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Le billet du 24 mai 2020

   
   

 

              VIVRE LE TEMPS PRÉSENT !

      C’est curieux la ressemblance que l’on peut trouver entre le temps que nous vivons, celui du déconfinement, sorte de libération progressive des contraintes et restrictions sociales, tout en gardant une grande attention à toutes les règles de prudence pour tenir à distance ce maudit virus, et le temps des Apôtres, en attente de la libération par l’Esprit promis, enfermés qu’ils sont encore par la peur dans leur salle, leur cénacle.
      Pour eux comme pour nous, il y a un avant et il y aura nécessairement un après, que l’on espère meilleur, plus spirituel, c’est à dire plus tourné vers tout le vivant dont nous sommes solidaires, en captant l’esprit de la vie qui est dans la nature si appréciée ces dernières semaines, mais aussi et d’abord pour nous qui sommes marqués du sceau de l’Esprit, vivre dans l’émerveillement d’une Vie qui nous est chaque jour donnée comme un cadeau et une mission. Cependant l’essentiel reste le temps présent. Nous ne vivons pas par procuration ni dans le passé ni dans l’avenir. Nous sommes baignés dans le quotidien sans être submergés. Comme dit Saint Jean, il nous faut vivre « dans le monde » sans être « du monde ». Notre raison d’être n’est jamais confinée dans une assignation à ne vivre que ce que vivent et pensent tous les autres, ni à nous aligner sur eux. Notre vie dans le présent se situe toujours entre cette solidarité foncière au coeur même de l’humanité, et l’ancrage dans l’Esprit de Dieu, qui nous renouvelle sans cesse.

        Vivre le temps présent, c’est là que Dieu nous attend ! c’est là que les autres nous attendent.

                               P. Michel GARAT

 

Le billet du 21 mai 2020

   
   

 

                          MONDIALISATION


      Le temps de l’épidémie n’est pas terminé ; même si on a mis fin au confinement, les préconisations de vigilance demeurent.
       Quand on dit « pandémie », on est conscient que les risques de maladie touchent le monde entier. Du coup, le terme de « mondialisation » s’applique y compris à la santé. Nous utilisions déjà ce mot pour parler d’avancée positive quant aux possibilités des échanges entre tous les continents : nous avions déjà pris conscience que pouvoir rencontrer avec aisance des personnes du monde entier est une richesse. Mais nous savons aussi des effets pervers de la mondialisation, quand on dépend de productions lointaines de médicaments, de matériel de soins, et de beaucoup d’autres biens de consommation courante ; mais aussi quand on risque aussi d’oublier l’exigence d’aider des pays à se développer, pensant d’abord à notre propre satisfaction.
      Le pape François parle de mondialisation de l’indifférence lorsqu’il évoque les barrières érigées face à la demande d’accueil prononcée par des migrants fuyant la misère, la guerre, la faim. D’où ses appels à l’annulation de la dette pour les pays les plus pauvres et à l’arrêt des guerres fratricides, pour permettre la priorité à la santé de tous et au partage des richesses de la terre.
      Dans ce sens, à la suite de Jean-Paul II, François appelle à la mondialisation de la solidarité et de la fraternité. Changement radical à promouvoir qui bute sur quelques intérêts qu’il faut continuer à identifier et à dénoncer.
      Cette forme de mondialisation est, pour nous, chrétiens, la mise en oeuvre de notre engagement à la suite du Christ, depuis son Ascension : « Pourquoi restez-vous là, à regarder le ciel ? » à attendre du ciel que vienne la résolution des soucis de notre temps ? « Allez, de toutes les nations faites des disciples ». Mondialisez, pourrait-il dire, mon message d’Amour, l’Espérance que vous avez reçue au matin de la résurrection ; à commencer par notre « Galilée », là où nous vivons ; rendez contagieuse la fraternité que vous avez reçue du Créateur.
Et ne craignez pas : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

                                           José Bourau

 

Le billet du 17 mai 2020

   
   

 

                          PLUS LOIN, PLUS PRÈS !


        Les semaines passées nous ont tenu loin de ceux que nous fréquentions habituellement : la famille, les petits enfants, le cercle des copains et des amis… Cette distance imposée –physique !- ne nous a pas empêché de penser à ceux qui sont bien plus loin, ceux que nous n’avons pas revu depuis des années, mais qui ont été importants à tel ou tel moment de notre vie. La pensée s’accompagne pour nous de prière, ce lien invisible qui maintient la communion, que l’on appelle la communion des saints, la communion que tissent les liens du baptême noués, greffés sur le Christ ressuscité.
       Aussi ceux qui nous sont loin géographiquement ou par le temps qui passe, nous deviennent proches. Le temps présent a pu avoir cet heureux effet.
      Plus loin, plus proche ! c’est aussi ce qu’est en train d’expliquer Jésus aux apôtres confinés, la veille des évènements qui se concluront pour lui par son départ auprès de son Père. Il leur explique que certes il sera loin puisqu’il regagne la maison de son Père, mais il ne les oublie pas pour autant. « Vous serez en moi, et moi en vous ! » On ne peut rêver présence plus intime, communion plus réelle. Il n’y a pas à se désoler, ni non plus à penser qu’ailleurs, là-haut ce sera mieux. Jésus invite à vivre le temps présent, illuminés par sa parole : l’horizon lointain de la Vie en Dieu se fait proche : la résurrection est déjà à l’oeuvre par la présence du Ressuscité en nous, en chacun et dans l’ensemble de ceux qui font cercle autour de lui. Plus nous le pensons loin, loin de notre vie, au point de manquer d’espérance, ce qui est le « péché impardonnable contre l’Esprit » comme Jésus le dit, plus il nous est proche et nous ressuscite !

                                        P. Michel Garat

 

 

Le billet du 10 mai 2020

   
   

 

                           MARIE, MODÈLE DE FOI

      L’Eglise en ce mois de Mai nous invite à vivre en communion avec la Vierge Marie.
Cette année, le « mois de Marie » est aussi l’occasion pour chaque Chrétien de demander à Marie d’intercéder auprès de son fils de ne pas rester indifférent devant la souffrance qu’endure l’humanité face à cette pandémie.
      Oui, en ce mois de Mai, « le mois de Marie », le recours à l’intercession de la Vierge Marie est bel et bien fondé ; et en ce temps de pandémie où nous vivons une expérience inédite, l’espérance qui s’effrite devant un ennemi invisible, se confier à la sollicitude maternelle de Marie devient impérieux.
      En quoi Marie serait-elle un modèle de foi ? Elle a cru à la Parole de l’Ange Gabriel, son fiat (Luc 1, 38). Aussi, lors des Noces de Cana, la Vierge Marie a fait montre de foi en son fils, capable de transformer l’eau en vin (Jean 2, 1-11).

      Fort de cette foi, confions- nous à l’intercession de la Vierge Marie pour ne pas être bouleversés par les évènements; empruntons en toute vérité le chemin qui est le Christ pour avoir la vie.
                                                             Pricet SAMBA

 

Le billet du 3 mai 2020

   
   

LA PORTE DES BREBIS

 

                               Chers amis,
       Existe-t-il des sentiments plus mélangés que ceux qui sont les nôtres en ces temps de confinement Pascal ? L’épidémie qui touche nos populations et tant de nos proches, qui fragilise notre économie et tant d'emplois, qui exaspère les tensions familiales enfermées dans des appartements trop petits, qui sépare les générations, qui creuse le gouffre de l’échec scolaire, qui risque d’agrandir les pauvretés, cette épidémie est longue comme un vendredi Saint qui ne finit pas.
      Nos questions sont parfois aussi lourdes que la pierre qui fermait le tombeau du Christ. Les hommes semblent perdus, comme Cléophas et son compagnon errant sur le chemin d’Emmaüs…Pourtant, la lourde pierre a été roulée, et le Christ vivant rejoint les marcheurs un peu perdus sur la route : "De quoi discutiez-vous en marchant" ? Et ainsi commence l’écoute qui fait du bien et la parole qui révèle ; L’accompagnement bienveillant. Ainsi renaît la Foi à la fraction du pain ! Ils étaient confinés dans leurs peurs et dans leur incompréhension, comme tant de femmes et d’hommes aujourd’hui, et le ressuscité les rejoint ; de son écoute, de sa parole et de sa présence surgit l’Espérance Joyeuse. Il ne leur prédit pas l’avenir, il les assure de sa présence au quotidien. Et voici qu’ils reprennent la route. Ils rejoignent leurs frères. Ainsi en est-il de nos missions de baptisés : rejoindre nos frères (et même confinés nos moyens de communication sont nombreux), écouter, accompagner, témoigner de notre espérance. Suivre le Ressuscité sur ce chemin permettra de faire en sorte que la parole tant entendue ces jours-ci, « prenez soin de vous », ne soit pas un slogan. Suivre le Christ sur le chemin des hommes, c’est faire en sorte que le souhait si répandu d’un changement du monde ne soit pas un voeu pieux… Sans lendemain.

"Christ est Ressuscité ! Il est vraiment ressuscité" ! Il est "la porte des brebis... venu pour que les brebis aient la Vie en abondance."

Jean-Marc APHAULE-diacre confiné à Murviel-lès- Montpellier

 


 

Le billet du 26 avril 2020

ROBERT, POUR LONGTEMPS…

      Robert a beaucoup marqué ceux qui l’ont connu, que ce soit de manière brève, pour une messe… ou plus suivie avec les groupes et les personnes qu’il accompagnait. Il n’a laissé personne indifférent. Voici quelques réactions que j’ai reçues, elles disent ce qui marquait chez lui.

  • Il laisse dans nos mémoires le souvenir d'une grande humanité, d'une grande gentillesse et d'une grande profondeur dans ses homélies.
  • Robert, homme de Dieu, homme de prière: la manière dont il se signait et célébrait l'Eucharistie  sont gravés en moi.
  • Robert, très attentif à la personne, à l'écoute, il savait toujours  faire ressortir  le positif permettant à l'autre de grandir.
  • Robert, pétillant d'intelligence, mais d'une grande humilité,  simplicité, Il vivait l'Évangile en étant  proche des plus démunis, ses préférés.
  • Robert, homme de paix, il s'est battu pour que la paix règne à la manière de Jésus Christ.
  • Robert au regard lumineux portait en lui une pointe d'humour toujours agréable à entendre.
  • Quant à moi, j'ai eu l'occasion plusieurs fois de manger à sa table au repas de la paroisse et la toute première fois m'a paru formidable. Je garderai cette image. La première fois que j'ai demandé l'homélie à un abbé, fut de Robert. 
  • Je me souviendrai toujours de sa gentillesse et de son sourire. 
  • Il savait allier l’exigence de l’interpellation avec la grande humanité d’un accompagnement évangélique.

   Merci, Seigneur, pour tout ce que nous avons
   reçu de lui.

(Recueilli par Michel G.)

 

 

Le billet du 19 avril 2020

UN AMI, UN FRÈRE, NOUS A QUITTÉS !

      C’est Robert, un confrère prêtre, un visage familier pour tous les paroissiens et ses nombreux amis, un peu partout en France … parti mardi, pour son dernier voyage, sa Pâque éternelle. C’est un ami. Chacun se souvient d’un mot, un sourire, une conversation, une homélie. Chaque visage était pour lui important. Il aimait bien discuter, au sens profond du terme, reprendre un mot, une réaction pour aller plus loin, sans jugement, mais pour creuser si ça va dans le bon sens, celui d’une ouverture, d’une bonne nouvelle. Qui débouche sur une mise en œuvre, un engagement.       
      Les mots solidarité, fraternité, discernement  et bien d’autres avaient chacun une résonnance tout évangélique. Ce qui compte c’est l’instant, le moment présent : c’est là que se joue notre vérité, et notre recherche de la vérité, illuminée par l’Évangile. C’est ce qu’il développait autour d’une attitude, une prise de position héritée de l’Église : ce qu’il appelait  « l’intention droite. » L’intention nourrie, évaluée, discernée, qui a pour horizon la Vie du ressuscité pour les hommes, aujourd’hui. Et donc un surcroit de vie, véritable,  pour guider les pas, les décisions, de ceux avec qui il vivait, jour après jour, chaque jour apportant son lot de questions nouvelles. Le covid-19 par exemple, ces jours ci. Alors que des personnes regrettaient, à juste titre, de ne pouvoir tenir la main d’un sœur, une religieuse, en train de mourir, Robert a répondu ceci : mais la prière nous tient auprès d’elle, par l’esprit, par l’Esprit !  C’est ce qu’il a vécu pour lui-même.
      Robert sera rendu à sa terre natale, à ses racines, qu’il a bien fait fructifier par la suite. Porté par notre prière dans l’Esprit. En attendant des jours meilleurs, où chacun pourra rejoindre l’assemblée pour la prière et le souvenir d’un visage qui rayonnera encore longtemps, celui d’un « disciple missionnaire », celui d’un compagnon de route, celui d’un ami.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 12 avril 2020

UNE HALTE À L’ÉGLISE,

MÉDITATION.

       Devant les yeux, dans le sanctuaire de l’église, trois vues contrastées.
Au premier plan, la Croix avec, dessus, ton corps d’homme, Jésus, ton corps écartelé. Dans le fond du chœur, la croix, le bois nu ! Où est ton corps, Jésus ? Qui l’a descendu ? Non loin, à une portée de regard, le tabernacle. Ce n’est plus ton corps écartelé, mais partagé.
       Ce chemin parcouru par les yeux m’indique ton Aujourd’hui. Tu es encore cloué sur la croix pour ces « petits qui sont mes frères », comme tu dis, parce qu’ils sont cloués, écartelés, tués, confinés, souffrants, sans toit, sans moi, sans travail, sans maison, sans famille, porteurs de risques sanitaires, peut-être ?
Et le bois, là-bas, est nu. Tu sembles ne plus être là ; nous laissant ta croix pour la porter, pour y mourir ? A cause du jugement des hommes, de leur violence, de leur rejet de l’autre.
      Mais tu es là, Corps partagé, sacramentel, pour nourrir les hommes, au-delà du temps et de l’espace ; tu as voulu que le blé planté, récolté, moulu, travaillé par les hommes soit le signe de ta volonté « faites cela en mémoire de moi ». Plus encore, c’est ta présence ; d’ailleurs, la lumière indique qu’il y a quelqu’un dans la maison.
      Mais j’oubliais, parce que discrète, Marie est là aussi, dans ce sanctuaire : tout près, ses yeux tournés vers la croix qui porte ton corps, puis vers le bois bien raboté, comme tu le faisais avec ton fidèle Joseph. Marie porte ton corps du bébé, Jésus, né de sa chair humaine, aimé comme un fils d’homme, enfant de la promesse, promesse d’Avenir pour le monde. Ainsi, de ta naissance à la croix, de la croix au tabernacle, c’est tout Toi ! Le Livre de la Parole, au milieu de ce « décor », nous rappelle tout cela avec ton « allez, par le monde entier… »
      Fermant les yeux, il n’y a plus que toi, aujourd’hui, continuant à naître parmi nous, à mourir en nos frères humains en disant « Père, pardonne-leur », prenant le fruit du travail de l’homme pour donner encore ta Vie en abondance.
      Ressuscité, Vivant, nous t’acclamons ! « Rendant l’esprit », tu souffles sur nous pour faire de nous des Marie(s) au matin de Pâques, qui, tremblantes, partent annoncer la Bonne Nouvelle et qui en sont nourries jusqu’à donner, elles aussi, et nous avec elles, la vie par amour.

