Get Adobe Flash player

 

                                                                    
 Le billet du 28 novembre 2020

IL N’Y AURA PAS DE NOËL ?  

 

                    IL N’Y AURA PAS DE NOËL ?


Bien sûr que si !
Plus silencieux et plus profond,
Plus semblable au premier
dans lequel Jésus est né, dans la solitude.

Sans beaucoup de lumières sur terre,
mais avec celle de l’étoile de Bethléem,
illuminant des chemins de vie dans son immensité.

Sans-parades royales colossales
mais avec l’humilité de nous sentir des bergers et des jeunes à la recherche de la Vérité.

Sans grandes messes et avec des absences amères, mais avec la présence d’un Dieu qui emplira tout.

                   IL N’Y AURA PAS DE NOËL ?

Bien sûr que si !
Sans les rues débordantes, mais avec un coeur ardent pour celui qui doit venir sans bruits ni festivals, ni réclamations ni bousculades ...

Mais en vivant le mystère sans peur aux « Hérodes-covid » qui prétendent nous enlever même le rêve d’espérer.

Noël aura lieu parce que DIEU est de notre côté
et qu’il partage, comme le Christ l’a fait dans une crèche, notre pauvreté, nos épreuves, nos pleurs, nos angoisses et notre orphelinat.

Noël aura lieu parce que nous avons besoin d’une lumière divine au milieu de tant d’obscurité.
Jamais la Covid19 ne pourra atteindre le coeur ou l’âme de ceux qui mettent dans le ciel leur espérance et leur haut idéal.

 

NOËL AURA LIEU !
NOUS CHANTERONS DES CHANTS DE NOËL !
DIEU VA NAÎTRE ET NOUS APPORTER LA LIBERTÉ !

 

P. Javier Leoz, curé de la paroisse San Lorenzo, Pampelune (Navarre en Espagne)

(texte qui lui a valu un appel téléphonique du pape François le 7/11/2020)

 

 

 

Le billet du 22 novembre 2020

                      FÊTE DU CHRIST ROI,

   DIMANCHE DE CONFINEMENT: QUEL CONTRASTE !

 

       Vraiment vous croyez ? Bien entendu il est difficile, voire même douloureux, de ne pas pouvoir se retrouver en communauté pour célébrer l’eucharistie, mais pour autant cela ne nous empêche pas de vivre ce à quoi nous invite l’Évangile de ce jour : devenir des disciples serviteurs. « Chaque fois que vous l’avez fait à ces plus petits de mes frères, c’est à moi que vous l’avez fait. » Ainsi s’exprime le Christ dans l’Évangile d’aujourd’hui. 

       Ainsi nous rappelle-t-il la mission reçue de notre baptême : servir nos sœurs et frères en humanité, vivre le sacrement de la Fraternité. Et nous ne manquons pas en cette période d’occasions de rejoindre et de servir tous ceux qui sont en situation de fragilité et de pauvreté. Le virus du Covid rend encore plus vulnérables ceux qui, du fait de leur santé ou de leur âge, sont déjà fragiles. Le confinement, même plus léger, a tendu des situations familiales difficiles. Les risques de décrochage ou de rupture scolaire menacent les plus jeunes d’entre nous. Les migrants sont plus que jamais à la merci des trafiquants et sujets de méfiance injuste et accrue. Tant de personnes voient leurs emplois menacés. La France franchira bientôt le cap des 10 millions de pauvres !!!…

       Alors il nous est toujours possible, en nous enracinant dans la prière, et dans l’eucharistie que nos prêtres continuent de célébrer dans une solitude apparente, de redoubler d’attention pour nos proches et nos voisins, de soutenir l’action d’associations ou de mouvements caritatifs, de nous y engager, de rejoindre des dispositifs bénévoles de soutien scolaire, d’appliquer rigoureusement les consignes sanitaires qui nous sont données, par souci de protéger nos frères et sœurs… En ces temps de confinement, prenons garde à ne pas devenir une communauté chrétienne repliée sur elle-même, ne pensant qu’à elle ou imaginant que toute vie chrétienne serait impossible parce que nous sommes temporairement privés d’eucharistie.

        Sachons, dans l’Espérance, trouver le chemin du Seigneur en ces temps difficiles; mais y a-t-il eu un jour des « temps faciles ? » Nous pourrions déjà imaginer ou préparer la fête eucharistique (à Noël?) de nos retrouvailles: elle serait riche de nos prières, de nos « services », et de nos pauvretés confinées... Et n’oublions pas la promesse du Seigneur dite par le prophète Ézéchiel: « comme un berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis. »



                                                       Jean-Marc Aphaule -diacre-          

 

 

Le billet du 15 novembre 2020

SURMONTER L’INDIFFÉRENCE

      « Tends la main au pauvre ». Par ces mots tirés du livre biblique de Ben Sira, le Sage, le pape François nous invite, en ce dimanche, à honorer la 4ème journée mondiale des pauvres. Une journée qu’il a instituée comme « signe concret de la charité du Christ pour ceux qui sont le plus dans le besoin ».
      En cette période de nouveau confinement, notre attention est surtout portée sur la Covid 19 et, ces jours-ci, sur l’espoir d’un vaccin qui fera face aux attaques du virus. Qui reprocherait à quiconque cette attention et cet espoir ?
Et il est vrai que cette épidémie suscite la peur et l’angoisse chez les uns, le sentiment d’abandon chez d’autres, la souffrance chez les malades, un surcroit de travail chez les soignants et les enseignants, la peine dans les familles de personnes victimes…

        Reste-t-il, malgré tout, un peu de place pour penser aux conséquences de l’épidémie sur les familles et les personnes, jeunes entre autres, mais pas que…, qui se retrouvent en situation de précarité ? celles qui ont perdu leur boulot et/ou l’espoir d’en trouver, avec les retombées sur leur logement et leur alimentation quotidienne… celles qui faisaient déjà appel à la table de la solidarité… et tant d’autres situations de « pauvreté matérielle, morale, humaine, sociale ». Au cours de l’épisode du 1er confinement, on a dénombré un million de personnes supplémentaires ayant basculé dans la pauvreté… Sans oublier les conséquences sur les aides nécessaires au développement dans les pays les plus pauvres.
        Dans ce contexte, le pape François nous appelle, ainsi que tous les habitants de la terre, à « surmonter l’indifférence » de « ceux qui tiennent leurs mains dans leurs poches et ne se laissent pas émouvoir par la pauvreté dont ils sont souvent complices » (cf. son message pour cette journée mondiale).
        Dans l’esprit de François, le Secours Catholique, habituellement et, à plus forte raison en cette période, est en première ligne pour répondre aux besoins « primaires et essentiels » des plus fragilisés. Ce dimanche est donc celui où le Secours Catholique fait appel à notre solidarité. Selon nos possibilités, selon nos talents (cf. l’évangile), accueillons cet appel.
        « La pauvreté, dit François, prend toujours des visages différents qui demandent une attention à chaque condition particulière : dans chacune d’elles, nous pouvons rencontrer le Seigneur Jésus qui a révélé sa présence dans ses frères les plus faibles ».

