sa justice.
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Nous savons maintenant que Dieu s’identifie aux crucifiés, jamais aux bourreaux. Nous commençons à comprendre pourquoi tu étais toujours avec les souffrants et pourquoi tu défendais tant les pauvres, les affamés et les méprisés. Nous défendrons les plus faibles et les plus vulnérables, ceux qui sont maltraités par la société. Désormais, nous écouterons mieux ton appel à être compatissant comme le Père qui est aux cieux.
     Jésus ressuscité, tu avais raison. Maintenant, tu es vivant pour toujours et tu es présent parmi nous lorsque deux ou trois d’entre nous se réunissent en ton nom. Nous savons maintenant que nous ne sommes pas seuls, mais que tu nous accompagnes dans notre marche vers le Père. Nous entendrons ta voix lorsque nous lirons ton évangile. Nous nous nourrirons de toi lorsque nous célébrerons ta cène. Tu seras avec nous jusqu’à la fin des temps ».

                                               José Bourau

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 4 avril 2021

               NAÎTRE À NOUVEAU !

     C’est ce qu’enseigne Jésus à Nicodème. C’est ce que l’Église propose lorsque enfants et adultes en viennent à demander le Baptême. Naitre à nouveau ! Naitre à d’autres réalités que celles qui nous sont familières et qui correspondent peu ou prou à ce que transmet notre société pour le meilleur et pour le moins bon.

      Naître aux réalités spirituelles, c’est à dire au monde intérieur qui ne demande qu’à s’ouvrir, à se nourrir de la parole de Dieu, et à se nourrir du pain que Dieu nous donne dans l’Eucharistie. On dit que marcher permet une tel travail spirituel en soi. Cela est d’autant plus vrai lorsque quelqu’un est « plongé » dans les eaux du baptême, qui marque le premier pas, décisif, pour une longue route à la lumière du Ressuscité. Le baptême fait « renaitre » en Jésus Christ. Le baptisé est appelé à vivre de la vie même du Christ, tourné comme Lui vers Dieu son Père, tourné comme Lui vers les autres qui deviennent ses frères.

      On dit aussi ces jours ci que la vie spirituelle, la vie dans l’Esprit du Christ, rend plus acceptable les aléas de la vie, surtout en cette période de Covid et de l’angoisse que ce virus génère. C’est que la renaissance en Jésus, fait vivre, voir, respirer comme Jésus, avec ses yeux , son coeur, et sa passion pour que l’humanité enfin se décide à construire son Royaume d’amour, de fraternité et de paix. Le chantier ne fait que commencer, mais il commence par « naître à nouveau » !

                                         P. Michel GARAT

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 28 mars 2021

        POURQUOI UNE SEMAINE SAINTE ?

      La voici déjà cette semaine qu’on appelle « Sainte » et je me fais deux ou trois réflexions.
     Pourquoi une semaine « Sainte »? Les autres ne le sont-elles pas tout autant ? Après tout, c’est chaque jour le temps du Seigneur, le temps de ses témoins. Sans doute les jours qui nous arrivent sont-ils une invitation à s’unir à la Pâque de Jésus pour mieux en vivre au quotidien.
     Voici un temps qui débute par une entrée festive et triomphale à Jérusalem, qui passe par une lamentable exécution sur une croix infâme, et qui s’illumine au matin de Pâques devant nos yeux si lents à croire. Où serais-je durant ces jours ? Et avec qui ? parmi les exaltés ? Les indifférents ? Les accusateurs ? (Je n’espère pas !), Avec les disciples ? Vais-je fuir ? Vais-je trahir ? Avec qui serais-je durant cette semaine sainte et chaque jour de ma vie quand s’offrent à moi des occasions de réjouissances dans la foi, d’accompagnement, d’engagement, de prière, de soutien du faible, de défense de l’opprimé (ici et maintenant), de présence dans l’épreuve ?
     Ô Seigneur garde-moi fidèle et sourd au chant du coq de mon quotidien ! Garde mon Espérance vive et solide comme une ancre (lettre aux Hébreux 6,19). Dans ce monde incertain et inquiétant comme une montée au Golgotha, permets-moi de demeurer « debout » comme Marie au pied de ta croix ; « espérant contre toute espérance » ! Le monde ne va pas bien, mais ta Pâque nous rappelle que l’avenir, que ton jour, n’est pas un sépulcre profond, mais un tombeau vide dont tu as roulé la pierre !

                    Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 21 mars 2021

      UNE FÊTE DISCRÈTE POUR UN HOMME DISCRET…


     Ce vendredi 19 mars l’Église a célébré Saint Joseph, cet homme dont les évangiles disent bien peu de choses : « Un homme qui passe inaperçu, homme de la présence discrète et cachée. » Pourtant il aura, lui aussi, un rôle important dans l’histoire du salut.
     Le Pape François a décrété une année Saint Joseph du 8/12/2020 au 8/12/2021, et a publié une lettre intitulée : « Avec un coeur de père ». Le silence, la discrétion, la vie humble du travailleur, un vrais chemin de sainteté.
     Quand je me promène dans nos parcs, à la campagne ou en bord de mer, mon attention est attirée par le nombre toujours plus important de papas poussant le landau du bébé, tenant par la main son enfant, jouant et dialoguant avec lui. Nous voyons aujourd’hui les papas tenir un rôle de plus en plus important dans la vie de famille et c’est peut-être l’un des petits bénéfices que nous pourrions tirer de cette pandémie.
     « On ne naît pas père, on le devient… », souligne le Pape François. Le rôle du père est important dans la vie familiale. Le bonheur de Joseph est dans « le don de soi », toujours confiant. Son visage illumine « notre monde qui a besoin de pères et refuse les chefs…, refuse ceux qui confondent autorité avec autoritarisme, service avec servilité… force avec destruction. »
     La paternité vécue pleinement conduit un jour à la « mort » du père quand l’enfant grandit, devient autonome et avance sur les sentiers de la vie. Être père n’est jamais « un exercice de possession », souligne encore le Pape François.
     Joseph, époux de Marie, père de Jésus, ne vivait-il pas, en son humanité, en disciple de Jésus comme nous le dit l’Evangile de ce dimanche : « Si le grain de blé tombé en terre meurt, il porte beaucoup de fruit…, qui se détache de sa vie en ce monde la garde pour la vie éternelle. » ?
     Un véritable coeur de père, disciple du Christ serviteur, donnant sa vie, comme Lui.
      Joseph, je te confie aujourd’hui tous les pères et ceux qui ont vocation à le devenir.

                                              Abbé Jean

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 14 mars 2021

                DIMANCHE AUTREMENT

     Le texte d’Evangile choisi pour la célébration de la deuxième étape préparatoire au baptême de nos catéchumènes, pose à chacun de nous la question essentielle de la foi : « Crois- tu au Fils de l’homme ? » « Oui, je crois Seigneur », répond joyeusement l’aveugle-né qui parle au nom de tous les croyants. Le miracle de cette guérison est le signe que le Christ, en rendant la vue à cet aveugle-né, veut ouvrir également notre regard intérieur, afin que notre foi soit vivante et nous aide à reconnaitre Jésus- Christ comme notre unique Sauveur.
     Le message central issu de cet évangile nous fait comprendre que le plus important pour nous Chrétiens est de faire que notre vie soit éclairée par la lumière de la foi. En effet, la foi c’est aussi cette capacité qu’à l’homme de reconnaitre Jésus comme la lumière ; celui qui donne la vue et qui nous Sauve.
     Au coeur de notre monde aujourd’hui, caractérisé par le scepticisme, il est bon pour nous Chrétiens de semer le bon grain à travers les bonnes oeuvres au quotidien afin que rayonne notre lumière pour éclairer notre entourage.

                                      Pricet SAMBA

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 7 mars 2021

                PERSÉVÉRANCE


    A quoi pensons-nous lorsque nous prononçons ce mot ?
    D’aucuns, les plus avancés en âge parmi nous, évoqueront l’année qui était proposée, en ce temps là, après l’initiation chrétienne et ce que nous appelions la « communion solennelle » : c’était l’année de persévérance.
   D’autres pensent sans doute à ce robot, minuscule dans l’espace, qui vient de se poser sur la planète Mars (comme le nom du mois que nous venons de commencer !). Il s’appelle « Persévérance » ! Fait-il rêver d’une possible vie ailleurs, ou d’une planète de substitution si nous épuisons, hélas, la nôtre ? Est-il le symbole de l’extase devant les capacités des hommes à chercher, calculer, inventer, maîtriser la machine
et même l’univers ?
     Mais… pourquoi ne pas chercher à vivre cette persévérance pour que les droits de l’Homme soient mis en oeuvre dans le monde
humain, comme en Birmanie, en d’autres pays et ici-même ? Pourquoi ne pas appliquer cette persévérance au service du respect de la « même Maison que nous habitons tous », comme nous y invite le CCFD-Terre Solidaire en ce temps de Carême, en ces temps où nous prenons davantage conscience des causes et de l’impact du changement climatique ? Pourquoi ne pas réfléchir avec ce mot « persévérance » sur nos manières de vivre la Fraternité ? Elle est parfois difficile à mettre au coeur de nos pensées, de nos actes les plus quotidiens et de nos projets pour la vie sociale et internationale. Sans doute ne faut-il pas s’arrêter au rêve ou aux fantasmes, voire aux espoirs, que peut susciter Persévérance sur Mars ! Combien est-elle nécessaire lorsque la santé est mise à mal, ou quand on galère.

      Sur la route de la vie, en ce temps de carême, tenant nos regards sur le crucifié-ressuscité, notre foi nous invite à la persévérance dans la prière, le jeûne et le partage. Pour y parvenir, rappelons-nous que cette persévérance consonne bien avec Espérance.

                                    José BOURAU

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 28 février 2021

                ABRAHAM, OU L’HÉRITAGE DIFFICILE.

 

      Chacun sait que c’est un personnage important dans l’histoire de la bible, le premier des patriarches à l’origine des trois religions monothéistes, même si lui-même n’a pas fondé de religion. La première lecture de ce jour nous relate l’épisode bien connu du sacrifice demandé, de se rendre avec son fils Isaac sur la montagne. Sans entrer dans le sens de cet épisode, constatons que pour juifs et chrétiens il s’agit bien d’Isaac et le déplacement a lieu quelque part dans le pays promis. Sans doute sur le rocher de ce qui deviendra l’emplacement du Temple à Jérusalem. Mais les musulmans, selon l’une de leurs traditions, situent l’évènement du coté de la Kaaba, et le garçon n’est plus Isaac mais le premier des fils d’Abraham, Ismaël.
     Héritage difficile et conflictuel. Entre les traditions. Et dans notre pays de laïcité, on met en quelque sorte tout ça sous le tapis, comme de la vulgaire poussière. L’ignorance n’est jamais gage de sagesse mais contient de futures violences. Qui aura la sagesse de proposer non la vérité, impossible, mais l’exposé des faits raisonnés : que chacun sache d’ou viennent les différences et comment les expliquer. Au fond c’est une histoire telle qu’on peut en connaître dans chaque famille, une histoire d’héritage ! celui de la mémoire d’Abraham, qui a encore beaucoup à nous apprendre sur lui, sur nous, sur Dieu, et l’interconnexion des trois pour notre vie en société, mais dans et pour la paix !