José BOURAU

 

Le billet du 05 avril 2020

LE DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION

      En ce dimanche des Rameaux, la tradition Chrétienne commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem par la bénédiction de Rameaux. Depuis 1985, à l’initiative de Jean Paul II, au cours de ce dimanche, dans tous les diocèses, les jeunes se réunissent pour fêter ensemble cette entrée triomphale de Jésus.
      A cause de la crise sanitaire que connait notre monde due au covid 19, chacun de nous est invité à rester chez lui. Toutefois, chacun d’entre nous peut-être en communion spirituelle par les différentes célébrations qui sont retransmises à la télévision, sur les radios catholiques (France 2, KTO, radio Lapurdi…). 
      Le récit de la passion de ce dimanche nous fait découvrir le sens profond d’un amour immense qui conduit toute l’humanité vers la résurrection. Malheureusement la même foule qui acclame Jésus : « Hosanna ! Beni-soit Celui qui vient au nom du Seigneur »
, le vendredi saint, réclamera sa mort. Comme quoi, les applaudissements des hommes ne sont pas toujours sincères.
      En contemplant les blessures, la souffrance de Jésus crucifié, puissions-nous à notre tour assumer nos blessures, souffrances. Au lieu que celles-ci nous poussent à la vengeance, à la haine, puissent-elles devenir source de pardon et d’amour.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 29 mars 2020

 EN CES TEMPS DE CONFINEMENT.

      Ce temps particulier de confinement et de « non accueil des élèves » dans nos écoles, ce temps où l’on compte les jours, parfois comme un détenu sur les murs de sa cellule, me rappelle le récit d’autres jours.
      Un récit d’un autre temps totalement inédit, puisqu’il s’agit du conte des premiers jours : temps de création, temps du créateur.
      « Dieu dit… : », « Dieu appela … : », « Il y eut un soir, il y eut un matin… », « Et Dieu vit que cela était bon… » Eh bien oui ! Dans ces temps de vide, la Parole demeure qui peut nous rapprocher des nôtres, de nos collègues, de nos amis, de nos élèves, de nos voisins. Parole « lavée », débarrassée de tout superflu et d’urgence inutile. Parole, souhaitons-le, chargée de sens : « Dieu dit… » Parole qui appelle, qui créé et qui invente : de nouveaux liens, nouvelles pédagogies, nouveaux modes de relations professionnelles et éducatives… « Dieu appela… » Un appel qui se fait « téléphone », ou « numérique ». Un appel qui devient rencontre, collaboration pour le service des jeunes et des familles.
      « Il y eut un soir, il y eut un matin » ; et le temps, ce curieux temps s'organise tandis qu’il coule. Et voici que la Parole, l’Appel, se fait présence rassurante et apaisante pour les parents, solidaire pour participer à l’accueil des enfants dans un autre établissement lorsqu’on est enseignant ou chef d’établissement en lycée. Parole inventive pour fêter à distance le saint patron de l’établissement.
      « Et Dieu vit que cela était bon… Cela était très bon… » Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais arrachés de force à nos habitudes et à nos agendas, nous voici capables, en ces temps difficiles, de créer du bien et d’inventer du bon… Que d’engagements, de soucis des jeunes et des enfants !
      Qu’elles sont belles ces missions vécues et réinventées chaque jour, aussi bien par le moindre fil de « la Toile » que par cette question simple et tellement bienveillante : « tu vas bien ? » Et moi de ma lucarne, je vois le monde devenir différent, je me dis que vraiment cela est bon.
      Je me rappelle que le prophète Elie apprit que Dieu n’est pas dans la tempête mais dans la brise légère et fraîche.
      Je sais bien que le Seigneur n’est pas la tempête puisqu’il est avec nous pour lui résister et la combattre.
      "Il y eut un soir, il y eut un matin..."

Jean-Marc Aphaule –diacre-
Confiné à Murviel-lès-Montpellier

 

Le billet du 15 mars 2020

DONNE TA VOIX

      Ce dimanche et dans une semaine, nous sommes invités à choisir celles et ceux qui seront en charge de nos Communes durant les six prochaines années.
      La responsabilité de l’Église, en la matière, n’est pas de dicter un choix ; elle est de rappeler à ses membres et à ceux qui la regardent ou l’écoutent les appels de l’Évangile en faveur de la fraternité, de la solidarité du respect de toute personne humaine dans sa dignité et sa liberté, avec une attention prioritaire à toutes les formes de souffrance, de misère, d’exclusion.
      Par ailleurs, cette responsabilité est d’appeler avec force à exercer le droit d’expression, par le vote et par l’engagement citoyen, que permet l’organisation démocratique de notre nation. L’Enseignement social de l’Église met en priorité le        « Bien commun » (qui va au-delà même de l’intérêt général face à l’intérêt particulier), la destination universelle des biens, la sauvegarde de la Planète, parce que « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes, selon la règle de la justice, inséparable de la charité ».
      Pour ce qui concerne notre devoir de citoyens, l’Église nous appelle tous à participer à la vie de la cité : « la participation à la vie communautaire n’est pas seulement une des plus grandes aspirations du citoyen, appelé à exercer librement et de façon responsable son rôle civique avec et pour les autres, mais c’est aussi un des piliers de toutes institutions démocratiques, ainsi qu’une des meilleurs garanties de durée de la démocratie.
      L’acte du vote est indispensable aux yeux de tous ceux qui sont préoccupés par la sauvegarde de la démocratie et par le désir de vivre ensemble, dans la paix et de manière juste ; il nous engage aussi à aller au-delà de la délégation de pouvoir.     « Disciples du Christ, nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l’homme est au cœur de la vie de l’Église ».
      Donne ta voix par le vote ; et demain, rappelle-toi que ta voix sera encore nécessaire pour que vive la fraternité entre humains et avec la Création, dans la Maison commune.

José BOURAU

 

fp 10 2020

Le billet du 8 mars 2020

                  Coronavirus:

consignes pour nos assemblées eucharistiques
Communiqué du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron


      Afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie de Coronavirus et de suivre les dernières recommandations transmises hier soir par M. le ministre des Solidarités et de la Santé, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, demande à l’ensemble des prêtres des paroisses du diocèse de respecter les mesures suivantes au cours des messes et dans leur église :
• Éviter de se serrer la main et de s’embrasser conduit, dans la liturgie, à s’abstenir du geste de paix.
• Pour le rite du lavabo, ne pas hésiter à utiliser une aiguière et de l’eau savonneuse.
• S’il y a concélébration, les prêtres et autres ministres ne communient que sous le geste de l’intinction.
• La communion eucharistique ne peut être donnée que dans les mains.
• Recommander aux prêtres de se laver les mains après avoir donné la communion, même dans la main.
• Vider les bénitiers présents dans l’église.
Il remercie chacun pour le respect de ces consignes et invite les catholiques à prier pour les malades et les soignants.

 

Le billet du 1er mars 2020

                  LE TEMPS DE CARÊME

      Le carême est une période de 40 jours durant laquelle les chrétiens se préparent à célébrer
la fête de Pâques. Ces 40 jours nous rappellent les 40 jours que Jésus a passés dans le désert pour se préparer à sa mission. Le carême commence le Mercredi des Cendres où chaque  fidèle reçoit une croix des cendres sur le front comme signe de pénitence et de volonté de changer par la prière, le jeûne et l’aumône. En effet, le Pape François dans son message de carême 2020 nous rappelle que « La joie du Chrétien découle de l’écoute et de l’accueil de  la Bonne Nouvelle de la mort et de la résurrection de Jésus : le kérygme ».
        C’est ainsi que, au niveau de la paroisse Saint Vincent de Paul, nous avons conçu un livret de carême à partir de la lettre apostolique du Pape sur la  Parole de Dieu « Il leur ouvrit l’intelligence à l’Ecriture » (Aperuit Illis). Pendant ce temps de carême, nous sommes tous invités à nous mettre en groupe et à nous réunir pour échanger, réfléchir à partir des questions de ce livret.
        Au cours de ce même carême, une soirée autour de la parole de Dieu aura lieu à Sainte Croix autour du « Puits de la
samaritaine » (Jn4) le 13 mars de 19h30 à 20h30. Ces moments fructueux d’échange et de partage sur la parole de Dieu ne se limiteront pas qu’au temps de carême, mais se poursuivront tout au long de cette année jusqu’au 27 septembre prochain, jour de la fête de la paroisse et ouverture de l’année pastorale : nous y   recueillerons les fruits de cette réflexion et de ces partages.


A tous et à chacun, bon et fructueux carême !

Pricet SAMBA

 

Le billet du 23 février 2020

TRANSPARENCE !

Notre époque exige la transparence. Ce peut être une bonne chose, après tant de situations restées cachées et la loi de l’omerta que l’on imposait dans tous les domaines. Que la parole se libère ! Pourvu qu’elle ne soit pas débridée mais encadrée par la loi ou le respect. Cependant il est une forme de transparence qui flatte le voyeurisme , celle permise par les réseaux sociaux. Sans encadrement suffisant, il est facile de participer à des échanges et de se faire piéger. L’avertissement aux jeunes existe depuis longtemps. On sait que la mémoire virtuelle est longue à disparaître. Cela peut se retourner contre les inconscients, les jeunes en particulier, quand ils se présenteront pour trouver du travail, ou exercer une responsabilité. Alors il est souhaitable d’inviter à la prudence, mais aussi de souhaiter que le législateur ait une longueur d’avance pour empêcher les excès de « l’intelligence artificielle », qui peut devenir le plus grand ennemi de la liberté et de l’harmonie sociale. Ceci peut paraître loin de l’Évangile, mais quand Jésus dit qu’il faut aller au bout de la loi, il demande simplement qu’on aille au bout de l’amour ; amour de soi, des autres et de Dieu ; sans nous laisser déposséder de la liberté des Enfants de Dieu qu’il nous confie.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 16 février 2020

OUI ? NON ?


         La vie nous met souvent devant des choix à faire, dire Oui, ou dire Non. Qui plus est, lorsque se présente une échéance importante ou une orientation définitive à donner à son propre avenir. Parfois on est tenté d’en passer par un « Peut-être », ou un « On verra bien ».
         Jésus, dans l’évangile de ce dimanche, met en demeure ses disciples d’être déterminés : « Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’ ». Autrement dit, il ne suffit pas d’obéir à des règlementations ou à des ‘commandements’, tels qu’ils sont « dans la Loi ou les Prophètes » ; Jésus précise sa demande : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ».
         Si nous disons ‘oui’ à Jésus, c’est pour aller comme lui, avec lui, jusqu’à l’accomplissement de la volonté du Père… en passant par la croix… pour entrer, par lui, dans la Résurrection. Ce n’est plus un commandement, c’est une adhésion à la personne du Christ, à l’Amour de Dieu manifesté en Jésus.
         Dans son exhortation à la « Sainteté dans le monde actuel », le pape François explicite ce choix de dire ‘Oui’ au Christ : « Laisse la grâce de ton  baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible... Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui : “Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur”. Dans l’Église, sainte et composée de pécheurs, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour progresser vers la sainteté. Le Seigneur l’a remplie de dons par sa Parole, par les sacrements, les sanctuaires, la vie des communautés, le témoignage de ses saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur ».

José Bourau

 

Le billet du 09 février 2020

« VOUS ÊTES LE SEL DE LA TERRE ... VOUS ÊTES LA LUMIÈRE DU MONDE »

      Ce passage se trouve dans l’Évangile de ce dimanche. Matthieu écrit aux Chrétiens d’origine juive. La communauté à laquelle il s’adresse traverse un certain nombre de difficultés. Menacée par le doute et la lassitude. Elle s’affronte à la question de l’ouverture de la jeune communauté chrétienne aux non- juifs. C’est ainsi que Matthieu rappelle la caractéristique des disciples du Christ : être sel de la terre et lumière du monde.
      Le sel donne le goût, il donne de la saveur. C’est une invitation pour nous Chrétiens de donner le goût de Dieu, le goût de la Parole de Dieu à tous ceux qui nous sont proches.
      La lumière quant à elle, ne doit pas être rangée. Elle doit être visible. Oui, il y a des personnes qui sont toujours visibles par leur manière de vivre. Elles attirent parce que leurs actes éclairent la vie des autres. Beaucoup de grandes figures de sainteté peuvent nous inspirer, Jean Paul II, Mère Térésa et bien d’autres. Mais encore plus importantes sont celles connues de nous seuls et qui tout aussi admirablement s’engagent à aider les personnes malades, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées ou visiter les malades… sont
« lumière du monde » ; des véritables témoins du Christ.

      Demandons au Seigneur de faire de nous des hommes de lumière pour éclairer les ténèbres de notre humanité et de lui redonner la saveur dans nos actes de vie quotidienne.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 2 février 2020

LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE.


     Cette fête, mieux connue sous le titre de Chandeleur ou fête de la lumière, était appelée autrefois « Fête de la Purification ». Voici pourquoi. Peu de temps après la naissance de Jésus, Marie et Joseph se soumettent aux coutumes prescrites dans le livre du Lévitique (12, 1-4). Ils viennent présenter leur enfant au Seigneur et offrir pour lui le sacrifice prescrit par la loi juive. « Quant fut accompli le temps pour la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amènent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon ce qui est écrit dans la loi » nous dit l’évangile de Luc. Cette démarche de Marie et Joseph est familiale et montre bien que ses parents observaient minutieusement toutes les pratiques dévotes du peuple élu.    
      Qu’est-ce que cette fête de la présentation du Seigneur au Temple peut signifier pour nous aujourd’hui ? Marie
et Joseph viennent en quelque sorte nous montrer que les parents ont pour mission essentielle d’être les premiers  éducateurs de leurs enfants. C’est pour cette raison aussi que le Pape Jean Paul II disait « La famille est appelée à être une cellule puissante de témoignage chrétien, dans une société marquée par des mutations rapides et profondes » (Familiaris consortio).
     Allons donc à la rencontre de Jésus, sauveur du monde, lumière des nations qui vient éclairer nos vies ; présentons-lui nos difficultés, nos souffrances, nos divisions et nos maladies, et aussi nos espérances.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 26 janvier 2020

C’EST LE 1ER DIMANCHE DE LA PAROLE !