                                                    José Bourau                      

 

 

Le billet du 8 novembre 2020

                                          SATURATION  !                                  

        C’est l’état des hôpitaux et maisons de soin en cette période aigue de pandémie. Saturation des possibilités d’accueil de malades, mais aussi saturation des soignants eux-mêmes : même pas reposés de la période du premier confinement, il leur est beaucoup demandé à nouveau.
      Par contraste, le vide peut surgir aussi : même si l’activité se maintient, elle n’est pas totale, elle se fait de plus en plus en « distantiel » et non plus en « présentiel », deux néologismes peu connus avant que le coronavirus nous fasse changer de mode de vie : par les précautions à prendre, un lien social réduit à peu de choses, la distance … et les masques qui s’imposent aussi aux enfants depuis lundi.
       La vie de la paroisse aussi est impactée. Si le catéchisme est maintenu, si les églises resteront le plus possible ouvertes, le culte ne peut plus avoir lieu en dehors des enterrements avec moins de 30 personnes.
       Pour autant, nous maintiendrons un lien par mail. Chaque semaine les textes du dimanche seront commentés à trois voix, comme au printemps, envoyés par mail et disposés au fond de l’église. Ils pourront ainsi nourrir la prière et la méditation de la Parole de Dieu.

                                                                P. Michel GARAT

 

 

Le billet du 1er novembre 2020

            TOUS SAINTS ! QU’EN DIS-TU, CARLO ?

     Lecteurs de ce billet, peut-être êtes-vous de celles et ceux qui ont suivi par les media la célébration de Béatification de Carlo Acutis, jeune italien, mort à 15 ans d’une leucémie foudroyante. Le cardinal Vallini qui présidait cette célébration disait : « Le jeune Carlo, premier bienheureux du XXIème siècle, a montré que la sainteté était un objectif atteignable par tous et non quelque chose d’abstrait réservé à quelques-uns ».

              Son programme de vie de Carlo se résumait à ceci : être toujours uni à Jésus, son amour pour l’Eucharistie, sa dévotion à la Vierge, ses actions montrant son amitié pour les pauvres ».
               Un jeune normal, simple, spontané, sympathique, qui aimait la nature et les animaux, jouait au foot, avait de nombreux amis de son âge et s’était pris de passion pour l’informatique. Un jeune de son temps, qui, selon le témoignage de ses parents, avait déjà « les yeux tournés vers Jésus »… Tout particulièrement depuis sa première communion qu’il avait fait suivre de la communion et de la messe quotidiennes. Il avait un rapport personnel, intime et profond avec Jésus, «son Ami, son Maître, son Sauveur, la force de sa vie et le but de tout ce qu’il faisait».
     La phrase qu’il aimait dire : « Tous naissent comme des originaux, mais beaucoup meurent comme des photocopies ». Pour s’orienter vers « l’infini, notre patrie » et ne pas « mourir comme des photocopies », Carlo disait que notre boussole doit être la Parole de Dieu, à laquelle nous devons constamment nous confronter.
     Et cette Parole de Dieu, il la diffusait par informatique (il en était un geek et il redoutait d’en devenir accro !), par son sourire donné à ceux qu’il croisait, par le « bonjour » à la gardienne d’immeuble, par sa participation à la distribution de repas aux gens de la rue, etc..
En cette fête de Toussaint, bienheureux Carlo, guide-nous sur le chemin de la Sainteté « de la porte d’à-côté », comme dit le pape François.

                                                                    José BOURAU
 

 

Le billet du 25 octobre 2020

L’AMOUR DE DIEU ET DU PROCHAIN

      A travers l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous rappelle en premier lieu, que le devoir primordial de tout homme est d’aimer Dieu. Mais, il ne se contente pas de nous rappeler ce commandement fondamental, il rajoute également qu’il faut aimer son prochain comme soi-même. Alors faut-il d’abord aimer Dieu pour aimer son prochain ou d’abord aimer son prochain pour aimer Dieu ? L’amour de Dieu et du prochain sont inséparables, c’est comme un seul et unique commandement. Tous deux viennent de l’amour qui vient de Dieu, qui nous a aimé le premier.
      « Si quelqu’un dit : J’aime Dieu et qu’il haïsse son frère, c’est menteur ; car celui qui n’aime pas son frère qu’il voit, comment peut-il aimer Dieu qu’il ne voit pas. » 1 jean 4 :20 . L’amour de Dieu est un amour révélé, il n’est pas charnel, il est spirituel. Celui qui aime Dieu doit élever sa pensée à la dimension de son prochain parce qu’il est à l’image de Dieu.

Pricet SAMBA

 

 

Le billet du 18 octobre 2020

                        URGENCE ET ESPÉRANCE

       En cette période si curieuse et inquiétante où les journaux nous
parlent d’une montée impressionnante de la pauvreté dans le monde et dans notre pays, l’Évangile et le pape François nous rappellent l’urgence du service dans l’Espérance :

         « J’invite à l’espérance qui nous parle d’une réalité qui est enracinée au plus profond de l’être humain, indépendamment des circonstances concrètes et des conditionnements historiques dans lesquels il vit. Elle nous parle d’une soif, d’une aspiration, d’un désir de plénitude, de vie réussie, d’une volonté de toucher ce qui est grand, ce qui remplit le coeur et élève l’esprit vers les grandes choses, comme la vérité, la bonté et la beauté, la justice et l’amour. […] L’espérance est audace, elle sait regarder au-delà du confort personnel, des petites  sécurités et des compensations qui rétrécissent l’horizon,  pour s’ouvrir à de grands idéaux qui rendent la vie plus belle et plus digne ».

                              "Marchons dans l’espérance ! »

      

                                                           (Fratelli tutti, §55)
                                              Jean-Marc Aphaule -diacre-

 

 

Le billet du 11 octobre 2020

ME VOICI, ENVOIE-MOI.

