Le billet du 21 avril 2024  

          « APPELÉS À SEMER L’ESPÉRANCE 
              ET À CONSTRUIRE LA PAIX »

         Nous célébrons aujourd’hui le Quatrième Dimanche de Pâques, dit : ‘’ Dimanche du Bon Pasteur ‘’. Le message du Pape François en cette journée a pour thème : « Appelés à semer l’espérance et à construire la Paix ». « Nombreux sont les charismes – nous dit-il – et nous sommes appelés à nous écouter réciproquement et à marcher ensemble pour les découvrir et pour discerner en quoi l’Esprit nous appelle pour le bien de tous ». « Nous sommes tous appelés à donner corps et coeur à l’espérance de l’Evangile. »
           En cette année de la foi et de l’appel, écoutons ce que le saint Père nous recommande : « “Rise up ! – Levez-vous !”. Réveillons-nous du sommeil, sortons de l’indifférence, ouvrons les portes de la prison où nous nous sommes parfois enfermés, afin que chacun de nous puisse découvrir sa vocation dans l’Église et dans le monde et devenir pèlerin d’espérance et artisan de paix ! Attachons-nous à la vie et engageons-nous dans le soin affectueux de ceux qui nous entourent et de l’environnement dans lequel nous vivons. »
          Puisse le Ressuscité, Bon Pasteur, nous aider à être de vrais annonciateurs de la joie de sa Bonne Nouvelle et des artisans de fraternité et de paix dans notre monde.

                                          Abbé Valentin LUZOLO

 
   

 


 

Le billet du 14 avril 2024  

                            SOIS TÉMOIN DU RESSUSCITÉ !
      En ce troisième dimanche de Pâques, le Christ Ressuscité confie une mission à ceux qui l’ont réellement et effectivement rencontré. 
    Après sa mort, Jésus s'est rendu présent de façon absolument réelle mais  absolument mystérieuse. Ceci a été vrai pour les apôtres autrefois et ceci est vrai pour nous aujourd'hui : présence réelle mais présence mystérieuse.
      En effet, dans le récit d’apparition de ce dimanche, Il s’est rendu présent quand les disciples faisaient entre eux le partage des expériences de leur rencontre avec lui. C’est comme si quand on se réunit pour parler du Christ Ressuscité, lui-même se rend présent et donne immédiatement la paix aux coeurs. Une présence agissante : « Il ouvrit leur intelligence à la compréhension des Ecritures ». Mais si nous le rencontrons dans le partage de sa Parole et de ses sacrements, en lui permettant d’ouvrir notre intelligence à la compréhension des Ecritures sur ce qui le concerne et ses bienfaits sur notre vie et sur le monde, Il nous envoie en mission nous demandant d’être témoins de sa présence, de sa lumière et de sa vérité au coeur du monde. Où et en quoi le Seigneur te demande-t-il d’être son témoin aujourd’hui ?

                 Eloi FADONOUGBO

 
   

 


 

Le billet du 14 avril 2024  

                             MISÉRICORDE !


                  C’est le dimanche de la « miséricorde » voulu par St Jean Paul II, pour se souvenir que le Seigneur ne se lasse pas de pardonner, « même si nous, nous sommes fatigués de demander pardon », ajoute le pape François. Pourtant c’est le moyen de progresser, en cherchant les causes de ce qui blesse et qui ne va pas dans nos vies ou dans le monde. Miséricordieux comme le Père ! qui accueille le fils prodigue, et nous ! nous refuserions d’accueillir ceux qui galèrent ou qui sont en échec ! Miséricordieux comme le Fils, qui prend soin des brebis , prenant les plus faibles sur ses épaules ! et nous ! nous refuserions de tendre la main à ceux qui n’en peuvent plus ! tel enfant, jeune, ou adulte qui souffre de ne pas être aimé, regardé, considéré, respecté… Laurent Gay ce mardi à Sainte Croix a parlé aux collégiens et lycéens de ce mal-amour auxquels les jeunes sont confrontés quand ils se contentent de « scroller » sur les réseaux dits sociaux, et quand les adultes ne sont pas là pour leur parler, réellement, familièrement, les aider à prendre quelque responsabilité, s’activer, s’engager bénévolement…
                C’est cela aussi la miséricorde : aimer et aider à grandir, parfois en s’opposant, mais toujours avec bienveillance. 


                          Heureux les miséricordieux …

                                                                         P. Michel GARAT

 
   

 

 


 

Le billet du 31 mars2024  

                   QUI NOUS ROULERA LA PIERRE ?

              « Il est parfois bien difficile de sortir du tombeau où nous nous réfugions, par peur de la réalité, entraînés par les ténèbres. Le Christ, au jour de sa Résurrection — celle à laquelle nous nous préparons durant tout le trajet cahotant carême — a jailli de la tombe, sans témoin direct, mais dans un pas qu’Il nous invite à imiter.
                   Il faut emboîter le pas à ce geste divin car c’est la seule manière de nous extirper de nos grottes profondes, là où la
réalité file entre nos doigts et où l’imagination nous entraîne à ne plus regarder que les détails, souvent douloureux et pesants, en oubliant la vue d’ensemble de notre existence faite de hauts et de bas, de succès et d’échecs, de grâces et de péchés.
              Rouler la pierre, s’enfoncer dans le grand silence, se replier sur soi-même est évidemment tentant, afin d’échapper à encore plus de désillusion ou de souffrance. Cependant, la réalité nous aiguillonne et nous fait souvenir que rien ne se gagne sans combat. La résurrection n’est pas seulement pour les autres, et, pour atteindre celle qui ouvre la porte de l’éternité, encore faut-il faire effort pour mettre en oeuvre les petites résurrections qui permettent de sortir quelques orteils du tombeau où nous nous réfugions. Suivre le Christ en dehors du tombeau est souvent l’effort de toute une vie, avec bien des marches arrière, bien des échecs. Passer une première jambe en dehors du sépulcre doit s’opérer avec enthousiasme et abandon, avec une humilité véritable qui met à bas toutes nos prétentions personnelles. » (JF Thomas, SJ)
              Mais, « qui nous roulera la pierre » pour sortir de nos tombeaux du quotidien ?
               Alors, « le jeune homme vêtu de blanc » nous dit : « Ne soyez pas effrayés !... Il vous précède en Galilée. Là vous le verrez, comme il vous l’a dit »
                                                                 J.-M Aphaule, diacre

 
   

 


 

Le billet du 24 mars2024  

                   JÉSUS ENTRE À JÉRUSALEM.

      Il ne s’est pas mis sur son trente et un et sa monture n’était pas celle d’un conquérant. Jésus pose un signe en demandant d’aller chercher un « petit âne », de le « détacher ». Ainsi se manifeste à nous « Celui qui vient au nom du Seigneur ».
      Il choisit un petit âne, comme celui de nos campagnes : « Le Seigneur en a besoin. » Il en a besoin pour nous dire que « marcher à sa suite » c’est nous faire semblable à un « petit âne », docile comme lui, avec un regard plein de douceur, symbole de l’humilité et du service. C’est ainsi qu’il nous est possible de porter Jésus, d’en être son témoin.
      « Détachez-le ! » dit encore Jésus. Au début de cette grande semaine, Jésus, j’ose te demander : viens me « dé- tacher », viens enlever en moi toutes ces taches d’orgueil et de violence, de pouvoir et de tentation de domination. Que ce rameau béni que j’emporte avec moi soit le symbole de ma volonté de m’attacher à toi, de te suivre sur ce chemin de l’humilité et s’il le faut, de te porter comme le petit âne de  l’Evangile.

                                                         Abbé Jean

 
   

 


 

Le billet du 17 mars2024  

                   LA JOIE AU COEUR DE L’ÉPREUVE !
       

       Pâques approche ! Le ton a été donné dimanche dernier, ‘’dimanche de la joie ‘’. Cette joie déborde de la Croix où le Fils de l’Homme est élevé de terre pour sauver le genre humain. Il lui faut mourir, comme le grain de blé, pour que surgisse la vie.
        C’est pour nous aujourd’hui une invitation à servir le Christ, à le suivre, et, au final, à nous détacher de notre propre vie jusqu’à accepter de la perdre, par amour et pour donner du fruit en abondance. Ce chemin est certes hardi et exigeant, mais suppose de renoncer à nous-mêmes. Il nous conduit à Jérusalem avec Jésus, pour passer de la peur à l’espérance, de la mort à la vie et découvrir combien, à chaque fois que nous donnons de nous-mêmes, Dieu se fait proche de nous. Alors de quoi avons-nous peur ? de quoi voulons nous mourir pour ensuite vivre avec Christ ?
      Jeté en terre, le grain qui meurt promet des belles moissons. La foi en Jésus nous fait entrer dans la vie. A l’issu de ce Carême, quel fruit sommes-nous capables de produire ?

L’amour ? La paix ? la Joie ? La justice ? L’attention ? … à chacun de dire !

                                                    Abbé Valentin

 
   

 


 

Le billet du 10 mars 2024 

PAR QUEL CHEMIN POURRAIT-ON ACCÉDER
AU SALUT ?

        En ce quatrième dimanche de carême, nous sommes invités à faire comme Nicodème. Celui-ci fut un chercheur de vérité, vérité qui conduit l’homme au salut. C’est l’objet de sa visite nocturne chez Jésus. C’est cette quête de vérité qui a permis d’entendre du Christ que « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle ». Et à la suite, plus tard dans sa prière sacerdotale, le Christ déclarera que « la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi le seul vrai Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus Christ » (Jn 17, 3).
        En effet, ce temps de carême nous appelle justement à prendre le chemin de la connaissance du vrai Dieu qui est le Dieu de Jésus-Christ. Celui-ci est la lumière venue dans le monde qui éclaire tout homme à la recherche de la vérité, de la vérité sur Dieu, sur lui-même et sur le monde. Tout homme qui entreprend ce chemin ne peut jamais perdre ses repères au coeur de ce monde en perte de valeurs.

Quels sont à nous nos repères, et quelles valeurs promouvons-nous dans le quotidien notre vie ?

                                                                  Eloi FADONOUGBO

 
   

 


 

Le billet du 3 mars 2024 

               TU NE CONVOITERAS PAS !

           C’est l’un des dix commandements lus ce jour. Qu’est ce que la convoitise ? C’est le contraire du désir. Le désir est ouverture, à soi, aux autres, à la beauté, à l’amour …Mais la convoitise est le contraire, l’inversion du désir, pouvant aller jusqu’à la perversion du désir, déjà présente dans le jardin d’Eden : Tout pour soi ! pourrait-on dire. Sans frein, sans limite, mais en empiétant sur le désir d’autrui, par mimétisme, par envie, par jalousie.
          Tu ne convoiteras ni la femme ni les biens de ton prochain. On ne peut pas dire que ce commandement soit respecté ! On devient pourtant plus sensibles aux droits des personnes, qui coûte que coûte doivent être protégées des tendances prédatrices, mais il reste à devenir plus sensibles à la dévoration des biens –terres, pétrole,  hyperconsommation… résultat de l’hyper libéralisme, dont tout le monde voit les effets dévastateurs, mais qui ne mobilise pas assez les décideurs et l’opinion publique contre les nuisances qui dérèglent tout, en puisant dans le nécessaire des générations qui viendront après nous.  Les dix commandements restent le socle pertinent pour notre temps.
          Le temps de carême nous ouvre au temps du désir, l’antidote de la convoitise.