      Journée spéciale pour encourager à lire et méditer la Bible, ce dimanche a été institué par le pape François. Pour cette première édition du Dimanche de la Parole, François préside la messe pour laquelle il a choisi le Lectionnaire qui a été utilisé pendant toutes les sessions du concile Vatican II. Il remettra la Bible à 40 personnes « qui représenteront toutes les expressions de la vie quotidienne : de l’évêque à l’étranger, du prêtre aux catéchistes, des personnes consacrées au policier et à la garde suisse, des ambassadeurs de différents continents aux enseignants universitaires et aux professeurs des écoles primaires et secondaires, du pauvre au journaliste ».
      Le dimanche de la Parole de Dieu se présente comme un projet « pastoral de nouvelle évangélisation ». Son objectif est de raviver « la responsabilité qui incombe aux croyants de connaître l’Écriture Sainte et de la garder vivante à travers une œuvre permanente de transmission et de compréhension ».
      Le dimanche de la Parole, est proche à la fois de la Journée de dialogue entre juifs et catholiques et de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens. C’est un choix qui « entend marquer un nouveau pas dans le dialogue œcuménique, en mettant la Parole de Dieu au cœur même de l’engagement que les chrétiens sont appelés à honorer tous les jours ».

Jean-Marc Aphaule-diacre- (source: zenit.org)

 

Le billet du 19 janvier 2020

QUE TOUS SOIENT UN


     Ces mots de prière de Jésus peuvent guider notre réflexion et notre prière au cours de cette semaine. En effet, chaque année est proposée une « octave » de prière pour l’Unité des Chrétiens, du 18 janvier (fête de la Chaire de Pierre à Rome) au 25 janvier (fête de la conversion de saint Paul). Nous venons donc d’y entrer.
     Quelques mots d’histoire. Depuis toujours, les chrétiens ont le souci de vivre unis. Malgré cela, des « séparations » sont apparues. En 1908, aux États-Unis, Paul Wattson, prêtre épiscopalien, eut l’idée de cette prière sous la forme particulière que nous lui connaissons aujourd’hui, celle d’une semaine. A partir de 1933, Paul Couturier, prêtre lyonnais, engagea divers monastères à rejoindre ce mouvement de prière. Ce mouvement prit rapidement une dimension interconfessionnelle et internationale.
     Avec le Concile Vatican II, est né un service particulier de l’Eglise Catholique pour l’Unité des Chrétiens. Chaque année, cette semaine est préparée par les chrétiens d’un pays. Cette année, ce sont ceux de Malte et de Gozo qui ont choisi le thème de la semaine de prière «Ils nous ont témoigné une humanité peu ordinaire» (Actes des apôtres 28, 2, qui rappelle le naufrage de Paul à Malte). Ils proposent de mettre l’Hospitalité au coeur de cette prière. Sur ces terres d’accueil de Migrants, ils mettent aussi l’accent sur le souci que doivent avoir les chrétiens de s’accueillir dans la fraternité, avec leurs différences d’appartenance à une Eglise chrétienne.
     Pour le Pays Basque, plusieurs rendez-vous sont proposés : lundi 20 janvier à 18h à l’église de Saint Pierre d’Irube, mardi 21 janvier à 18h au temple protestant de Bayonne et jeudi 23 janvier à 18h30 au Carmel de Bayonne.
     Chacun est invité à ces temps communautaires, mais aussi à témoigner, prier et accueillir ensemble « pour que le monde croie ». Pour aller un peu plus loin dans cette prière, on peut chercher des « outils » qu’a réalisés une équipe de Lyon, sur le site https://semainedepriere.unitedeschretiens.fr/

José Bourau

 

Le billet du 12 janvier 2020

LAISSE FAIRE

      Nous lisons cette expression surprenante de Jésus dans l’évangile de ce dimanche.
      Jésus se présente à Jean le Baptiste pour être, comme les autres, baptisé dans le Jourdain.
      Jean sait bien qui est cet homme. Et il lui dit : « C’est moi qui ai besoin d’être baptisé par toi et c’est toi qui viens à moi.» « Laisse faire, répond Jésus ».
      Lâche prise ! C’est ainsi que, bien souvent, on s’adresse à celui, celle, qui s’accroche à sa situation, à sa pensée ou ses idées, à son obstination. Avec Jésus, il en est également ainsi. Il nous dit : « Lâche prise ». Comme pour faire comprendre de le laisser faire, lui, car « il a les paroles de la vie éternelle ».
      Depuis notre baptême, plongés dans la mort et la résurrection du Christ, pour nous, rien n’est plus pareil qu’avant. La démarche baptismale est ouverture à ce que le Seigneur peut et veut faire de nous.
      Non pas en nous privant de liberté. Au contraire ! Il nous invite à nous libérer de ce qui nous entrave pour être davantage libres encore. Ainsi, nous l’entendons mieux nous inviter :          « Viens, suis-moi ». Le laisser faire ! Lâcher prise ; cela nous amène à faire des choix en cohérence avec l’Évangile. Autrement dit, se reconnaître aimés de Dieu, le célébrer, écouter sa Parole, lui rendre grâce, mettre en lui notre confiance… au nom de cet amour qui est le roc sur lequel nous fondons notre vie. Puis, faisant l’expérience de cette rencontre amoureuse, nous ne pouvons plus nous taire, nous devenons des témoins : par la manière de vivre, de parler, de croire en l’autre et en la vie. Mais aussi, en lâchant prise, nous reconnaissons Jésus se manifestant à nous sous les traits de nos frères humains ; nous nous sentons reliés à lui et à eux par cette alliance scellée dans le baptême ; et nous devenons serviteurs de l’humanité dans tout ce qu’elle a de beau, de cassé, d’ouvert à l’espérance.
      Une carte de vœux disait : « Marche d’un pas décidé, tout au long de l’année. Sache aussi te reposer et, pendant ce temps, l’Esprit Saint continuera d’évangéliser ».
      « Laisse faire » ! Si tu arrives à faire cette place au Seigneur en toi, tu verras grandir ta liberté et tu te surprendras à lui faire louange, l’aimer, parler de lui et le servir dans tes frères humains. Ainsi, être pierre vivante de son Église.

José Bourau

 

Le billet du 05 janvier 2020

 L’EPIPHANIE DU SEIGNEUR


     Nous célébrons aujourd’hui la solennité de l’Epiphanie du Seigneur. C’est la fête de la manifestation du Seigneur honorée par les rois mages. D’après la tradition, ces rois mages : Melchior (Blanc), Gaspard (Asiatique), Balthazar (Africain) étaient des grands astrologues… qui ne connaissaient rien des Ecritures Saintes. Cependant, ils avaient une connaissance sur les planètes, les étoiles… Mais quand apparait celle de l’Epiphanie, ils ont compris qu’un évènement est arrivé. Ils se sont mis en route afin de pouvoir comprendre ce que signifie cette nouvelle étoile.
    L’étoile les guida alors à Bethléem, une petite ville, elle les guida parmi les pauvres, les humbles pour trouver le Roi du monde. Grâce à l’étoile observée dans le ciel, les mages le trouvent, l’adorent et lui présentent leurs présents. Et nous alors ? Où Chercher et trouver le Christ ?
     La fête de l’Epiphanie constitue une forte interpellation pour nous Chrétiens aujourd’hui. Écrasés par la peur du futur, le doute et toutes sortes d’attraits…..   

        Contrairement à ceux qui croient que Dieu les a abandonnés, les mages nous enseignent la persévérance et la patience dans les épreuves.

Cherchez et vous trouverez !


Pricet SAMBA

 

Le billet du 29 décembre 2019

 LA SAINTE FAMILLE

Avec l’Église nous célébrons aujourd’hui la Sainte Famille, heureuse autour du nouveau-né mais douloureuse en raison du mauvais accueil qui lui a été réservé à Bethléem et du drame qui se prépare : le massacre des enfants décrété par Hérode. Pourtant c’est cette famille fragile qui se fraiera un chemin, le ciel aidant, à travers tous ces mauvais départs dans la vie. Nos familles sont par bien des points semblables par la fragilité, l’instabilité, la précarité à celle du Christ. Pourtant la famille telle qu’elle est reste une valeur sûre, le premier lieu où se tissent des liens d’amitié, d’amour, d’entraide, orientés vers un avenir qu’on espère toujours meilleur. En ce jour de la Sainte Famille, n’ayons pas peur de prendre pour modèle la sainte famille, de la prier pour que nos familles avancent généreusement et courageusement dans la vie. Son avenir pouvait paraître bien incertain au vu des évènements contraires. Mais c’est à travers les difficultés et un horizon obscurci que l’Enfant de la crèche tracera une route de lumière et de vie. Nous pouvons par la prière nous appuyer sur Lui pour avancer nous-mêmes dans l’espérance qui s’ouvre, autour de l’Enfant et de ses parents Marie et Joseph.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 25 décembre 2019

 

C’EST ÇA NOËL

      Voici quelques extraits du conte reçu d’Alain, ami bibliste.
      Depuis longtemps, les hommes habitaient cette terre ; ils développaient leurs compétences et leur imagination et parfois leurs horreurs. Dieu constata qu’ils s’étaient forgé des dieux et leur avaient donné bien des visages. Alors, il lança une enquête. Puis il réunit en assemblée les enquêteurs.
      Le premier avait enquêté auprès de divers empires. Il y vit des constructions grandioses, les pyramides d’Égypte, les palais de Babylone, des guerriers sculptés en Chine. Il pressa Dieu de se faire connaître à ces potentats. Cela ne le satisfaisait pas.
      Le deuxième avait cherché parmi les sages et les savants ; il mit en valeur ces êtres consacrés à découvrir les chemins d’une vie de qualité qui ouvrent au bonheur : parmi eux Lao-Tseu, Confucius, Bouddha. On pensa que Dieu en était l’origine, mais il n’en manifesta rien.
      Le troisième dit : « Je n’ai pas regardé les hommes, mais plutôt les merveilles de la création ; et j’en suis abasourdi. » Un amérindien lui avait dit : « Chaque parcelle de cette terre est sacrée pour mon peuple ; la terre n’appartient pas à l’homme ; l’homme appartient à la terre… »
      Dieu prit la parole devant cette assemblée avec les mots que dira St Paul : « Depuis la création du monde, on peut voir avec l’intelligence, à travers les œuvres de Dieu, sa puissance et sa divinité. Mais ils n’ont pas rendu à Dieu la gloire et l’action de grâce qu’on lui doit ».
      Et Dieu ajouta : « Ce qui parle bien de moi, ce n’est pas la puissance ni la sagesse, ni même la beauté. C’est d’abord l’amour. Et c’est pourquoi je vais envoyer un enfant. N’est-ce pas ce qui, chez les humains, suscite le plus d’amour ?
      Cet enfant aura besoin de tendresse et de soins ; il faudra s’en occuper, s’émerveiller, lui donner tout son temps. C’est le chemin qui fera découvrir qui je suis : faisant l’expérience de ce que réclame d’aimer, ils me connaîtront au plus intime et, par là, ils découvriront le vrai bonheur.
      C’est ainsi que, depuis longtemps (depuis toujours ?), Dieu voulut se faire enfant parmi nous, pour que l’amour préside à toutes choses. C’est la Bonne Nouvelle qui baigne notre monde depuis ce temps-là et que TOUS, nous pouvons accueillir.

José BOURAU

 

Le billet du 22 décembre 2019

L’HUMBLE JEAN-MICHEL.


      Jean-Michel vit le week-end chez ses parents. La semaine il est au centre « la Maguelone » à côté de Montpellier. Jean-Michel a bien 50 ans, mais son esprit et son intelligence sont ceux d’un petit enfant. Il est le samedi soir à la messe de son relais paroissial de Saint-Martin du Vignogoul. Avec fidélité et grande application, Jean-Michel prépare et « sert » la liturgie. C’est un humble du Seigneur, un petit parmi les petits. J’aime à penser que de toutes les prières de tous les membres de notre petite assemblée, c’est celle de Jean-Michel que le Seigneur préfère ; parce qu’elle est simple, directe et fidèle. Je suis certain que s’il était absent, il y aurait un grand vide au cœur de la prière communautaire… Pourtant, Jean-Michel ne demande rien : il est là et s’applique dans son service. « Père, je te rends grâce, ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu les révèles aux plus petits. » Jean-Michel me rappelle l’humilité du Seigneur qui vient comme un petit et naît dans une improbable étable au creux d’un village perdu. Humilité de Dieu qui se révèle d’abord aux bergers : humbles hommes sans instruction, aux mains calleuses et aux visages burinés par la vie. Ils ne changent pas le monde ces bergers, ils accueillent une curieuse nouvelle, ils vont voir… Et ce sont eux qui changent.
      Seigneur, dans trois jours sera Noël. Donne à chacun de nous l’humilité des bergers de Bethléem, donne à chacun de nous l’humble fidélité de notre frère si petit, Jean-Michel.

Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 15 décembre 2019

ES-TU CELUI QUI DOIT VENIR OU

DEVONS-NOUS EN ATTENDRE UN AUTRE ?


      Cette question de Jean-Baptiste invite chacun de nous à s’interroger en ce temps de l’Avent, tandis que nous nous préparons à l’accueil du Sauveur dans la nuit de Noël. Est- il vraiment celui qui doit venir dans notre vie ou bien cherchons-nous autre chose ou quelqu’un d’autre ?

     Je nous invite à méditer cette réflexion « Oui, Seigneur, tu es celui qui doit venir. Tu es celui qui vient nous libérer de nos chaînes de la peur, de l’angoisse, du mal. Tu es celui qui nous guérit de notre cécité en ouvrant nos yeux sur le monde qui nous entoure, sur nos frères les hommes et sur notre planète dont nous sommes tous responsables. Tu es celui qui guérit notre paralysie en nous donnant de pouvoir aller vers notre prochain en lui témoignant de la charité fraternelle. Tu es celui qui délie nos langues en permettant d’oeuvrer pour un monde plus juste, pour un monde plus respectueux de la vie humaine depuis la conception jusqu’à la mort naturelle, pour un monde à la hauteur de l’homme dans toute ses dimensions. Tu es celui qui vient toucher les cœurs et nous donne ainsi d’être missionnaires de la Bonne nouvelle du salut par la joie qui nous anime et par nos paroles de témoignage de notre foi ».
      Oui, Seigneur, tu es celui qui doit venir, en ce temps fort de l’Avent, augmente en nous la charité pour que nous préparions Noël avec un cœur vraiment nouveau, capable de faire tomber les murs de la haine, de la jalousie, de la violence, de l’égoïsme, de l’injustice, du doute et du découragement. »


                                                          Pricet SAMBA

 

Le billet du 08 décembre 2019

LE 8 DÉCEMBRE TOMBERA LE 9 CETTE ANNÉE !