      Un des précédents Billets était intitulé « Embauchés ! » En voici un autre qui peut apparaître de la même teneur.
      Comment je réagis lorsque je lis ces mots d’Isaïe « Me voici, envoie-moi » ? Est-ce que je me sens concerné ? Ou bien, est-ce que je pense que c’est pour quelqu’un d’autre ? Et pourtant, ils me sont adressés, plus spécialement en ces jours, du 11 au 18 octobre, « semaine missionnaire mondiale ».
      A vrai dire, la plupart d’entre nous, nous avons été habitués à voir dans « les missionnaires » tant de prêtres, de religieuses, et des laïcs de nos villages et quartiers, de nos connaissances, qui sont partis en « mission » en Asie, en Afrique ou en Amérique latine.
      Cependant, depuis le Concile Vatican II, nous percevons mieux que la mission est confiée à TOUS les baptisés : « mission à l’extérieur », dans des pays étrangers et « mission à l’intérieur », sur notre territoire.
      Dieu a besoin des hommes, de toi, de moi, de nous, de TOUTE l’Église pour participer à son œuvre de salut. « Qui enverrai-je », demande Dieu. « Me voici, envoie-moi », dit Isaïe.
      Le baptême fait de nous des « disciples-missionnaires », selon l’expression bien aimée du pape François. Appelés, envoyés pour rejoindre les périphéries qui ont besoin de la lumière de l’Évangile. Avec la lettre Encyclique « Tous Frères » qu’il vient de publier, le pape rappelle que les baptisés ont à vivre la Fraternité dans toutes les réalités du quotidien et à en témoigner par toute parole et tout acte.
      Portons dans notre prière les 19 enfants de la paroisse qui communient pour la première fois en ce week-end, les 21 jeunes qui sont confirmés samedi prochain : qu’ils entendent cet appel du Seigneur : « Prêts ? »… « partez ! ». Ce 17 octobre est aussi la journée mondiale pour l’élimination de la pauvreté, décrétée par l’ONU, poussée par ATD-Quart monde et le Père Joseph Wresinski : combien faut-il de bras pour y travailler ? Combien faut-il de voix pour dénoncer et en appeler à éradiquer les causes de la misère.
      Alors, oserai-je, moi aussi, dire « Me voici, envoie-moi » ?

José BOURAU

 

 

Le billet du 4 octobre 2020

         LES VIGNERONS HOMICIDES

       A travers l’Évangile de ce dimanche, Jésus nous propose la parabole des vignerons auxquels le propriétaire confie la vigne qu’il a plantée, puis il s’en va. Cependant, la loyauté de ces vignerons est mise à l’épreuve : la vigne leur est confiée pour la faire fructifier et remettre la récolte au propriétaire. Malheureusement les vignerons adoptent une attitude possessive et se considèrent comme des propriétaires au point de lapider, tuer les serviteurs.

       En effet, cette parabole illustre le mauvais comportement, la méchanceté de l’homme et par conséquent toutes les scènes de violence que nous vivons actuellement.
       Oui, notre société aujourd’hui bouillonne de violence. C’est ainsi qu’elle brise les relations humaines, endeuille, disloque les familles. Cette violence n’est pas que physique, elle se manifeste aussi par la parole qui humilie, dénigre, détruit l’honneur, la dignité de l’autre. Car, nous agissons quelquefois comme les mauvais vignerons.
        Voilà pourquoi, Jésus qui a subi la violence mais qui n’a jamais été violent nous enseigne de pratiquer : l’amour du prochain, le pardon, l’unité… Ce sont des moyens que le Christ met en oeuvre, les meilleures voies par lesquelles ses disciples pourront contribuer à la promotion d’une vraie culture de paix.

                                                 Pricet SAMBA
 

 

Le billet du 27 septembre 2020

ACCUEILLIR, PROTÉGER, PROMOUVOIR INTÉGRER.

      Ce sont les attitudes que recommande le Pape François vis à vis des migrants. Ce sont des attitudes positives. On sait l’engagement personnel du pape dans cette question. C’est même un « lanceur d’alerte » . Cela peut agacer. Mais s’il ne le faisait pas serait-il fidèle à l’évangile ? Les parents de Jésus ont dû quitter Nazareth , s’installer provisoirement à Bethléem pour en être chassé en raison d’une décision du Roi Hérode, à l’encontre des enfants et de l’Enfant à naître en particulier . Une nouvelle fois, la sainte famille a été jetée sur les routes de l’exode et trouver refuge dans le pays limitrophe qu’était l’Égypte. Depuis lors, faire attention à l’autre, à l’étranger, au migrant c’est en quelque sorte accueillir le Christ lui-même. Le premier verbe mis en avant par le pape est et restera la première marche à franchir : tendre l’oreille, ouvrir ses bras et son cœur, pour bien sûr discerner, comprendre, évaluer, orienter , … et intégrer autant que faire se peut. La célébration de ce jour est riche de cette harmonique. Entendre les « Notre Père » en plusieurs langues, c’est prendre conscience que nous faisons partie d’une même famille, riche de ses différences. C’est aussi nous rappeler que le Christ n’est pas encore bien accueilli, sous le visage des migrants notamment.

P. Michel Garat

 

 

Le billet du 20 septembre 2020

EMBAUCHÉS


       Drôle de mot par les temps qui courent ! Combien sont-ils à espérer conserver ou sauvegarder leur emploi, ou en trouver un, en ces périodes où la crise sanitaire met en danger des entreprises, des services, des commerces, en ces jours où l’opportunité de « dégraisser » traverse la pensée de certains.
       Récemment, un article rapporte que des jeunes (un nombre non négligeable), en plus de l’espoir d’avoir un travail auquel ils attribuent une place centrale dans leur vie, souhaitent et optent pour un travail qui leur permette de défendre les causes et les valeurs auxquelles ils croient et qui donnent sens à leur vie.
        Les travailleurs embauchés dont parle l’évangile de ce dimanche ne se posent vraisemblablement pas les questions de cette manière. A moins que cette histoire ne nous donne une idée de ce qu’on appellerait le revenu universel ? Cependant qu’il ne s’agit pas d’en rester à l’idée que Jésus nous donnerait une nouvelle manière d’organiser et de rémunérer le travail…; ce n’est pas son projet.
       La parabole de Jésus nous amène à considérer ce qui est juste aux yeux de Dieu : un contrat signé avec les premiers s’applique aussi aux derniers ; c’est sa justice ; d’autre part, toute personne doit pouvoir participer à l’ouvrage et pouvoir vivre du travail de ses mains.
       Cette « histoire » nous conduit également à regarder Dieu comme Celui qui embauche pour faire advenir son Royaume, qui appelle chacun à participer à son oeuvre de Création. Ces travailleurs, c’est toi, c’est chacun de nous. Quelle que soit l’heure de ta vie où tu entends son appel, il n’est jamais trop tard ; Il ne comptabilise pas à la manière humaine ; nul, pour Lui, ne doit rester sur le bord de la route ; Il a besoin de chacun, avec ses charismes, dans sa liberté.
       A l’heure de la fête de la Paroisse, dimanche prochain, nous entendrons des appels pour participer à la vie chrétienne dans la cité et dans la paroisse. Que répondrai-je ? Que répondrons-nous. Il embauche !