                                                                         P. Michel GARAT.

 
   

 


 

Le billet du 25 février 2024 

              « CONVERTISSEZ-VOUS
              ET CROYEZ À  L’ÉVANGILE. »

      C’est l’histoire de deux hommes qui nous sont sans doute bien proches. Deux croyants qui nous ressemblent… Enfin, pour dire vrai, deux croyants à qui je voudrais tant ressembler.
      Deux hommes d’époques différentes qui vivent dans un environnement où il n’est pas très simple de croire, pas plus qu’aujourd’hui. Deux hommes de proximité avec Dieu, et qui pourtant ne comprennent pas tout de Lui. Pourquoi les a-t-il appelés ? Que leur veut-il ? Que leur demande-t-il ? Non, vraiment, ils ne comprennent pas, pourtant jamais ils ne doutent. Au fond de chacun d’eux, il y a une conviction : Dieu est bon, il est un père aimant et fidèle. Jamais il ne leur voudra de mal, toujours il les appelle à la foi, à la confiance. Alors, à chaque appel, Abraham répond, « me voici ! ». Alors, Pierre, qui ne sait que dire « tant sa frayeur est grande », dit à Jésus, « maître il est bon que nous soyons ici ! » Abraham, Pierre, ils sont nos pères dans la foi. Ils nous invitent à mettre au cœur de notre cœur, l’amour et la lumière de Dieu qui nous aime et nous accompagne bien au-delà de ce que notre intelligence peut comprendre. Nous voici Seigneur ! Il est bon que nous soyons ici !                                      

Jean-Marc APHAULE-diacre

 
   

 


 

Le billet du 18 février 2024

                         CONVERTISSEZ VOUS

                         ET CROYEZ à L'EVANGILE             

                   En ce début de Carême 2024 prenons un bol d’air pur en relisant le message que le Pape François nous adresse à cette occasion.

                     Je vous en donne quelques extraits pour vous mettre en appétit. A consommer sans modération surtout dans les temps actuels.
                  « Il est temps d’agir, et durant le Carême agir c’est aussi s’arrêter. S’arrêter en prière pour accueillir la Parole de Dieu, et s’arrêter comme le Samaritain, en présence du frère blessé. L’amour de Dieu et du prochain est un unique amour. Ne pas avoir d’autres dieux, c’est s’arrêter en présence de Dieu, devant la chair de son prochain. C’est pourquoi la prière,
l’aumône et le jeûne ne sont pas trois exercices indépendants, mais un seul mouvement d’ouverture, de libération : finies les idoles qui nous alourdissent, finis les attachements… La dimension contemplative de la vie, que le Carême nous fera ainsi redécouvrir, mobilisera de nouvelles énergies. En présence de Dieu nous devenons des frères et des soeurs, nous percevons les autres avec une intensité nouvelle : au lieu de menaces et d’ennemis, nous trouvons des compagnons et des compagnes de route… »

                Alors bonne route avec vos équipes, vos communautés, en paroisse, en tissant toujours plus de liens. Ensemble partons au
désert, reprenons des forces. Ensemble « Décuplons la force de nos actions », comme nous y invite aussi durant tout ce
temps, le C.C.F.D.- Terre Solidaire.

 

                                                                          Abbé Jean

 
   

 


 

Le billet du 11 février 2024

              ’DE PARTOUT ON VENAIT À LUI’’

         Nous célébrons aujourd’hui la fête de Notre-Dame de Lourdes. C’est le Dimanche dédié à la santé. La vocation de ce dimanche « est, vraiment, de rendre visible dans les communautés chrétiennes, l’ensemble des soignants, les visiteurs de malades, les équipes d’aumônerie et toutes les associations… ceux qui œuvrent souvent dans l’ombre et sont tellement importants, tellement essentiels pour la prise en charge des personnes malades, âgées, handicapées, pour leur bien-être… » (Guide pour Dimanche de la santé).
           ‘’Il n’est pas bon que l’homme soit seul ‘’ : c’est le thème que le pape François a choisi pour son message de ce dimanche. Il accorde, en effet, une grande importance à l’accompagnement de malade et des personnes souffrantes. Il écrit : « Le premier soin dont nous avons besoin dans la maladie est une proximité pleine de compassion et de tendresse. Prendre soin de la personne malade signifie donc avant tout prendre soin de ses relations, de toutes ses relations : avec Dieu, avec les autres – famille, amis, personnel soignant –, avec la création, avec soi-même. Est-ce possible ? Oui, c’est possible et nous sommes tous appelés à nous engager pour que cela devienne réalité. »
           
Le Christ lui-même s’est fait proche des autres au point de partager leurs situations et leurs misères. Le récit de la guérison du lépreux de l’évangile de ce jour nous montre bien cette proximité qui se manifeste dans sa compassion et sa tendresse. Proche de nous, de partout, des malades viennent ou sont conduits à Lourdes pour espérer cette tendresse divine par le biais de Notre Mère du Ciel.
                Ainsi, enseigne le Pape : « Les malades, les fragiles, les pauvres sont au cœur de l’Église et doivent aussi être au centre de nos attentions humaines et de nos sollicitudes pastorales. Ne l’oublions pas ! Et confions-nous à la Très Sainte Vierge Marie, Santé des malades, pour qu’elle intercède pour nous et nous aide à être des artisans de proximité et de relations fraternelles. »

(Message du pape François pour la 32ème journée mondiale du malade)

 

   Abbé Valentin LUZOLO

 
   

 


 

Le billet du 28 janvier 2024

                         VERS LA GUERISON

           C'est un homme tourmenté qui se présente à Jésus pour être guéri, purifié dans l'évangile de ce jour. Jésus l'apaise comme il le fera chaque fois que quelqu'un sera malade ou tourmenté.
           Aujourd'hui, dans l'église catholique, on se souvient de ceux qui sont touchés par la lèpre. Raoul Follereau a beaucoup fait pour éradiquer ce mal. Avant lui, François d'Assise s'est converti quand il est allé à la rencontre d'un groupe de lépreux, expulsés loin de l'opulente ville d'Assise.
        Plus près de  nous, Mgr Cassaigne, originaire des Landes, mussionnaire au Vietnam a vécu toute sa vie au service des lépreux. Il mourra lui-même de ce fléau. Déclaré vénbérable, il sera sans doute prochainement déclaré bienheureux.
            Autant de figures de chrétiens, témoins de l'évangile, témoins de Jésus partout où le mal, la maladie ou les guerres frappent des humains. Bien des anonymes, chrétiens ou pas, se laissent “toucher“ par ces situations et continuent d'oeuvrer dans le silence et l'anonymat pour soigner et sortir de l'isolement ces personnes.

      Pensons à les aider et à les soutenir par notre prière.

 

                                                             P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 21 janvier 2024

                          UNITÉ DES CHRÉTIENS

     Du 18 au 25 janvier, nous prierons pour l’unité des chrétiens, pour l’unité des Églises chrétiennes, dont l’Église catholique fait partie. Depuis sa fondation, l’Église catholique voit naître en son sein des initiatives pour répondre aux besoins du monde en termes de charité, de santé, de formation, d’annonce de l’Évangile. 
    Aujourd’hui les accents vont à la justice, l’écologie, la paix, l’accueil des migrants, au bien vivre ensemble ; et dans la dynamique du synode en cours, à la participation et à la responsabilité plus grande du peuple de Dieu, hommes et femmes, dans l’Église. Ces attentions sont en lien profond avec le coeur de la foi qui se célèbre dans diverses traditions rituelles qui ont pris forme localement au cours de l’Histoire.
      (…) La présence de divers rites au sein de l’Eglise catholique témoigne qu’une pluralité d’expressions est heureuse, pourvu qu’aucune d’entre elles ne prétende être supérieure, s’imposer d’elle-même, ou représenter l’Eglise à elle seule. D’autres Églises chrétiennes existent qui ne sont pas rattachées à l’Église catholique, ces Églises sont nées de désaccords internes pour des raisons diverses. Aujourd’hui l’attention se porte sur les richesses communes et celles propres à toutes les Églises pour s’en réjouir mutuellement.
      C’est un chemin. L’unité n’est pas oeuvre à mesure humaine, mais don de l’Esprit Saint.

                                                             JM Aphaule-diacre-

d’après un texte du directeur du Réseau Mondial de Prière du Pape (France)

 
     

 


 

Le billet du 7 janvier 2024

                          MAGES ET ÉTOILE D’AUJOURD’HUI !

        Dans notre mémoire, la fête de l’Epiphanie évoque les Mages, l’étoile, les traditions de famille qui terminent le « temps des Fêtes ». L’Epiphanie, c’est la célébration de la manifestation de Dieu au monde. Jésus a voulu que tous sachent qu’il est la présence du Très-Haut dans le monde afin que tous puissent s’approcher de Lui. En effet, les mages étaient des chercheurs de Dieu et le signe de l’étoile leur a permis, grâce aux Saintes Ecritures, de trouver et de rencontrer Dieu en Jésus-Christ. La grande Epiphanie se prolongeant dans d’autres épiphanies, qui
devront être les mages et étoile de notre temps ? Tous ceux qui cherchent un sens à la vie, sont en recherche de Dieu, et sont donc des chercheurs de Dieu.
        A temps nouveaux, signes nouveaux. Nous avons parfois des signes qui peuvent être des manifestations de Dieu pour notre vie personnelle. Il y en a d’autres qui veulent être manifestation de Dieu au monde. Dans quelle mesure sommes-nous et pouvons-nous, mieux, devons-nous être « chercheurs de Dieu » et « étoile » pour ceux et celles qui le cherchent ?
      L’exhortation de cette fête, c’est d’être les mages d’aujourd’hui, des chercheurs acharnés de Dieu. Et l’ayant trouvé, vivant avec Lui, de Lui et en Lui, efforçons-nous d’être des étoiles, des signes parlants pour notre monde d’aujourd’hui, pour nos
frères et soeurs, c’est-à-dire des hommes de Dieu qui les conduisent et les amènent à Dieu.

                                                                        Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 31 décembre 2023

NOUVEL AN !


      Chargé de promesse, l’an nouveau n’attend que nous pour l’accueillir. Dans la liturgie de ce premier de l’an nous lirons une bénédiction, extraite du livre du Deutéronome :
      “Que le Seigneur te bénisse et te garde ! Que le Seigneur fasse briller sur toi son visage, qu’il te prenne en grâce ! Que le Seigneur tourne vers toi son visage, qu’il t’apporte la paix !”
        C’est cela la bénédiction que le Pape désire pour chacun, quelle que soit sa situation, ce qu’il devient ou plutôt ce à quoi il est appelé : que chacun se sente béni par Dieu ! En même temps, chacun doit recevoir cette bénédiction et entrer dans un chemin de conversion, un chemin qui tourne vers Lui, Dieu-Amour ; un chemin qui nous détourne de ce qui est égoïsme dans nos vies, et de ce qui n’est qu’autocentré !

       Que l’an nouveau soit bénédiction pour tous, et qu’il apporte joie, santé et la Paix.
       Bonne et heureuse année.

                                                                      P. Michel GARAT

 
     

 

 


 

Le billet du 25 décembre 2023

                          NOËL TOUT SIMPLEMENT…

      Là où je vis il doit bien y avoir une crèche, celle que j’ai pu réaliser ou que d’autres ont faite, celle-là aussi que j’ai pu réaliser avec les enfants ou les petits-enfants, un moment heureux de partage de notre foi.
     Je prends un moment, je fais silence, je retrouve ce silence de la nuit de Noël en contemplant ce bébé dans cette crèche, accompagné de sa maman et de son papa.
      Je lui parle en mon coeur, j’ai un MERCI à lui dire. Quel est ce MERCI ?
     « Car un enfant nous est né, il nous est donné. » A un enfant qui naît on ne peut rien lui demander, on ne peut que lui sourire, le contempler, lui dire MERCI pour sa présence.
      Même en ce monde où l’on se refuse à la paix, où l’on érige des barrières et des lois un peu partout, par peur de l’autre, de l’étranger… Il vient, discrètement se réfugier, comme tout réfugié du monde, en moi, en nous. Il vient ouvrir mon coeur à l’accueil. Simplement, par le sourire d’un bébé nous est révélé l’immensité de l’amour de Dieu, pour chacun, pour tous.