      En effet comme c’est souvent le cas, pour cause de 2ème dimanche de l’Avent, la fête de l’Immaculée conception est décalée d’un jour… C’est comme dans l’Évangile : Marie s’efface toujours devant l’attente de son Fils. Je vous l’avoue, je n’aime pas cette expression « Immaculée Conception » ; je la trouve trop abstraite et trop loin de la vie… et puis essayez donc d’en donner une explication complète, simple et claire à quelqu’un qui se tient aux périphéries ! Bon, je n’aime pas… Mais rassurez-vous, je fais avec. À vrai dire celle qui « me touche le cœur » et que j’aime (bien maladroitement) c’est Marie de l’Évangile. Je suis ému par cette jeune fille de Nazareth, « humble servante du Seigneur, » qui accepte « que tout advienne selon Ta  Parole. » Je suis interpellé par la force de Marie à Cana : « faites tout ce qu’il vous dira. » J’aime retrouver cette mère qui, au fil des pages de l’Évangile, cherche son Fils, le suit, demeure avec lui, et pleure à ses pieds au Golgotha. Je la retrouve avec joie au milieu des disciples au jour de la résurrection et de Pentecôte. Qu’elle est belle Marie de l’Évangile ! Elle est si proche du Seigneur, qu’elle ne désire rien d’autre que sa présence. Sa vie est le chemin que le Seigneur propose à chacun de nous : Elle est le « modèle » du disciple. À chacun de nous donc de discerner les Nazareth, les Cana, les Golgotha, les matins de Pâques et les Pentecôte de sa vie ; Car c’est ici et maintenant que Marie nous invite à suivre son Fils, à l’attendre, à l’appeler, à l’annoncer au creux de tous les manques, de toutes les fragilités, de toutes les souffrances du monde... « Celui qui fait la volonté de mon Père...celui-là est pour moi un frère, une sœur, une mère ».

Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 1er décembre 2019

LUMIÈRE DANS LA NUIT.


Une première lumière s’allumera dans nos églises en ce premier dimanche de l’Avent. Lumière pour éclairer nos routes, sinueuses, à travers les déserts. Lumière qui guide dans la nuit. Nuit de nos cœurs ! Cette lumière n’a pas brillé la nuit qui a vu se heurter deux hélicoptères dans le désert du Mali. 13 soldats sont morts alors qu’ils accomplissaient leur devoir de pacification. Nuit épaisse qui enveloppe de son drap ces hommes dans la force de l’âge. Nuit de douleur pour tous leurs camarades, là-bas et ici à Pau ou ailleurs. Nuit de pleurs pour des parents, une épouse, des enfants. Cette nuit-là était sans étoiles.

             La nuit de nos cœurs est sollicitée par une lumière, encore faible, lointaine, celle de l’étoile qui dirige nos pas vers Celui qui est lumière et qui vient parmi nous. Alors saisissons nous de cette lumière, pour réchauffer les cœurs froids et déboussolés par tant de malheurs. La paix, Celui qui est la paix, nous est confié ! La paix, une belle manière pour chacun de nous de préparer la route au Seigneur et de rendre droits ses sentiers.

                                          P. Michel GARAT

 

Le billet du 24 novembre 2019

LE ROYAUME DE DIEU, C’EST QUAND ET OÙ ?

      Avec le dimanche du Christ-Roi de l’Univers, l’année liturgique touche à sa fin. L’évangile que nous entendons se conclut ainsi : l’un des deux crucifiés en compagnie de Jésus sur le Golgotha demande : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras dans ton Royaume. » Et il entend cette réponse : « Je te le dis, aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »
      Le Royaume dont il est question, c’est, pour résumer, la Victoire de la Vie.
      Tout au long de cette année liturgique, c’est l’Évangile de St. Luc qui a accompagné nos dimanches. Son fil rouge, c’est la place, préférentielle, des Pauvres dans le cœur de Dieu. Les pauvres qui appellent à la solidarité, ceux qui s’attachent à Dieu et ceux qui acceptent de ne pas se suffire à eux-mêmes. Pour en dire plus, nous pourrions relire à frais nouveaux les Béatitudes dans cet Évangile de Luc (chapitre 6).
      Peut-être sommes-nous de ces pauvres ? Peut-être en rencontrons-nous ? Peut-être nous rendons-nous solidaires d’eux ?
      Dans son rapport annuel d’activités, le Secours Catholique (dont c’était la journée dimanche dernier) présente la situation des personnes qu’il soutient au long des jours et des mois.
      Notons que, pour le territoire où nous sommes, il met l’accent sur une augmentation de la Précarité : 30% de plus (entre 2018 et 2019) de personnes accueillies et soutenues, soit quelque 18000 familles entre les départements 64 et 40. Près de 2000 bénévoles participent à ses actions, tant en offrant une aide financière qu’en conseillant et accompagnant des démarches pour sortir d’un surendettement, tant en cherchant des solutions de logement qu’en prenant tout le temps nécessaire pour écouter les détresses. C’est une présence d’Évangile qui est assurée ainsi quotidiennement et l’Espérance chrétienne qui est au cœur de cette mission.
      Si le Royaume ouvert par la mort et la résurrection de Jésus est en perspective après la vie en notre monde, il est présent dans l’appel des plus démunis… « aujourd’hui », comme le dit Jésus à son compagnon en croix.

José BOURAU

 

Le billet du 17 novembre 2019

           DIMANCHE AUTREMENT !


     Un dimanche autrement est toujours l’occasion de célébrer de manière plus joyeuse l’eucharistie du dimanche, de prendre le temps de s’accueillir (c’est le thème du jour), et de partager aussi un verre de l’amitié à la fin.
     Plus joyeuse : la joie de rencontrer le Seigneur doit être permanente quelles que soient les circonstances : il est notre ami sur les routes de la vie. Mais la joie devient plus perceptible quand on est plus nombreux pour chanter et prier. C’est plus stimulant. Et puis c’est bien de changer de rythme de temps en temps, pour ne pas s’endormir.
     Prendre le temps ! Oui, on prend un peu de temps pour se parler, faire connaissance ou se connaître un peu mieux, Là encore, ils sont rares les lieux où l’on peut s’exprimer , partager un point de vue, accueillir celui de l’autre. Jésus n’a pas fait autre chose : « de quoi discutiez vous, tout en marchant » ? demande-t-il aux deux compagnons d’Emmaüs qui rentraient chez eux. Alors prenons la parole ce matin dans les petits groupes.
     Et enfin partager le verre de l’amitié, en profiter pour tisser de nouveaux liens.

     Que cette messe soit un temps fort pour les familles , pour les petits et les grands de chacun de nos relais paroissiaux.


P. Michel Garat

 

Le billet du 10 novembre 2019

           JÉSUS FACE AUX SADDUCÉENS

      Après la fête de la Toussaint et des fidèles défunts, la Parole de Dieu de ce dimanche nous parle de la Résurrection après la mort. Les Sadducéens n’y croient pas et trouvent que c’est absurde. Ainsi ils viennent trouver Jésus et lui soumettent leurs objections contre cette réalité parce qu’elle n’est pas inscrite dans la loi de Moise.
      Pour mettre Jésus dans l’embarras, ils lui soumettent un cas absurde. L’exemple de la veuve ayant été l’épouse de sept frères, cité dans l’Évangile. « A la résurrection, cette femme, de qui serat-elle l’épouse, puisque les sept l’ont eue pour femme ? » La réponse de Jésus est claire : « Les enfants de ce monde se marient mais ceux qui ont été jugés dignes d’avoir part au monde avenir et à la résurrection d’entre les morts ne se marient pas, car ils ne peuvent plus mourir : ils sont semblable aux anges »
      En effet, pour Jésus, ceux qui survivent vivent comme les anges (Lc 20, 36). Les anges sont ces êtres qui n’ont plus besoin de nos sens naturels pour vivre. Vivre comme un ange c’est donc accéder à une vie radicalement différente de la vie présente. Toutefois, Jésus corrige notre vision traditionnelle de la survie en montrant comment la vie dans l’au- delà n’est pas une continuité de la vie actuelle. Peut-être croyons- nous encore à une vie éternelle à la sadducéenne, c’est-à-dire une vie où l’on devrait se marier, on ferait des enfants….
      Fort de la valeur de la vie, nombreux croient naturellement à la continuité de la vie dans l’au-delà. A la Toussaint, il suffisait de visiter les cimetières pour s’en rendre compte de cette marque de respect, d’amitié, d’amour, de tendresse envers les défunts. Comme quoi les défunts continuent à vivre comme nous dans l’au-delà. Voilà pourquoi, tout en travaillant à l’édification de ce monde qui passe, la foi en la résurrection nous invite à tourner nos cœurs vers le ciel, là où se trouve la vraie vie.

                                                                      Pricet SAMBA

 

Le billet du 3 novembre 2019

A L’ÉCOUTE DE L’ESPRIT


     Bien souvent nos routes nous proposent la rencontre du frère surprenant ; celui que le Christ aime, mais qui ne « rentre pas dans les clous », celui pour qui l’Esprit nous invite à inventer. Cela peut (nous) déranger et causer bien des débats! Pour cette raison, je vous partage les propos de François, notre pape qui fait tant de bien à notre Église.
       « Frères et sœurs,
  Les actes des Apôtres racontent comment Paul, suite à sa conversion accomplit son premier voyage missionnaire...Au cours de ce voyage, la prédication s’adresse aussi désormais aux païens. L’Église apparaît dans sa vraie nature : non pas une forteresse, mais une tente, capable de toujours s’élargir : une Église en sortie aux portes ouvertes.
     Mais cette ouverture aux païens pose des questions théologiques et disciplinaires difficiles et crée la controverse : Quel rapport y a-t-il entre la foi au Christ et l’observance de la Loi de Moïse ? Les Apôtres réunis affirmeront que seul Jésus nous sauve par sa grâce. Ce n’est pas la circoncision qui compte mais la foi agissant par la charité. Le Concile de Jérusalem, le premier concile de l’histoire, nous montre comment, dans l’Eglise, doivent être surmontées les divergences, et recherchée la vérité dans l’amour.
     La résolution des conflits passe par le dialogue, l’écoute attentive et patiente, le discernement à la lumière de l’Esprit Saint qui œuvre dans les cœurs pour l’unité, le bien et la vérité. »


                                        Jean-Marc APHAULE-diacre-

 

Le billet du 1er novembre 2019

C’EST CHEZ NOUS !


     C’est chez nous, dans nos quartiers , qu’a été perpétré l’attentat lundi contre le lieu de culte musulman, et contre des personnes. C’est chez nous, alors que c’est habituellement calme. Mais c’est la situation dans notre pays et dans notre monde qui ne l’est pas ! On est tous les jours soumis à des flots d’informations, sommés de donner notre opinion ou de prendre partie pour ou contre. Sans prendre le temps de vivre, de se renseigner, d’évaluer, de discerner.
     Le plus important pour nous n’est-il pas de tendre la main, d’écouter, de saluer nos voisins, dont certains ne « sont pas comme nous» ; ils parlent une autre langue ou pratiquent une autre religion. Voilà ce qu’il nous faut faire en premier, chez nous : aller à la rencontre, et s’intéresser aux autres, pour si possible chercher des chemins de paix et de convivialité au quotidien.
     Nous fêtons aujourd’hui les saints. Parmi eux il ne manque pas de modèles qui nous indiquent la voie. Notamment le bienheureux bayonnais Louis Edouard Cestac qui a commencé par regrouper les petits et grands jeunes qui trainaient dans les rues, sans qu’on leur offre une chance de s’en sortir. Lui a commencé par leur donner une éducation, un métier, et ainsi contribué à éradiquer la violence. Aujourd’hui aussi des chemins existent pour vivre ensemble au quotidien, et pour que « chez nous » on continue à vivre en bonne intelligence et dans la paix !


                                                              P. Michel GARAT

 

Le billet du 27 octobre 2019

LE « BON COMBAT »

      Cette expression de St Paul que nous entendons en ce dimanche, pourquoi ne pas nous dire ce qu’elle signifie pour chacun, mais aussi pour l’Église, pour les citoyens que nous sommes et pour ceux qui exercent des responsabilités dans les pays. Assurément, c’est le combat pour l’éradication de la pauvreté qui sévit encore dans le monde et dans notre pays : il n’est qu’à lire le dernier rapport de la Fondation abbé Pierre pour corroborer ce constat. C’est le combat pour la paix qui commence dans le cœur de chacun, qui continue entre les personnes et les peuples. C’est encore celui du sens de la vie que beaucoup de nos contemporains cherchent ou en attendent la proposition.
      Disciples du Christ, nous croyons que le crucifié-ressuscité est source de sens et d’avenir. Nous sommes chargés de le proclamer, d’en être missionnaires. « Le Seigneur m’a rempli de force pour que la proclamation de l’Évangile s’accomplisse jusqu’au bout et que toutes les nations l’entendent », dit St Paul pour lui-même… et pourquoi pas pour chaque chrétien ?
      En cette fin de mois missionnaire, nous sommes invités, chacun, à poursuivre le combat de la foi et, en Église, celui de l’annonce de la Bonne Nouvelle, comme message d’espérance à adresser par toute la terre.
      La prière du pape François nous aidera à rester éveillés à cette mission reçue au baptême et ardents à partager le « trésor » qui est en nous.
      « Dieu notre Père, ton Fils unique Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, a confié à ses disciples sa mission : « Allez ! De toutes les nations faites des disciples ». (Mt 28, 19)
Tu nous rappelles que, par le baptême, nous participons tous à la mission de l’Église.
Par le don de ton Esprit Saint, accorde-nous la grâce d’être témoins de l’Évangile, courageux et ardents, pour que la mission confiée à l’Église, soit poursuivie en trouvant des expressions nouvelles et efficaces qui apportent la vie et la lumière au monde.
Aide-nous à faire en sorte que tous les peuples puissent rencontrer l’amour sauveur et la miséricorde de Jésus Christ, notre Seigneur…».