                                                        José BOURAU

 

 

Le billet du 13 septembre 2020

LE « MONDE D’APRÈS » : LA FRATERNITÉ !

      Quel étrange mois de septembre où un petit virus diabolique et malin s’ingénue à nous compliquer la vie ! Alors qu’habituellement en cette période nous renouvelons nos contacts, nous reprenons nos activités, nous lançons nos années ; nous voici freinés, masqués, distanciés, menacés dans notre santé. Que nous arrive t-il ? J’avais entendu parler du « monde d’après » mais cette idée généreuse semble avoir grillée au soleil de l’été comme le grain du semeur tombé sur le bord du chemin. Pour autant nous n’allons tout de même pas rester à nous lamenter sur un tas de cendres ! Ne sommes-nous pas habités par l’Espérance ? Voici venu le Temps de repenser notre relation au monde et aux autres. Voici venu le temps de comprendre que nous ne sommes ni maîtres, ni seuls au monde. Le temps de nous remettre dans les mains du Père en chantant comme nous y invite le pape à la suite de François d’Assise : « loué sois-tu Seigneur ! ». Voici venus les jours où nous recevrons une nouvelle lettre-encyclique (le 3 octobre) de François qui nous invitera à accueillir, à re-découvrir, à construire, à vivre la Fraternité dont le Seigneur est l’unique source. La Fraternité nous aidera, non pas à construire « le monde d’après », mais à vivre « l’aujourd’hui de Dieu ».

Jean-Marc Aphaule-diacre

 

 

Le billet du 6 septembre 2020

LA RENTRÉE !

         C’est un mot qui évoque beaucoup de choses : la fin d’une période plus tranquille , celle des vacances avec pour les enfants des rythmes adaptés, des horaires élastiques même. La rentrée sonne alors comme une « fin de récréation ». Il faut changer d’habitudes, se faire à de nouveaux rythmes qui ne dépendent plus de chacun, mais de l’école ou du travail , ou du caté ! En même temps, c’est l’occasion de faire de nouvelles connaissances, de rencontrer, d’apprendre, de se rendre utile au bien de tous, pour que la vie en société s’organise malgré tous les déséquilibres qu’elle engendre sans cesse.
         Parmi les déséquilibres majeurs, la Covid n’a pas fini de gêner notre vie quotidienne, mais aussi l’économie, et les simples relations humaines, distancées forcément par le masque, qui porte bien son nom : le masque cache. Il ne reste plus qu’à porter une casquette vissée sur la tête ou un bonnet bien enfoncé pour que nous ne devenions méconnaissables, et donc de plus en plus étrangers aux autres. Sans parler des multiples écrans qui déjà isolent !
           La rentrée cette année c’est cela. Alors le défi ce sera de maintenir un lien social, et cela dans notre communauté chrétienne. Car le Christ est le lien, le ciment qui nous fait tenir, unis les uns aux autres ; Il n’est pas venu créer un groupe d’individus additionnés, mais une communauté vivante, dont les membres sont liés, reliés, donnés les uns aux autres par l’Esprit du Christ, qui fait de son Église son corps.


                                                     P. Michel GARAT

 

 

Le billet du 30 août 2020

 

MARCHER À SA SUITE

      « Si quelqu’un veut marcher à ma suite, qu’il prenne sa croix et qu’il me suive… »
      À lire cette affirmation, on pense toujours au pire, au plus difficile. Dans l’évangile de ce dimanche, il est vrai que Jésus prépare ses proches aux événements tragiques de sa passion et de sa mort. Chemin inéluctable pour lui qui a tant osé, par ses actes et ses paroles. Mais chemin qui les mènera, s’ils le suivent, jusqu’à la rencontre du Ressuscité. Donc, chemin d’espérance !
      Demain, ce sera rentrée pour les enfants, pour les travailleurs qui ont pu s’arrêter un peu et partir quelques jours, pour les activités pastorales et autres sociales… pas pour ceux qui n’ont pas pu trouver un « job » cet été ; pas pour ceux qui ont été débauchés à cause de la crise sanitaire ; pas pour ceux qui pointent chercheurs d’emploi depuis peu ou plus longtemps.
      Ce dimanche, c’est aussi journée de rencontre autour de la mémoire de Robert Mendiburu : venant de Bordeaux, d’ailleurs et d’ici-même, membres de diverses communautés qu’il a accompagnées de sa douceur exigeante, de sa présence discrète et profonde, de son engagement pour la paix et la fraternité universelle, de sa prière fidèle et de ses paroles d’encouragement. Comment ne pas retrouver dans celui dont nous faisons mémoire ce que Jérémie disait : « Seigneur, tu m’as séduit et j’ai été séduit ; tu m’as saisi et tu as réussi… Ta Parole était comme un feu brûlant dans mon cœur ».
      En regardant Robert, le « marcher à la suite » du Christ, qui a été son leitmotiv de vie, prend toute sa dimension et son sens à partir de cette Parole de feu brûlant.
      Pour ceux qui vivent cette rentrée et pour ceux qui galèrent encore, pour ceux qui angoissent à l’idée de la Covid ou parce que l’horizon est obscur, combien souhaitons-nous qu’il y ait rencontre avec des personnes d’espérance et de confiance, avec une parole qui remette un peu de feu dans leur vie. « Prendre sa croix », porter le poids et les joies du jour, pour nous, disciples du Christ, c’est rester tendus vers la Vie et dévorés par l’Espérance.
      Merci à Robert de nous le rappeler.

José BOURAU    

 

Le billet du 23 août 2020

 

                         POUR VOUS, QUI SUIS-JE ?