                                         P. Michel GARAT

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 21 février 2021

                         PREMIER DIMANCHE DE CARÊME  

     Ah bon ! Et alors ? Parce que je ne sais pas vous, mais en ce qui me concerne j’ai l’impression que nous sommes « en carême » depuis presque un an ! Que vient donc dire le retour de ce temps « de jeûne » en ces jours où chacun semble bien à jeun? A jeun de rencontre amicale ou familiale, à jeun de sérénité, de lien social, de travail et même (plus grave !) de revenu pour certains… Qu’à donc à nous dire ce carême qui revient sans nous avoir vraiment quitté ? Nous parle-t-il de cendres dont il faudrait nous couvrir la tête en nous frappant interminablement la poitrine ? Nous invite-t-il à l’Espérance ? Mais quelle Espérance ?

      Il me semble que ce temps, qui nous est donné par l’Église, nous invite à « sortir de notre désert » et à ne pas nous laisser tenter par les Satans du pessimisme, du retour en arrière, du confinement intellectuel ou religieux, de la critique systématique des responsables, du complotisme ; Satan des difficultés à nous laisser rejoindre par le Christ vivant aujourd’hui.   

       J’ai sous les yeux cette béatitude écrite par une équipe de la pastorale avec les jeunes: « Heureux celui qui mise sur la sobriété, sait l’importance du temps et adopte un style de vie renouvelé. » J’en ferai le chemin de « mon carême »… Et peut-être davantage. Je vois tellement à travers cette phrase, le Christ qui sonne à ma porte et me dit : « change ton regard, simplifie ta vie, lève les yeux et suis moi. J’ai besoin de toi maintenant : ces jours sont difficiles, mais la Covid n’est pas la fin des temps, ni le vaccin l’aurore du salut…Sois un « bon samaritain », dis à tes frères que je les attends en mon « hôtellerie ».
       Ainsi d’un pas lent, fragile, mais joyeux, je marcherai vers le matin de Pâques.

                             Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 14février 2021

                         AMOUREUX … COMME JÉSUS !


       La lèpre dont il est question dans la première lecture et dans l’évangile de ce dimanche est pour nous une maladie d’un autre temps bien que, souvent, il nous est rappelé qu’elle n’est pas totalement éliminée de notre planète.
       Pourtant, à la lecture de ces textes nous ne pouvons nous empêcher de penser que cette pandémie qui touche notre monde a des conséquences semblables à la lèpre. Les règles qu’il nous faut suivre sont aussi exigeantes : port du masque, lavage des mains, respect du couvre-feu et aussi l’isolement quand c’est nécessaire.
       Ce message de la Parole de Dieu nous invite à aller encore plus loin, à ouvrir notre regard sur ces personnes et groupes humains que nous considérons comme « impurs », que nous ne souhaitons pas voir dans notre entourage et encore moins dans notre pays. Depuis ceux qui ne pensent pas comme moi jusqu’aux réfugiés qui frappent à notre porte, il nous est possible d’identifier les personnes et communautés humaines que nous ne souhaitons pas voir proches de nous.
       « Toucher- se laisser toucher… » Pour Jésus ce n’est plus le « prêtre » ou la personne qui détient l’autorité, qui détermine celui qui peut être pour moi un proche un ami. Observons-le attentivement. Il est touché par la demande de ce lépreux et il le touche, bravant ainsi toutes les règles de sécurité imposées. La maladie peut être contagieuse mais l’être humain est bien plus que la maladie.
       Alors, je pense aussi à la Saint Valentin que nous célébrons en ce 14 février, fête des amoureux. Je pense à ces messages, ces petits mots, pas nécessairement à l’achat de cadeaux, qui peuvent s’exprimer aujourd’hui. « Toucher » le coeur de l’autre, me laisser « toucher » par la petite attention de l’autre. Laisser battre son coeur au rythme des sentiments amoureux présents en chacune en chacun.
       Jésus était et demeure l’éternel amoureux de chacune et de chacun d’entre nous. Ce qu’il me dit aujourd’hui me « touche », éveille en moi un véritable sentiment amoureux, même si j’ai le sentiment d’être parfois comme un « lépreux » qui n’ose pas s’approcher de lui.
       « Imitez-moi », nous dit Paul dans la 2e lecture. Comme lui, laissons- nous « saisir » par ce message d’amour et de tendresse du Christ. N’ayons pas peur d’inventer les gestes, les mots de tendresse que nous pourrions adresser à nos proches sans oublier les exclus et ceux qui n’y croient plus.
                                               Jean Mimiague

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 7 février 2021

                          DIMANCHE DE LA SANTÉ.

                          « Tout le monde te cherche ».

    Tel est le thème retenu cette année pour célébrer la Journée Mondiale des Malades. Ce dimanche de la santé est une occasion pour nous de donner une place à la Pastorale de la Santé qui s’occupe des personnes malades, personnes en situation de handicap et des personnes âgées. C’est aussi une occasion d’encourager toutes les personnes qui oeuvrent dans cette pastorale (Service Evangélique des malades, service de l’aumônerie de l’hôpital…). De fait, le pape François, dans son message de la journée mondiale de la santé 2021 nous invite à avoir une pensée particulière « envers tous ceux qui, dans le monde entier, souffrent des effets de la Pandémie du Coronavirus ».
     En effet, face à la maladie, à la souffrance, l’homme se sent désemparé, désespéré. Il cherche du soutien. C’est le cas de la belle-mère de Simon dont parle l’Evangile de ce jour.« Jésus s’approcha, la saisit par la main et la fit lever ».
    

     En cette période de crise sanitaire, nous sommes invités à aller à l’essentiel de notre mission (annoncer, célébrer, servir), de développer de nouveaux moyens pour mieux accompagner les malades. Pour cela, nous sommes appelés à rester en contact avec les personnes que nous ne voyons plus, de passer un coup de fil, de signaler s’il y a des personnes qui veulent le sacrement des malades, se confesser… Nous devons leur apporter le réconfort physique, spirituel et moral. Partageons la faiblesse des faibles en cette période de crise sanitaire afin que ces derniers soient ragaillardis par la main tendue du Christ.

                                                Pricet SAMBA

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 31 janvier 2021

                                Y A PAS QUE LES CRÊPES !

      Mardi, c’est le 2 février. Ah, oui ! C’est la chandeleur !
     Mais d’où vient cette dénomination ? C’était un jour honoré par les païens : étant donné que l’on voyait les jours rallonger, on implorait un dieu pour que les troupeaux soient prospères et que la terre produise abondamment. Un signe de richesse, en somme. C’est pourquoi, une des traditions consiste à faire sauter une crêpe avec une pièce d’or dans la main.
     L’Eglise a transformé cette tradition en une fête chrétienne en célébrant la Présentation de Jésus au Temple, 40 jours après Noël. Au cours de ce rite, le vieillard Syméon parle de Jésus comme la « Lumière qui se révèle aux nations et donne gloire au peuple de Dieu ». Ce 2 février est donc, pour nous, la fête de la Lumière.
     Plus récemment, le pape Jean-Paul II a décidé que ce jour, dans la mouvance de cette fête, serait celui de la « Vie Consacrée » : dans cette expression, nous nommons les moines et moniales, les membres de communautés nouvelles ou plus anciennes, les religieux et religieuses missionnaires chez nous et en d’autres continents, témoins du Christ dans des présences aux soins, à l’éducation etc., ou encore des laïcs consacrés en lien, ou non, avec une congrégation ou un institut religieux. D’aucuns parmi nous ont connu de ces religieuses et religieux, ou ont bénéficié de leur présence dans des écoles ou des quartiers. C’est l’occasion de rendre grâce pour ces vies données au Christ ; mais aussi de prier pour que des jeunes ou moins jeunes aient l’audace de répondre à l’appel du Seigneur en lui consacrant ainsi leur vie.
     Nous pourrions, au cours de cette journée, penser également à tous les laïcs, proches de nous (soi-même peut-être ?), qui consacrent de leur énergie, de leur amour à tel ou tel service dans la communauté chrétienne, auprès des enfants, des malades, de la liturgie, des célébrations, catéchumènes etc. : pourquoi ne pas prier pour que l’enthousiasme évangélique les anime sans cesse ; mais encore prier et appeler pour que chacun de nous mette en oeuvre la mission reçue le jour du baptême, dans la vie de l’Eglise, mais aussi en répandant la bonne odeur de l’Evangile au coeur de la vie ordinaire, sur le terrain du monde.

                                      José BOURAU

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 24 janvier 2021

                                 LA PAROLE DE DIEU

 

        Quoi de neuf ? mais la Parole de Dieu elle même bien sûr ! Toujours nouvelle.

           Elle fait partie de chacune de nos célébrations, que ce soit durant les messes ou pour un baptême, un mariage… Elle est le fondement de notre foi et de notre histoire. Le Concile Vatican II a voulu qu’elle soit mise à la portée de tous. Aussi de nombreuses traductions ont vu le jour, dont celle de la Liturgie,qui devient peu à peu la référence et le socle commun de notre prière.

         Il est à espérer que peu à peu on devienne « familier de l’Écriture » comme l’ont souhaité les Papes Benoit XVI et François. Pour répondre à cet appel, notre paroisse a choisi d’approfondir l’évangile de Marc. Souhaitons que nous puissions au moins l’entendre en entier. Ce serait déjà une belle manière de goûter à ce récit de la vie de Jésus d’un bout à l’autre. Une première sans doute ! Et davantage si la pandémie le permet, en formant des petits groupes autour de la revue distribuée lors de la fête de notre paroisse.

         Et puis, aujourd’hui, le pape François fait de ce dimanche la « journée de la Parole ». Plus que cela, il ouvre la possibilité de ministères laïcs autour de la Parole dans l’Église, celui de « Lecteur », pour des personnes appelées à se former dans ce but : annoncer , servir et célébrer la Parole. Espérons que cela ouvre des voies nouvelles pour que la Parole continue de féconder notre temps, notre coeur et la vie des hommes.

                                     P. Michel GARAT

 
     

 

                                                                    
 Le billet du 17 janvier 2021

     SEMAINE DE PRIÈRE POUR L’UNITÉ DES CHRÉTIENS

         Nous entrons demain dans la semaine de prière pour l’unité des chrétiens. À propos de cette semaine qui, je l’espère, sera pour chacun de nous un temps d’action de grâce et de grande supplication (« demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance »), le père Gougaud responsable national pour l’unité des chrétiens précise : « la célébration de l’eucharistie entre tous les chrétiens est notre espérance ».
        Ainsi, en marche vers cette espérance, les églises (encore) divisées, sont appelées à avancer ensemble vers la vérité qui est le Christ. Chemin d’amitié fraternelle et de pardon mutuel, chemin d’écoute bienveillante et de prière, chemin de rencontres et de discernement, chemin de diversité vers l’unité en Christ : moment pour lequel le Seigneur nous appelle, et jour où il nous attend déjà… Mais l’actualité covidienne de ce temps nous invite aussi à marcher vers l’unité, la communion, entre frères de l’église catholique partiellement divisés, parfois du fait des consignes sanitaires liés aux célébrations dans nos églises : au premier rang d’entre elles se trouve l’eucharistie. Nous voici invités à répondre intimement à cette question « qu’est-ce que l’eucharistie ? »

      Le chemin qui nous aidera à trouver notre réponse est celui de la Parole de Dieu et de l’amour du frère : « demeurez dans mon amour et vous porterez du fruit en abondance » nous dit le Seigneur. C’est une parole sûre, qui nous fera humblement désirer l’Eucharistie, elle qui nous unit au Christ et à tous nos frères pour former l’unique Église.