José Bourau

 

Le billet du 20 octobre 2019

UNE PRUDENCE AUDACIEUSE


Encore quelques jours et le 27 octobre prendra fin, à Rome, le synode pour l’Eglise en Amazonie. Le 6 octobre, en ouverture de ces trois semaines exceptionnelles d’échanges et de confrontations entre 184 évêques et agents pastoraux, le pape François avait appelé les participants à une « prudence audacieuse », selon les conseils prodigués par l’Apôtre Paul à l’évêque Timothée dans la lecture de ce dimanche. L’Esprit dont parle Paul à Timothée n’est pas un esprit de timidité, mais de prudence, non pas un esprit de peur mais un esprit de force, d’amour et de pondération ; la prudence ce n’est pas l’indécision ou une attitude défensive, c’est la vertu du pasteur (…) sensible à la nouveauté de l’Esprit. »
      9 pays concernés, environ 300 groupes ethniques : Il en aura fallu de la prudence audacieuse pour tenter de prendre en compte ce qui émerge de la préparation de ce synode depuis Janvier 2018 : Au moins 85 000 personnes dans toute l’Amazonie ont été impliquées !  
     Pour les églises en Amazonie un grand appel au changement, à la conversion : un grand moment de vérité :
comment se mettre en attitude d’écoute de ce que disent et crient la terre et l’environnement ? en attitude d’écoute de la voix des cultures indigènes et des pauvres ? Comment dire à haute voix ce que vivent ces peuples qui n’ont jamais été aussi menacés qu’aujourd’hui ? Quelles innovations nécessaires dans l’Eglise pour que cette écoute soit effective comme une écoute de ce que Dieu dit aux Eglises ? Comme espère l’un des évêques participants : « De ce synode on attend une conversion de toute l’Eglise pour apprendre à vivre plus humainement, dans le respect de la nature et des êtres humains. Je souhaite que cette expérience de l’écoute de l’ Esprit Saint et de conversion me donne plus d’enthousiasme pour être missionnaire. »
       A quelques jours de la clôture de ce synode, nous ne sommes pas là à distance comme des voyeurs : ont’ils été plutôt
prudents ? plutôt audacieux ? dans la prière avec toutes les communautés qui auront la charge de donner suite à ce synode, il est toujours temps de demander une prudence audacieuse.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 13 octobre 2019

« RELÈVE TOI ET VA : TA FOI T’A SAUVÉ »

      Jésus est en marche vers Jérusalem. Et voici que dix lépreux viennent à sa rencontre et lui adressent cette prière : « Jésus, Maître, prends pitié de nous ». En guise de réponse, Jésus leur demande d’aller se montrer au prêtre, conformément à la loi (Lv 14,2s). Les dix lépreux acceptent d’aller se montrer à celui qui n’a pas le pouvoir de guérir la lèpre (Une maladie inévitablement fatale à l’époque). Et voilà qu’en cours de route, ils sont guéris, purifiés. Ils sont guéris sans avoir reçu l’imposition des mains de Jésus, sans avoir été touchés par lui. Ce qui les a guéris c’est leur confiance en Jésus, leur patience.
      Cependant, parmi les dix personnes guéries, seul un étranger, un samaritain est revenu auprès de Jésus, en glorifiant Dieu à pleine voix. On voit bien que sa démarche envers Jésus est une simple « Reconnaissance » au sens de gratitude. Et Jésus de lui dire : « Relève toi et va : ta foi t’a sauvé ». La question que l’on peut se poser est celle de savoir : On est guéri parce qu’on a la foi ou on a la foi parce que on a été guéri ?
      Les neuf lépreux qui ont manqué au devoir de reconnaissance envers Jésus considèrent leur guérison comme un droit, une faveur qu’ils méritent. Par contre le samaritain considère la guérison comme un don de Dieu. Il reconnait la liberté souveraine de Dieu.
      Tournons-nous vers la Vierge Marie, en ce mois du Rosaire, qu’elle nous donne le cœur de son fils pour que nos actions deviennent de plus en plus porteuses de foi, d’espérance et de reconnaissance.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 6 octobre 2019

TRAIN DU TRÈS PETIT MATIN


     Outre la très désagréable nécessité de se lever au milieu de la nuit, les trains du « très petit matin » sont une bénédiction ; ils vous donnent la possibilité de vous éveiller au monde et de rencontrer, tant l’improbable diversité des gens, que la Parole de Dieu du jour.
     « Ravive le don gratuit de Dieu, ce don qui est en toi depuis que je t’ai imposé les mains... » me conseille St Paul via Timothée ce matin... Quel programme ! Par où commencer ? Et voilà le serveur du wagon-bar qui s’excuse de ne pas avoir de croissant. Voici mon voisin de voyage qui s’installe en ouvrant son ordinateur... et cette jeune femme qui sourit à son téléphone : sa vie (que je lui souhaite belle) doit y défiler. Mon téléphone s’agite ; un animateur en pastorale scolaire souhaite me parler (si tôt !). Il me confie sa vie, ses déchirements et ses « matins de Pâques ... »
     C’est donc ici et ainsi, avec eux, que je suis invité à vivre les recommandations de St Paul : « ravive le don gratuit de Dieu... » Un sourire, une parole... tourner mon cœur vers le Seigneur et lui confier mes compagnons inconnus ou imprévus de ce « très petit matin. » Me reviennent en mémoire les parole du chant : « Ouvre mes yeux Seigneur... »
     C’est ce train berçant nos fins de nuit qui m’invite à tenter de vivre ce que le pape François appelle « la sainteté de la porte d’à côté. » Chacun de nous y est invité, chaque matin, quel que soit le train de sa vie...


Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 29 septembre 2019

« IL NE S’AGIT PAS SEULEMENT
DE MIGRANTS »


      Bien souvent les migrants ne sont pour rien dans leur déplacement forcé. Ils sont jetés sur les routes en raison de situations économiques et politiques trop dures, quand ce n’est pas en raison des changements climatiques : des zones habitées disparaissent sous les eaux. Ce phénomène va hélas s’amplifier.

      Le Pape attire l’attention sur le fait qu’à ce malheur, on en ajoute un autre aussi néfaste : nous avons tendance à faire des migrants la cause de tous nos maux. Il dit ceci : « L’attitude à leur égard constitue une sonnette d’alarme qui nous avertit du déclin moral qui nous guette si l’on continue à concéder du terrain à la culture du rejet. »
      Il s’agit donc de débusquer et contenir la peur ou les peurs qui nous agitent, souvent de façon irrationnelle, à leur égard. Il s’agit surtout d’agir comme l’évangile l’indique envers ces « derniers » pour les considérer comme « premiers »; de nous laisser toucher comme le bon samaritain par le blessé de la route de Jéricho et d’agir pour eux.
      Voici la conclusion du Pape :
      « Donc, ce n’est pas seulement la cause des migrants qui est en jeu, ce n’est pas seulement d’eux qu’il s’agit, mais de nous tous, du présent et de l’avenir de la famille humaine. Les migrants, et spécialement ceux qui sont plus vulnérables, nous aident à lire les “ signes des temps ”. À travers eux, le Seigneur nous appelle à une conversion, à nous libérer des exclusions, de l’indifférence et de la culture du déchet. À travers eux, le Seigneur nous invite à nous réapproprier notre vie chrétienne dans son entier et à contribuer, chacun selon sa vocation, à l’édification d’un monde qui corresponde toujours davantage au projet de Dieu. »

P. Michel GARAT

 

Le billet du 22 septembre 2019

                     PATRIMOINE

      Durant ces Journées Européennes, Bayonne présente de nombreuses initiatives pour faire découvrir, montrer, ouvrir bien des monuments et des lieux qui répondent au thème choisi pour cette année : « patrimoine des arts et divertissements ». Ainsi, chacun peut faire son programme : entre autre, aller à la Cathédrale, au Stade Jean Dauger qui fête ses 80 ans, à la Casemate Pottoroak, aux Arènes, à l’église St Esprit, à l’église St Etienne pour y admirer et écouter son bel orgue et son histoire…
      Il est proposé aussi, suite à la Célébration jubilaire des 50 ans de l’église Ste Croix, d’aller y écouter la conférence, ce dimanche à 17h, titrée « L’église du renouveau : conception, structure et aménagements ».
      Mais il est un patrimoine « immatériel », pour reprendre un qualificatif usuel, dont un journal vient d’écrire quelques lignes, celui du catholicisme. Beaucoup de français le considèrent, en effet, comme faisant partie de leur patrimoine, parce qu’ils en ont hérité de leurs parents et, surtout, de leurs grands-parents, sans pour autant affirmer la foi en Jésus-Christ ou, du moins, aller à la messe. Il est nécessaire, alors, de faire la distinction entre religion et Foi, pour bien comprendre les opinions exprimées et la pratique religieuse.
      Quelques indications pour expliquer ce propos.
      Dans une enquête auprès des français, en juin 2016, 53,8 % des sondés de plus de 18 ans se définissaient comme catholiques. Les pratiquants hebdomadaires représentaient 1,8 % contre 2,3 % de pratiquants mensuels, 2,5 % pour les grands rassemblements et 11 % pour les grandes fêtes saisonnières (Noël, Pâques…). Plus d’un tiers (36,2 %) ne pratiquait jamais ou pour les « rites de passage exclusivement ».
      Une théologienne, à qui est posée la question « Comment l’Église peut-elle alors les rejoindre ? », répond : « Cela nécessite une attention toute particulière à la pastorale du seuil (préparation au mariage…) et à l’enseignement catholique. Mais c’est surtout la responsabilité de chaque catholique pratiquant qui doit les écouter, les prendre au sérieux et avoir l’audace de témoigner. Sinon, leur accès à l’Église ne se fait que par l’institution ou les médias. Pratiquants et peu ou pas pratiquants se côtoient parfois dans la même famille. Il faut agir comme avec les disciples d’Emmaüs ».
      Comment ceci résonne-t-il dans notre « être disciple-missionnaire » du Christ ? Ce n’est plus de patrimoine qu’il s’agit, mais de témoignage d’une rencontre décisive avec Quelqu’un, le Christ...

                                                      José BOURAU

 

Le billet du 15 septembre 2019

            JUBILÉ, JUBILÉS, JUBILONS.

      Cinq églises sur la paroisse St Vincent de Paul : ce 15 septembre nous célébrons le jubilé de la plus jeune
d’entre elles : les 50 ans de l’église Sainte Croix ! Fête donc pour les baptisés, fidèles du Christ, « pierres vivantes » de ces églises en leur diversité, de ces relais qui depuis plus de vingt ans maintenant travaillent à « faire paroisse » ensemble.

      Depuis 50 ans, par son style particulier et son architecture, l’église Sainte-Croix nous invite à nous souvenir qu’en Jésus de Nazareth la Parole de Dieu « a dressé sa tente » parmi les hommes ( Jean 1, 14 ) : cette tente de la Rencontre de Dieu avec son peuple, Il faut donc qu’elle soit belle et accueillante ; Artistes et vaillantes équipes de bénévoles l’ont encore embellie pour fêter ses noces d’or.
      Nous la faisons belle, cette tente, surtout « lorsqu’ élargissant son espace » elle accueille petits et grands venus de la diversité des relais de la paroisse : Enfants, jeunes, adultes nous nous y sentons bien pour faire connaissance, pour célébrer et chanter dans la simplicité et la beauté : quand Dieu rassemble et invite son Peuple, c’est du bonheur ! Et c’est bon pour le moral ! Mais on n’oublie pas qu’on est sous tente et on ne s’y installe pas durablement : c’est toujours à se remettre en marche que l’assemblée est invitée ; Église pour les hommes et les femmes de notre temps, elle a toujours à se remettre en sortie, en exode, en mission.
      Cinquante ans que cette tente s’inscrit dans l’histoire et la géographie : dans la géographie de ce quartier de Bayonne en constante mobilité, cinquante ans qu’elle s’inscrit, génération après génération, dans l’histoire de ceux qui librement essaient de suivre Jésus … jusque dans sa Croix. Oui la Sainte-Croix : mais pas comme un trouble-fête ! plantée au cœur même de notre Fête, la Croix nous rappelle le passage toujours offert, passage de nos épreuves et de nos angoisses à l’Espérance de Pâques.
      Nous n’oublions pas ceux qui pour raison de santé ou tout autre empêchement ne sont pas avec nous. Venus de tous les relais de la paroisse, venus de tous les horizons de l’amitié, jubilons donc pour ces 50 ans ! Et, qu’avec Xaramela et les gaitas, qu’ils nous entraînent dans la prière, le chant et la danse ceux des prêtres, Pricet, José et Michel notre curé, qui fêtent les 10 ans et les 40 ans de leurs ordinations ! Jubilons avec eux, pour notre jeunesse à tous !

                                                           Robert MENDUBURU

 

Le billet du 8 septembre 2019

«JÉSUS PRÉFÉRÉ À TOUT !!! »


      De l’héroïsme au-delà de toute imagination humaine : renoncer à son cercle vital. Voilà une parole qui transcende le temps et l’espace : « Celui d’entre vous qui ne renonce pas à tout ce qui lui appartient ne peut pas être mon disciple ». Jésus, loin d’être aux antipodes de la loi vétérotestamentaire régissant le respect des parents ( Ex 20, 12), nous invite à opérer un saut existentiel, sortir du cadre restreint où l’amour humain nous cantonne  dans une attitude exclusiviste pour s’ouvrir à l’humanité tout entière, dans un élan du coeur d’amour du Christ.
      Dans un monde où le repli identitaire se manifeste de façon ostentatoire, comment faire nôtre la condition sine qua non d’être disciple du Christ ? Préférer Jésus c’est accepter d’être citoyen d’un monde où les matériaux des murailles de séparation, de la haine servent à la construction des ponts d’amitié, de fraternité et solidarité. Cela n’est possible que grâce à la sagesse divine et l’assistance de l’Esprit Saint.

      A l’équipe presbytérale et à toute la communauté chrétienne de la Paroisse Saint Vincent de Paul merci pour ce temps de fraternité. Ad maiorem Dei gloriam !

Abbé Joshy MAKOUNGA ( Congo Brazzaville)

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Le billet du 30 juin 2019

« NE VA PAS T’INSTALLER À LA PREMIÈRE PLACE… »

      Elle est étonnante cette parole de Jésus en ce temps de rentrée. En effet, s’il est un moment où chacun cherche sa place, c’est bien celui de la rentrée. Chacun revient, retrouve sa maison et son travail, reprend sa place. Les jeunes changent de classe ou d’école, et cherchent leur place dans un nouveau groupe, à une nouvelle table, un nouveau poste de travail. Les familles ont déménagé et cherchent leur place elles aussi, dans un nouveau quartier, une nouvelle communauté, un nouveau cercle de relations… vous le savez, je suis moi-même dans cette situation : me voici loin de Bayonne et de ma communauté chrétienne de Saint-Étienne. D’autres évêques m’ont donné mission. « Ne va pas t’installer à la première place » nous dit le Seigneur. Mais alors quelle est-elle notre place ? Peut-être qu’il ne faut pas la chercher ? Peut-être que si nous acceptons de vivre cette rentrée dans la confiance au Seigneur, chacun recevra sa place: « Mon fils, accomplis toute chose dans l’humilité, et tu seras aimé plus qu’un bienfaiteur ».(1ère lecture)
      Ces paroles me font du bien, l’humilité qui vient de l’Évangile rend libre ; c’est ainsi que je vais entrer dans ma nouvelle mission et que je vais rejoindre avec mon épouse la paroisse de Saint Martin du Vignogoul, à côté de Montpellier. J’aimerais que cette paroisse avec ces petites communautés aient une place dans vos prières...
      À bientôt !

Jean-Marc Aphaule, diacre.

 

Le billet du 25 août 2019

C’EST DUR DE DEVENIR SAINT !