     MERCI… MERCI… MERCI…

                                                                                     Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 24 décembre 2023

                          LE VOILÀ QUI ARRIVE !

      Ce quatrième dimanche de l’Avent nous prépare à fond à accueillir le Messie qui vient. C’est l’occasion d’allumer notre quatrième bougie, celle de la Foi, pour recevoir Jésus avec un coeur bien pur. Comme l’a bien dit le Pape aux petits pensionnaires du dispensaire pédiatrique du Vatican, lors de son anniversaire : « Nous devons nous préparer à une grande fête ».
      Pour nous, cette préparation imminente arrive à son terme : les couleurs de Noël embellissent nos rues, nos maisons, nos quartiers. Le lancement des lanternes sur la place de la Mairie de Bayonne, samedi dernier, rassemblant des milliers de personnes venues de toute part, nous a fait humer l’odeur de la joie débordante qui caractérise la venue du Fils de Dieu parmi nous. C’est la fête.
      Le récit de l’Annonciation qui nous est présenté aujourd’hui marque le tournant décisif de Marie qui accepte, toute humble et toute obéissante, de devenir la Mère du Verbe Incarné. « Voici la servante du Seigneur ; que tout m’advienne selon ta parole. », dira-t-elle à l’Ange. Désormais, nourrie de la méditation de la parole de Dieu, Marie accueille l’annonce de la révélation de ce ‘’mystère porté à la connaissance de toutes les nations pour les amener à l’obéissance de la foi ‘’.
      Sur les pas de la Vierge Marie, accueillons avec foi ce don d’amour que Dieu nous donne. ‘’Rien est impossible à Dieu ‘’. Il vient restaurer notre coeur, mais aussi établir parmi nous son Règne d’amour, de justice et de paix.

                   Exultons, car il vient !

                 Abbé Valentin LUZOLO

 
     

 


 

Le billet du 17 décembre 2023

QUELLE EST TA VOIX DANS LE MONDE D’AUJOURD’HUI ?

     Tout au long de notre chemin vers la crèche de Bethléem, la liturgie place des personnages qui vont nous y conduire : Isaïe, Jean le Baptiste, Marie et Joseph. En ce 3ème dimanche, à l’instar du dimanche dernier, l’Eglise nous en présente deux : Isaïe le prophète et Jean le Baptiste. Ils sont les gardiens devant la porte et veillent à l’entrée de la grotte de la Nativité. Impossible d’arriver auprès de l’Enfant, sans passer par eux, sans que nous ressemblions quelque peu à eux. Que nous inspirent-t-ils en ce dimanche ?
     Ecoutant Isaïe, nous devons prendre conscience de notre identité de baptisé et de notre mission au coeur du monde. Fort de notre baptême, chacun doit pouvoir dire : « l’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le coeur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ». Et pour ce faire, nous sommes appelés à incarner Jean le Baptiste pour notre temps en étant et en devenant au quotidien la voix qui crie dans le désert de ce monde : une voix qui crie pour la paix, la justice, la vérité, le respect de la dignité humaine, le respect de la création…

                                              Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 10 décembre 2023

             PORTEUR DE BONNES NOUVELLES

     « Voici que j’envoie mon Messager… » C’est Jean, le baptiste, ce fameux messager envoyé pour préparer le chemin du Seigneur qui vient. Mais pas que…! Ce peut être chacun de nous.
      Dimanche dernier, dans la réflexion sur la Paix à cultiver, l’un disait : il nous faut « Parler de ce qui se fait de bien ». C’est une très belle manière de préparer la venue du Prince de la Paix. Partager ce qui nous réjouit dans ce qu’on entend, dans ce que l’on voit, et vous verrez, cela change bien des choses. Les autres aussi trouveront qu’il y a de belles choses qui se font. Par exemple : les pays riches qui polluent sans commune mesure veulent abonder une caisse pour défrayer les pays pauvres qui en sont les premières victimes… C’est cette semaine que ça s’est dit. A suivre.
     Chacun s’exerce, et peut présenter toutes ces pétales dans sa prière le soir pour en faire un beau bouquet. N’est ce pas le début de la paix que de changer son regard en parlant des belles choses ? C’est le début de la conversion, de soi et peut-être aussi des autres. Le Seigneur envoie ses « messagers de la Bonne Nouvelle », dont il est en fin de compte l’Auteur.


                                                  P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 3 décembre 2023

                    RESTEZ ÉVEILLÉS…

     Revoici l’Avent, ce temps qui nous invite à ne pas être « endormis ». Revoici l’Avent qui nous demande d’être des veilleurs ! En effet, vous le remarquerez dans l’évangile de ce jour, le Christ ne nous donne pas la mission de « gardiens » mais de « veilleurs ».
        Le gardien surveille, guette, contrôle, suspecte, et vérifie… Il n’est pas inutile le gardien, parfois il rassure, il préserve ce qui était. Le veilleur veille, c’est une évidence. C’est-à-dire qu’il regarde avec attention et bienveillance : il est appelé à « veiller en bien », à discerner, à se réjouir, à conseiller, à éduquer, à accompagner avec Espérance. Le veilleur aime la vie.
     Le gardien attend une autorité. Le veilleur, une promesse, une rencontre, quelqu’un dont il se fait un bonheur des signes de la venue.
      Le gardien s’inquiète d’un contrôle, d’un jugement. Le veilleur se prépare avec joie à la venue de Celui qui vient .

       Soyons veilleurs d’Espérance ! Aimons « l’à venir » ! Bel Avent.

 

                   Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 26 novembre 2023

          EN MARCHE VERS UNE ROYAUTÉ ÉTERNELLE !

     Le dernier dimanche de l’année liturgique nous offre l’occasion de célébrer la solennité de Notre Seigneur Jésus-Christ, Roi de l’Univers. Depuis le premier dimanche de l’Avent jusqu’en ce jour, la liturgie nous fait découvrir que nous sommes en chemin vers la rencontre avec Jésus, l’Époux, quand il viendra comme Roi, Seigneur de la vie et de l’histoire.
      A travers sa vie concrète, ses gestes les plus simples, les plus ordinaires - ‘’ j’avais faim …, j’avais soif..., j’étais malade ou en prison… ‘’ – qui ne sont pas des gestes héroïques, ni des gestes étrangers à la vie quotidienne et encore moins des gestes éclatants., Jésus s’identifie aux plus petits qu’il qualifie de ses frères. Il n’est pas seulement le Dieu avec nous jusqu’à la fin du monde, mais il parvient à être le Dieu en nous, en commençant par les petits. Ainsi, tout geste d’amour est un geste non seulement fait «avec Jésus», parce que nous sommes en sa compagnie, mais aussi fait «à Jésus», parce que chaque fois que nous faisons un geste d’amour à un frère, c’est à Jésus que nous le faisons.
       Prenant la place du plus petit, Jésus-Roi nous ouvre le chemin d’humilité et de service. Il ne nous suffit donc pas seulement de proclamer des lèvres que Jésus est Roi de l’univers, mais il nous faut encore entrer dans la logique de sa royauté qui est une royauté de vérité, de paix, de justice et d’amour ; et la voie pour y parvenir est celle d’humilité et de service de nos frères les hommes, car le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi mais pour servir et donner la vie au monde. (cf. Mc 10,45 ; Mt 20,28) .
        Voilà pourquoi, en instituant la fête du Christ-Roi le 11 décembre 1925, dans un temps troublé de l’Histoire, le pape Pie XI déclarait : « Si les hommes venaient à reconnaître l’autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des bienfaits à peine croyables – une juste liberté, l’ordre et la tranquillité, la concorde et la paix – se répandraient infailliblement sur la société toute entière ». Autrement dit, une véritable culture de paix et de justice ne peut pas s’établir sans le règne de la vérité et de l’amour, c’est-à-dire sans le règne du Christ qui est Vérité et Amour.
Si nous nous laissons conduire par le Christ-Roi-Humble-Serviteur, si toutes les nations lui obéissent, alors dans la joie nous irons à la maison du Seigneur et nous y goûterons éternellement aux délices de son Royaume.

                                                      Abbé Valentin LUZOLO

 
     

 


 

Le billet du 19 novembre 2023

                 QU’AS-TU FAIT DE TES TALENTS ?

     En ce dimanche, le Seigneur nous invite librement à un examen de vie avec cette question : qu’as-tu de tes talents ? Elle peut se poser encore de façon complète comme suit : qu’as-tu fait de ta vie ? Il n’y a pas de vie sans dons, sans charismes, sans talents... Et par surcroît pour les chrétiens qui ont reçu ou qui reçoivent les sacrements de la nouvelle Loi, ils en sont dotés davantage ! Qu’as-tu que tu n’as pas reçu ? Ce que Dieu ou notre Créateur nous donne, ne nous est pas donné pour nous-même. Cela nous est toujours donné pour une mission, mieux, pour le service des autres.
      En effet, qu’avons-nous fait de ce que nous avons reçu, de nos divers talents ? Les avons-nous mis ou enfouis dans le trou de notre coeur, de notre vie, de notre famille seulement ? Les avons-nous vendus, et à quels prix ? aux prix du monde avec ses morales, ses cultures et ses idéologies ? Comment les multiplions-nous ? C’est en les utilisant pour leur fin que les talents se multiplient.

« Chacun de nous rendra compte à Dieu pour lui-même » (Romains 14:12).

 

                                   Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 12 novembre 2023

                                AU RENDEZ-VOUS !
         Cinq jeunes filles ont manqué le rendez-vous selon l’évangile de ce jour, qui recommande de nous tenir éveillés ! Le rendez-vous c’est celui du Christ, l’Époux qui vient à tout moment dans nos vies.
           Mais c’est nous qui ne sommes pas prêts, ou qui sommes distraits ou qui nous laissons endormir. Pourtant Il nous attend dans tous les rendez-vous de la vie, il attend de nous que nous restions vigilants, que nous luttions contre le sommeil qu’engendre la routine ; on s’habitue à tout : aux injustices, aux inégalités, et même aux apostrophes contre ceux qui ne sont pas « comme nous » : les étrangers, les Juifs, les Arabes, les Ukrainiens, les Russes…. Si ce n’est pas la guerre ce sont les conséquences du dérèglement climatique. On peut s’habituer à tout, se laisser bercer et endormir.
        Où est l’huile dont nous avons besoin pour garder nos lampes allumées et nous tenir éveillés ? C’est le rendez-vous avec la vie et le Vivant qu’il importe de ne pas manquer ! C’est le Royaume qui se joue dans tous ces moments de la vie, ici et maintenant, pour ne pas manquer le Rendez-vous, demain.