                                      Jean-Marc Aphaule -diacre-

 

 

                                                                    
 Le billet du 10 janvier 2021

                         LA FÊTE DU BAPTÊME

     « Tu es mon fils bien-aimé, en toi je trouve ma joie. »

        De Nazareth jusqu’au Jourdain…
     En l’espace d’une semaine la liturgie nous fait voyager de l’enfance à la vie adulte de Jésus. C’est un nouveau commencement. C’est ainsi d’ailleurs que s’exprime Marc, l’évangéliste. Dans son récit il n’y a ni généalogie et pas davantage de récit de nativité. Nous trouvons ces simples paroles : « Commencement de la Bonne Nouvelle de Jésus- Christ, Fils de Dieu » (Marc 1,1) Portons toute notre attention à ce que dit Marc, tout y est important.
Jésus vient de Nazareth, petite bourgade insignifiante, il va faire la queue avec tout un peuple au bord du Jourdain et se plonger dans cette eau du fleuve. Jusqu’où Jésus descend-il ? Au plus profond de l’humanité. Dès le départ il se fait solidaire d’un peuple, il est attentif au message de Jean dont la première lecture nous dit l’espérance : « Vous tous qui avez soif… Ecoutez-moi… Prêtez l’oreille… Cherchez le Seigneur… Il te montrera sa miséricorde… ». Jésus fait corps avec ce peuple. Il fait sienne son attente, cette attente qui n’a fait que murir pendant ces 30 années de vie familiale, de travail, de vie sociale et de prière.
Il est important pour nous de redécouvrir que notre baptême est aussi un « plongeon » dans un peuple. Tout baptême nous introduit dans une communauté de croyants en recherche. Mon baptême me fait solidaire d’un peuple.

        « Il vit les cieux se déchirer et l’Esprit descendre comme une colombe »
     Une belle image biblique qui nous fait penser à la déchirure du voile dans le temple au moment de la mort de Jésus. Il n’y a plus de séparation entre le ciel et la terre. C’est une colombe qui a redonné l’espérance de Noé après le déluge. Dieu ne cesse de dire à l’être humain son désir de l’aimer, de lui donner son Esprit. Jésus, l’homme de Nazareth prend conscience de cela et découvre sa véritable identité : fils de Marie et de Joseph mais aussi…

          « Tu es mon Fils bien-aimé ; en toi, je trouve ma joie. »
      C’est au moment où Jésus est le plus humain qu’au plus profond de son être il entend qu’il est le fils bien-aimé de Dieu, en qui Dieu trouve toute sa joie. La joie de Dieu éclate lorsque l’être humain vit pleinement son humanité.
Plonger au coeur du monde, plonger en tous ces espaces humains où peut se créer, où peut grandir la solidarité… ; par nos gestes et paroles pouvoir dire à chacune, à chacun : tu es ma soeur, tu es mon frère bien-aimé ; c’est bien là que nous entendrons nous aussi ce que Jésus a entendu.
Dès notre Baptême ces paroles ont été prononcées sur nous. Fête du baptême de Jésus et aussi fête de notre baptême. Ne l’oublions pas !

                                               Jean MIMIAGUE

 

 

                                                                    
 Le billet du 3 janvier 2021

                               L’ÉTOILE DE BETHLÉEM


          « Où est passé le roi des juifs qui vient de naître ? » demandent les rois mages qui semblent s’être égarés en chemin. « Nous avons vu son étoile à l’Orient et nous sommes venus nous prosterner devant lui. » L’étoile les guida alors à Bethléem, une petite ville ; elle les guida parmi les pauvres, parmi les humbles, pour trouver le Roi du  monde. Les rois mages venus d’Orient représentent toute l’humanité qui va à la rencontre de son Seigneur. Ils cheminent vers la découverte du Roi de l’Univers en se laissant guider par un astre lumineux.
        Dans les religions païennes, l’on considérait les astres comme des dieux. Le fait que Dieu révèle la naissance du Seigneur aux mages païens à travers un astre est plein de signification. Eux, qui identifiaient les étoiles à la divinité, se rendent finalement compte que les astres ne sont qu’un instrument dont Dieu se sert pour se révéler au monde. La fête de l’Epiphanie que nous célébrons aujourd’hui, constitue une forte interpellation pour chacun de nous, qui se fient à des prétendues « prophéties » bien fallacieuses. Beaucoup recourent aux astres à travers la consultation de  ’horoscope… Contrairement à ceux qui croient que les astres sont des êtres supérieurs susceptibles d’influencer notre destin, Matthieu, nous montre comment les astres ne sont que des simples créatures au service de Dieu et de de l'homme.

                                                                      Pricet SAMBA

 

 

                                                                    
 Le billet du 27 décembre 20

SACRÉE FAMILLE !

      Quelques heures après avoir fêté, chanté la naissance de Jésus, « Dieu sauve », « Emmanuel : Dieu avec nous »,
« libérateur, sauveur »… et quelques jours avant de célébrer Marie, « Mère de Dieu », le 1er janvier… nous sommes invités à contempler la Sainte Famille.

      Entre Noël et le premier de l’an, il manquerait quelqu’un si nous n’évoquions pas, dans cette famille, un grand homme, Joseph. Le pape François vient de livrer une Lettre Apostolique « Avec un coeur de père », consacrée à celui qui s’est tout donné à la volonté de Dieu, en acceptant de construire, avec Marie, un espace familial au Fils de Dieu.
      Cette Lettre ouvre une année consacrée à St Joseph, que nous ne manquerons pas de mettre en exergue au cours de l’année qui va s’ouvrir.
      Les temps que nous vivons ont un impact certain sur la vie de nos familles ; et, même pour ces fêtes de Noël, au cours desquelles bon nombre n’ont pas pu se réunir comme désiré, ou bien il a fallu prendre des précautions, empêchant parfois d’exprimer librement la tendresse. Nous pensons aux familles marquées par la maladie, l’éloignement, l’impossibilité d’accompagner jusqu’à la fin, le décès. Mais aussi aux familles impactées par la perte du travail ou les exigences du télétravail, et encore par les tensions au temps de confinement jusqu’à l’explosion parfois. Bien sûr, nous sont présents les enfants qui ont besoin de tout l’amour des parents et grands-parents ; les jeunes qui, certains, tournent en rond par manque de relations sociales comme ils en ont le secret et la nécessité.
      En regardant Joseph, Marie et Jésus, obligés de trouver refuge dans une étable, puis amenés à fuir la fureur d’Hérode pour préserver la vie de l’Enfant, nous pouvons leur demander que nos familles, mais aussi la famille humaine tout entière, soient « un lieu de communion et un cénacle de prière, d’authentiques écoles de l’Évangile et de petites Églises domestiques, que plus jamais il n’y ait dans les familles des scènes de violence, d’isolement et de division ; que celui qui a été blessé ou scandalisé soit, bientôt, consolé et guéri » (prière du pape François à la Sainte Famille).

José BOURAU

 

 

                                                                    
 Le billet du 25 décembre 2020

                                    NOËL                                                 

              C’était un temps où les Romains dominaient le monde. Ils avaient vaincu, colonisé, organisé… Ils gouvernaient. À leur tête en ce temps-là « César Auguste », empereur tout-puissant aux côtés duquel nos Biden, Poutine ou Xi Jimping d’aujourd’hui ne seraient que des roitelets...
           César Auguste domine tant qu’il veut compter ces sujets; c'est que vous comprenez, il y a derrière tout cela des impôts à percevoir, des caisses à remplir, des villes à construire, des armées entretenir, des peuples à dominer encore. Allez zou ! Chacun s’affaire, fait ses valises et ne pense qu’à rejoindre sa ville d’origine pour y être compté. Vite ! Un transport, un logement sur place. Vite! Assurons-nous que tout ira bien pour nous, notre famille… Urgence ! Il n’y aura peut-être ni hébergement, ni table pour tous… Vite ! Chacun ne trouvera peut-être pas de place. Et l’on s’agite, sans jamais penser à lever son regard vers le ciel, où pourtant brille déjà une étonnante nouvelle étoile… Pas le temps, pas de place pour tous!
         Et voici notre Noël 2020. Il n’y a pas si longtemps encore, nous pensions que la science maîtrisait le monde, comme César Auguste autrefois, et que rien ne pouvait nous arriver. Mais voilà, un petit virus a désorganisé notre terre, et cela bien cruellement. 
         Et voici que des règlements nécessaires nous sont imposés… Pas de rassemblement, pas plus de six personnes, port du masque, accueil limité dans nos églises, couvre-feu ! Et l’on s’affaire : comment va-t-on s’y prendre? Comment fêter Noël ? Et les enfants ? Et mamie ? Et les achats ? Et nos traditions ? Vite ! Agitons-nous… Il n’y aura peut-être pas de place pour tout le monde… Emportés ! Nous sommes emportés par un tourbillon qui bouscule autant qu’un virus venu d’on ne sait d’où. Lèverons-nous les yeux vers le ciel de nos Espérances ? Une étoile y brille depuis 2000 ans. Nos yeux et nos coeurs verront-t-il que dans ce monde, en ce temps où il n’y a pas de place pour tous, le Seigneur vient à sa place et nous invite à sa rencontre ?
             Sa place ? Celle du plus pauvre que pauvre, celle où Dieu tout-puissant se fait Dieu tout petit.
             Sa rencontre ? Comme les bergers d’autrefois qui ont vu une lumière dans la nuit, verrons-nous aujourd’hui les lueurs des solidarités, des fraternités, des amitiés, des progrès scientifiques, qui redonnent sourire aux plus fragiles? Ce sont des scintillements de Dieu dans notre monde, c’est « l’étoile du berger » pour nos vies.
             Comme les bergers de Noël vers l’enfant posé dans la mangeoire, avançons-nous vers les fragilités de notre monde : Dieu nous y attend. Là, il se fait l’un de nous pour redonner vigueur à notre Espérance :

              « Paix sur la terre aux hommes qu’IL AIME ! ».

 

                               Joyeux Noël !

 

                               Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

 

                                                                    
 Le billet du 20 décembre 2020

                                                   L’ANNONCE

       L’annonce c’est celle de l’ange Gabriel à Marie, entendue en ce 4ème dimanche. Nouvelle et ancienne. Nouvelle car celui que Marie accueillera en son sein vient du Très Haut. Mais ancienne aussi car David avait entendu pareille promesse : jamais sa maison ne disparaîtra. En Marie cette annonce s’accomplit et depuis, c’est chacun et l’Eglise tout entière qui reçoivent annonce semblable : celle de devenir abri, maison, demeure du Seigneur qui vient.     

          Librement, pour le bonheur, pour la joie de faire « maison commune » hébergeant l’unique Seigneur, dans la simplicité et l’humilité de sa naissance, mais aussi dans le projet et la mission de faire vivre ensemble la « maison commune » pour qu’elle devienne à son image.

          L’annonce aujourd’hui, par les réseaux et autres medias, peut ne pas être aussi joyeuse et libératrice. Le mot de ‘harcèlement’ est de plus en plus utilisé pour décrire ces appels téléphoniques ou internet intempestifs et intrusifs. Ce devient un vrai fléau dont les plus jeunes sont parmi les plus grandes victimes. Ces mauvais anges de la communication ne sèment que du malheur dont il faut se prévenir. Surtout s’ils s’habillent de lumière ! Vieille ruse, mais qui hélas fonctionne sans cesse en s’adaptant à la modernité.


        Préférons l’Ange Gabriel qui apporte la vraie lumière : celle d’un Dieu qui vient marcher au pas des hommes et leur proposer de bâtir un monde de lumière, de paix et de partage, avec pour seul modèle l’enfant de la crèche.

 

                                         P. Michel GARAT

 

 

                                                                    
 Le billet du 13 décembre 2020

                                                    SOYEZ DANS LA JOIE !