       Lors d’une visite au Château Montségur, dans les Pyrénées cathares, il m’est venu l’idée de
méditer sur l’Evangile de ce dimanche dans lequel l’accent est mis sur la vraie identité de Jésus. Pendant que certains disciples ignorent la véritable identité de Jésus, Pierre reconnait et affirme que Jésus est le Messie, le Fils du Dieu vivant.
       De nos jours, les tentatives de réponses sur l’identité de Jésus sont nombreuses. A titre d’exemple, certains Chrétiens, dans mon pays d’origine (Congo/Brazzaville), affirment que Jésus
est la solution à leurs multiples problèmes. D’autres soutiennent que Jésus est leur prise en charge. Dans ce contexte, chacun répond selon ses aspirations et ses attentes. L’Evangile d’aujourd’hui défie toutes tentatives de définir Jésus par rapport à nos intérêts. En effet, plusieurs chrétiens considèrent Jésus comme un bouche-trou, celui qui doit leur éviter certaines difficultés, fruit de leurs paresse ; ou celui qui doit immédiatement les aider à trouver des solutions relatives à leurs problèmes. On lui attribue souvent tous les titres à travers lesquels il peut servir leurs causes.
       Oui, il est vrai que Jésus est venu pour nous servir. Mais il convient que nous reconnaissions d’abord sa véritable identité :
il est le Christ, qui a souffert sur la croix pour le salut des hommes. Le chemin de la croix, c’est le chemin du Christ, le chemin de tous ses disciples.
       

                                                   Pricet SAMBA    

 

Le billet du 16 août 2020

 

COURONNÉE D’ÉTOILES !

C’est avec ces paroles extraites du livre de l’Apocalypse que nous acclamons Marie, emportée par son Fils ressuscité avec son corps, son esprit et son âme dans la gloire auprès de Dieu. Les étoiles qui parent sa tête sont autant de signes du don qu’elle a fait de sa volonté pour que le Règne de Dieu arrive. La couronne de l’acceptation joyeuse : que tout se passe pour moi selon ta Parole ! répond Marie à l’ange. La couronne de la vie silencieuse et de la médiation dans son cœur, quand elle ne comprenait pas bien ce qui arrivait à son fils : Elle gardait tous ces évènements dans son cœur. La couronne de la présence auprès de Jésus, depuis les noces de Cana jusqu’au pied de la Croix. Enfin la couronne de l’Esprit reçue avec les apôtres réunis autour d’elle au premier jour de la vie de l’Église. Autant dire, qu’à chaque instant de sa vie, elle était entièrement tournée vers Dieu et l’accomplissement de sa Parole. Telles sont les perles qui ornent sa couronne dans le ciel. Du ciel elle poursuit ce qu’elle a commencé sur terre. Présente au milieu de l’église, elle devient la Mère attentive pour ceux qui se tournent vers elle, et celle qui nous guide vers la venue du Royaume de son Fils, en tissant des liens de fraternité pour un monde plus juste et plus beau. Réjouissons nous avec Marie qui, la première, reçoit la couronne de gloire.

P. Michel GARAT    

 

Le billet du 09 août 2020

 

     DANS LE MURMURE D’UNE BRISE LÉGÈRE

           Quel contraste nous présente la Parole de Dieu en ce dimanche, entre l’expérience du prophète Elie
et les disciples de Jésus !
       Au plus fort de la pandémie et du confinement, d’aucuns se demandaient si Dieu ne nous parlait pas à travers cet événement planétaire. Et les interprétations allaient bon train. Soyons vigilants à ne pas trop en faire dire à Dieu. Cependant, cette période est une expérience forte de tourments, une tempête dans la vie du monde. Croyants en Jésus-Christ, nous sommes, pour le moins, invités à lui dire nos peurs, comme
les disciples sur la barque.
       Elie, lui aussi, cherche à savoir ce que Dieu lui dit et veut lui faire comprendre. Il s’attend à un grand événement, à une manifestation d’ampleur. Et voilà que Dieu lui fait signe « dans le murmure d’une brise légère ».
      Dans le billet de dimanche dernier, Michel évoquait un et plusieurs visages qui nous disent quelque chose de la foi, de la confiance, du service, et sans bruit, mais avec efficience. Nous pouvons ajouter à ces visages tel ou tel autre qui, comme une brise, est passé et passe encore sans être remarqué et inscrit dans les journaux, mais qui marque nos communautés.
       Sans doute avons-nous à nous laisser surprendre par un événement, une rencontre, un visage, une action qui peut être comme cette brise légère. Ne serait-ce pas Dieu qui nous fait signe ? En tout cas, dans le tout-petit de nos existences, nous pouvons écouter ce qui peut nous mettre en chemin et nous soutenir dans le témoignage et le service.
       Tempête sur la mer de la vie du monde ou brise légère dans nos vies, comme les disciples et comme Elie, nous sommes renvoyés à la confiance en Celui qui nous parle, qui nous tend la main. Et qui sait, pour être disciple du Christ, sans doute sommes-nous invités à être des brises légères qui passent près de celui ou celle que nous visitons, que nous rencontrons, dans nos communautés humaines et nos communautés chrétiennes.

                                                          José BOURAU

    

 

Le billet du 02 août 2020

 

L’IMPORTANT …

      Il y a tout juste un an nous quittait pour la maison des cieux Mattin Dutey. A travers la mémoire que nous faisons de lui, c’est tous les bénévoles, petits ou grands, que nous voulons saluer. Vingt quatre heures avant son départ, il était encore avec l’équipe « révision des lampes » dans l’église Sainte Croix, préparant jour après jour la grande fête du 50° anniversaire de Sainte Croix. Jusqu’au bout ! tels les héros sur les champs de bataille qui ont toujours été ceux de la paix pour lui et son épouse Maïté. Ne disons pas « ce sont les meilleurs qui partent » ! Saluons plutôt ceux qui comme lui, se mettent en route, petit à petit, et qui tout en rendant service deviennent de vrais serviteurs, agissant avec compétence, enthousiasme et persévérance, quoi qu’il arrive. Ne disons pas non plus que « ce n’est plus comme avant » ! Certes les circonstances changent, mais ayons à cœur d’appeler, pour un simple coup de main, pour un service ponctuel ; ce peut être une découverte et un début d’engagement et d’épanouissement pour celui, celle qui est ainsi sollicité. C’est cela l’important… et pas seulement les roses !!! Ceci dit, rendons grâce pour tous ceux qui ont « tenu et porté » la vie de nos relais et continuent de le faire.                   