 

                                                                      P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 5 novembre 2023

            Extraits de la « Lettre au Peuple de Dieu »,
      adressée par l’assemblée Synodale ce 25 octobre à Rome

    « Et maintenant ? Nous souhaitons que les mois qui nous séparent de la deuxième session, en octobre 2024, permettent à chacun de participer concrètement au dynamisme de communion missionnaire qu’indique le mot «synode». (…)
     Pour progresser dans son discernement, l’Église a absolument besoin de se mettre à l’écoute de tous, en commençant par les plus pauvres. Cela exige de sa part un chemin de conversion, qui est aussi un chemin de louange : « Je te loue, Père, Seigneur du ciel et de la terre : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout-petits» (Lc 10, 21) !  Il s’agit de se mettre à l’écoute de celles et ceux qui n’ont pas droit à la parole dans la société ou qui se sentent exclus, même de la part de l’Église. À l’écoute des personnes victimes du racisme sous toutes ses formes, notamment (….)
      L’Église a aussi besoin d’écouter les laïcs, femmes et hommes, tous appelés à la sainteté en raison de leur vocation baptismale ; le témoignage des catéchistes, qui dans bien des situations sont les premiers annonciateurs de l’Évangile ; la simplicité et la vivacité des enfants, l’enthousiasme des jeunes, leurs questions et leurs appels ; les rêves des anciens, leur sagesse et leur mémoire. L’Église a besoin de se mettre à l’écoute des familles, de leurs préoccupations éducatives, du témoignage chrétien qu’elles offrent dans le monde d’aujourd’hui. Elle a besoin d’accueillir la parole de celles et ceux qui souhaitent s’engager dans des ministères laïcs ou dans des instances participatives de discernement et de décision. L’Église a particulièrement besoin, pour progresser dans son discernement synodal, de recueillir davantage la parole et l’expérience des ministres ordonnés : les prêtres (…) les diacres, qui signifient par leur ministère la sollicitude de toute l’Église au service des plus fragiles. Elle a aussi besoin de se laisser bousculer par la voix prophétique de la vie consacrée, sentinelle vigilante des appels de l’Esprit. Elle se doit également d’être attentive à celles et ceux qui ne partagent pas sa foi mais cherchent la vérité, et en qui l’Esprit est présent et agissant, Lui qui « offre à tous, d’une façon que Dieu connaît, la possibilité d’être associés au mystère pascal » (Gaudium et spes 22, 5)…

                                           Jean-Marc Aphaule -diacre-

 
     

 


 

Le billet du 1er novembre 2023

            « LES SAINTS DE LA PORTE D’À CÔTÉ »

     Cette expression du Pape François nous intrigue, nous la ressentons, peut-être comme une provocation quand les voisins du palier ou les collègues de travail nous semblent difficiles à supporter. C’est surtout une invitation que nous fait le Pape à regarder toute personne comme Jésus le fait dans l’Evangile de cette fête.
       Quand nous créons des liens quand nous allons au-delà de la superficialité d’un « bonjour », que découvrons-nous chez les autres ? L’humilité, la bonté, la douceur, la patience, la miséricorde, la recherche de la justice et de la paix… Nous découvrons des personnes qui, quotidiennement fleurissent, non seulement les tombes de nos cimetières mais aussi notre monde en souffrance qui a tant besoin de consolation.
     « Si le Père vous appelle à aimer comme il vous aime,
       Si le monde vous appelle à l’accueil et au partage, à lutter contre la haine,
        Bienheureux êtes-vous ! »

Bonne fête à tous les saints "de la porte d’à côté" !

                                                       Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 22 octobre 2023

                   TOUS INVITÉS ET TENUS À CHERCHER

                        ET À  ATTEINDRE LA SAINTETÉ
      Le mois de novembre nous offre chaque année l’occasion de faire une halte pour souffler. Ce sont les vacances de la Toussaint. Les écoles ferment, les familles se retrouvent, nos villes accueillent plusieurs vacanciers, pèlerins, passants… nos relais sont mouvementés par les départs de certains d’entre nous et l’arrivée de plusieurs venus d’ailleurs, nos cimetières sont visités et bien fleuris. Un lien est vite établi entre la fête de tous les saints et la commémoration de nos défunts.
     Ainsi, chaque 1er novembre, l’Eglise honore la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ. Même si tous les médias l’associent systématiquement à la mort, et aux cimetières, la Toussaint est avant tout une grande fête de la vie. Elle rassemble «le peuple immense de ceux qui cherchent la face du Seigneur». Ceci signifie que la Toussaint n’est uniquement pas une fête pour se souvenir des merveilles de Dieu accomplies hier à travers quelques-uns, mais c’est bien notre fête à tous, comme le dit le Père Jean-Luc Ragonneau sj.
     Voilà pour nous une belle occasion de vivre la proximité avec tous les saints et saintes, connus ou inconnus, et de nous laisser inspirer par Dieu les gestes qui nous permettront de les imiter et de les rejoindre un jour dans la gloire du Père en union avec Jésus Ressuscité.
      Tout en ayant une pensée priante pour tous les innocents, victimes de la violence et de la barbarie à travers notre monde actuel, nous mettant à l’école du Christ sur le chemin de béatitudes, cherchons à atteindre la sainteté. C’est un idéal !

                                                                     Valentin LUZOLO

 
     

 


 

Le billet du 22 octobre 2023

« RENDEZ À CÉSAR CE QUI EST À CÉSAR, ET À DIEU
                      CE QUI EST À DIEU »

      En ce dimanche, cette phrase célèbre de l’Evangile résonne à nouveau dans nos oreilles ! Elle nous semble être très connue de mémoire et de compréhension. Elle est politiquement utilisée et interprétée pour justifier la séparation de l’Etat et de la Religion. D’aucuns se référeraient au concept de ‘’laïcité’’, aujourd’hui, très galvaudé. Car un Etat laïc est un Etat qui n’a pas une Religion d’Etat, c’est-à-dire aucune religion n’ y est imposée, mais un Etat dans lequel il y a la liberté de religion et la liberté religieuse.
      En effet l’interprétation faite parfois de cette phrase disant que l’Eglise ne doit pas se «mêler des questions politiques», mais s’occuper uniquement du culte, est une fausse interprétation ; car s’occuper de Dieu n’est pas seulement s’occuper du culte, mais se préoccuper également de la vérité, de la justice et de la paix, pour les hommes, qui sont des fils de Dieu. De fait, s’il faut rendre à César ce qui est marqué de son effigie, que nous faut-il rendre à Dieu qui soit marqué de son sceau ? La seule réalité qui soit à l’image de Dieu, c’est l’être humain. N’oublions pas enfin que nous finirons toujours par ressembler à ce que nous contemplons ; aussi, entre l’effigie de César frappée sur du métal, et l’image de Dieu qui resplendit sur la face du Christ et sur le visage de chacun de nos frères, notre choix ne saurait être hésitant !

                                                                   Eloi FADONOUGBO

 
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Le billet du 15 octobre 2023

                                                       HORREUR !

 


           Des familles entières, des populations voisines de Gaza ont vécu et continuent de vivre l’horreur : les témoignages et les images accablent. Comment, Pourquoi … ? Violence faite à Israël, violence à Gaza en représailles. Ça ne s’arrêtera donc jamais ! C’est ce que nous déplorons à chaque fois. Nous savons trop combien le sang appelle le sang … Violence et revanche, couple infernal. Humain, trop humain ! Du coeur de la terre monte toujours la plainte d’Abel tué par son frère. Son cri monte vers Dieu. Dieu en retour donne son fils, victime de la violence, lui l’artisan de paix. Alors l’oreille du disciple écoute l’appel du Christ à être des artisans de paix, inlassablement.
          Tisser, retisser les liens distendus ou rompus. Telle est la tâche du Chrétien qui se souvient de la béatitude,: « heureux les doux, les non-violents, ils recevront la terre en héritage ». C’est notre tâche pour rompre le cycle de l’horreur.

 

                                                                  P. Michel GARAT

 
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Le billet du 8 octobre 2023

               SYNODE, VISITATION ?


        Alors que s’ouvre ces jours-ci l’assemblée générale du Synode sur la synodalité de l’Eglise, le synode de grande d’Espérance, je voudrais reprendre comme une méditation, comme une prière, quelques paroles de notre cher François prononcées dans son homélie à Marseille : et si le synode était une VISITATION ?
      « Chez ces deux femmes, Marie et Élisabeth, la visite de Dieu se dévoile à l’humanité : l’une est jeune et l’autre âgée, l’une est vierge et l’autre stérile, et pourtant elles sont toutes deux enceintes alors que c’est “impossible”. Telle est l’oeuvre de Dieu dans notre vie : Il rend possible même ce qui semble impossible, Il engendre la vie, même dans la stérilité…
        Il y a un moyen de discerner si nous avons cette confiance dans le Seigneur. Quel est ce moyen ? L’Évangile dit que « lorsqu’Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle » (v.41). Voilà le signe : tressaillir. Celui qui croit, qui prie, qui accueille le Seigneur tressaille dans l’Esprit, sent que quelque chose bouge à l’intérieur, il “danse” de joie. Et je voudrais m’arrêter sur cela : le tressaillement de la foi. L’expérience de foi provoque avant tout un tressaillement devant la vie. Tressaillir c’est être “touché à l’intérieur”, avoir un frémissement intérieur, sentir que quelque chose bouge dans notre coeur…
    Regardons Marie qui se dérange en se mettant en route et qui nous enseigne que Dieu est précisément come cela : il nous dérange, il nous met en mouvement, il nous fait “tressaillir”, comme avec Élisabeth. Et nous voulons être des chrétiens qui rencontrent Dieu par la prière et nos frères par l’amour, des chrétiens qui tressaillent, vibrent, accueillent le feu de l’Esprit pour se laisser brûler par les questions d’aujourd’hui, par les défis de la Méditerranée, par le cri des pauvres, par les “saintes utopies” de fraternité et de paix qui attendent d’être réalisées… »

                               Jean-Marc Aphaule-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 1er octobre 2023

                  LA MER… LE PORT… LE PHARE…

          Ce sont trois réalités auxquelles le Pape François a fait allusion lors de son récent voyage à Marseille. Elles me font penser à notre paroisse. La mer, quand je me promène sur les berges de l’Adour je croise de nombreux africains qui me rappellent que la réalité des migrants nous concerne, nous aussi. Le port me fait penser à notre paroisse riche de sa diversité de familles venues de tous les horizons et qui se rassemblent en ce lieu créateur de liens. Le phare, c’est ce qui éclaire cette communauté, ce qui l’oriente, Celui qui nous montre le chemin, le Christ lui-même.
     « APPELÉS A TISSER DES LIENS », fil conducteur de cette année. Les manières de tisser les liens sont multiples. En relisant ce même message du Pape nous découvrons une multitude d’espaces où ces liens peuvent se créer comme le faisait Jésus qui « commence par donner l’espérance aux pauvres, qui écoute leurs besoins et soigne leurs blessures ». Ces liens peuvent se créer à l’écoute des jeunes, des familles, des personnes âgées, en regardant « au-delà de ses frontières… », nous dit encore le Pape.
      « MON ENFANT VA TRAVAILLER AUJOURD’HUI A MA VIGNE… » C’est l’appel de Jésus dans l’évangile de ce dimanche.
      Que la fête soit belle en ce dimanche de la rentrée paroissiale. Entre deux moules et quelques frites n’hésitons à nous dire comment, déjà, nous tissons des liens un peu partout dans la mer de notre monde, dans le port de nos rencontres en nous laissant guider par ce phare plus lumineux que jamais.

                                                                      Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 24 septembre 2023

          ‘’LIBRE DE CHOISIR D’ÉMIGRER OU DE RESTER !‘’


   Tel est le thème que le Pape donne à la 109ème Journée Mondiale du Migrant et du Réfugié que nous célébrons ce 24 septembre 2023, 25ème dimanche Ordinaire Année A. Je vous propose un extrait de son message qui nous laisse découvrir ce phénomène des flux migratoires dans notre monde actuel. Voici ce qu’écrit le Pape :
  « Migrer devrait toujours être un choix libre, mais en fait, dans de nombreux cas, même aujourd’hui, ce n’est pas le cas. Des conflits, des catastrophes naturelles ou, plus simplement, l’impossibilité de mener une vie digne et prospère dans leur pays d’origine contraignent des millions de personnes à partir… Les persécutions, les guerres, les phénomènes climatiques et la misère sont parmi les causes les plus visibles des migrations forcées contemporaines. Les migrants fuient la pauvreté, la peur, le désespoir. Pour éliminer ces causes et mettre fin aux migrations forcées, nous avons besoin de l’engagement commun de tous, chacun selon ses responsabilités.
      Un engagement qui commence par le fait de se demander ce que nous pouvons faire, mais aussi ce que nous devons cesser de faire. Nous devons nous efforcer de mettre fin à la course aux armements, au colonialisme économique, au pillage des ressources des autres, à la dévastation de notre maison commune. Le chemin synodal que nous avons entrepris en tant qu’Église nous conduit à voir dans les personnes les plus vulnérables - et parmi elles de nombreux migrants et réfugiés - des compagnons de voyage particuliers, à aimer et à soigner comme des frères et des soeurs. Ce n’est qu’en marchant ensemble que nous pourrons aller loin et atteindre le but commun de notre voyage. »

Source : Message du Pape François. Rome, Saint-Jean-de-Latran, 11 mai 2023.