         En écrivant le « billet » j’ai sous les yeux une lettre de remerciement adressée par des médecins à Denise, une de leurs patientes qui avait pris la décision de ne pas occuper le dernier lit disponible dans le service de réanimation : « Nous n’oublierons jamais que vous nous avez demandé d’aller nous occuper des patients qui avaient des chances de s’en sortir. Vous étiez à quelques jours de la fin de votre vie, mais votre sourire était celui de toujours...»
        Les lectures de ce dimanche, écrites dans des contextes qui peuvent ressembler à celui que nous connaissons aujourd’hui, nous invitent à la joie, à la confiance. Et je lis la lettre de ces médecins dans le même état d’esprit.
       Merci à Celui qui vient aujourd’hui et qui se manifeste de lumineuse manière en toutes ces personnes qui sauvent des vies comme en celles qui, comme Denise, donnent leur vie pour que d’autres vivent. Ils ne sont pas le messie mais comme Isaïe (1e lecture), comme Marie (Psaume), comme Paul (2e lecture) et comme Jean (évangile), ils nous montrent le chemin.

        Alors aujourd’hui soyons attentifs, des lumières il y en a partout, ne les éteignons pas et surtout soyons dans la joie, dans l’action de grâce, sans oublier de les partager.

 

                                    Jean MIMIAGUE

 

 


 

                                                                    
 Le billet du 6 décembre 2020

                    « PRÉPAREZ LE CHEMIN DU SEIGNEUR »


           « A travers le désert, préparer le Chemin du Seigneur ».

             Tel est l’écho de ce deuxième dimanche de l’Avent. C’est le prophète Isaïe qui lançait ce message aux juifs retenus en exil sur une terre étrangère. Il leur annonçait leur délivrance. En traversant le désert, ils allaient pouvoir rentrer à Jérusalem.
            A la suite du prophète Isaïe, Jean Baptiste aussi utilise l’expression « Préparez le Chemin du Seigneur » pour désigner la conversion, le retour au Seigneur.
         Comment nous préparons-nous à recevoir L’Emmanuel ? Le Prophète Isaïe dans la première lecture nous parle de ravins à combler, de montagne à abaisser, de passages tortueux à redresser.
              C’est une invitation à la conversion totale en faisant un effort d’abaisser les collines de notre orgueil, de combler les ravins de la haine et de l’égoïsme, d’aplanir les sentiers de l’injustice, de la calomnie, de la rancune… En effet, le temps de l’Avent nous invite à éliminer tout ce qui, dans la vie du croyant, oppose une résistance quelconque à la grâce divine.

                                                               Pricet SAMBA

 

 

 

                                                                    
 Le billet du 28 novembre 2020

IL N’Y AURA PAS DE NOËL ?  

 

                    IL N’Y AURA PAS DE NOËL ?


Bien sûr que si !
Plus silencieux et plus profond,
Plus semblable au premier
dans lequel Jésus est né, dans la solitude.

Sans beaucoup de lumières sur terre,
mais avec celle de l’étoile de Bethléem,
illuminant des chemins de vie dans son immensité.

Sans-parades royales colossales
mais avec l’humilité de nous sentir des bergers et des jeunes à la recherche de la Vérité.

Sans grandes messes et avec des absences amères, mais avec la présence d’un Dieu qui emplira tout.

                   IL N’Y AURA PAS DE NOËL ?

Bien sûr que si !
Sans les rues débordantes, mais avec un coeur ardent pour celui qui doit venir sans bruits ni festivals, ni réclamations ni bousculades ...

Mais en vivant le mystère sans peur aux « Hérodes-covid » qui prétendent nous enlever même le rêve d’espérer.

Noël aura lieu parce que DIEU est de notre côté
et qu’il partage, comme le Christ l’a fait dans une crèche, notre pauvreté, nos épreuves, nos pleurs, nos angoisses et notre orphelinat.

Noël aura lieu parce que nous avons besoin d’une lumière divine au milieu de tant d’obscurité.
Jamais la Covid19 ne pourra atteindre le coeur ou l’âme de ceux qui mettent dans le ciel leur espérance et leur haut idéal.

 

NOËL AURA LIEU !
NOUS CHANTERONS DES CHANTS DE NOËL !
DIEU VA NAÎTRE ET NOUS APPORTER LA LIBERTÉ !

 

 

 

P. Javier Leoz, curé de la paroisse San Lorenzo, Pampelune (Navarre en Espagne)

(texte qui lui a valu un appel téléphonique du pape François le 7/11/2020)

 

Le billet du 22 novembre 2020

                      FÊTE DU CHRIST ROI,

   DIMANCHE DE CONFINEMENT: QUEL CONTRASTE !

 

       Vraiment vous croyez ? Bien entendu il est difficile, voire même douloureux, de ne pas pouvoir se retrouver en communauté pour célébrer l’eucharistie, mais pour autant cela ne nous empêche pas de vivre ce à quoi nous invite l’Évangile de ce jour : devenir des disciples serviteurs. « Chaque fois que vous l’avez fait à ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Ainsi s’exprime le Christ dans l’Évangile d’aujourd’hui. 

       Ainsi nous rappelle-t-il la mission reçue de notre baptême : servir nos sœurs et frères en humanité, vivre le sacrement de la Fraternité. Et nous ne manquons pas en cette période d’occasions de rejoindre et de servir tous ceux qui sont en situation de fragilité et de pauvreté. Le virus du Covid rend encore plus vulnérables ceux qui, du fait de leur santé ou de leur âge, sont déjà fragiles. Le confinement, même plus léger, a tendu des situations familiales difficiles. Les risques de décrochage ou de rupture scolaire menacent les plus jeunes d’entre nous. Les migrants sont plus que jamais à la merci des trafiquants et sujets de méfiance injuste et accrue. Tant de personnes voient leurs emplois menacés. La France franchira bientôt le cap des 10 millions de pauvres !!!…

       Alors il nous est toujours possible, en nous enracinant dans la prière, et dans l’eucharistie que nos prêtres continuent de célébrer dans une solitude apparente, de redoubler d’attention pour nos proches et nos voisins, de soutenir l’action d’associations ou de mouvements caritatifs, de nous y engager, de rejoindre des dispositifs bénévoles de soutien scolaire, d’appliquer rigoureusement les consignes sanitaires qui nous sont données, par souci de protéger nos frères et sœurs… En ces temps de confinement, prenons garde à ne pas devenir une communauté chrétienne repliée sur elle-même, ne pensant qu’à elle ou imaginant que toute vie chrétienne serait impossible parce que nous sommes temporairement privés d’eucharistie.

        Sachons, dans l’Espérance, trouver le chemin du Seigneur en ces temps difficiles; mais y a-t-il eu un jour des « temps faciles ? » Nous pourrions déjà imaginer ou préparer la fête eucharistique (à Noël?) de nos retrouvailles: elle serait riche de nos prières, de nos « services », et de nos pauvretés confinées... Et n’oublions pas la promesse du Seigneur dite par le prophète Ézéchiel: « comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis. »



                                                       Jean-Marc Aphaule -diacre-          

 

 

Le billet du 15 novembre 2020

SURMONTER L’INDIFFÉRENCE

      « Tends la main au pauvre ». Par ces mots tirés du livre biblique de Ben Sira, le Sage, le pape François nous invite, en ce dimanche, à honorer la 4ème journée mondiale des pauvres. Une journée qu’il a instituée comme « signe concret de la charité du Christ pour ceux qui sont le plus dans le besoin ».
      En cette période de nouveau confinement, notre attention est surtout portée sur la Covid 19 et, ces jours-ci, sur l’espoir d’un vaccin qui fera face aux attaques du virus. Qui reprocherait à quiconque cette attention et cet espoir ?
Et il est vrai que cette épidémie suscite la peur et l’angoisse chez les uns, le sentiment d’abandon chez d’autres, la souffrance chez les malades, un surcroit de travail chez les soignants et les enseignants, la peine dans les familles de personnes victimes…

        Reste-t-il, malgré tout, un peu de place pour penser aux conséquences de l’épidémie sur les familles et les personnes, jeunes entre autres, mais pas que…, qui se retrouvent en situation de précarité ? celles qui ont perdu leur boulot et/ou l’espoir d’en trouver, avec les retombées sur leur logement et leur alimentation quotidienne… celles qui faisaient déjà appel à la table de la solidarité… et tant d’autres situations de « pauvreté matérielle, morale, humaine, sociale ». Au cours de l’épisode du 1er confinement, on a dénombré un million de personnes supplémentaires ayant basculé dans la pauvreté… Sans oublier les conséquences sur les aides nécessaires au développement dans les pays les plus pauvres.
        Dans ce contexte, le pape François nous appelle, ainsi que tous les habitants de la terre, à « surmonter l’indifférence » de « ceux qui tiennent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté dont ils sont souvent complices » (cf. son message pour cette journée mondiale).
        Dans l’esprit de François, le Secours Catholique, habituellement et, à plus forte raison en cette période, est en première ligne pour répondre aux besoins « primaires et essentiels » des plus fragilisés. Ce dimanche est donc celui où le Secours Catholique fait appel à notre solidarité. Selon nos possibilités, selon nos talents (cf. l’évangile), accueillons cet appel.
        « La pauvreté, dit François, prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière : dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles ».

                                                    José Bourau                      

 

 

Le billet du 8 novembre 2020

                                          SATURATION  !                                  

        C’est l’état des hôpitaux et maisons de soin en cette période aigue de pandémie. Saturation des possibilités d’accueil de malades, mais aussi saturation des soignants eux-mêmes : même pas reposés de la période du premier confinement, il leur est beaucoup demandé à nouveau.
      Par contraste, le vide peut surgir aussi : même si l’activité se maintient, elle n’est pas totale, elle se fait de plus en plus en « distantiel » et non plus en « présentiel », deux néologismes peu connus avant que le coronavirus nous fasse changer de mode de vie : par les précautions à prendre, un lien social réduit à peu de choses, la distance … et les masques qui s’imposent aussi aux enfants depuis lundi.
       La vie de la paroisse aussi est impactée. Si le catéchisme est maintenu, si les églises resteront le plus possible ouvertes, le culte ne peut plus avoir lieu en dehors des enterrements avec moins de 30 personnes.
       Pour autant, nous maintiendrons un lien par mail. Chaque semaine les textes du dimanche seront commentés à trois voix, comme au printemps, envoyés par mail et disposés au fond de l’église. Ils pourront ainsi nourrir la prière et la méditation de la Parole de Dieu.

                                                                P. Michel GARAT

 

 

Le billet du 1er novembre 2020

            TOUS SAINTS ! QU’EN DIS-TU, CARLO ?

     Lecteurs de ce billet, peut-être êtes-vous de celles et ceux qui ont suivi par les media la célébration de Béatification de Carlo Acutis, jeune italien, mort à 15 ans d’une leucémie foudroyante. Le cardinal Vallini qui présidait cette célébration disait : « Le jeune Carlo, premier bienheureux du XXIème siècle, a montré que la sainteté était un objectif atteignable par tous et non quelque chose d’abstrait réservé à quelques-uns ».