      La vie chrétienne est un combat permanent. Il faut de la force et du courage pour annoncer l’Évangile. Cette lutte est très belle, car elle nous permet de célébrer chaque fois le Seigneur vainqueur dans notre vie. Il ne s’agit pas seulement d’un combat contre le monde et la mentalité mondaine qui nous trompe, nous abrutit et fait de nous des médiocres dépourvus d’engagement et sans joie. Il ne se réduit pas non plus à une lutte contre sa propre fragilité et contre ses propres inclinations (chacun a la sienne : la paresse, la luxure, l’envie, la jalousie, entre autres). C’est aussi une lutte permanente contre le prince du mal. Mais…
      Nous avons pour le combat les armes puissantes que le Seigneur nous donne : la foi qui s’exprime dans la prière, la méditation de la parole de Dieu, la célébration de la messe, l’adoration eucharistique, la réconciliation sacramentelle, les œuvres de charité, la vie communautaire et l’engagement missionnaire. Comment savoir si une chose vient de l’Esprit Saint ? Le seul moyen, c’est le discernement qui ne requiert pas seulement une bonne capacité à raisonner ou le sens commun. C’est aussi un don qu’il faut demander avec confiance au Saint-Esprit et le développer par la prière, la réflexion, la lecture et le bon conseil.
      Il pourrait arriver que dans la prière même nous évitions de nous laisser interpeller par la liberté de l’Esprit qui agit comme il veut. Il faut rappeler que le discernement priant doit trouver son origine dans la disponibilité à écouter le Seigneur, les autres de manière nouvelle. Seul celui qui est disposé à écouter possède la liberté pour renoncer à son propre point de vue partiel ou insuffisant, à ses habitudes, à ses schémas. Une telle attitude d’écoute implique, c’est certain, l’obéissance à l’Évangile comme ultime critère, mais aussi au Magistère qui le garde, en cherchant à trouver dans le trésor de l’Église ce qui est le plus fécond pour l’aujourd’hui du salut. Il ne s’agit pas d’appliquer des recettes ni de répéter le passé, puisque les mêmes solutions ne sont pas valables en toutes circonstances, et ce qui sera utile dans un certain contexte peut ne pas l’être dans un autre.

     Demandons à l’Esprit Saint d’infuser en nous un intense désir d’être saint pour la plus grande gloire de Dieu et aidons-nous les uns les autres dans cet effort. Ainsi, nous partagerons un bonheur que le monde ne pourra nous enlever

 

Le billet du 18 août 2019

QUE DEVONS-NOUS FAIRE ?

      Cette question que les disciples posaient à Jésus se pose également pour nous, lorsque nous empruntons le chemin de Sainteté, puisque nous voulons répondre à l’appel du Seigneur dans le monde actuel. Le pape François énonce quelque caractéristiques ou expressions spirituelles qui « sont indispensables pour comprendre le style de vie auquel Jésus nous appelle ».
      Je ne vais pas m’attarder, dit-il, à expliquer les moyens de sanctification que nous connaissons déjà : les différentes méthodes de prière, les précieux sacrements de l’Eucharistie et de la Réconciliation, l’offrande de sacrifices, les diverses formes de dévotion, la direction spirituelle, et tant d’autres. Je me référerai à quelques caractéristiques de l’appel à la sainteté dont j’espère qu’elles résonneront de manière spéciale.
      Elles sont au nombre de cinq, les grandes manifestations de l’amour envers Dieu et le prochain que je considère d’une importance particulière, vu certains risques et certaines limites de la culture d’aujourd’hui.
      La première, c’est d’être centré, solidement axé sur Dieu qui aime et qui soutient. Grâce à cette force intérieure, il est possible d’endurer, de supporter les contrariétés, les vicissitudes de la vie, avec patience et douceur ; avec, aussi, l’humilité enracinée dans le cœur à travers les humiliations, images de celles vécues par le Christ lui-même, humiliations quotidiennes de ceux qui se taisent pour sauver leur famille, ou évitent de parler bien d’eux-mêmes et préfèrent louer les autres au lieu de se glorifier, choisissent les tâches les moins gratifiantes, et même préfèrent parfois supporter quelque chose d’injuste pour l’offrir au Seigneur.
      Une autre caractéristique est celle de la Joie, conséquence de l’amour de charité. « Il faut rester réaliste, disait quelqu’un, ne pas nier la réalité de la vie ». Mais cet amour, « donné dans un regard, par exemple », peut aller jusqu’au pardon ; en tout cas, il entraine l’espérance. C’est une assurance intérieure, une sérénité remplie d’espérance qui donne une satisfaction spirituelle incompréhensible selon les critères du monde.
      A cela, il est nécessaire d’ajouter l’audace, mais aussi la ferveur : sortir de l’autoréférentialité pour rencontrer l’autre et oser « aller aux périphéries de nos quartiers ».

      Qu’est-ce que je reconnais de ces caractéristiques dans la manière dont j’essaie de vivre la Foi au Christ ? Et qu’est-ce que je peux faire de plus, même si cela me paraît exigeant ?

 

Le billet du 15 août 2019

COMME MARIE, RÉPONDRE À L’APPEL


      A plusieurs reprises, dans cette exhortation, Marie est évoquée, citée, nous indiquant le chemin de la Sainteté. Laissons-nous guider par ces quelques réflexions du pape François.
      A propos de la joie de croire et de servir : « Marie a su découvrir la nouveauté que Jésus apportait et elle chantait : « Mon esprit tressaille de joie en Dieu mon sauveur » (Luc 1,47).
      La sainteté se réalise dans une vie personnelle ; mais elle se déploie, se vivifie, dans une vie de communauté. Vivre ou travailler avec d’autres, c’est sans aucun doute un chemin de développement spirituel. Saint Jean de la Croix disait à un disciple : tu ne vis avec d’autres « que pour être travaillé, exercé par tous ». C’est là que nous pouvons vivre d’authentiques expériences mystiques. Mais ces expériences ne sont pas ce qu’il y a de plus fréquent, ni de plus important. La vie communautaire, soit en famille, en paroisse, en communauté religieuse ou en quelque autre communauté, est faite de beaucoup de petits détails quotidiens. Il en était ainsi dans la sainte communauté qu’ont formée Jésus, Marie et Joseph, où s’est reflétée de manière exemplaire la beauté de la communion trinitaire. C’est également ce qui se passait dans la vie communautaire menée par Jésus avec ses disciples et avec les gens simples.
      La Vierge Marie a vécu comme personne les béatitudes de Jésus. Elle est celle qui tressaillait de joie en la présence de Dieu, celle qui gardait tout dans son cœur et qui s’est laissée traverser par le glaive. Elle est la sainte parmi les saints, la plus bénie, celle qui nous montre le chemin de la sainteté et qui nous accompagne. Elle n’accepte pas que nous restions à terre et parfois elle nous porte dans ses bras sans nous juger. Parler avec elle nous console, nous libère et nous sanctifie. La Mère n’a pas besoin de beaucoup de paroles, elle n’a pas besoin que nous fassions trop d’efforts pour lui expliquer ce qui nous arrive. Il suffit de chuchoter encore et encore : “Je vous salue Marie…’’.
     

      « La première en chemin, Marie, tu nous entraînes à risquer notre « oui » aux imprévus de Dieu. Marche avec nous,
Marie, sur nos chemins de foi, ils sont chemins vers Dieu ».

 

Le billet du 11 août 2019

LA SAINTETÉ : INCARNER L’ÉVANGILE


    La force du témoignage des saints, c’est d’observer les béatitudes et vivre ce que Jésus dit dans l’Évangile de Matthieu au chapitre 25. Ce sont peu de paroles, simples mais pratiques et valables pour tout le monde, parce que le christianisme est principalement fait pour être pratiqué, et s’il est objet de réflexion, ceci n’est valable que quand il nous aide à incarner l’Évangile dans la vie quotidienne.
    Que dit Jésus, en effet ?
    « J’ai eu faim et vous m’avez donné à manger, j’ai eu soif et vous m’avez donné à boire, j’étais un étranger et vous m’avez accueilli, nu et vous m’avez vêtu, malade et vous m’avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir. Car, ce que vous faites à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. »
    St Jean-Paul II disait : « Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans le visage de ceux auxquels il a voulu lui-même s’identifier ».
    Quand je rencontre une personne dormant exposée aux intempéries, dans une nuit froide, je peux considérer que ce « fagot » est un imprévu qui m’arrête, un délinquant désoeuvré, un obstacle sur mon chemin, un aiguillon gênant pour ma conscience, un problème que doivent résoudre les hommes politiques, et peut-être même un déchet qui pollue l’espace public. Ou bien je peux réagir à partir de la foi et de la charité, et reconnaître en elle un être humain doté de la même dignité que moi, une créature infiniment aimée par le Père, une image de Dieu, un frère racheté par Jésus-Christ. C’est cela être chrétien !
    Deux dangers nous guettent : celui des chrétiens qui séparent ces exigences de l’Évangile de leur relation personnelle avec le Seigneur, de l’union intérieure avec lui, de la grâce. Ainsi, le christianisme devient une espèce d’ONG. L’autre : l’erreur de ceux qui vivent en suspectant l’engagement social des autres, le considérant comme quelque chose de superficiel, de mondain, de laïcisant, de communiste, de populiste.

Sur le chemin de la sainteté, quels sont les frères et sœurs que je rencontre et qui sont, pour moi, pour nous, visage du Christ ?

 

Le billet du 04 août 2019

DES PAROLES D’UN SAINT : ST PAUL VI

    Il a été pape de 1963 à 1978. Il a été canonisé (reconnu personne sainte) le 14 octobre 2018. Ces jours-ci, nous célébrons l’anniversaire de sa mort (6 août 78) : c’est pourquoi, nous faisons une halte dans la lecture de l’Exhortation du pape François pour donner la parole à ce Pasteur qui a osé poursuivre le Concile Vatican II ouvert par son prédécesseur Jean XXIII, lui-même canonisé en 2014.
      A nous qui nous nous rencontrons et « pratiquons » dans une paroisse, voici ce que nous disait Paul VI : « Aime ta paroisse ! Collabore, prie et souffre pour ta paroisse, parce que tu dois la considérer comme une mère à laquelle Dieu t’a confié. Demande à Dieu qu’elle soit une maison de famille, fraternelle, accueillante, maison ouverte à tous et au service de tous. Offre ta collaboration d’activité pour que cela se réalise pleinement. Collabore, prie et souffre pour que ta paroisse soit une vraie communauté de foi : respecte le curé, même s’il avait mille défauts, il est le délégué du Christ pour toi. Regarde-le avec l’œil de la Foi, ne mets pas l’accent sur ses défauts, ne juge pas trop facilement ses misères pour que Dieu te pardonne tes misères. Prends soin de ses besoins, prie pour lui… Prie pour que ta paroisse soit une vraie communauté eucharistique, et que l’Eucharistie soit la racine vive de son édification. Participe fidèlement à l’Eucharistie de ta paroisse avec tout ton cœur et de toutes tes forces. Réjouis-toi et souligne avec tous, toutes les belles choses de ta paroisse. N’attache pas ta langue en t’acharnant contre l’inertie de ta paroisse ; au contraire, retrousse tes manches pour faire tout ce qu’on te demande. Souviens-toi : les ragots, les ambitions, l’envie de se mettre en vue, les rivalités sont les parasites de la vie paroissiale ; déteste-les, combats-les, ne les tolère jamais. L’humilité est la loi fondamentale de tout service… »

      Ces mots peuvent paraître durs à certains égards. Qu’est-ce que je peux et vais en retenir ? Comment manifester le goût de retrouver d’autres dans la paroisse que le pape François appelle « la fontaine au milieu du village » ?

 

Le billet du 28juillet 2019

A LA LUMIÈRE DU CHRIST, VIVRE LES BÉATITUDES


     « Heureux » : ce mot repris neuf fois par Jésus, constitue en quelque sorte la charte de toute vie chrétienne. Certes, ces Béatitudes ne sont pas faciles à vivre. Mais, le mot “heureux” ou “bienheureux”, dit le pape François, devient synonyme de “saint”, parce qu’il exprime le fait que la personne qui est fidèle à Dieu et qui vit sa Parole atteint, dans le don de soi, le vrai bonheur. Les paroles de Jésus vont vraiment à contrecourant de ce qui est habituel, de ce qui se fait dans la société ; et, bien que ce message de Jésus nous attire, en réalité le monde nous mène vers un autre style de vie. Les béatitudes ne sont nullement quelque chose de léger ou de superficiel, bien au contraire ; car nous ne pouvons les vivre que si l’Esprit Saint nous envahit avec toute sa puissance et nous libère de la faiblesse de l’égoïsme, du confort, de l’orgueil.
     « Heureux les pauvres en esprit, Heureux les doux, Heureux les affligés, Heureux les affamés et les assoiffés de la justice, Heureux les miséricordieux, Heureux les coeurs purs, Heureux les artisans de paix, Heureux les persécutés pour la justice ». (Evangile de Matthieu, chapitre 5).
     Jésus nous invite à reconnaître la vérité de notre coeur, pour savoir où nous plaçons la sécurité de notre vie… La douceur est une autre expression de la pauvreté intérieure de celui qui place sa confiance seulement en Dieu… Le monde ne veut pas pleurer : il préfère ignorer les situations douloureuses, les dissimuler, les cacher… La justice que Jésus propose n’est pas comme celle que le monde recherche ; une justice tant de fois entachée par des intérêts mesquins, manipulée d’un côté ou de l’autre ; elle commence à devenir réalité dans la vie de chacun lorsque l’on est juste dans ses propres décisions, et elle se manifeste ensuite, quand on recherche la justice pour les pauvres et les faibles. Le mot “justice” peut être synonyme de fidélité à la volonté de Dieu par toute notre vie… La miséricorde a deux aspects : elle consiste à donner, à aider, à servir les autres, et aussi à pardonner, à comprendre…

Quand m’est-il arrivé de vivre une de ces Béatitudes ?
Et quelle est celle que je vais chercher à vivre un peu plus l’une d’elles,
dans les jours qui viennent ?
Avec qui puis-je m’associer pour les mettre en oeuvre ?

 

Le billet du 21 juillet 2019

TOI AUSSI, TU ES APPELÉ À VIVRE LA SAINTETÉ

      Pour être saint, il n’est pas nécessaire d’être évêque, prêtre, religieuse ou religieux… Nous sommes tous appelés à être des saints en vivant avec amour et en offrant un témoignage personnel dans nos occupations quotidiennes, là où chacun se trouve. Es-tu une consacrée ou un consacré ? Sois saint en vivant avec joie ton engagement. Es-tu marié ? Sois saint en aimant et en prenant soin de ton époux ou de ton épouse, comme le Christ l’a fait avec l’Église. Es-tu un travailleur ? Sois saint en accomplissant honnêtement et avec compétence ton travail au service de tes frères. Es-tu père, mère, grand-père ou grand-mère ? Sois saint en enseignant avec patience aux enfants à suivre Jésus. As-tu de l’autorité ? Sois saint en luttant pour le bien commun et en renonçant à tes intérêts personnels.
      Joseph Cardjin, fondateur de la Jeunesse Ouvrière Chrétienne (JOC), reprenant St François de Sales, invitait à « vivre l’Ordinaire de nos vies de façon Extraordinaire ». Dans un groupe, quelqu’un disait : « Nous sommes tentés par la routine ; nous pouvons essayer de rendre les tâches quotidiennes plus agréables » ; et un autre : « les retraités, nous pouvons ne pas faire tout dans l’urgence… ».
      Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible ; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie. Cette sainteté à laquelle le Seigneur t’appelle grandira par de petits gestes. Chaque saint est une mission ; il est un projet du Père pour refléter et incarner, à un moment déterminé de l’histoire, un aspect de l’Évangile. Cette mission trouve son sens plénier dans le Christ et ne se comprend qu’à partir de lui. Au fond, la sainteté, c’est vivre les mystères de sa vie en union avec lui. Elle consiste à s’associer à la mort et à la résurrection du Seigneur d’une manière unique et personnelle, à mourir et à ressusciter constamment avec lui.