P. Michel GARAT        

 

Le billet du 26 juillet 2020

 

                           TIRER LE MEILLEUR

       Que ne ferait-on pas, que ne donnerait-on pas pour vaincre les assauts du coronavirus qui rôde encore ?
       Que ne ferait-on pas, que ne donnerait-on pas pour que cessent les violences, les gestes incendiaires, pour que s’établissent partout des relations fraternelles ?
       Ces questions révèlent, à n’en pas douter, ce qui nous est le plus cher en ces temps-ci !
       Pour sa part, l’évangile que nous lisons ce dimanche et ce que demande Salomon (dans le Livre des Rois) nous invitent à discerner quel est, dans cette vie et dans ces souhaits, le Trésor (T) que Dieu a caché et que Jésus vient révéler. Non pas que nos souhaits, nos désirs seraient secondaires ! La santé, la paix, la fraternité, le vivre ensemble sont chemins vers la découverte de ce que Dieu veut pour l’humanité et que Jésus nomme le Royaume des cieux.
      Ce trésor, c’est la vie en plénitude pour tous. Dieu nous précède pour semer et planter ce trésor dans l’Homme, dans le Monde.
       En toute personne humaine, à chaque coin de la création, il s’agirait donc, d’après Jésus, de tirer le meilleur, de trouver la présence de Dieu. Alors que nos yeux sont prompts à juger, à trier, il se pourrait qu’en chacun il y a un trésor… caché, de grande valeur.
       Avouons que cette perspective nous paraît difficile, tellement l’ivraie (dans l’évangile de dimanche dernier) et les parcelles incultes semblent prendre le dessus !
       Faire apparaître le trésor de chacun, de tous : c’est la manière dont Jésus se comporte en toute rencontre.
        Tirer le meilleur : rêve ou réalité ou objectif ? Ou simplement suivre Jésus ?
        Ça pourrait même changer les projets de société, la recherche du vivre ensemble et de la fraternité universelle. Ce ne serait plus le refrain « Dis-moi, quel est ton trésor » ! Ce serait davantage : « Dis-moi, quel trésor vois-tu en moi » ! Reste alors à proposer à chacun et tous des conditions pour mettre ce trésor en valeur. « L’Esprit Saint, dit Gilles, diacre en milieu de grande précarité, fait mûrir dans le coeur de chacun des fruits de patience, d’amour et de foi. Si on ne les moissonne pas, ils pourriront sur la tige ».

          Défi pour l’Eglise, défi dans les temps que nous vivons !


José BOURAU    

 

Le billet du 19 juillet 2020

 

L’IVRAIE ET LE BON GRAIN

      Dans l’Évangile de ce dimanche, Jésus compare le Royaume des cieux à un champ dans lequel le propriétaire a semé du bon grain. Mais pendant son sommeil, son ennemi est venu à son tour semer l’ivraie c’est-à-dire dire des mauvaises herbes, dans ce même champ, de sorte que le blé et l’ivraie grandissent en même temps.
      Des ouvriers s’en aperçoivent et vont interroger le propriétaire du champ : « N’est-ce pas du bon grain que tu as semé dans ton champ ? ». D’où vient-il qu’il a de l’ivraie ?
      C’est aussi bien de question que l’on se pose face à la flambée des violences dans nos sociétés actuelles. D’où vient le mal ? Pourquoi ces actes de barbarie ? Dieu a t-il quelque chose à voir dans les maux qui secouent l’humanité ?
      La présence du mal dans le monde est un défi que Dieu nous lance. Il a besoin de chacun de nous pour conduire ce monde vers la perfection. Dieu a semé le bon grain dans le cœur de chacun de nous, mais le malin profite du don de la liberté humaine pour semer le chaos dans le cœur de l’homme.
      Dieu nous aime inconditionnellement et veut que nous soyons des bons grains afin de produire des bons fruits et être sel de la terre et lumière du monde.

Pricet SAMBA

      

 

Le billet du 12 juillet 2020

 

               LE COEUR DE L’HOMME EST MALADE !


       Cette affirmation de la Sagesse biblique reçoit une violente actualité cette semaine à Bayonne : un chauffeur de bus est sauvagement attaqué alors qu’il effectue son service. Incompréhensible, cette sauvagerie ! sauf à penser que ces gens-là ne sont plus maîtres d’eux-mêmes, gestes de désespérés ou/et de dérangés. Mais s’ils sont dans cet état, c’est que « leur coeur est malade ». Il peut y avoir des tas de raisons à cela.
        La parole de la bible avertit : le mal n’est jamais très loin, toujours difficile à identifier, à prévenir et à guérir. Ce mal cette fois cause la mort clinique d’une personne qui ne fait que son métier, le plus généreusement possible, pour le bien de tous. Ce malheur laisse une maman, une famille profondément affectée. Si nous ne pouvons pas tout maîtriser, il appartient à chacun, à chaque famille, chaque groupe humain, et donc à la communauté chrétienne aussi de participer à l’éducation nécessaire pour prévenir si possible de tels actes de barbarie, par l’éducation, par la prévention , par l’insertion sociale

        …. Si le « coeur de l’homme est malade » , nous sommes appelés à choisir et respecter la vie des autres, c’est notre vocation d’humains et de baptisés.

                                                                     P. Michel Garat

      

 

Le billet du 05 juillet 2020

 

« VENEZ À MOI, VOUS TOUS QUI PEINEZ…ET MOI JE VOUS PROCURERAI LE REPOS »

      L’évangile de ce dimanche fait suite à une série de malédictions prononcées contre les villes situées le long du lac de Galilée. En effet, Jésus vient de guérir des malades, de faire plusieurs miracles. Cependant, tous ces miracles au lieu d’être reçus comme des signes de la venue du Royaume, ont entrainé des critiques de la part des chefs de prêtres et des pharisiens.
      C’est dans ce contexte que Jésus se tourne vers son Père dans une prière d’action de grâce : « Père, Seigneur du Ciel et de la terre, je proclame ta louange : ce que tu as caché aux sages et aux savants, tu l’as révélé aux tout- petits ».
      Dans cette prière, Jésus rend grâce à son Père parce que ce sont les petits, les gens simples, modestes qui accueillent son message ; au milieu du refus de ceux qui prétendent tout connaitre.
      Face à l’échec, il nous arrive souvent de nous enfermer dans un sentiment de révolte ou de désespoir. Mais à travers cette péricope, Jésus nous invite à cultiver une attitude spirituelle : revenir à Dieu, se tourner vers Dieu dans les situations difficiles de la vie. Voilà pourquoi, il donne cette indication : « Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos ». C’est comme une invite à se tourner résolument vers Dieu, d’être en parfaite harmonie avec lui ; après une période difficile, de dur labeur… cela nous fait penser aussi à cette période de vacances qui pointe à l’horizon ; une période favorable pour se reposer, pour rompre avec le rythme de l’année…
      Que la Vierge Marie notre Mère nous aide et nous accompagne pendant ce temps de vacances, temps de repos, de ressourcement spirituel.