 
     

 


 

Le billet du 17 septembre 2023

              TISSER DES LIENS COMME OEUVRE DE FOI

   Après une bonne rentrée scolaire, universitaire et pastorale, nous sommes invités par notre Evêque à vivre une année de la Foi et de l’Appel avec la trilogie :

                      Foi comme connaissance,

                Foi comme relation d’amitié avec le Seigneur

             et Foi comme témoignage et mission.

      Sur notre paroisse et à l’occasion de sa fête, nous sommes appelés, dans la marche synodale, à tisser des liens. En effet, en nourrissant notre foi par la connaissance « à travers le contact avec la Parole de Dieu » et la doctrine de l’Eglise, et en consolidant notre relation d’amitié avec le Seigneur à travers la prière et la pratique des sacrements, tissons au quotidien dans notre milieu de vie, des liens qui soient témoignage et mission auprès des hommes et des femmes de toute condition et de toute race.

 

                                                    Eloi FADONOUGBO

 
     

 

                                          

                                  PARCE QUE TOUS SONT BAPTISÉS !


Le pape conclut avec ces mots le discours tenu aux évêques réunis à Rome autour de la question du Laïcat en février dernier :
     « …Très chers amis, avec ces quelques brefs rappels, j’ai voulu indiquer un idéal, une inspiration qui peut nous aider sur le chemin. Je voudrais que nous ayons tous dans le coeur et dans l’esprit cette belle vision de l’Église : une Église tendue vers la mission et où s’unissent les forces et où l’on marche ensemble pour évangéliser ; une Église où ce qui nous lie est notre identité chrétienne de baptisés, notre appartenance à Jésus ; une Église où une véritable fraternité est vécue entre laïcs et pasteurs, travaillant côte à côte chaque jour, dans tous les domaines de la pastorale, parce que tous sont baptisés.
Je vous exhorte à vous faire promoteurs dans vos Églises de ce que vous avez reçu ces jours-ci, pour continuer ensemble le renouveau de l’Église et sa conversion missionnaire. Je vous bénis tous de tout coeur, ainsi que vos proches, et je vous demande de prier pour moi. Merci. »

La conclusion tient ensemble baptême et mission. L’expression que le pape emploie souvent c’est « disciple-missionnaire ». Pas l’un après l’autre. Mais les deux ensemble et en même temps. S’agit-t-il d’en faire plus dans notre quotidien, ou de l’être mieux : être à la fois disciple (par le baptême reçu) ET missionnaire « vous serez mes témoins ! » Comment le rendre visible dans l’année qui s’ouvre … ?

 

 

                                          

                                     UNE ÉGLISE DE « FIDÈLES-LAÏCS » AVEC LES PASTEURS.

     Le pape termine sa réflexion sur le laïcat en développant ce que sont les fidèles laïcs et comment ils peuvent prendre place dans l’annonce.

         "Cette coresponsabilité vécue entre laïcs et pasteurs permettra de dépasser les dichotomies, les peurs et les méfiances réciproques. Il est temps que pasteurs et laïcs marchent ensemble, dans tous les domaines de la vie de l’Église, dans toutes les parties du monde ! Les fidèles laïcs ne sont pas des “hôtes” dans l’Église, ils sont chez eux, c’est pourquoi ils sont appelés à prendre soin de leur maison. Les laïcs, et surtout les femmes, doivent être davantage valorisés dans leurs compétences et dans leurs dons humains et spirituels pour la vie des paroisses et des diocèses. Ils peuvent porter, par leur langage “quotidien”, l’annonce de l’Évangile, en s’engageant dans diverses formes de prédication. Ils peuvent collaborer avec les prêtres pour former les enfants et les jeunes,
pour aider les fiancés dans la préparation au mariage et pour accompagner les époux dans la vie conjugale et familiale. Ils doivent toujours être consultés lors de la préparation de nouvelles initiatives pastorales à tous les niveaux, local, national et universel. Il faut leur donner une voix dans les conseils pastoraux des Églises particulières. Ils doivent être présents dans les bureaux des diocèses. Ils peuvent aider dans l’accompagnement spirituel d’autres laïcs et apporter également leur contribution dans la formation des séminaristes et des religieux."

Le pape donne un large aperçu de ce que peuvent être et faire des laïcs, jusque « l’accompagnement spirituel ».Cela existe dans notre diocèse. Ce n’est pas réservé au prêtre même s’il faut une bonne préparation ; avec une formation, spirituelle, humaine et théologique.

 

 

                                          

                                     SOUVIENS-TOI D’OÙ TU VIENS !


Le pape indique la double appartenance de tout chrétien : le baptisé est en même temps dans le monde et dans l’Église…
       « …Dans cette vision unitaire de l’Église, où nous sommes avant tout chrétiens baptisés, les laïcs vivent dans le monde et en même temps font partie du Peuple fidèle de Dieu. Le Document de Puebla a utilisé une expression heureuse pour exprimer cela : les laïcs sont des hommes et des femmes « d’Église au coeur du monde » et des hommes et des femmes « du monde au coeur de l’Église ». Il est vrai que les laïcs sont appelés à vivre principalement leur mission dans les réalités séculières où ils sont immergés chaque jour, mais cela n’exclut pas qu’ils aient aussi les capacités, les charismes et les compétences pour contribuer à la vie de l’Église : dans l’animation liturgique, dans la catéchèse, dans la formation, dans les structures de gouvernement, dans l’administration des biens, dans la programmation et la mise en oeuvre des programmes pastoraux, etc. C’est pourquoi les pasteurs doivent être formés, dès le temps du séminaire, à une collaboration quotidienne et ordinaire avec les laïcs, de sorte que le fait de vivre la communion devienne pour eux une manière naturelle d’agir, et non un fait extraordinaire et occasionnel. Une des pires choses qui arrive chez un pasteur est d’oublier le Peuple dont il est issu, le manque de mémoire. On peut lui adresser cette parole de la Bible si répétée : «Souviens-toi»; «souviens-toi d’où tu as été tiré, du troupeau dont tu as été tiré pour le servir, souviens-toi de tes racines» (cf 2 Tm 1).

Le pasteur est au service de la double appartenance de tout baptisé, qui est à la fois dans la vie et dans l’église. Comment le pasteur a le souci d’unifier ces deux pôles, sans que l’un éclipse l’autre !

 

 

                                         

                                                TOUS FRÈRES !


    Le pape tire une conséquence essentielle du baptême commun, reçu par chacun dans l’église : nous sommes tous frères !


   « …Dans cet unique Peuple de Dieu, qui est l’Église, l’élément fondamental est l’appartenance au Christ. Dans les récits émouvants des Actes des martyrs des premiers siècles, nous trouvons souvent une simple profession de foi : “Je suis chrétien”, disaient-ils, “et c’est pourquoi je ne peux pas sacrifier aux idoles”. Polycarpe, évêque de Smyrne, le dit, par exemple ; Justin et ses autres compagnons, laïcs, le disent. Ces martyrs ne disent pas “je suis évêque” ou “je suis laïc” - «je suis de l’Action Catholique, je suis de cette Congrégation mariale, je suis des Focolari». Non, ils disent seulement “je suis chrétien”. Aujourd’hui encore, dans un monde qui se sécularise de plus en plus, ce qui nous distingue vraiment comme Peuple de Dieu, c’est la foi dans le Christ, et non l’état de vie considéré en soi. Nous sommes baptisés, chrétiens, disciples de Jésus. Tout le reste est secondaire. «Mais, mon Père, même un prêtre ?» - «Oui, c’est secondaire» - «Même un évêque ?» - «Oui, c’est secondaire» - «Même un cardinal ?» - «C’est secondaire».
Notre appartenance commune au Christ nous rend tous frères. Le Concile Vatican II affirme : « Par la bienveillance de Dieu, les laïcs ont pour frère le Christ, [...] ainsi ils ont aussi pour frères ceux qui, appliqués au sacré ministère, font près de la famille de Dieu office de pasteurs » (Const. Lumen gentium, n. 32). Frères avec le Christ et frères avec les prêtres, frères avec tous… »

La fraternité ! telle est la « réalité » que fait naître le baptême. Nous sommes heureux que cette qualité figure dans la devise nationale. Comment la rendre vivante ? Quels liens devons-nous développer dans le tissu social, dans la communauté chrétienne ? Noter déjà que « appelés à tisser des liens » sera notre piste d’année dans la paroisse.

 

 

                                         

                                  LE BAPTÊME, BASE DE LA VIE CHRÉTIENNE.


Poursuivons avec le pape la réflexion sur le laïcat. Il ne mâche pas ses mots… laissons nous surprendre !


     Cet horizon nous donne la juste clé de lecture pour le thème de la coresponsabilité des laïcs dans l’Église. En effet, l’exigence de valoriser les laïcs ne dépend pas de quelque nouveauté théologique, ni même d’exigences fonctionnelles à cause de la diminution des prêtres ; elle ne naît pas non plus de revendications catégorielles, pour accorder une “revanche” à ceux qui ont été mis de côté dans le passé. Elle repose plutôt sur une vision correcte de l’Église : l’Église comme Peuple de Dieu, dont les laïcs font partie à part entière avec les ministres ordonnés. Les ministres ordonnés ne sont donc pas les maîtres, ils sont les serviteurs : les pasteurs, pas les maîtres.
Il s’agit de récupérer une “ecclésiologie intégrale”, comme elle l’était dans les premiers siècles, dans laquelle tout est unifié par l’appartenance au Christ et par la communion surnaturelle avec Lui et avec les frères, dépassant une vision sociologique qui distingue des classes et des rangs sociaux et qui repose au fond sur le “pouvoir” assigné à chaque catégorie. L’accent doit être mis sur l’unité et non sur la séparation, sur la distinction. Le laïc, plus que comme “non clerc” ou “non religieux”, doit être considéré comme un baptisé, comme un membre du Peuple saint de Dieu, qui est le sacrement qui ouvre toutes les portes. Dans le Nouveau Testament, on ne trouve pas le mot “laïc”, mais on parle de “croyants”, de “disciples”, de “frères”, des “saints”, termes appliqués à tous : fidèles laïcs et ministres ordonnés, le Peuple de Dieu en marche.

Le baptême : tel est le premier des sacrements, commun à tous les membres de l’église, religieux, prêtres et laïcs. Comment les mots utilisés par le Nouveau testament, dernières lignes, disent ce qu’est et ce que fait le baptême ? Quelle « réalité » chrétienne en découle ?