              Son programme de vie de Carlo se résumait à ceci : être toujours uni à Jésus, son amour pour l’Eucharistie, sa dévotion à la Vierge, ses actions montrant son amitié pour les pauvres ».
               Un jeune normal, simple, spontané, sympathique, qui aimait la nature et les animaux, jouait au foot, avait de nombreux amis de son âge et s’était pris de passion pour l’informatique. Un jeune de son temps, qui, selon le témoignage de ses parents, avait déjà « les yeux tournés vers Jésus »… Tout particulièrement depuis sa première communion qu’il avait fait suivre de la communion et de la messe quotidiennes. Il avait un rapport personnel, intime et profond avec Jésus, «son Ami, son Maître, son Sauveur, la force de sa vie et le but de tout ce qu’il faisait».
     La phrase qu’il aimait dire : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Pour s’orienter vers « l’infini, notre patrie » et ne pas « mourir comme des photocopies », Carlo disait que notre boussole doit être la Parole de Dieu, à laquelle nous devons constamment nous confronter.
     Et cette Parole de Dieu, il la diffusait par informatique (il en était un geek et il redoutait d’en devenir accro !), par son sourire donné à ceux qu’il croisait, par le « bonjour » à la gardienne d’immeuble, par sa participation à la distribution de repas aux gens de la rue, etc..
En cette fête de Toussaint, bienheureux Carlo, guide-nous sur le chemin de la Sainteté « de la porte d’à-côté », comme dit le pape François.

                                                                    José BOURAU
 

 

Le billet du 25 octobre 2020

L’AMOUR DE DIEU ET DU PROCHAIN

      A travers l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous rappelle en premier lieu, que le devoir primordial de tout homme est d’aimer Dieu. Mais, il ne se contente pas de nous rappeler ce commandement fondamental, il rajoute également qu’il faut aimer son prochain comme soi-même. Alors faut-il d’abord aimer Dieu pour aimer son prochain ou d’abord aimer son prochain pour aimer Dieu ? L’amour de Dieu et du prochain sont inséparables, c’est comme un seul et unique commandement. Tous deux viennent de l’amour qui vient de Dieu, qui nous a aimé le premier.
      « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas. » 1 jean 4 :20 . L’amour de Dieu est un amour révélé, il n’est pas charnel, il est spirituel. Celui qui aime Dieu doit élever sa pensée à la dimension de son prochain parce qu’il est à l’image de Dieu.

Pricet SAMBA

 

 

Le billet du 18 octobre 2020

                        URGENCE ET ESPÉRANCE

       En cette période si curieuse et inquiétante où les journaux nous
parlent d’une montée impressionnante de la pauvreté dans le monde et dans notre pays, l’Évangile et le pape François nous rappellent l’urgence du service dans l’Espérance :

         « J’invite à l’espérance qui nous parle d’une réalité qui est enracinée au plus profond de l’être humain, indépendamment des circonstances concrètes et des conditionnements historiques dans lesquels il vit. Elle nous parle d’une soif, d’une aspiration, d’un désir de plénitude, de vie réussie, d’une volonté de toucher ce qui est grand, ce qui remplit le coeur et élève l’esprit vers les grandes choses, comme la vérité, la bonté et la beauté, la justice et l’amour. […] L’espérance est audace, elle sait regarder au-delà du confort personnel, des petites  sécurités et des compensations qui rétrécissent l’horizon,  pour s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne ».

                              "Marchons dans l’espérance ! »

      

                                                           (Fratelli tutti, §55)
                                              Jean-Marc Aphaule -diacre-

 

 

Le billet du 11 octobre 2020

ME VOICI, ENVOIE-MOI.

      Un des précédents Billets était intitulé « Embauchés ! » En voici un autre qui peut apparaître de la même teneur.
      Comment je réagis lorsque je lis ces mots d’Isaïe « Me voici, envoie-moi » ? Est-ce que je me sens concerné ? Ou bien, est-ce que je pense que c’est pour quelqu’un d’autre ? Et pourtant, ils me sont adressés, plus spécialement en ces jours, du 11 au 18 octobre, « semaine missionnaire mondiale ».
      A vrai dire, la plupart d’entre nous, nous avons été habitués à voir dans « les missionnaires » tant de prêtres, de religieuses, et des laïcs de nos villages et quartiers, de nos connaissances, qui sont partis en « mission » en Asie, en Afrique ou en Amérique latine.
      Cependant, depuis le Concile Vatican II, nous percevons mieux que la mission est confiée à TOUS les baptisés : « mission à l’extérieur », dans des pays étrangers et « mission à l’intérieur », sur notre territoire.
      Dieu a besoin des hommes, de toi, de moi, de nous, de TOUTE l’Église pour participer à son œuvre de salut. « Qui enverrai-je », demande Dieu. « Me voici, envoie-moi », dit Isaïe.
      Le baptême fait de nous des « disciples-missionnaires », selon l’expression bien aimée du pape François. Appelés, envoyés pour rejoindre les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile. Avec la lettre Encyclique « Tous Frères » qu’il vient de publier, le pape rappelle que les baptisés ont à vivre la Fraternité dans toutes les réalités du quotidien et à en témoigner par toute parole et tout acte.
      Portons dans notre prière les 19 enfants de la paroisse qui communient pour la première fois en ce week-end, les 21 jeunes qui sont confirmés samedi prochain : qu’ils entendent cet appel du Seigneur : « Prêts ? »… « partez ! ». Ce 17 octobre est aussi la journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté, décrétée par l’ONU, poussée par ATD-Quart monde et le Père Joseph Wresinski : combien faut-il de bras pour y travailler ? Combien faut-il de voix pour dénoncer et en appeler à éradiquer les causes de la misère.
      Alors, oserai-je, moi aussi, dire « Me voici, envoie-moi » ?

José BOURAU

 

 

Le billet du 4 octobre 2020

         LES VIGNERONS HOMICIDES

       A travers l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous propose la parabole des vignerons auxquels le propriétaire confie la vigne qu’il a plantée, puis il s’en va. Cependant, la loyauté de ces vignerons est mise à l’épreuve : la vigne leur est confiée pour la faire fructifier et remettre la récolte au propriétaire. Malheureusement les vignerons adoptent une attitude possessive et se considèrent comme des propriétaires au point de lapider, tuer les serviteurs.

       En effet, cette parabole illustre le mauvais comportement, la méchanceté de l’homme et par conséquent toutes les scènes de violence que nous vivons actuellement.
       Oui, notre société aujourd’hui bouillonne de violence. C’est ainsi qu’elle brise les relations humaines, endeuille, disloque les familles. Cette violence n’est pas que physique, elle se manifeste aussi par la parole qui humilie, dénigre, détruit l’honneur, la dignité de l’autre. Car, nous agissons quelquefois comme les mauvais vignerons.
        Voilà pourquoi, Jésus qui a subi la violence mais qui n’a jamais été violent nous enseigne de pratiquer : l’amour du prochain, le pardon, l’unité… Ce sont des moyens que le Christ met en oeuvre, les meilleures voies par lesquelles ses disciples pourront contribuer à la promotion d’une vraie culture de paix.

                                                 Pricet SAMBA
 

 

Le billet du 27 septembre 2020

ACCUEILLIR, PROTÉGER, PROMOUVOIR INTÉGRER.

      Ce sont les attitudes que recommande le Pape François vis à vis des migrants. Ce sont des attitudes positives. On sait l’engagement personnel du pape dans cette question. C’est même un « lanceur d’alerte » . Cela peut agacer. Mais s’il ne le faisait pas serait-il fidèle à l’évangile ? Les parents de Jésus ont dû quitter Nazareth , s’installer provisoirement à Bethléem pour en être chassé en raison d’une décision du Roi Hérode, à l’encontre des enfants et de l’Enfant à naître en particulier . Une nouvelle fois, la sainte famille a été jetée sur les routes de l’exode et trouver refuge dans le pays limitrophe qu’était l’Égypte. Depuis lors, faire attention à l’autre, à l’étranger, au migrant c’est en quelque sorte accueillir le Christ lui-même. Le premier verbe mis en avant par le pape est et restera la première marche à franchir : tendre l’oreille, ouvrir ses bras et son cœur, pour bien sûr discerner, comprendre, évaluer, orienter , … et intégrer autant que faire se peut. La célébration de ce jour est riche de cette harmonique. Entendre les « Notre Père » en plusieurs langues, c’est prendre conscience que nous faisons partie d’une même famille, riche de ses différences. C’est aussi nous rappeler que le Christ n’est pas encore bien accueilli, sous le visage des migrants notamment.

P. Michel Garat

 

 

Le billet du 20 septembre 2020

EMBAUCHÉS


       Drôle de mot par les temps qui courent ! Combien sont-ils à espérer conserver ou sauvegarder leur emploi, ou en trouver un, en ces périodes où la crise sanitaire met en danger des entreprises, des services, des commerces, en ces jours où l’opportunité de « dégraisser » traverse la pensée de certains.
       Récemment, un article rapporte que des jeunes (un nombre non négligeable), en plus de l’espoir d’avoir un travail auquel ils attribuent une place centrale dans leur vie, souhaitent et optent pour un travail qui leur permette de défendre les causes et les valeurs auxquelles ils croient et qui donnent sens à leur vie.
        Les travailleurs embauchés dont parle l’évangile de ce dimanche ne se posent vraisemblablement pas les questions de cette manière. A moins que cette histoire ne nous donne une idée de ce qu’on appellerait le revenu universel ? Cependant qu’il ne s’agit pas d’en rester à l’idée que Jésus nous donnerait une nouvelle manière d’organiser et de rémunérer le travail…; ce n’est pas son projet.
       La parabole de Jésus nous amène à considérer ce qui est juste aux yeux de Dieu : un contrat signé avec les premiers s’applique aussi aux derniers ; c’est sa justice ; d’autre part, toute personne doit pouvoir participer à l’ouvrage et pouvoir vivre du travail de ses mains.
       Cette « histoire » nous conduit également à regarder Dieu comme Celui qui embauche pour faire advenir son Royaume, qui appelle chacun à participer à son oeuvre de Création. Ces travailleurs, c’est toi, c’est chacun de nous. Quelle que soit l’heure de ta vie où tu entends son appel, il n’est jamais trop tard ; Il ne comptabilise pas à la manière humaine ; nul, pour Lui, ne doit rester sur le bord de la route ; Il a besoin de chacun, avec ses charismes, dans sa liberté.
       A l’heure de la fête de la Paroisse, dimanche prochain, nous entendrons des appels pour participer à la vie chrétienne dans la cité et dans la paroisse. Que répondrai-je ? Que répondrons-nous. Il embauche !

                                                        José BOURAU

 

 

Le billet du 13 septembre 2020

LE « MONDE D’APRÈS » : LA FRATERNITÉ !

      Quel étrange mois de septembre où un petit virus diabolique et malin s’ingénue à nous compliquer la vie ! Alors qu’habituellement en cette période nous renouvelons nos contacts, nous reprenons nos activités, nous lançons nos années ; nous voici freinés, masqués, distanciés, menacés dans notre santé. Que nous arrive t-il ? J’avais entendu parler du « monde d’après » mais cette idée généreuse semble avoir grillée au soleil de l’été comme le grain du semeur tombé sur le bord du chemin. Pour autant nous n’allons tout de même pas rester à nous lamenter sur un tas de cendres ! Ne sommes-nous pas habités par l’Espérance ? Voici venu le Temps de repenser notre relation au monde et aux autres. Voici venu le temps de comprendre que nous ne sommes ni maîtres, ni seuls au monde. Le temps de nous remettre dans les mains du Père en chantant comme nous y invite le pape à la suite de François d’Assise : « loué sois-tu Seigneur ! ». Voici venus les jours où nous recevrons une nouvelle lettre-encyclique (le 3 octobre) de François qui nous invitera à accueillir, à re-découvrir, à construire, à vivre la Fraternité dont le Seigneur est l’unique source. La Fraternité nous aidera, non pas à construire « le monde d’après », mais à vivre « l’aujourd’hui de Dieu ».