      Regarde Jésus, dans sa vie, dans sa mort et sa résurrection : comment peux-tu, aujourd’hui, réaliser ce que tu dois faire en union avec lui ?

 

Le billet du 14 juillet 2019

      LES SAINTS NOUS ENCOURAGENT ET NOUS ACCOMPAGNENT

 

        Le Concile Vatican II nous donne quelques repères pour répondre à l’appel à la sainteté ; le pape François en reprend quelques expressions, à sa manière, pour nous dire que nous ne sommes pas seuls sur ce chemin.
        Ne pensons pas uniquement à ceux qui sont déjà béatifiés ou canonisés. L’Esprit Saint répand la sainteté partout, dans le saint peuple fidèle de Dieu, car « le bon vouloir de Dieu a été que les hommes ne reçoivent pas la sanctification et le salut séparément, hors de tout lien mutuel ; il a voulu en faire un peuple qui le connaîtrait selon la vérité et le servirait dans la sainteté ».
      "J’aime voir la sainteté," dit le pape François, "dans le patient peuple de Dieu : chez ces parents qui éduquent avec tant d’amour leurs enfants, chez ces hommes et ces femmes qui travaillent pour apporter le pain à la maison, chez les malades, chez les religieuses âgées qui continuent de sourire. Dans cette constance à aller de l’avant chaque jour, je vois la sainteté de l’Église militante. C’est cela, souvent, la sainteté “de la porte d’à côté”, de ceux qui vivent proches de nous et sont un reflet de la présence de Dieu."
        Laissons-nous encourager par les signes de sainteté que le Seigneur nous offre à travers les membres les plus humbles de ce peuple qui « participe aussi de la fonction prophétique du Christ ; il répand son vivant témoignage avant tout par une vie de foi et de charité ».

       « Chacun dans sa route ». Il ne faut donc pas se décourager quand on contemple des modèles de sainteté qui semblent inaccessibles. Il y a des témoins qui sont utiles pour nous encourager et pour nous motiver, mais non pour que nous les copiions, car cela pourrait même nous éloigner de la route unique et spécifique que le Seigneur veut pour nous. Ce qui importe, c’est que chaque croyant discerne son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même, ce que le Seigneur a déposé de vraiment personnel en lui et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. Nous sommes tous appelés à être des témoins, mais il y a de nombreuses formes existentielles de témoignage.

 

 Quel est mon chemin de vie chrétienne ? Quels sont les dons, les talents que je mets au service du témoignage porté à Jésus-Christ et à sa Bonne Nouvelle ?

 

Le billet du 07 juillet 2019

      Chaque dimanche de juillet et août, le billet nous invite à parcourir les chemins de Sainteté, accessibles personnellement et en communauté. Une question nous aidera à regarder où nous en sommes et vers où nous voulons aller.

DEVENIR SAINT, EST-CE POSSIBLE ?

      D’aucuns répondront spontanément que « ce n’est pas pour moi ; je ne le pourrai pas ! »
      Et si cette question du « possible » succédait à une intervention préalable ?
      « Soyez dans la joie et l’allégresse » (Mt 5, 12), dit Jésus à ceux qui sont persécutés ou humiliés à cause de lui. Le Seigneur demande tout ; et ce qu’il offre est la vraie vie, le bonheur pour lequel nous avons été créés. Il veut que nous soyons saints et il n’attend pas de nous que nous nous contentions d’une existence médiocre, édulcorée, sans consistance. Voici comment le Seigneur le proposait à Abraham : « Marche en ma présence et sois parfait » (Gn 17, 1).
      C’est d’abord à un appel que nous répondons en cherchant à vivre selon l’Esprit du Christ et, ainsi, à cheminer vers la Sainteté.
      Encore faut-il préciser de quoi nous parlons lorsque nous disons « Sainteté, Saint, Sainte ». Ceci viendra au fur et à mesure de notre lecture de cette Exhortation du pape François, et des différents billets consacrés à cette Lettre, au cours de cet été.
      Quelques expressions de personnes qui ont lu ensemble des chapitres de cette Lettre : « Faire les choses du mieux qu’on peut, ne pas tricher avec soi-même et avec Dieu » ; « faire confiance au Seigneur, c’est par sa grâce que nous sommes sauvés » ; « je me sens à mille lieues de ce qu’ont fait beaucoup de Saints » ; « c’est l’œuvre de toute une vie ; on n’est pas parfaits, mais si, déjà, on passe la journée à chercher à être au service… » ; « est-ce qu’on ne confond pas Sainteté et Perfection ? » ; « devenir saint, c’est inaccessible, pour des gens ordinaires, ça passe par des choses ordinaires ».
      « Mon humble objectif, dit le pape, c’est de faire résonner une fois de plus l’appel à la sainteté, en essayant de l’insérer dans le contexte actuel, avec ses risques, ses défis et ses opportunités. En effet, le Seigneur a élu chacun d’entre nous pour que nous soyons « saints et immaculés en sa présence, dans l’amour » (Ep 1, 4) ».
      J’essaie de répondre à ces questions simples, cette semaine : « Est-ce que je laisse le Seigneur libre de m’appeler à vivre saintement ? Est-ce que je crois qu’il appelle tous les Humains (et donc moi parmi eux) à répondre à son amour par un amour partagé, donné, concrètement, humblement, à Lui et à mes Frères ?

 

Le billet du 30 juin 2019

UN PEU D’EAU

     Les piscines sont prêtes à recevoir les visiteurs. L’océan va voir arriver dans quelques semaines les estivants.
Pour la détente et la récupération d’énergies, c’est nécessaire à ceux qui choisissent de telles vacances.
     Dans les titres d’informations, on annonce que des régions de notre pays connaissent déjà la sécheresse, les
nappes phréatiques ne s’étant pas régénérées par manque de pluviosité.
     Au gré des lectures, je croise un article qui présente le dernier rapport de l’UNICEF et de l’OMS : il dresse un bilan de l’évolution du taux d’accès à l’eau potable et à des installations sanitaires depuis l’an 2000. Il est noté que des progrès ont été réalisés ; cependant les chiffres demeurent inquiétants « et devraient inciter les Etats à redoubler d’efforts ». Depuis 2000, 1,8 milliard de personnes ont obtenu un « accès aux services de base » pour l’eau potable, 2,1 milliards pour les installations sanitaires. Toutefois, 1 être humain sur 10 n’a toujours pas accès à l’eau potable. Dans le même temps, les climatologues et autres lanceurs d’alerte présentent les risques de manque d’eau dans les décennies à venir.
     Ce n’est pas seulement une question d’ordre écologique ; il s’agit de vie et de survie, dans la consommation courante, pour l’hygiène et la santé, ainsi que pour l’agriculture.
     Lorsque nous nous promenons dans la Bible, nous rencontrons de nombreux versets et chapitres qui nous indiquent l’importance et la signification de l’eau. Elle est souvent signe de libération, de passage de la mort vers la vie, d’une nouvelle naissance. Pensons simplement au peuple hébreu sortant du pays d’esclavage vers la Terre promise ; mais aussi au bain de Jésus dans le Jourdain au cours duquel il entend « Tu es mon Fils bien aimé, en toi, j’ai mis tout mon amour ». C’est Dieu lui-même qui parle.
     Lorsque nous entendons des appels à respecter l’eau des incitations d’Organisations mondiales à offrir de ce trésor à l’ensemble de l’humanité, cela résonne, pour nous, croyants, chrétiens, en termes de respect de la nature, mais aussi de libération, de purification, par le plongeon dans la Source qui donne la vie et la vie en abondance. « Venez, voici de l’eau », dit le prophète Isaïe. Puissent tous les habitants de la terre d’aujourd’hui et de demain bénéficier de cette richesse indispensable à la vie et rencontrer sa Source intarissable.

 

José BOURAU

 

Le billet du 23 juin 2019

LA SAINT-JEAN


     La fête de la Saint Jean-Baptiste correspond au solstice d’été, c’est-à-dire, en ce 24 juin, à la période où le soleil est le plus haut dans le ciel, où donc les jours sont les plus longs de l’année. Bien avant le christianisme, paraît-il, « le jour le plus long » était mis à profit pour prolonger la fête le soir. Et on allumait de grands feux sur les places, feux de joie comme pour retenir ces jours qui allaient désormais être de plus en plus courts jusqu’au solstice d’hiver, en décembre, où ils se remettraient à s’allonger…
     Alors la Saint Jean ? avec le plus grand et le dernier des prophètes, l’Attente du Messie est comme au zénith, à son sommet ; après avoir annoncé la Lumière qui pointera et montera à Noël , Jean-Baptiste, le Serviteur, dit : « il faut qu’Il grandisse et que moi je diminue » … que mes jours aillent diminuant et que les siens prennent toute la place. Message aussi pour l’Eglise que nous sommes : que son visage soit en lumière ou qu’il soit défiguré, l’Eglise doit s’effacer devant Celui qu’elle est chargée d’annoncer.
     On ne vous dira pas tout ceci à la télé au moment de la météo et mon commentaire ne fait pas non plus partie du Credo ! Mais sans jouer à l’astrologue, on peut se douter qu’il y a eu, chez les lointains auteurs de notre calendrier chrétien, comme une recherche d’harmonie avec le cycle des astres : eux aussi, à leur manière, ils « chantent la Gloire de Dieu » !

Bonne Fête aux Jean-Baptiste et bon été à tous !

Robert Mendiburu

 

Le billet du 16 juin 2019

LA SAINTE TRINITÉ

      En cette solennité de la Sainte Trinité, faisant nôtre la prière de sainte Élisabeth de la Trinité : « Ô mon Dieu, Trinité que j’adore, aidez-moi à m’oublier entièrement pour m’établir en vous, immobile et paisible comme si déjà mon âme était dans l’éternité ! Que rien ne puisse troubler ma paix, ni me faire sortir de Vous, ô mon Immuable, mais que chaque minute m’emporte plus loin dans la profondeur de votre Mystère. Pacifiez mon âme, faites-en votre ciel, votre demeure aimée et le lieu de votre repos. Que je ne vous y laisse jamais seul, mais que je sois là tout entière, tout éveillée en ma foi, tout adorante, toute livrée à votre action créatrice. »
      Prions frères et sœurs pour toutes les familles divisées... Que l’amour qui unit les trois personnes en un seul Dieu et Père de tous continue d’alimenter leurs relations et les conduise à la réconciliation et à l’unité qui ont pour fondement le mystère de la sainte Trinité.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 09 juin 2019

NOTES AU FIL DES JOURS :


26 mai
Élections européennes… résultats : on en pense ce qu’on veut mais je remarque que les jeunes, enfin ceux qui ont voté, sont plutôt allés chez les écologistes. Je me dis que notre pape François qui a écrit « Laudato si » (écologie intégrale) est vraiment un visionnaire, le pasteur qu’il nous faut et qui nous engage à avancer sur les sentiers de « l’Église verte »; celle qui témoigne, qui agit et qui prie pour les Hommes et pour la Création… Chrétiens, saurons-nous dire aux jeunes préoccupés par la planète qu’il n’y a pas de rivière sans source... qu’il n’y a pas de Création sans Créateur ? « Au commencement Dieu créa le ciel et la terre » (Genèse 1, 1)


30 mai
Trois ordinations diaconales en vue du sacerdoce à Ciboure. Trois jeunes hommes qui ont choisi notre diocèse et surtout les femmes et les hommes qui y vivent. Trois futurs pasteurs soucieux de rencontres, de relation et de simplicité… J’ai rarement vu autant de prêtres du Pays Basque présents à une ordination diaconale : un signe !


9 juin : Pentecôte !
Le monde change vite et beaucoup. Demandons et accueillons l’Esprit Saint qui vient du Seigneur. Demandons lui de nous souffler dans le dos afin que nous puissions avancer et parler un langage compréhensible par les jeunes, les femmes et les hommes de ce temps !

Jean-Marc Aphaule-diacre

 

 

Le billet du 02 juin 2019

À BOUT DE SOUFFLE !

               Nous connaissons tous la béatitude qui commence par « Heureux les pauvres en esprit … » qu’une traduction nouvelle rend ainsi : « heureux ceux qui sont à bout de souffle… » Là on saisit de suite, il ne faut pas une grande explication pour comprendre que Jésus parle des petits,de tous ceux qui galèrent ou que l’on fait galérer ; ils n’en peuvent plus. C’est à eux que Jésus s’adresse . C’est pour eux qu’il vient. Le bonheur qu’il promet c’est pour eux. Il donne à chacun l’Esprit Saint qui n’est autre que le Souffle de Dieu, le souffle bienfaisant et imprévisible qui redonne vie, espoir et renouveau. Ceux qui sont à bout de souffle reçoivent de l’Esprit la force de repartir, de recommencer, le courage de redresser la tête et de poursuivre la route. À l’approche de Pentecôte, demandons de reprendre souffle nous-mêmes et d’accueillir le Souffle de l’Esprit pour que nos familles et nos communautés en soient transformées.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 30 mai 2019

Cher Théophile


      Permets-moi, ami lecteur, de te nommer ainsi. Comme si c’était Luc, l’auteur du Livre des Actes des Apôtres, qui s’adressait à toi comme à ce dénommé Théophile. En effet, ce prénom, est-il celui d’une personne précise à qui l’auteur (St Luc) envoie ce Livre, ou bien est-ce un qualificatif (« celui qui aime Dieu », ou « celui qui est aimé de Dieu ») attribué à chacun et à tous ceux qui lisent les Actes des Apôtres, toi, moi, vous ?
      En cette fête de l’Ascension, et à l’occasion de la première des Communions d’enfants de notre paroisse, je t’invite à te redire qui est Jésus, Fils de Dieu, prenant corps en Marie, travaillant avec Joseph ; le marcheur de Palestine qui a mission de relever les courbés et autres escamotés de la vie, de pardonner, de dire bienheureux les artisans de paix, les pauvres de coeur, les affamés de justice … Il donne la promesse de sa présence dans le Partage du Pain, dans les frères souffrants, prisonniers, manquants du nécessaire.
      Je t’invite à te redire aussi qui est Jésus, monté au Ciel, après avoir dit à ses amis : « allez, de toutes les nations, faites des disciples » et il fait donc de toi son messager ; il te rappelle : « je suis avec vous tous les jours ».
      « Pourquoi restez-vous là à regarder le Ciel ? », te demande-t-il, lorsque tes yeux de chair ne le voient pas. Tu voudrais le voir, toi aussi ? Alors ouvre les yeux : il est là, près de toi… quand tu es en prière, chez toi et peut-être au fond de ton lit de malade, quand tu prends le Pain Consacré, comme les enfants qui l’accueillent pour la première fois, aujourd’hui, dans leur main, au moment de la communion… quand tu croises une personne dans ton quartier, sur le lieu de ton boulot ou de tes loisirs, dans ta famille, une personne en situation de précarité, fuyant son pays, un enfant qui a besoin d’être aidé dans sa scolarité.
      Regarde au fond de toi et autour de toi : il est présent à ta vie ; il t’appelle à montrer son visage à tes frères humains. Pour cela, il te donne son Esprit et il t’envoie.