 

 

                                         

                                          DEDANS DEHORS …    


      Le pape poursuit la réflexion devant les évêques réunis à Rome en février dernier pour réfléchir à ce qu’est le « laïcat ». Aujourd’hui il étonne quelque peu en disant que le Christ désire sortir… aller à la rencontre et non être tenu ‘propre’ à l’intérieur…


             « …L’apostolat des laïcs est avant tout un témoignage ! Témoignage de sa propre expérience, de sa propre histoire, témoignage de la prière, témoignage du service à ceux qui sont dans le besoin, témoignage de la proximité aux pauvres, proximité aux personnes seules, témoignage de l’accueil, surtout de la part des familles. Et ainsi, on se forme à la mission : en allant vers les autres. C’est une formation “sur le terrain”, et en même temps une voie efficace de croissance spirituelle.
Dès le début, j’ai dit que “je rêve d’une Église missionnaire” (cf. Exhort. ap. Evangelii gaudium, n. 27 ; 32). “Je rêve d’une Église missionnaire”. Et une image de l’Apocalypse me vient à l’esprit quand Jésus dit : « je me tiens à la porte, et je frappe. Si quelqu’un [...] ouvre la porte, j’entrerai chez lui ; je prendrai mon repas avec lui » (Ap 3, 20). Mais aujourd’hui, le drame de l’Église est que Jésus continue à frapper à la porte, mais de l’intérieur, pour que nous le laissions sortir ! Très souvent, on finit par être une Église «prisonnière», qui ne laisse pas le Seigneur sortir, qui le tient comme «chose propre», alors que le Seigneur est venu pour la mission et nous veut missionnaires. » (à suivre)

Aller vers ! ‘une église en sortie’, ‘aller vers les périphéries existentielles’… On reconnaît l’insistance du Pape. Lui-même dès le début de son pontificat est allé à Lampedusa , une destination moins populaire que celles des pontificats précédents, mais pourtant le lieu d’un drame humain de grande ampleur.

Comment allons nous, nous-aussi, « laisser sortir le Christ » et auprès de qui ?

 

 

                                         

                                TOUT S’APPREND, OU LA NÉCESSITÉ DE LA FORMATION.


    
       Le pape poursuit l’enseignement qu’il donne aux évêques venus près de lui pour réfléchir sur le laïcat, précisément en ce point sur la formation des laïcs.


    « …Je sais que vous avez aussi parlé de la formation des laïcs, indispensable pour vivre la coresponsabilité. Sur ce point également, je voudrais souligner que la formation doit être orientée vers la mission, non seulement vers les théories, sinon on tombe dans les idéologies. Et c’est terrible, c’est une peste : l’idéologie dans l’Église est une peste. Pour éviter cela, la formation doit être orientée vers la mission. Elle ne doit pas être académique, limitée à des idées théoriques, mais aussi pratique. Elle naît de l’écoute du Kérygme, elle se nourrit de la Parole de Dieu et des Sacrements, elle fait grandir dans le discernement, personnel et communautaire, elle implique immédiatement dans l’apostolat et dans diverses formes de témoignage, parfois simples, qui conduisent à se faire proches des autres… » à suivre

Le kérygme ! le mot est lâché ! C’est la première annonce, dès le premier jour de la résurrection « Allez dire à mes frères … » . C’est la Mission que Jésus Ressuscité a confiée à ses disciples et à Marie de Magdala, la première « envoyée », celle que les pères de l’Église ont appelée « l’apôtre des apôtres ». Car on en est là : il nous faut sans cesse proposer à nouveaux frais le socle de la foi.
  Certes il faut assurer l’existant - la vie de la communauté telle qu’elle est rassemblée aujourd’hui-, mais il faut en même temps annoncer la Bonne Nouvelle en ces trois moments essentiels : Jésus est Vivant, il n’est pas resté prisonnier des liens de la mort, il vient à notre rencontre pour nous libérer et nous appeler à la Vie. Aux hommes de notre temps, évidemment ! C’est ce qu’on appelle le kérygme, que l’on chante en acclamation lors de l’anamnèse à chaque messe. Kerygma, c’est aussi le nom d’un grand mouvement orienté vers la mission, promu par les évêques de France. On en reparlera, car un grand congrès se réunira à Lourdes en octobre prochain.

 

 


 

Le billet du 30 juillet 2023

                                             DE BLANC VÊTUS …

        Il est rare que le blanc apparaisse comme seule couleur. Dans nos contrées, si le blanc unit, l’autre couleur, à la fête ou dans le sport, anime les passions. Pourtant le blanc est la couleur la mieux portée dans une église. Le vêtement blanc du baptisé, du célébrant , de la mariée … Contrairement à la signification la plus habituelle, le blanc dans notre foi renvoie à la lumière du Ressuscité qui nous attire à Lui. C’est ainsi qu’un personnage célèbre de Bayonne, le cardinal Lavigerie a vêtu de blanc les missionnaires qu’il venait de créer, hommes et femmes. Nous nous sommes intéressés à lui tout ce mois de juillet car il est né dans notre paroisse. La couleur ne serait rien sans le sens qui en découle. Charles Lavigerie a voulu le blanc parce que ce vêtement ressemble à la djellaba portée dans les pays de mission où il a été envoyé. De plus par cette couleur, le signe de la victoire de la Vie du Ressuscité l’a engagé dans la lutte contre le fléau de son temps en Afrique : l’esclavage. Il a beaucoup oeuvré en ce sens, contribuant à l’éradiquer.

     Pour nous aujourd’hui, c’est la couleur de la fête. Dans notre foi, cela reste le signe de la Vie. Que la fête soit belle !

                                                                          P. Michel GARAT

 
     

 

                                         

                                     UN PEUPLE UNI DANS LA MISSION.


     A la lumière de la synodalité (l’art de savoir marcher ensemble, nécessité qui nous vient de l’Évangile), le pape donne des critères d’ecclésialité (comment être l’Église, ensemble) :
       « …La synodalité trouve sa source et son but ultime dans la mission : elle naît de la mission et est orientée vers la mission. Pensons aux débuts, quand Jésus envoie les Apôtres et qu’ils reviennent tous joyeux, car les démons «fuyaient d’eux» : c’était la mission qui avait apporté ce sens d’ecclésialité. Partager la mission, en effet, rapproche les pasteurs et les laïcs, crée la communion d’intentions, manifeste la complémentarité des divers charismes et suscite donc en tous le désir de marcher ensemble. Nous le voyons en Jésus lui-même, qui s’est entouré, dès le début, d’un groupe de disciples, hommes et femmes, et a vécu avec eux son ministère public. Mais jamais seul. Et quand il a envoyé les Douze annoncer le Royaume de Dieu, il les a envoyés “deux par deux”. Nous voyons la même chose chez saint Paul qui a toujours évangélisé avec des collaborateurs, même des laïcs et des couples d’époux. Pas seul. Et il en a été ainsi dans les moments de grand renouveau et d’élan missionnaire dans l’histoire de l’Église : pasteurs et fidèles laïcs ensemble. Pas des individus isolés, mais un Peuple qui évangélise, le saint Peuple fidèle de Dieu.

Jamais seul ! le pape le répète. La mission c’est ensemble ! Puisqu’il cite Saint-Paul allons relire quelques passages où Paul est en mission avec des couples, ou fait équipe avec Sylvain, Timothée etc
Voir la conclusion de la première lettre qu’il adresse aux Corinthiens : 16, 13-24. Ou le tout début de la 2eme lettre aux Corinthiens : 1, 1-2. Mais aussi la lettre aux Romains, quand il salue plus d’une vingtaine de personnes dont certaines comptent parmi ses collaborateurs (Rm 16).

 

 

                                         

                                           LE SAINT PEUPLE DE DIEU D’ABORD !

 

Le pape poursuit sa pensée dans le discours qu’il adresse aux évêques réunis pour réfléchir au laïcat, le 23 février dernier.


       « …Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour que l’Église vive comme un corps, comme un vrai Peuple, uni par l’unique foi dans le Christ Sauveur, animé par le même Esprit sanctificateur et orienté vers la même mission d’annoncer l’amour miséricordieux de Dieu le Père.
            Ce dernier aspect est décisif : un Peuple uni dans la mission. Et telle est l’intuition que nous devons toujours garder : l’Église est le saint peuple fidèle de Dieu, selon ce qu’affirme Lumen gentium aux n° 8 et 12 ; pas de populisme ni d’élitisme, c’est le saint Peuple fidèle de Dieu. Cela ne s’apprend pas théoriquement, on le comprend en le vivant. Ensuite on l’explique, comme on peut, mais si on ne le vit pas on ne saura pas l’expliquer. » (à suivre)

Vivre avant d’expliquer ! On reconnaît là l’enseignement habituel du pape à l’écoute du Christ : « ce n’est pas ceux qui diront… mais ceux qui feront la volonté de mon Père, qui entreront dans le Royaume de Dieu ».
Vivons donc la proposition de la foi, par l’exemple, par la persévérance, par l’accueil, par l’annonce, par le service aux autres … Les mots viendront ensuite… A ce point on a besoin des autres, de faire route ensemble, pour s’améliorer … et mieux témoigner du Royaume qui se construit.

 

 

                                         

                                                     QUE DIT LE PAPE DU LAÏCAT ?

             Le pape s’est adressé le 18 février dernier aux évêques venus à Rome pour réfléchir sur le « laïcat ». Dimanche après dimanche, nous donnerons un extrait du discours qu’il leur a adressé. Nous prolongerons ensuite par quelques indications pour nous. Vous le constaterez, le pape n’oublie pas la réflexion qu’il a engagée avec toute l’église sur la synodalité.. Voyons-en quelques aspects, à son écoute.

       « Vous êtes venus de vos pays pour réfléchir sur la coresponsabilité - coresponsabilité - des pasteurs et des fidèles laïcs dans l’Église. Le titre du Congrès parle d’un “appel” à “marcher ensemble”, en plaçant le thème dans le contexte plus grand de la synodalité. En effet, la route que Dieu indique à l’Église est précisément celle de vivre plus intensément et plus concrètement la communion et la marche ensemble. Il l’invite à dépasser les manières d’agir en autonomie ou les voies parallèles qui ne se rencontrent jamais : le clergé séparé des laïcs, les consacrés séparés du clergé et des fidèles, la foi intellectuelle de certaines élites séparée de la foi populaire, la Curie romaine séparée des Églises particulières, les évêques séparés des prêtres, les jeunes séparés des personnes âgées, les conjoints et les familles peu impliqués dans la vie des communautés, les mouvements charismatiques séparés des paroisses, etc. C’est la tentation la plus grave en ce moment…» (à suivre)

        Prolongeons : marcher ensemble, ce n’est pas créer « des chapelles » mais faire que les différentes manières de se comprendre et de vivre la foi se rencontrent, non pour fusionner mais pour s’écouter, s’enrichir des différences, se renouveler et proposer l’annonce de l’Évangile aujourd’hui.
         Pour cela , si je m’interroge , en moi-même ou avec mon groupe le plus habituel, quel fruit de l’écoute je perçois déjà ? Quels blocages encore, et à quoi est-ce dû ?

 

 


 

Le billet du 2 juillet 2023

  UN SERVICE POUR LES ENFANTS ET POUR LEURS PARENTS

      Cette année, nous avons eu la joie d’accueillir dans nos célébrations des familles avec leurs jeunes enfants. Quel bonheur de voir ainsi se renouveler nos assemblées dominicales.
     Venir en famille à la messe est parfois une véritable expédition. Les enfants sont déjà très toniques dès le chant d’entrée et bébé peut venir joindre sa voix à nos louanges, jusqu’à se rompre ses cordes vocales. Parfois aussi, pour les parents, la messe peut se transformer en parcours sportif, obligés de courir après leurs bambins partis explorer l’église.
    Devant ces véritables défis qui peuvent gêner et décourager les parents, notre communauté paroissiale propose aux enfants et aux parents des espaces de rencontre : coin pour les touts petits pendant les célébrations, ou accueil des enfants où l’on écoute ce que chacun a vécu pendant la semaine, où ils découvrent la vie de Dieu à travers le récit d’une histoire de la Bible ou la lecture simplifiée et imagée de l’évangile du jour, des coloriages…
      Nos assemblées ont besoin de vous et on ne peut que vous encourager à devenir missionnaires auprès d’autres jeunes familles. Votre présence à la messe, dimanche après dimanche est un cadeau pour notre communauté, c’est là que les enfants se familiarisent avec le Christ et la liturgie.
       Et vous paroissiens, pourquoi ne pas venir étoffer notre équipe pour accueillir les enfants pendant ce temps « autrement » jusqu’à l’offertoire. Toutes les bonnes volontés sont les bienvenues.