Jean-Marc Aphaule-diacre

 

 

Le billet du 6 septembre 2020

LA RENTRÉE !

         C’est un mot qui évoque beaucoup de choses : la fin d’une période plus tranquille , celle des vacances avec pour les enfants des rythmes adaptés, des horaires élastiques même. La rentrée sonne alors comme une « fin de récréation ». Il faut changer d’habitudes, se faire à de nouveaux rythmes qui ne dépendent plus de chacun, mais de l’école ou du travail , ou du caté ! En même temps, c’est l’occasion de faire de nouvelles connaissances, de rencontrer, d’apprendre, de se rendre utile au bien de tous, pour que la vie en société s’organise malgré tous les déséquilibres qu’elle engendre sans cesse.
         Parmi les déséquilibres majeurs, la Covid n’a pas fini de gêner notre vie quotidienne, mais aussi l’économie, et les simples relations humaines, distancées forcément par le masque, qui porte bien son nom : le masque cache. Il ne reste plus qu’à porter une casquette vissée sur la tête ou un bonnet bien enfoncé pour que nous ne devenions méconnaissables, et donc de plus en plus étrangers aux autres. Sans parler des multiples écrans qui déjà isolent !
           La rentrée cette année c’est cela. Alors le défi ce sera de maintenir un lien social, et cela dans notre communauté chrétienne. Car le Christ est le lien, le ciment qui nous fait tenir, unis les uns aux autres ; Il n’est pas venu créer un groupe d’individus additionnés, mais une communauté vivante, dont les membres sont liés, reliés, donnés les uns aux autres par l’Esprit du Christ, qui fait de son Église son corps.


                                                     P. Michel GARAT

 

 

Le billet du 30 août 2020

 

MARCHER À SA SUITE

      « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive… »
      À lire cette affirmation, on pense toujours au pire, au plus difficile. Dans l’évangile de ce dimanche, il est vrai que Jésus prépare ses proches aux événements tragiques de sa passion et de sa mort. Chemin inéluctable pour lui qui a tant osé, par ses actes et ses paroles. Mais chemin qui les mènera, s’ils le suivent, jusqu’à la rencontre du Ressuscité. Donc, chemin d’espérance !
      Demain, ce sera rentrée pour les enfants, pour les travailleurs qui ont pu s’arrêter un peu et partir quelques jours, pour les activités pastorales et autres sociales… pas pour ceux qui n’ont pas pu trouver un « job » cet été ; pas pour ceux qui ont été débauchés à cause de la crise sanitaire ; pas pour ceux qui pointent chercheurs d’emploi depuis peu ou plus longtemps.
      Ce dimanche, c’est aussi journée de rencontre autour de la mémoire de Robert Mendiburu : venant de Bordeaux, d’ailleurs et d’ici-même, membres de diverses communautés qu’il a accompagnées de sa douceur exigeante, de sa présence discrète et profonde, de son engagement pour la paix et la fraternité universelle, de sa prière fidèle et de ses paroles d’encouragement. Comment ne pas retrouver dans celui dont nous faisons mémoire ce que Jérémie disait : « Seigneur, tu m’as séduit et j’ai été séduit ; tu m’as saisi et tu as réussi… Ta Parole était comme un feu brûlant dans mon cœur ».
      En regardant Robert, le « marcher à la suite » du Christ, qui a été son leitmotiv de vie, prend toute sa dimension et son sens à partir de cette Parole de feu brûlant.
      Pour ceux qui vivent cette rentrée et pour ceux qui galèrent encore, pour ceux qui angoissent à l’idée de la Covid ou parce que l’horizon est obscur, combien souhaitons-nous qu’il y ait rencontre avec des personnes d’espérance et de confiance, avec une parole qui remette un peu de feu dans leur vie. « Prendre sa croix », porter le poids et les joies du jour, pour nous, disciples du Christ, c’est rester tendus vers la Vie et dévorés par l’Espérance.
      Merci à Robert de nous le rappeler.

José BOURAU    

 

Le billet du 23 août 2020

 

                         POUR VOUS, QUI SUIS-JE ?

       Lors d’une visite au Château Montségur, dans les Pyrénées cathares, il m’est venu l’idée de
méditer sur l’Evangile de ce dimanche dans lequel l’accent est mis sur la vraie identité de Jésus. Pendant que certains disciples ignorent la véritable identité de Jésus, Pierre reconnait et affirme que Jésus est le Messie, le Fils du Dieu vivant.
       De nos jours, les tentatives de réponses sur l’identité de Jésus sont nombreuses. A titre d’exemple, certains Chrétiens, dans mon pays d’origine (Congo/Brazzaville), affirment que Jésus
est la solution à leurs multiples problèmes. D’autres soutiennent que Jésus est leur prise en charge. Dans ce contexte, chacun répond selon ses aspirations et ses attentes. L’Evangile d’aujourd’hui défie toutes tentatives de définir Jésus par rapport à nos intérêts. En effet, plusieurs chrétiens considèrent Jésus comme un bouche-trou, celui qui doit leur éviter certaines difficultés, fruit de leurs paresse ; ou celui qui doit immédiatement les aider à trouver des solutions relatives à leurs problèmes. On lui attribue souvent tous les titres à travers lesquels il peut servir leurs causes.
       Oui, il est vrai que Jésus est venu pour nous servir. Mais il convient que nous reconnaissions d’abord sa véritable identité :
il est le Christ, qui a souffert sur la croix pour le salut des hommes. Le chemin de la croix, c’est le chemin du Christ, le chemin de tous ses disciples.
       

                                                   Pricet SAMBA    

 

Le billet du 16 août 2020

 

COURONNÉE D’ÉTOILES !

C’est avec ces paroles extraites du livre de l’Apocalypse que nous acclamons Marie, emportée par son Fils ressuscité avec son corps, son esprit et son âme dans la gloire auprès de Dieu. Les étoiles qui parent sa tête sont autant de signes du don qu’elle a fait de sa volonté pour que le Règne de Dieu arrive. La couronne de l’acceptation joyeuse : que tout se passe pour moi selon ta Parole ! répond Marie à l’ange. La couronne de la vie silencieuse et de la médiation dans son cœur, quand elle ne comprenait pas bien ce qui arrivait à son fils : Elle gardait tous ces évènements dans son cœur. La couronne de la présence auprès de Jésus, depuis les noces de Cana jusqu’au pied de la Croix. Enfin la couronne de l’Esprit reçue avec les apôtres réunis autour d’elle au premier jour de la vie de l’Église. Autant dire, qu’à chaque instant de sa vie, elle était entièrement tournée vers Dieu et l’accomplissement de sa Parole. Telles sont les perles qui ornent sa couronne dans le ciel. Du ciel elle poursuit ce qu’elle a commencé sur terre. Présente au milieu de l’église, elle devient la Mère attentive pour ceux qui se tournent vers elle, et celle qui nous guide vers la venue du Royaume de son Fils, en tissant des liens de fraternité pour un monde plus juste et plus beau. Réjouissons nous avec Marie qui, la première, reçoit la couronne de gloire.

P. Michel GARAT    

 

Le billet du 09 août 2020

 

     DANS LE MURMURE D’UNE BRISE LÉGÈRE

           Quel contraste nous présente la Parole de Dieu en ce dimanche, entre l’expérience du prophète Elie
et les disciples de Jésus !
       Au plus fort de la pandémie et du confinement, d’aucuns se demandaient si Dieu ne nous parlait pas à travers cet événement planétaire. Et les interprétations allaient bon train. Soyons vigilants à ne pas trop en faire dire à Dieu. Cependant, cette période est une expérience forte de tourments, une tempête dans la vie du monde. Croyants en Jésus-Christ, nous sommes, pour le moins, invités à lui dire nos peurs, comme
les disciples sur la barque.
       Elie, lui aussi, cherche à savoir ce que Dieu lui dit et veut lui faire comprendre. Il s’attend à un grand événement, à une manifestation d’ampleur. Et voilà que Dieu lui fait signe « dans le murmure d’une brise légère ».
      Dans le billet de dimanche dernier, Michel évoquait un et plusieurs visages qui nous disent quelque chose de la foi, de la confiance, du service, et sans bruit, mais avec efficience. Nous pouvons ajouter à ces visages tel ou tel autre qui, comme une brise, est passé et passe encore sans être remarqué et inscrit dans les journaux, mais qui marque nos communautés.
       Sans doute avons-nous à nous laisser surprendre par un événement, une rencontre, un visage, une action qui peut être comme cette brise légère. Ne serait-ce pas Dieu qui nous fait signe ? En tout cas, dans le tout-petit de nos existences, nous pouvons écouter ce qui peut nous mettre en chemin et nous soutenir dans le témoignage et le service.
       Tempête sur la mer de la vie du monde ou brise légère dans nos vies, comme les disciples et comme Elie, nous sommes renvoyés à la confiance en Celui qui nous parle, qui nous tend la main. Et qui sait, pour être disciple du Christ, sans doute sommes-nous invités à être des brises légères qui passent près de celui ou celle que nous visitons, que nous rencontrons, dans nos communautés humaines et nos communautés chrétiennes.

                                                          José BOURAU

    

 

Le billet du 02 août 2020

 

L’IMPORTANT …

      Il y a tout juste un an nous quittait pour la maison des cieux Mattin Dutey. A travers la mémoire que nous faisons de lui, c’est tous les bénévoles, petits ou grands, que nous voulons saluer. Vingt quatre heures avant son départ, il était encore avec l’équipe « révision des lampes » dans l’église Sainte Croix, préparant jour après jour la grande fête du 50° anniversaire de Sainte Croix. Jusqu’au bout ! tels les héros sur les champs de bataille qui ont toujours été ceux de la paix pour lui et son épouse Maïté. Ne disons pas « ce sont les meilleurs qui partent » ! Saluons plutôt ceux qui comme lui, se mettent en route, petit à petit, et qui tout en rendant service deviennent de vrais serviteurs, agissant avec compétence, enthousiasme et persévérance, quoi qu’il arrive. Ne disons pas non plus que « ce n’est plus comme avant » ! Certes les circonstances changent, mais ayons à cœur d’appeler, pour un simple coup de main, pour un service ponctuel ; ce peut être une découverte et un début d’engagement et d’épanouissement pour celui, celle qui est ainsi sollicité. C’est cela l’important… et pas seulement les roses !!! Ceci dit, rendons grâce pour tous ceux qui ont « tenu et porté » la vie de nos relais et continuent de le faire.                   