José Bourau

 

Le billet du 26 mai 2019

Au lendemain des élections au nouveau Parlement européen, la prière que voici n’aura pas pris une ride, mais sans doute aurons-nous à l’actualiser par des contenus renouvelés : que vienne l’Esprit de Pentecôte pour nous aider à vivre en notre Europe comme citoyens et disciples du Christ, vigilants et artisans de paix.

 

                                                     Robert MENDIBURU

PRIERE pour l’EUROPE

    Père de l’humanité, Seigneur de l’histoire,
   Regarde ce continent auquel tu as envoyé des philosophes, des législateurs et des sages, précurseurs de la foi en ton Fils mort et ressuscité.
    Regarde ces peuples évangélisés par Pierre et Paul, par les prophètes, les moines et les saints.
    Regarde ces régions baignées par le sang des martyrs et touchées par la voix des réformateurs.
   Regarde les peuples unis par de multiples liens et divisés par la haine et la guerre.
   Donne-nous de nous engager pour une Europe de l’Esprit, fondée non seulement sur les accords économiques, mais aussi sur les valeurs humaines et éternelles : une Europe capable de réconciliations ethniques et oecuméniques, prompte à accueillir l’étranger, respectueuse de toute dignité .
    Donne nous de regarder avec confiance notre devoir de susciter et promouvoir une entente entre les peuples qui assure pour tous les continents la justice et le pain, la liberté et la paix.

Cardinal MARTINI, président des évêques d’Europe de 1987 à 1993 . Cité par « La Foi d’un Peuple », revue de la Mission Ouvrière mai 2019.

 

Le billet du 19 mai 2019

« AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES »

      « Aimez-vous les uns les autres. » Ce commandement est donné par Jésus à un moment crucial de sa vie, lors du dernier repas avec ses disciples. Dans son discours d’adieu, Jésus donne une consigne fondamentale à ses disciples de s’aimer comme lui les aimait pour qu’ils soient partout ses disciples. Car, ce ne sont pas les discours qui témoignent de la présence invisible du Christ ressuscité, mais l’amour que les Chrétiens ont les uns pour les autres. « Comme je vous ai aimés, aimez-vous les uns les autres. »
      Face aux aléas de la vie (trahison, l’insuccès, les incompréhensions...) ce commandement est souvent indiqué durant les moments difficiles de la vie. En effet, l’expérience montre qu’il est difficile d’aimer en temps d’épreuve. Bien souvent, l’on abandonne un ami au moment de la souffrance. Que de couples unis pendant la période de bonheur mais désunis par la suite à cause des maladies, de la pauvreté, de la souffrance…
      En nous donnant le commandement de l’amour à un moment difficile de sa vie, Jésus nous invite à considérer l’amour du prochain comme un moyen qui permet de faire face aux aléas de la vie.
      Que le Christ ressuscité dispose notre cœur à l’amour du prochain quelles que soient les épreuves, nos différences de nation, de langue, de culture et de couleur.

Pricet SAMBA.

 

Le billet du 12 mai 2019

LOURDES !


     « Elle m’a regardé comme une personne regarde une autre personne. » Ces mots de la petite Bernadette résonnent encore en moi tandis que je quitte la projection du film « Lourdes » (documentaire de T. Demaizière et A Teurlai).
      Durant 1h30 à travers les visages et les mots de personnes inconnues qui défilent sur l’écran, je retrouve tous les hospitaliers, les lycéens, les jeunes, les femmes et les hommes malades ou handicapées que je rencontre chaque année à Lourdes pour le pèlerinage diocésain (HBB en septembre). Je découvre aussi la foi et le pèlerinage du peuple Gitan, la prière des personnes prisonnières de la prostitution. Je vois la tendresse de pères accompagnant « à la grotte » leur enfant malade et déchiré. Que d’émotions, de sourires, de Foi et de larmes ! Et tout cela confié à Marie qui ne cesse de nous donner son Fils… «Faites tout ce qu’il vous dira. » Après la projection quelqu’un  demande : «pouvez-vous résumer « Lourdes »  en quelques mots ? » La réponse me vient comme une évidence : la beauté des personnes ! Oui vraiment, malgré leurs maladies, leurs déchirures, leur extrême vieillesse, leurs handicaps, au-delà de leurs corps souffrants et déformés, et même avec leurs peurs, leurs hésitations, leurs maladresses, malades, handicapés, pèlerins, hospitaliers, naufragés de la vie.… Ils sont tous beaux et incroyablement lumineux, ils se regardent tous et me regardent comme une personne regarde une autre personne. C’est comme un éclair tranchant la nuit, comme le sourire bienveillant de Marie au creux de l’affreux rocher de Massabielle ; c’est magnifique, surprenant et revigorant comme un tombeau ouvert au matin de Pâques…


Jean-Marc APHAULE, diacre.

 

Le billet du 5 mai 2019

VENEZ MANGER …

      Non, non, non ! ce n’est pas une invitation à venir à la prochaine kermesse, quoique …C’est Jésus qui, ressuscité, garde encore les pieds sur terre, si l’on peut dire. Il sait qu’après l’effort vient le réconfort. Les apôtres ont pêché toute la nuit, sans rien prendre. A sa demande ils ont lancé une dernière fois le filet, c’était la bonne. Ils réalisent une super prise ! Bien sûr chaque élément a un double sens. Les poissons, c’est la promesse d’une mission féconde, grâce à la Présence du Ressuscité au milieu de ceux qui jettent les filets. Cette mission atteindra les limites de la terre. Le chiffre 153 à un sens universel. Mais ce qui réjouit c’est que Jésus les invite à manger. Le spirituel n’existe pas sans conditions humaines de base. Les pères de l’Église diront qu’il est inutile d’annoncer la Bonne nouvelle à quelqu’un qui n’a pas de pain. Il faut d’abord qu’il mange ! C’est du bon sens. Ensuite le partage du pain pourra se déployer dans le pain eucharistique, pour remercier le Ressuscité de la vie en abondance qu’il nous procure. Alors demandons au ressuscité d’avoir toujours le même « bon sens » que lui. Et commençons par répondre positivement à son invitation : « Venez manger » !

P. Michel GARAT

 

Le billet du 28 avril 2019

 PIERRES VIVANTES

  Cette expression avait presque disparu à propos de l’Eglise (E). Ces deux mots reviennent comme un refrain en ces jours où Notre Dame de Paris a connu le drame de l’incendie : non pas pour minimiser l’ampleur de l’événement qui a affecté tant de catholiques, de chrétiens, de non-chrétiens, de paroissiens parisiens, de visiteurs de tous pays ; non pas pour arrêter le bel élan de solidarité en vue de la réparation de ce si bel édifice, symbole de la présence du Christ au coeur de Paris et symbole d’histoire, voire d’un patrimoine à faire vivre ; mais ces deux mots nous rappellent, à nous qui aimons nos « clochers » et nous réunir en des églises pour prier ensemble et célébrer les moments déterminants de notre vie chrétienne, que nous sommes des Pierres Vivantes de l’Eglise.
     L’actualité de l’Eglise nous fait toucher du doigt ses fragilités, avec les « abus » qui sont autant de feux qui la brûlent, mais aussi le soin à prendre pour qu’elle réponde à la Mission de Celui qui en est la Tête, l’unique Tête : le Christ, le Ressuscité, celui qui a bousculé la pierre qui fermait le tombeau.
     Si Notre Dame de Paris est encore debout malgré ses vulnérabilités, c’est que ses fondations sont solides ; l’Eglise, celle faite de pierres vivantes, reste debout si elle s’appuie sur ses fondations en Christ et en ses premiers apôtres. Elle tient debout si les pierres vivantes d’aujourd’hui se laissent ciseler par le Père et se lier les unes aux autres par l’Amour, l’Esprit, jailli du coeur du Crucifié-Ressuscité. Elle tient debout si, au lieu d’une prétention d’être un chef d’oeuvre, elle est signe du Christ et héraut de sa Bonne Nouvelle au coeur d’un monde où tant de personnes cherchent encore un toit, perdent la vie sous le feu des guerres, d’injustices, de faims, des atteintes à leur dignité.

     Soyons Pierres Vivantes, signes d’Espérance et d’Amour, Eglise toujours en construction, sur les terres où le Christ nous pose et nous travaille.

José BOURAU

 

Le billet du 21 avril 2019

 UNE FORCE DE VIE SANS ÉGALE.

      « La résurrection de Jésus n’est pas un fait relevant du passé ; elle a une force de vie qui a pénétréle monde. Là où tout semble mort, de partout les germes de la résurrection réapparaissent. C’est uneforce de vie sans égale.
      Il est vrai que souvent Dieu semble ne pas exister : nous constatons que l’injustice, la méchanceté, l’indifférence et la cruauté ne diminuent pas. Pourtant, il est aussi certain que dans l’obscurité commence toujours à germer quelque chose de nouveau, qui tôt ou tard produira du fruit. La persistance de la laideur n’empêchera pas le bien de s’épanouir et de se répandre toujours. Chaque jour dans le monde renaît la beauté, transformée par les drames de l’histoire. Les valeurs tendent toujours à réapparaitre sous de nouvelles formes et, de fait, l’être humain renaît de situations qui semblent irréversibles. C’est la force de la résurrection et tout témoin de l’Évangile est un instrument de ce dynamisme.
      La résurrection de Jésus produit partout les germes d’un monde nouveau et même s’ils venaient à être taillés, ils poussent de nouveau car la résurrection du Seigneur a déjà pénétré la trame cachée de cette histoire, car Jésus n’est pas ressuscité pour rien. Ne restons pas en marge de cette espérance vivante ! » Pape François. La joie de l’Évangile. 2013        

Ce texte vigoureux et plein d’espérance est-il d’actualité en cette Pâques 2019, à l’épreuve de ce qui bouleverse et notre société et notre Église ? A chacun sa réponse, bien sûr ; mais, comme disciples du Ressuscité, comme Église, nous avons à nous mettre ensemble pour discerner comment cette « Force de vie sans égale » est au travail .

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 14 avril 2019

VERS LA PÂQUES DU SEIGNEUR

     La célébration du dimanche des Rameaux et de la Passion constitue une remarquable entrée dans la Semaine Sainte et spécialement dans le Triduum Pascal qui est une seule célébration de la Pâques du Seigneur étalée sur trois jours : Jeudi saint (célébration de l’institution de l’Eucharistie) ; Vendredi saint (Passion du Christ et sa mort sur la croix). Elle s’achève avec la veillée Pascale, pendant la nuit du samedi au dimanche de Pâques où nous célébrons la mort et la résurrection du Christ.

    L’évangile de ce jour raconte l’arrivée de Jésus à Jérusalem sur le dos d’un petit âne et que la foule l’acclame avec les Rameaux : « HOSANNA AU PLUS HAUT DES CIEUX ». C’est une manière de dire que Jésus est le Messie, sauveur, le successeur du roi David, celui qui vient sauver le peuple Israël. C’est dans cette ville sainte qu’il va accepter librement de souffrir sa Passion, sa mort et  sa résurrection. Conscient donc d’être à l’heure du combat décisif, il a accepté librement de perdre sa vie pour le Salut de toute l’humanité.

     Cependant, les chrétiens aussi doivent se préparer à être rejetés, condamnés, cloués comme le fut Jésus. Si Lui Jésus le « bois vert » est traité ainsi qu’arrivera-t-il au « bois sec » ? Puisse le Seigneur redonner courage et espérance à toutes les personnes condamnées  injustement à cause de leur foi au Christ mort et Ressuscité.

 

Pricet SAMBA

 

Le billet du 07 avril 2019

      Comme beaucoup d’entre nous j’ai été, et suis encore scandalisé de l’actualité nauséabonde et triste de notre mère l’Église...Un ami m’a transmis un texte du père abbé d’En Calcat, le frère David : cela m’a fait du bien. Je vous le partage.
      « Abus sexuels, enquêtes et révélations en cascade : qu’on le veuille ou non, qu’on les regarde ou qu’on les ignore, l’Église va de scandale en scandale. Tout le corps est touché : les structures les plus hautes et les plus lointaines comme les plus ordinaires et les plus proches. La nausée succède à la nausée, la honte à la honte. Pour l’Église, pour tous ceux qui sont de l’Église, il n’y a pas quarante postures possibles. C’est la déculottée, point.
      Au sein de chaque institut, chaque diocèse, chaque monastère, une affaire, des histoires, plus ou moins récentes, et la nécessité de constater le silence qu’on a fait, imposé ou permis, le déni de justice… Pour ne pas perdre la face, par peur du qu’en dira-t-on, par peur d’être éclaboussé.
      Les bons chrétiens, à commencer par les plus responsables, se découvrent alors pharisiens, soucieux de respectabilité, d’honorabilité. On ergotait à qui mieux mieux sur la masturbation dans des catéchismes mais on faisait le black-out sur des crimes dans la vraie vie.
      Aucune exemplarité à retrouver n’est imaginable. Le brillant d’une moralité impeccable ne sera plus jamais crédible. D’ailleurs, s’il y a un projet qui ne ressemble pas à Jésus, c’est celui de l’exemplarité. Ce sont les pécheurs et les malades qu’il est venu appeler, il n’a cessé de le rappeler, de le montrer.
      Certes, il leur a dit : « vous êtes la lumière du monde » ! Oui, mais quel genre de lumière ?
      Aujourd’hui, le grand lustre s’est effondré, le spot surpuissant a été fracassé, la lampe qui croyait éclairer le monde a été brisée, sans remède.
      La lumière de l’époque de Jésus n’est pas de cette sorte, elle est feu, flamme, aucun court-circuit ne la menace ; elle ne se propage que par contact, proximité, relais, humblement, comme la foule des petits cierges illumine la nuit pascale. Elle est très humble, la lumière du monde, quand le monde tout entier est plongé dans la nuit. Que faire alors, puisque c’est la nuit, de nouveau ?
      Comme Nicodème le pharisien, commencer par allumer sa lanterne, aller trouver Jésus de nuit, et lui demander instamment : « comment peut-on renaître, quand on est vieux ? »

Jean-Marc APHAULE-diacre