         Nous espérons vous retrouver plus nombreux encore à la rentrée après la pause estivale.
         Bonnes vacances à tous !

                                                                                                 Danielle

 
     

 


 

Le billet du 25 juin 2023

                  UN ÉTÉ PLEIN DE LUMIÈRE !

     Nous voilà en plein début des vacances. Certains vont aller loin de leurs milieux de vie, d’autres ne bougeront peut-être pas, nos rues et nos églises seront peut-être aussi inondées … tout cela permettra de faire des belles rencontres et passer des moments magnifiques. Profitons de ce temps de congé pour être de simples et authentiques témoins. Nous serons certes confrontés à des actes et des attitudes loin de l’évangile, mais souvenons-nous des premiers mots du saint Pape Jean-Paul II, à son élection, qui disait : « N’ayez pas peur ».
     Le choix de douze Apôtres, dimanche dernier, nous a mis devant notre propre vocation chrétienne. Baptisés, nous avons été appelés et envoyés par le Christ pour être ses témoins dans le monde de notre temps. Porter la Parole du Seigneur a toujours été une grande et noble mission. Mais nous savons tous qu’elle comporte son lot de difficultés et de souffrances. Notre foi a toujours été mise à l’épreuve. A l’image de Jérémie, le Seigneur est toujours au rendez-vous pour prendre notre défense si et seulement si, nous nous confions à Lui.
      N’ayons donc pas peur de dire haut et fort notre foi, de rendre compte de l’espérance qui est en nous (cf. 1P 3,16) et surtout d’obéir à cette parole du Christ :’’ Ce que je vous dis dans les ténèbres, dites-le en pleine lumière.’’ (Matthieu 10,27)

       Vive l’été ! vive les vacances en compagnie du Seigneur !

 

                                                                     Abbé Valentin Luzolo

 
     

 


 

Le billet du 18 juin 2023

                  COMPASSION, PRIÈRE ET MISSION
  

     En ce dimanche, le Christ nous invite à avoir les mêmes sentiments que lui en vivant la trilogie : compassion, prière et mission. Pour vivre cette compassion, il faut ouvrir non seulement nos yeux de chair mais aussi les yeux de notre coeur : voir réellement ce qui se passe et ce qui se vit autour de nous : les gens désorientés et qui cherchent le sens de leur vie, les blessés de la vie ou de la société, les désespérés etc, se laisser toucher par ce que ces êtres humains vivent et manifester notre compassion à leur égard.
     Le premier moyen dont nous disposons en tant que chrétien, est la prière en faveur de ces êtres humains qui sont comme des brebis sans bergers. Savoir et apprendre à les offrir au Dieu Créateur dans nos prières personnelles et communautaires. En effet, pour que notre prière soit vraie, ne devrions-nous pas nous lever pour aller dans le champ de Dieu ? Ayant compassion et les portant dans la prière, il nous faut à la suite être pour eux des bergers c’est-à-dire des personnes qui sont attentives à leur souffrance et qui leur apportent réconfort, espérance, guérison et joie de vivre et de survivre. Etre pour eux non seulement l’hôpital mais aussi la pharmacie de Dieu au coeur du monde. C’est notre mission à la suite du Christ.

                                                              Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 11 juin 2023

               FAIRE NOMBRE OU FAIRE SIGNE ?

     Je vous partage aujourd’hui une réflexion que je fais mienne, d’Arnaud Montoux, prêtre et professeur à l’Institut Catholique de Paris. « L’étrange fascination de certains cercles chrétiens pour le nombre et pour tout ce qui s’apparente de près ou de loin à une démonstration de force, ne cessera pas de m’étonner avant longtemps... Suffirait-il de concentrer les croyants – surtout les plus vaillants et les plus adaptés aux idéaux mondains d’importance – en un lieu donné, pour que la vérité de la foi professée soit plus perçante, plus juste, plus authentique ? 
      Aurions-nous oublié la terrible absence des foules qui « auraient pu » se presser pieusement sur les pentes du Golgotha pour se faire les interprètes de ce moment de Vérité absolue s’accomplissant dans la Croix ? Combien étaient-ils ces hérauts muets n’ayant pas failli ? » …
   « C’est sur les foules informes, dispersées, égarées, hébétées, révoltées et écumantes qu’alla se déposer, comme une rosée, comme le « qu’est-ce que c’est ? » d’une manne nouvelle, la Vérité qui s’écoulait du côté ouvert du Christ. Je ne pourrai jamais croire en aucune force alternative cherchant à se substituer à celle de ce don sans réserve . 
      Pour ma part, pauvrement, en pleurant souvent de ne pas savoir évaluer la fécondité de ce qui est répandu, je continue de croire que l’Esprit est à l’oeuvre dans l’Église qui s’écoule sans chercher les contenants qui mettraient en valeur ses décilitres ; je continue d’espérer que l’Évangile semé dans la Terre humaine porte des fruits nouveaux, dans nos champs, mais aussi bien au delà… Et je perçois, sans certitude, que la vérité du Christ continue de progresser dans des coeurs qui connaissent à peine son nom mais qui siègent à sa table plus souvent que moi. Tant que nous chercherons à compter nos forces visibles et à donner du prix à ce qui n’est que concentration des troupes pour mieux “peser“, nous-nous enfoncerons dans la logique des balances à peser la viande. »
                                                Jean-Marc Aphaule -diacre-

 
     

 


 

Le billet du 4 juin 2023

                IL NOUS A TANT AIMÉS …

       Nous en voyons (encore) un peu partout sur nos places et carrefours, sur nous aussi comme pendentif ou moyen de nous identifier. Ce symbole nous en marquons notre corps, parfois plusieurs fois par jour, geste machinal, demande de protection, manifestation toute simple de notre foi ?
        Et même si des voix se manifestent pour qu’aucun signe religieux ne soit désormais visible, la Croix est toujours là, plantée un peu partout. On nous demande même de nous en expliquer : quel sens a pour toi ce symbole ?
      « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique. » Il nous a donné ce qu’il a « d’unique », ce qu’il est Lui-même.
        Un geste tout simple dont nous sommes marqués dès notre baptême, que nous connaissons depuis l’enfance, un geste qui nous révèle l’amour infini de ce Père qui a pris visage d’humanité en son Fils et dont l’Esprit d’amour nous conduit sur les chemins de cette communion dans laquelle nous entrons nous aussi, sur les chemins de la fraternité.
       Oui, je crois en cette fraternité toujours en construction, qui a sa source et s’alimente en chaque instant dans cette communion du Père, du Fils et de l’Esprit Saint.

                                                                     Jean Mimiague

 
     

 


 

Le billet du 28 mai 2023

ILS ÉTAIENT TOUS RÉUNIS …


     Le jour de la Pentecôte, ils étaient tous réunis… mais quelque chose n’allait pas. Étaient-ils faits ces apôtres pour rester entre eux, dans la peur du lendemain, dans la paralysie provoquée par la disparation de leur Guide ? Non, à l’évidence ! paralysés ils auraient disparu, et le merveilleux message de Jésus avec eux ! Pourtant ils savaient que Jésus parti leur enverrait une force, la sienne, celle reçue de son Père. Une force qui réchauffe les coeurs et les esprits, un Esprit qui donne de l’énergie. Un Esprit qui les fera désormais se déployer en deux directions : vers eux mêmes, ils se savent investis, « habités » par l’Esprit de Jésus. Et ils savent que cette force n’est pas pour eux seulement mais pour tous ceux vers qui Jésus les envoie.
       Nous en sommes là nous aussi. Avant tout envoi en mission, après s’être préparés, il nous faut prier l’Esprit-Saint. Avant toute réunion entre nous, messe ou rencontre, il nous faut nous tourner vers l’Esprit Saint et lui demander de nous envoyer son Souffle bienfaisant , qui inspire et envoie. Alors prenons une décision : celle d’invoquer l’Esprit, même brièvement dans notre coeur, avant toute prière, toute réflexion, toute action, à chaque moment : c’est alors l’Esprit de Pentecôte qui réchauffe et renouvelle coeurs et énergies, pour ne pas rester simplement réunis entre nous.
         

                                                               P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 21 mai 2023

                              PARLER AVEC LE COEUR


      Chaque année, depuis le concile Vatican II, les chrétiens catholiques sont invités à participer à la « Journée Mondiale des Communications Sociales ». Et à l’occasion, le Saint Siège publie un message à tous déjà le 24 janvier, en la fête de Saint François de Sales (patron des journalistes). Cette journée est organisée le dimanche entre l’Ascension et la Pentecôte. Le thème de cette 57ème journée, pour cette année, est : «Parler avec le coeur. Selon la vérité dans la charité «
        L’événement, qui se décline ce dimanche, appelée en France « Journée Mondiale de la Communication », a pour objectif de mieux faire connaître les moyens de communication au service de l’évangélisation au niveau des paroisses, des diocèses et des services de l’Eglise. Depuis toujours, l’Église a su utiliser les moyens disponibles pour répondre aux défis toujours nouveaux et communiquer l’Évangile. Elle utilise donc les moyens actuels : sites Internet, blogs, newsletters, bulletins diocésains, journaux paroissiaux, affiches, radio et télévision, édition. Le plus près de nous, nous avons à notre portée le site de notre paroisse, la revue Notre Eglise et la radio Lapurdi.
      L’entretien de ces moyens de communication et la formation de leurs responsables, impliquent l’apport et le soutien de tous. C’est également l’occasion de revoir l’utilisation de ces instruments à notre portée afin de profiter au maximum de leur capacité à transformer notre société, mais aussi nos mentalités (le cas des réseaux sociaux).
        Nous ne resterons pas là à regarder le Christ monter au ciel et attendre dans la passivité, mais, avec les moyens mis à notre portée, selon la vérité et dans la charité, il nous faut parler avec le coeur pour hâter la venue de l’Esprit Saint qui vient faire toutes choses nouvelles. Comme le pape François le dit dans son message : « Nous devons avoir peur non pas de proclamer la vérité, même si elle est parfois inconfortable, mais de le faire sans charité, sans coeur. Parce que « le programme du chrétien – comme l’a écrit Benoît XVI – est « un coeur qui voit » »
         Merci à tous ceux qui sont engagés dans ce secteur de communication au sein de notre paroisse.

                                                      Abbé Valentin Luzolo

 
     

 


 

Le billet du 18 mai 2023

                          ASCENSION


      « Il monta au ciel, il est assis à la droite du Père ». Cet article de notre Credo nous rappelle la fête de ce jour. En quoi cette promotion de Jésus nous concerne-t-elle ? « L’Ascension, écrit saint Léon, est notre propre élévation et là où a précédé la Tête, là aussi est appelée l’espérance du corps ».
       Mais l’espérance chrétienne se confine-t-elle seulement au désir du ciel ? Non. Elle porte aussi attention à la terre des hommes, faute de quoi elle serait une espérance tronquée et infidèle au projet de Dieu. C’est là le sens de la question des anges aux disciples : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? »
             A l’exemple des apôtres, le chrétien ne reste pas à regarder le ciel. Selon ses possibilités, il s’occupe à transformer ce monde, à le rendre plus habitable, plus humain. C’est sa manière à lui d’exprimer son espérance. L’espérance du ciel se conjugue donc avec le service des hommes qui l’incarne. Chaque fois donc que nous mettons un peu d’espoir dans le coeur de nos frères et soeurs, nous sommes un peu plus près du ciel.
         Faisons nôtre cette pensée de Sainte Thérèse de l’Enfant Jésus : «Je passerai mon Ciel à faire du bien sur la terre».