P. Michel GARAT        

 

Le billet du 26 juillet 2020

 

                           TIRER LE MEILLEUR

       Que ne ferait-on pas, que ne donnerait-on pas pour vaincre les assauts du coronavirus qui rôde encore ?
       Que ne ferait-on pas, que ne donnerait-on pas pour que cessent les violences, les gestes incendiaires, pour que s’établissent partout des relations fraternelles ?
       Ces questions révèlent, à n’en pas douter, ce qui nous est le plus cher en ces temps-ci !
       Pour sa part, l’évangile que nous lisons ce dimanche et ce que demande Salomon (dans le Livre des Rois) nous invitent à discerner quel est, dans cette vie et dans ces souhaits, le Trésor (T) que Dieu a caché et que Jésus vient révéler. Non pas que nos souhaits, nos désirs seraient secondaires ! La santé, la paix, la fraternité, le vivre ensemble sont chemins vers la découverte de ce que Dieu veut pour l’humanité et que Jésus nomme le Royaume des cieux.
      Ce trésor, c’est la vie en plénitude pour tous. Dieu nous précède pour semer et planter ce trésor dans l’Homme, dans le Monde.
       En toute personne humaine, à chaque coin de la création, il s’agirait donc, d’après Jésus, de tirer le meilleur, de trouver la présence de Dieu. Alors que nos yeux sont prompts à juger, à trier, il se pourrait qu’en chacun il y a un trésor… caché, de grande valeur.
       Avouons que cette perspective nous paraît difficile, tellement l’ivraie (dans l’évangile de dimanche dernier) et les parcelles incultes semblent prendre le dessus !
       Faire apparaître le trésor de chacun, de tous : c’est la manière dont Jésus se comporte en toute rencontre.
        Tirer le meilleur : rêve ou réalité ou objectif ? Ou simplement suivre Jésus ?
        Ça pourrait même changer les projets de société, la recherche du vivre ensemble et de la fraternité universelle. Ce ne serait plus le refrain « Dis-moi, quel est ton trésor » ! Ce serait davantage : « Dis-moi, quel trésor vois-tu en moi » ! Reste alors à proposer à chacun et tous des conditions pour mettre ce trésor en valeur. « L’Esprit Saint, dit Gilles, diacre en milieu de grande précarité, fait mûrir dans le coeur de chacun des fruits de patience, d’amour et de foi. Si on ne les moissonne pas, ils pourriront sur la tige ».

          Défi pour l’Eglise, défi dans les temps que nous vivons !


José BOURAU    

 

Le billet du 19 juillet 2020

 

L’IVRAIE ET LE BON GRAIN

      Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus compare le Royaume des cieux à un champ dans lequel le propriétaire a semé du bon grain. Mais pendant son sommeil, son ennemi est venu à son tour semer l’ivraie c’est-à-dire dire des mauvaises herbes, dans ce même champ, de sorte que le blé et l’ivraie grandissent en même temps.
      Des ouvriers s’en aperçoivent et vont interroger le propriétaire du champ : « N’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? ». D’où vient-il qu’il a de l’ivraie ?
      C’est aussi bien de question que l’on se pose face à la flambée des violences dans nos sociétés actuelles. D’où vient le mal ? Pourquoi ces actes de barbarie ? Dieu a t-il quelque chose à voir dans les maux qui secouent l’humanité ?
      La présence du mal dans le monde est un défi que Dieu nous lance. Il a besoin de chacun de nous pour conduire ce monde vers la perfection. Dieu a semé le bon grain dans le cœur de chacun de nous, mais le malin profite du don de la liberté humaine pour semer le chaos dans le cœur de l’homme.
      Dieu nous aime inconditionnellement et veut que nous soyons des bons grains afin de produire des bons fruits et être sel de la terre et lumière du monde.

Pricet SAMBA

      

 

Le billet du 12 juillet 2020

 

               LE COEUR DE L’HOMME EST MALADE !


       Cette affirmation de la Sagesse biblique reçoit une violente actualité cette semaine à Bayonne : un chauffeur de bus est sauvagement attaqué alors qu’il effectue son service. Incompréhensible, cette sauvagerie ! sauf à penser que ces gens-là ne sont plus maîtres d’eux-mêmes, gestes de désespérés ou/et de dérangés. Mais s’ils sont dans cet état, c’est que « leur coeur est malade ». Il peut y avoir des tas de raisons à cela.
        La parole de la bible avertit : le mal n’est jamais très loin, toujours difficile à identifier, à prévenir et à guérir. Ce mal cette fois cause la mort clinique d’une personne qui ne fait que son métier, le plus généreusement possible, pour le bien de tous. Ce malheur laisse une maman, une famille profondément affectée. Si nous ne pouvons pas tout maîtriser, il appartient à chacun, à chaque famille, chaque groupe humain, et donc à la communauté chrétienne aussi de participer à l’éducation nécessaire pour prévenir si possible de tels actes de barbarie, par l’éducation, par la prévention , par l’insertion sociale

        …. Si le « coeur de l’homme est malade » , nous sommes appelés à choisir et respecter la vie des autres, c’est notre vocation d’humains et de baptisés.

                                                                     P. Michel Garat

      

 

Le billet du 05 juillet 2020

 

« VENEZ À MOI, VOUS TOUS QUI PEINEZ…ET MOI JE VOUS PROCURERAI LE REPOS »

      L’évangile de ce dimanche fait suite à une série de malédictions prononcées contre les villes situées le long du lac de Galilée. En effet, Jésus vient de guérir des malades, de faire plusieurs miracles. Cependant, tous ces miracles au lieu d’être reçus comme des signes de la venue du Royaume, ont entrainé des critiques de la part des chefs de prêtres et des pharisiens.
      C’est dans ce contexte que Jésus se tourne vers son Père dans une prière d’action de grâce : « Père, Seigneur du Ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout- petits ».
      Dans cette prière, Jésus rend grâce à son Père parce que ce sont les petits, les gens simples, modestes qui accueillent son message ; au milieu du refus de ceux qui prétendent tout connaitre.
      Face à l’échec, il nous arrive souvent de nous enfermer dans un sentiment de révolte ou de désespoir. Mais à travers cette péricope, Jésus nous invite à cultiver une attitude spirituelle : revenir à Dieu, se tourner vers Dieu dans les situations difficiles de la vie. Voilà pourquoi, il donne cette indication : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos ». C’est comme une invite à se tourner résolument vers Dieu, d’être en parfaite harmonie avec lui ; après une période difficile, de dur labeur… cela nous fait penser aussi à cette période de vacances qui pointe à l’horizon ; une période favorable pour se reposer, pour rompre avec le rythme de l’année…
      Que la Vierge Marie notre Mère nous aide et nous accompagne pendant ce temps de vacances, temps de repos, de ressourcement spirituel.

Pricet SAMBA       

 

Le billet du 28 juin 2020

 

                              LA REPRISE !

       Tout semble reprendre autour de nous : la vie économique mais aussi la vie scolaire pour un temps bref avant la dispersion , relative, des vacances. Et la vie spirituelle, va-t-elle reprendre ? Peut-être n’a-t-elle jamais cessé, et s’est-elle même approfondie durant ces trois derniers mois sans quasi vie sociale. Mais ce n’est pas le  cas pour la catéchèse. Comment renouer en septembre ? Nous prévoyons de proposer la première communion à ceux qui l’ont préparée. On ne peut qu’espérer qu’en 6 mois les parents n’auront pas oublié le chemin de l’église, et continuent à entendre la voix celui qui est le "Chemin".
       La reprise était déjà à l’ordre du jour au temps de Jésus : à chaque moment du chemin, Jésus encourage et instruit : « celui qui veut me suivre qu’il prenne la croix et qu’il me suive ! » Non pour souhaiter la croix, mais pour vivre au plus près de Jésus qui lui nous sauve par la croix, par la Vie au bout de son chemin. Reprendre la route, c’est donc pour nous entendre Jésus nous demander de le suivre, avec la même invitation lancée autrefois aux disciples. Reprendre c’est pour nous entendre et faire entendre la voix du Christ, brouillée par tant et tant de messages, qui arrivent sur écrans qui font de plus en plus écran.

       Pas facile ! une tâche à reprendre sans cesse !

                                                       P. Michel Garat

          

 

Le billet du 21 juin 2020

 

BONNE FÊTE

      Dimanche dernier, nous avons célébré « Le Corps et le Sang du Christ » ; nous l’appelons aussi la fête du Saint Sacrement ; mais aussi la « Fête Dieu ». Etait-ce alors la fête de Dieu ?
      C’est tous les jours sa fête, non ?
      En ce dimanche-ci, nous pouvons encore lui dire « Bonne Fête » ! Puisque c’est la fête des pères. Sans doute Jésus est-il d’accord avec cette intention, lui qui est toujours tourné vers le Père : il n’est qu’à relire l’Évangile selon St. Jean pour nous le montrer. Avec lui, nous pouvons aujourd’hui dire d’une manière particulière la prière qu’il nous a apprise… « Notre Père, que ton nom soit sanctifié, que ta volonté soit faite, que ton règne vienne... ».
      C’est aussi la fête de la Musique (21 juin) : cette année, pour cause de précautions sanitaires, elle prend des formes différentes d’autres années.
      Pour allier Fête du Père, fête des pères et fête de la musique, je repensais à ce chant que les enfants aiment reprendre pour la Profession de Foi : (nous pouvons le retrouver chanté sur Internet : diverses belles voix l’interprètent)
      R/O Père je suis ton enfant, j’ai mille preuves que tu
      m’aimes.
      Je veux te louer par mon chant. Le chant de joie de mon
      baptême.
      1. Comme la plante pour grandir a besoin d’air et de 
      lumière,
      Tes enfants pour s’épanouir ont ta parole qui éclaire.
      Ceux qui ont soif de vérité, en ton Esprit se voient  
      comblés.
      2. Comme le torrent et la mer, comme l’eau claire des  
      fontaines
      Comme le puits sans le désert, à toute vie sont
      nécessaires
      Seigneur tu nous combles toujours de la vraie vie de ton
      amour.
      R/O Père voici tes enfants, formant une seule famille !
      Un même Esprit les animant, la même Foi, la même Vie.

      Bonne fête à tous les papas, ceux qui sont proches, ceux qui sont loin, ceux qui sont partis du monde humain ! Qu’ils aient le plus possible de cet amour que Notre Père nous offre chaque jour. Ils sont présents à notre prière.

José BOURAU            

 

Le billet du 14 juin 2020

 

                   FÊTE DU SAINT SACREMENT


        En cette solennité du saint-sacrement du Corps et du sang du Christ, faisant sienne cette méditation de Saint Thomas d’Aquin : « Dieu tout-puissant et éternel, voici que je m’approche du sacrement de ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ. Malade, je viens au médecin dont dépend ma vie ; souillé, à la source de la miséricorde ; aveugle, au foyer de la lumière éternelle ; pauvre et dépourvu de tout, au maître du ciel et de la terre.
        J’implore donc ton immense, ton inépuisable générosité, afin que tu daignes guérir mes infirmités, laver mes souillures, illuminer mon aveuglement, combler mon indigence, couvrir ma nudité ; et qu’ainsi je puisse recevoir le pain des anges (Ps 77,25), le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs (1Tm 6,15), avec tout le respect et l’humilité, toute la contrition et la dévotion, toute la pureté et la foi, toute la fermeté de propos et la droiture d’intention que requiert le salut de mon âme.
        Donne-moi, je t’en prie, de ne pas recevoir simplement le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais bien toute la force et l’efficacité du sacrement…… ».

             Saint Thomas d’Aquin, Prière avant la communion eucharistique.


        Que cette fête soit pour nous une occasion de reconnaitre davantage l’importance de l’Eucharistie qui est le sacrement des sacrements, sacrement par excellence qui donne la force, réconforte et fortifie.
        Rendons grâce au Seigneur pour ce don extraordinaire de sa bonté et apprenons à recevoir toujours plus dignement celui qui se donne à nous par son corps et son sang.

                                                           Pricet SAMBA

 

 

Le billet du 07 juin 2020

 

LA FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ

     Après avoir célébré la Pentecôte, ce dimanche est pour les Chrétiens la fête de la Sainte Trinité. Et en même temps pour toutes les familles, la fête des Mères.
     Cette fête de la Sainte Trinité nous révèle le mystère du Dieu Un et Trine : c’est-à-dire Dieu Trinitaire qui s’est révélé en trois personnes : Père, Fils et Esprit-Saint, manifestant ainsi sa sainteté son amour inconditionnel. C’est ainsi qu’il nous invite à nous laisser guider et transformer par cet amour qui le caractérise.
     Ainsi ce mystère Trinitaire célébré en ces jours nous plonge au cœur même de la foi Chrétienne : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » stipule l’Évangile de ce jour (Jn 3, 16).
     Dans le quotidien de nos petites vies, que de couples unis pendant la période de bonheur mais désunis par la suite à cause des difficultés de la vie. Que d’amitiés détruites à cause de maladies, de la pauvreté, de la souffrance…
     En célébrant la solennité de la Sainte Trinité, confions au Seigneur toute les mères de notre Paroisse et celles du monde entier afin que cet amour qui jaillit du cœur de Dieu continue de féconder leurs efforts quotidiens.