Pricet SAMBA       

 

Le billet du 28 juin 2020

 

                              LA REPRISE !

       Tout semble reprendre autour de nous : la vie économique mais aussi la vie scolaire pour un temps bref avant la dispersion , relative, des vacances. Et la vie spirituelle, va-t-elle reprendre ? Peut-être n’a-t-elle jamais cessé, et s’est-elle même approfondie durant ces trois derniers mois sans quasi vie sociale. Mais ce n’est pas le  cas pour la catéchèse. Comment renouer en septembre ? Nous prévoyons de proposer la première communion à ceux qui l’ont préparée. On ne peut qu’espérer qu’en 6 mois les parents n’auront pas oublié le chemin de l’église, et continuent à entendre la voix celui qui est le "Chemin".
       La reprise était déjà à l’ordre du jour au temps de Jésus : à chaque moment du chemin, Jésus encourage et instruit : « celui qui veut me suivre qu’il prenne la croix et qu’il me suive ! » Non pour souhaiter la croix, mais pour vivre au plus près de Jésus qui lui nous sauve par la croix, par la Vie au bout de son chemin. Reprendre la route, c’est donc pour nous entendre Jésus nous demander de le suivre, avec la même invitation lancée autrefois aux disciples. Reprendre c’est pour nous entendre et faire entendre la voix du Christ, brouillée par tant et tant de messages, qui arrivent sur écrans qui font de plus en plus écran.

       Pas facile ! une tâche à reprendre sans cesse !

                                                       P. Michel Garat

          

 

Le billet du 21 juin 2020

 

BONNE FÊTE

      Dimanche dernier, nous avons célébré « Le Corps et le Sang du Christ » ; nous l’appelons aussi la fête du Saint Sacrement ; mais aussi la « Fête Dieu ». Etait-ce alors la fête de Dieu ?
      C’est tous les jours sa fête, non ?
      En ce dimanche-ci, nous pouvons encore lui dire « Bonne Fête » ! Puisque c’est la fête des pères. Sans doute Jésus est-il d’accord avec cette intention, lui qui est toujours tourné vers le Père : il n’est qu’à relire l’Évangile selon St. Jean pour nous le montrer. Avec lui, nous pouvons aujourd’hui dire d’une manière particulière la prière qu’il nous a apprise… « Notre Père, que ton nom soit sanctifié, que ta volonté soit faite, que ton règne vienne... ».
      C’est aussi la fête de la Musique (21 juin) : cette année, pour cause de précautions sanitaires, elle prend des formes différentes d’autres années.
      Pour allier Fête du Père, fête des pères et fête de la musique, je repensais à ce chant que les enfants aiment reprendre pour la Profession de Foi : (nous pouvons le retrouver chanté sur Internet : diverses belles voix l’interprètent)
      R/O Père je suis ton enfant, j’ai mille preuves que tu
      m’aimes.
      Je veux te louer par mon chant. Le chant de joie de mon
      baptême.
      1. Comme la plante pour grandir a besoin d’air et de 
      lumière,
      Tes enfants pour s’épanouir ont ta parole qui éclaire.
      Ceux qui ont soif de vérité, en ton Esprit se voient  
      comblés.
      2. Comme le torrent et la mer, comme l’eau claire des  
      fontaines
      Comme le puits sans le désert, à toute vie sont
      nécessaires
      Seigneur tu nous combles toujours de la vraie vie de ton
      amour.
      R/O Père voici tes enfants, formant une seule famille !
      Un même Esprit les animant, la même Foi, la même Vie.

      Bonne fête à tous les papas, ceux qui sont proches, ceux qui sont loin, ceux qui sont partis du monde humain ! Qu’ils aient le plus possible de cet amour que Notre Père nous offre chaque jour. Ils sont présents à notre prière.

José BOURAU            

 

Le billet du 14 juin 2020

 

                   FÊTE DU SAINT SACREMENT


        En cette solennité du saint-sacrement du Corps et du sang du Christ, faisant sienne cette méditation de Saint Thomas d’Aquin : « Dieu tout-puissant et éternel, voici que je m’approche du sacrement de ton Fils unique notre Seigneur Jésus Christ. Malade, je viens au médecin dont dépend ma vie ; souillé, à la source de la miséricorde ; aveugle, au foyer de la lumière éternelle ; pauvre et dépourvu de tout, au maître du ciel et de la terre.
        J’implore donc ton immense, ton inépuisable générosité, afin que tu daignes guérir mes infirmités, laver mes souillures, illuminer mon aveuglement, combler mon indigence, couvrir ma nudité ; et qu’ainsi je puisse recevoir le pain des anges (Ps 77,25), le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs (1Tm 6,15), avec tout le respect et l’humilité, toute la contrition et la dévotion, toute la pureté et la foi, toute la fermeté de propos et la droiture d’intention que requiert le salut de mon âme.
        Donne-moi, je t’en prie, de ne pas recevoir simplement le sacrement du Corps et du Sang du Seigneur, mais bien toute la force et l’efficacité du sacrement…… ».

             Saint Thomas d’Aquin, Prière avant la communion eucharistique.


        Que cette fête soit pour nous une occasion de reconnaitre davantage l’importance de l’Eucharistie qui est le sacrement des sacrements, sacrement par excellence qui donne la force, réconforte et fortifie.
        Rendons grâce au Seigneur pour ce don extraordinaire de sa bonté et apprenons à recevoir toujours plus dignement celui qui se donne à nous par son corps et son sang.