                                                        Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 14 mai 2023

                              EN MUSIQUE…


       Une petite affichette à l’entrée de l’église Saint Etienne : « un accordéon pour chanter les musiques du monde ». C’est pour moi une occasion de penser, de prier et de remercier celles et ceux qui, dimanche après dimanche, accompagnent et soutiennent le chant de nos communautés chrétiennes. C’est un humble et beau ministère que celui du service de la musique liturgique.
       Il me vient également à penser que l’Église , nos communautés chrétiennes, sont un peu comme cet accordéon ou comme les orgues de nos Relais paroissiaux; tant de notes que fait jouer la «main experte » de l’Esprit Saint… Une seule manque, et la musique n’est plus harmonieuse. Une seule tarde, et le chant est troublé… Sans doute, chacun de nous est une note, une touche livrée au souffle de l’Esprit Saint.       
     Demandons à cet Esprit du Seigneur, qu’aucune note n’oublie jamais les autres, demandons-lui d’être toujours disponibles à la musique, à la partition qu’il veut jouer avec nous pour le monde d’aujourd’hui.

                                       Jean-Marc APHAULE-diacre

 
     

 


 

Le billet du 7 mai 2023

 

       « PEUPLE IMMENSE AVANCE LENTEMENT,
          PEUPLE IMMENSE VA CHANTANT… »

           Cette chanson ancienne me revient à l’esprit en contemplant, ce matin du 1e mai, cette foule immense passant sur le pont bien connu de la ville, foule de tous les âges, des bébés en poussettes aux anciens avec leurs cannes, sans oublier les handicapés sur leurs fauteuils roulants. Ils marchaient avec le sourire, saluant celles et ceux qu’ils connaissaient comme les inconnus sur le passage.
        Inquiets, troublés par les évènements du pays et du monde, en désaccord avec certaines lois…, les motivations étaient nombreuses pour rassembler cet immense cortège.
      Baignant dans cette ambiance j’entendais et méditais les paroles de l’évangile de ce dimanche, l’invitation que Jésus fait à ses amis désorientés : « Que votre coeur ne soit pas bouleversé… ».
      Je contemple, je regarde, je prie pour cette humanité, ce peuple immense en marche et je te dis à nouveau ma confiance, Jésus, Toi que le Père a ressuscité, je sais où tu nous conduis. Cette confiance je la partage aujourd’hui avec celles et ceux qui avancent lentement sur les routes du monde et qui croient qu’une « demeure » les attend où il fera bon vivre tous ensemble auprès de ton Père et notre Père.

                                                                          Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 30 avril 2023

                     SIGNE DE L’AMOUR DU CHRIST

         Chaque sacrement est signe de l’amour que Jésus porte à chacun. De son vivant le Seigneur a guéri l’aveugle-né, le sourd muet, le paralytique… Il a aussi redonné vie au fils de la veuve de Naïm. Jésus Vivant et Ressuscité continue de faire du bien à ceux qui se tournent vers lui avec foi. Dans la lettre de St Jacques, nous lisons que déjà on priait pour les malades, en leur faisant une onction d’huile. Cela se poursuit aujourd’hui. L’huile consacrée est le signe de l’amour du Christ qui rend fort et adoucit le mal.
         La douceur et le soin passent aujourd’hui par tous les soignants : qu’ils soient remerciés et associés à notre prière pour leur dévouement, et parce qu’ils expriment ainsi le soin que Jésus veut apporter à chacun. Nous sommes heureux d’accueillir tous ceux qui demandent un tel bienfait de la part du Seigneur, et nous prions pour tous les malades que nous connaissons mais qui ne peuvent nous rejoindre ce matin. Soyons pour chacun « signes de l’Amour du Christ ».

                                                          P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 23 avril 2023

                      « RESTE AVEC NOUS… »
       

          Ce troisième dimanche de Pâques nous offre le récit de deux compagnons de voyage offrant l’hospitalité à un inconnu. Abattus et découragés des évènements de l’heure, ils se font surprendre par un compagnon de chemin sur la route de leur vie : « Reste avec nous... il se fait tard, le jour baisse... viens à table chez-nous ». L’étranger leur fait relire le passé à la lumière de la Parole de Dieu, leur ouvre un avenir nouveau. Cet Inconnu est le Ressuscité. Il se fait reconnaître là où il y a communion fraternelle. À la fraction du pain, l’Invité prend la place de l’Invitant. Les deux disciples le reconnaissent aussitôt et peuvent retourner avec empressement à Jérusalem en plein coeur de la nuit pour retrouver les autres disciples, ceux qu’ils ont abandonnés le matin même.
     Cette histoire des disciples d’Emmaüs nous invite aujourd’hui à relire notre propre passé à la lumière de la Parole de Dieu, à accueillir nos frères dans le besoin et à partager ensemble le pain eucharistique. Voilà les trois chemins que Jésus emprunte pour venir à notre rencontre afin de redonner un sens à notre vie. Sommes-nous si enthousiasmés pour prendre les mêmes chemins ? Puisse l’Esprit du Ressuscité éclairer nos réalités quotidiennes d’une lumière nouvelle, Lui qui se tient au milieu de nous et reste avec nous jusqu’au soir même de nos découragements.

« Reste avec nous Seigneur, car le soir tombe et le jour déjà touche à sa fin ».

                                                                      Abbé Valentin

 
     

 


 

Le billet du 16 avril 2023

                  MISÉRICORDE ET FOI POUR LA PAIX

     En ce deuxième dimanche de Pâques, nous sommes invités à la culture de la miséricorde et de la foi pour la paix dans le monde ; chacun de nous incarnant ce monde ! Sous l’impulsion de l’Esprit Saint, à la demande de Sainte Faustine, avec la foi éclairée du saint Pape Jean-Paul II, depuis l’an de grâce 2000, ce deuxième dimanche de Pâques est appelé dimanche de la Divine miséricorde.  
      Ouvrons nos vies à cette miséricorde et implorons-la sur le monde pour qu’elle inonde le coeur des dirigeants et les inspire afin que toutes leurs décisions soient toujours en faveur de la paix ; paix, premier fruit de la résurrection : « La paix soit avec vous » nous dit Jésus Ressuscité!
      Pour que cette miséricorde puisse mieux nous parvenir, il nous faut faire le passage de Thomas, passer du doute à la foi, mais d’une foi spontanée à une foi réfléchie, c’est-à-dire une foi qui use de raison et de confiance. Une telle foi est une foi éclairée, une foi confessée, une foi pratiquée, une foi vécue, une foi témoignée , une foi partagée. De telle foi ne peut qu’engendrer la paix là où elle vit.

                                                            Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 9 avril 2023

                  SUIVRE LE CHRIST JUSQU’AU BOUT…

     Mais quand il meurt, quand le projet s’effondre et qu’avec lui se diluent les liens tissés ? Quand le temps de l’absence de Dieu se fait pesant et laisse la souffrance, la violence, le manque d’espérance nous excéder ? Quand les pratiques vieillies s’amenuisent et que les institutions décalées tombent en ruine, qu’est-ce alors que suivre ?
      Nous pouvons réagir en fermant les portes par peur, la pierre du tombeau est bien trop grande et trop lourde pour nous. Nous pouvons être tentés de prolonger le « samedi de la peur et du silence », en nous réfugiant dans l’entre nous d’une spiritualité sans consistance, ou de prendre des chemins d’Emmaüs qui fuient la violence, la mort et les combats. Nous baissons les bras devant un ordre du monde trop injuste, une violence trop enracinée, une société trop incertaine, une foi trop incongrue…
     Mais il y a le chemin alternatif du « premier jour de la semaine ». Chemin de ceux qui marchent dans l’obscurité de la nuit mais s’approchent des lieux de mort, justement pour arracher à celle-ci quelque chose de sa suprématie, pour l’empêcher de ronger et contaminer la vie. Comme ces femmes avec leur parfum, qui voulaient effacer la mort du visage de Jésus. Seul l’amour, la compassion, donnent d’emprunter ce chemin avec foi malgré le poids des obstacles.
      Et le miracle se produit. La lumière, la parole et la vie sont au rendez-vous. Le tombeau est vide mais il parle lumineusement : la Vie n’est plus tenue là, enfermée par la mort désormais déchue de son pouvoir. La Vie n’est plus derrière nous, dans les souvenirs de beaux jours hypothétiques et perdus. Elle nous précède, elle est en avant de nous, elle est pour nous : Christ est ressuscité ! Il est vraiment ressuscité !

                                                 Jean-Marc Aphaule-diacre-
                                                D’après la revue « Christus »

 
     

 


 

Le billet du 2 avril 2023

                  LE RAMEAU

     Il est important pour nous ce rameau que nous tenons en nos mains pour qu’il soit béni. Il est porteur de vie et d’espérance en des temps bien troubles. Sa couleur verte nous dit qu’au-delà des drames et conflits de notre monde, nous voulons et travaillons pour un avenir autre, celui de la fraternité.
     Rameau, symbole de la vie, je le contemple.
     Il me parle de Jésus qui m’apprend à ressusciter chaque jour. Il me fait découvrir que la vie a un sens et que la mort n’est que passage. Il m’apprend à aimer à la façon de Jésus et à laisser agir en moi son Esprit. Il me redonne confiance et me dit que le mal, celui qui me détruit comme celui qui détruit le monde, peut être vaincu.
Avec ce rameau j’acclame et je chante Jésus. Je le tiens en ma main et je marche à la suite de Jésus car il me conduit vers la Vie même si, sur le chemin, il y la Croix de la Passion, cette Passion qui attend tous ceux qui aiment et donnent leur vie. Cette Passion aussi, nous ouvre le chemin vers Pâques, Pâques chaque jour quand nous croyons que la Vie toujours l’emportera.
     Rameau, symbole de vie, chaque jour je te contemple, chaque jour je crois davantage en la Vie, au Dieu de la Vie.
  

                                                             Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 26 mars 2023

                    DÉLIEZ-LE !


     Vous devinez de quoi il s’agit, c’est la conclusion de l’évangile de Lazare lu ce jour. Déliez-le des bandelettes et du suaire qui attestent de sa mort, réelle.
     L’invitation suivante est aussi importante « Laissez-le aller ». C’est le coeur de ce qu’est venu faire Jésus parmi nous : rendre la vie, défaire les multiples noeuds qui nous entravent dans la vie ordinaire, dont évidemment ceux de la mort en dernier lieu.
    Pourquoi ce jeune de seconde a-t-il assassiné sa professeure l’autre jour ? Pourquoi tant de jeunes et de moins jeunes inhibés ou repliés sur eux-mêmes ? Sinon en raison des multiples liens qui les enferment : ceux peut être d’une relation d’autorité sur eux, ceux qu’ils se créent eux même par une dépendance, à l’alcool, à la drogue, aux réseaux … ceux
également d’un avenir qui n’en est pas un : tout leur semble bouché.
       Alors notre rôle, celui de la famille, des éducateurs, des catéchistes, des prêtres, c’est de « délier » , ouvrir des horizons, l’horizon de la Vie que Jésus permet en défaisant tous les liens dont ceux du péché. Jésus est toujours du côté de la Vie ! Alors n’ayons pas peur de le choisir comme compagnon de route : il est la Vie. Lazare en sait quelque chose !

                                         P. Michel GARAT