Pricet SAMBA  

 

Le billet du 31 mai 2020

 

              Chers amis,

      À l’heure où j’écris ces lignes je ne sais pas encore si nous aurons la joie de pouvoir célébrer en communauté cette belle fête de la Pentecôte, et par la même occasion de communier à nouveau avec joie au corps du Christ, présence réelle de Dieu pour nos vies.
      La Pentecôte, depuis 2000 ans, c’est le déconfinement total des croyants : la fin de l’enfermement, la mort du repliement entre soi, l’interdiction absolue du communautarisme. À bien y regarder, c’est vraiment une fête d’actualité, et beaucoup de chemin reste à faire pour accueillir, chacun de nous personnellement, et en communauté, l’Esprit qui donne Vie et qui fait de nous une « Église en sortie ».
      Déconfinés ! Alors, sortons en respectant nos gestes barrière et avec nos masques. Non pas parce que l’autre est un danger, mais parce que sa vie nous est précieuse et que nous voulons le protéger. Ayons le masque et la distanciation sociale fraternels !

      Accueillons l’Esprit du Seigneur qui donne sens à ses jours déconfinés, à notre vie quotidienne qui doit s’habituer à l’épidémie. Recevons l’Esprit Saint qui nous guide vers la promotion d’un monde et d’une société renouvelés ou la responsabilité de chacun de nous envers ses frères, particulièrement les plus pauvres et les plus fragiles, et envers la création tout entière est totale. Lorsque les hommes se détournent de l’Humanité pour préférer l’économie, alors les pandémies de pauvreté, de guerres, de migrations désespérées et misérables, de destruction de l’environnement, de virus se répandent sur notre monde… Et ce n’est pas une punition divine, mais la conséquence concrète de notre péché.

      Viens Esprit du Seigneur ! « Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. »

                    Jean-Marc Aphaule – diacre déconfiné -

 

Le billet du 24 mai 2020

 

              VIVRE LE TEMPS PRÉSENT !

      C’est curieux la ressemblance que l’on peut trouver entre le temps que nous vivons, celui du déconfinement, sorte de libération progressive des contraintes et restrictions sociales, tout en gardant une grande attention à toutes les règles de prudence pour tenir à distance ce maudit virus, et le temps des Apôtres, en attente de la libération par l’Esprit promis, enfermés qu’ils sont encore par la peur dans leur salle, leur cénacle.
      Pour eux comme pour nous, il y a un avant et il y aura nécessairement un après, que l’on espère meilleur, plus spirituel, c’est à dire plus tourné vers tout le vivant dont nous sommes solidaires, en captant l’esprit de la vie qui est dans la nature si appréciée ces dernières semaines, mais aussi et d’abord pour nous qui sommes marqués du sceau de l’Esprit, vivre dans l’émerveillement d’une Vie qui nous est chaque jour donnée comme un cadeau et une mission. Cependant l’essentiel reste le temps présent. Nous ne vivons pas par procuration ni dans le passé ni dans l’avenir. Nous sommes baignés dans le quotidien sans être submergés. Comme dit Saint Jean, il nous faut vivre « dans le monde » sans être « du monde ». Notre raison d’être n’est jamais confinée dans une assignation à ne vivre que ce que vivent et pensent tous les autres, ni à nous aligner sur eux. Notre vie dans le présent se situe toujours entre cette solidarité foncière au coeur même de l’humanité, et l’ancrage dans l’Esprit de Dieu, qui nous renouvelle sans cesse.

        Vivre le temps présent, c’est là que Dieu nous attend ! c’est là que les autres nous attendent.

                               P. Michel GARAT

 

Le billet du 21 mai 2020

 

                          MONDIALISATION


      Le temps de l’épidémie n’est pas terminé ; même si on a mis fin au confinement, les préconisations de vigilance demeurent.
       Quand on dit « pandémie », on est conscient que les risques de maladie touchent le monde entier. Du coup, le terme de « mondialisation » s’applique y compris à la santé. Nous utilisions déjà ce mot pour parler d’avancée positive quant aux possibilités des échanges entre tous les continents : nous avions déjà pris conscience que pouvoir rencontrer avec aisance des personnes du monde entier est une richesse. Mais nous savons aussi des effets pervers de la mondialisation, quand on dépend de productions lointaines de médicaments, de matériel de soins, et de beaucoup d’autres biens de consommation courante ; mais aussi quand on risque aussi d’oublier l’exigence d’aider des pays à se développer, pensant d’abord à notre propre satisfaction.
      Le pape François parle de mondialisation de l’indifférence lorsqu’il évoque les barrières érigées face à la demande d’accueil prononcée par des migrants fuyant la misère, la guerre, la faim. D’où ses appels à l’annulation de la dette pour les pays les plus pauvres et à l’arrêt des guerres fratricides, pour permettre la priorité à la santé de tous et au partage des richesses de la terre.
      Dans ce sens, à la suite de Jean-Paul II, François appelle à la mondialisation de la solidarité et de la fraternité. Changement radical à promouvoir qui bute sur quelques intérêts qu’il faut continuer à identifier et à dénoncer.
      Cette forme de mondialisation est, pour nous, chrétiens, la mise en oeuvre de notre engagement à la suite du Christ, depuis son Ascension : « Pourquoi restez-vous là, à regarder le ciel ? » à attendre du ciel que vienne la résolution des soucis de notre temps ? « Allez, de toutes les nations faites des disciples ». Mondialisez, pourrait-il dire, mon message d’Amour, l’Espérance que vous avez reçue au matin de la résurrection ; à commencer par notre « Galilée », là où nous vivons ; rendez contagieuse la fraternité que vous avez reçue du Créateur.
Et ne craignez pas : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

                                           José Bourau

 

Le billet du 17 mai 2020

 

                          PLUS LOIN, PLUS PRÈS !


        Les semaines passées nous ont tenu loin de ceux que nous fréquentions habituellement : la famille, les petits enfants, le cercle des copains et des amis… Cette distance imposée –physique !- ne nous a pas empêché de penser à ceux qui sont bien plus loin, ceux que nous n’avons pas revu depuis des années, mais qui ont été importants à tel ou tel moment de notre vie. La pensée s’accompagne pour nous de prière, ce lien invisible qui maintient la communion, que l’on appelle la communion des saints, la communion que tissent les liens du baptême noués, greffés sur le Christ ressuscité.
       Aussi ceux qui nous sont loin géographiquement ou par le temps qui passe, nous deviennent proches. Le temps présent a pu avoir cet heureux effet.
      Plus loin, plus proche ! c’est aussi ce qu’est en train d’expliquer Jésus aux apôtres confinés, la veille des évènements qui se concluront pour lui par son départ auprès de son Père. Il leur explique que certes il sera loin puisqu’il regagne la maison de son Père, mais il ne les oublie pas pour autant. « Vous serez en moi, et moi en vous ! » On ne peut rêver présence plus intime, communion plus réelle. Il n’y a pas à se désoler, ni non plus à penser qu’ailleurs, là-haut ce sera mieux. Jésus invite à vivre le temps présent, illuminés par sa parole : l’horizon lointain de la Vie en Dieu se fait proche : la résurrection est déjà à l’oeuvre par la présence du Ressuscité en nous, en chacun et dans l’ensemble de ceux qui font cercle autour de lui. Plus nous le pensons loin, loin de notre vie, au point de manquer d’espérance, ce qui est le « péché impardonnable contre l’Esprit » comme Jésus le dit, plus il nous est proche et nous ressuscite !

                                        P. Michel Garat

 

 

Le billet du 10 mai 2020

 

                           MARIE, MODÈLE DE FOI

      L’Eglise en ce mois de Mai nous invite à vivre en communion avec la Vierge Marie.
Cette année, le « mois de Marie » est aussi l’occasion pour chaque Chrétien de demander à Marie d’intercéder auprès de son fils de ne pas rester indifférent devant la souffrance qu’endure l’humanité face à cette pandémie.
      Oui, en ce mois de Mai, « le mois de Marie », le recours à l’intercession de la Vierge Marie est bel et bien fondé ; et en ce temps de pandémie où nous vivons une expérience inédite, l’espérance qui s’effrite devant un ennemi invisible, se confier à la sollicitude maternelle de Marie devient impérieux.
      En quoi Marie serait-elle un modèle de foi ? Elle a cru à la Parole de l’Ange Gabriel, son fiat (Luc 1, 38). Aussi, lors des Noces de Cana, la Vierge Marie a fait montre de foi en son fils, capable de transformer l’eau en vin (Jean 2, 1-11).

      Fort de cette foi, confions- nous à l’intercession de la Vierge Marie pour ne pas être bouleversés par les évènements; empruntons en toute vérité le chemin qui est le Christ pour avoir la vie.
                                                             Pricet SAMBA

 

Le billet du 3 mai 2020

LA PORTE DES BREBIS

 

                               Chers amis,
       Existe-t-il des sentiments plus mélangés que ceux qui sont les nôtres en ces temps de confinement Pascal ? L’épidémie qui touche nos populations et tant de nos proches, qui fragilise notre économie et tant d'emplois, qui exaspère les tensions familiales enfermées dans des appartements trop petits, qui sépare les générations, qui creuse le gouffre de l’échec scolaire, qui risque d’agrandir les pauvretés, cette épidémie est longue comme un vendredi Saint qui ne finit pas.
      Nos questions sont parfois aussi lourdes que la pierre qui fermait le tombeau du Christ. Les hommes semblent perdus, comme Cléophas et son compagnon errant sur le chemin d’Emmaüs…Pourtant, la lourde pierre a été roulée, et le Christ vivant rejoint les marcheurs un peu perdus sur la route : "De quoi discutiez-vous en marchant" ? Et ainsi commence l’écoute qui fait du bien et la parole qui révèle ; L’accompagnement bienveillant. Ainsi renaît la Foi à la fraction du pain ! Ils étaient confinés dans leurs peurs et dans leur incompréhension, comme tant de femmes et d’hommes aujourd’hui, et le ressuscité les rejoint ; de son écoute, de sa parole et de sa présence surgit l’Espérance Joyeuse. Il ne leur prédit pas l’avenir, il les assure de sa présence au quotidien. Et voici qu’ils reprennent la route. Ils rejoignent leurs frères. Ainsi en est-il de nos missions de baptisés : rejoindre nos frères (et même confinés nos moyens de communication sont nombreux), écouter, accompagner, témoigner de notre espérance. Suivre le Ressuscité sur ce chemin permettra de faire en sorte que la parole tant entendue ces jours-ci, « prenez soin de vous », ne soit pas un slogan. Suivre le Christ sur le chemin des hommes, c’est faire en sorte que le souhait si répandu d’un changement du monde ne soit pas un voeu pieux… Sans lendemain.

"Christ est Ressuscité ! Il est vraiment ressuscité" ! Il est "la porte des brebis... venu pour que les brebis aient la Vie en abondance."

Jean-Marc APHAULE-diacre confiné à Murviel-lès- Montpellier