                                                           Pricet SAMBA

 

 

Le billet du 07 juin 2020

 

LA FÊTE DE LA SAINTE TRINITÉ

     Après avoir célébré la Pentecôte, ce dimanche est pour les Chrétiens la fête de la Sainte Trinité. Et en même temps pour toutes les familles, la fête des Mères.
     Cette fête de la Sainte Trinité nous révèle le mystère du Dieu Un et Trine : c’est-à-dire Dieu Trinitaire qui s’est révélé en trois personnes : Père, Fils et Esprit-Saint, manifestant ainsi sa sainteté son amour inconditionnel. C’est ainsi qu’il nous invite à nous laisser guider et transformer par cet amour qui le caractérise.
     Ainsi ce mystère Trinitaire célébré en ces jours nous plonge au cœur même de la foi Chrétienne : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son fils, afin que quiconque croit en lui ne se perde pas, mais obtienne la vie éternelle » stipule l’Évangile de ce jour (Jn 3, 16).
     Dans le quotidien de nos petites vies, que de couples unis pendant la période de bonheur mais désunis par la suite à cause des difficultés de la vie. Que d’amitiés détruites à cause de maladies, de la pauvreté, de la souffrance…
     En célébrant la solennité de la Sainte Trinité, confions au Seigneur toute les mères de notre Paroisse et celles du monde entier afin que cet amour qui jaillit du cœur de Dieu continue de féconder leurs efforts quotidiens.

Pricet SAMBA  

 

Le billet du 31 mai 2020

 

              Chers amis,

      À l’heure où j’écris ces lignes je ne sais pas encore si nous aurons la joie de pouvoir célébrer en communauté cette belle fête de la Pentecôte, et par la même occasion de communier à nouveau avec joie au corps du Christ, présence réelle de Dieu pour nos vies.
      La Pentecôte, depuis 2000 ans, c’est le déconfinement total des croyants : la fin de l’enfermement, la mort du repliement entre soi, l’interdiction absolue du communautarisme. À bien y regarder, c’est vraiment une fête d’actualité, et beaucoup de chemin reste à faire pour accueillir, chacun de nous personnellement, et en communauté, l’Esprit qui donne Vie et qui fait de nous une « Église en sortie ».
      Déconfinés ! Alors, sortons en respectant nos gestes barrière et avec nos masques. Non pas parce que l’autre est un danger, mais parce que sa vie nous est précieuse et que nous voulons le protéger. Ayons le masque et la distanciation sociale fraternels !

      Accueillons l’Esprit du Seigneur qui donne sens à ses jours déconfinés, à notre vie quotidienne qui doit s’habituer à l’épidémie. Recevons l’Esprit Saint qui nous guide vers la promotion d’un monde et d’une société renouvelés ou la responsabilité de chacun de nous envers ses frères, particulièrement les plus pauvres et les plus fragiles, et envers la création tout entière est totale. Lorsque les hommes se détournent de l’Humanité pour préférer l’économie, alors les pandémies de pauvreté, de guerres, de migrations désespérées et misérables, de destruction de l’environnement, de virus se répandent sur notre monde… Et ce n’est pas une punition divine, mais la conséquence concrète de notre péché.

      Viens Esprit du Seigneur ! « Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé. »

                    Jean-Marc Aphaule – diacre déconfiné -

 

Le billet du 24 mai 2020

 

              VIVRE LE TEMPS PRÉSENT !

      C’est curieux la ressemblance que l’on peut trouver entre le temps que nous vivons, celui du déconfinement, sorte de libération progressive des contraintes et restrictions sociales, tout en gardant une grande attention à toutes les règles de prudence pour tenir à distance ce maudit virus, et le temps des Apôtres, en attente de la libération par l’Esprit promis, enfermés qu’ils sont encore par la peur dans leur salle, leur cénacle.
      Pour eux comme pour nous, il y a un avant et il y aura nécessairement un après, que l’on espère meilleur, plus spirituel, c’est à dire plus tourné vers tout le vivant dont nous sommes solidaires, en captant l’esprit de la vie qui est dans la nature si appréciée ces dernières semaines, mais aussi et d’abord pour nous qui sommes marqués du sceau de l’Esprit, vivre dans l’émerveillement d’une Vie qui nous est chaque jour donnée comme un cadeau et une mission. Cependant l’essentiel reste le temps présent. Nous ne vivons pas par procuration ni dans le passé ni dans l’avenir. Nous sommes baignés dans le quotidien sans être submergés. Comme dit Saint Jean, il nous faut vivre « dans le monde » sans être « du monde ». Notre raison d’être n’est jamais confinée dans une assignation à ne vivre que ce que vivent et pensent tous les autres, ni à nous aligner sur eux. Notre vie dans le présent se situe toujours entre cette solidarité foncière au coeur même de l’humanité, et l’ancrage dans l’Esprit de Dieu, qui nous renouvelle sans cesse.

        Vivre le temps présent, c’est là que Dieu nous attend ! c’est là que les autres nous attendent.

                               P. Michel GARAT

 

Le billet du 21 mai 2020

 

                          MONDIALISATION


      Le temps de l’épidémie n’est pas terminé ; même si on a mis fin au confinement, les préconisations de vigilance demeurent.
       Quand on dit « pandémie », on est conscient que les risques de maladie touchent le monde entier. Du coup, le terme de « mondialisation » s’applique y compris à la santé. Nous utilisions déjà ce mot pour parler d’avancée positive quant aux possibilités des échanges entre tous les continents : nous avions déjà pris conscience que pouvoir rencontrer avec aisance des personnes du monde entier est une richesse. Mais nous savons aussi des effets pervers de la mondialisation, quand on dépend de productions lointaines de médicaments, de matériel de soins, et de beaucoup d’autres biens de consommation courante ; mais aussi quand on risque aussi d’oublier l’exigence d’aider des pays à se développer, pensant d’abord à notre propre satisfaction.
      Le pape François parle de mondialisation de l’indifférence lorsqu’il évoque les barrières érigées face à la demande d’accueil prononcée par des migrants fuyant la misère, la guerre, la faim. D’où ses appels à l’annulation de la dette pour les pays les plus pauvres et à l’arrêt des guerres fratricides, pour permettre la priorité à la santé de tous et au partage des richesses de la terre.
      Dans ce sens, à la suite de Jean-Paul II, François appelle à la mondialisation de la solidarité et de la fraternité. Changement radical à promouvoir qui bute sur quelques intérêts qu’il faut continuer à identifier et à dénoncer.
      Cette forme de mondialisation est, pour nous, chrétiens, la mise en oeuvre de notre engagement à la suite du Christ, depuis son Ascension : « Pourquoi restez-vous là, à regarder le ciel ? » à attendre du ciel que vienne la résolution des soucis de notre temps ? « Allez, de toutes les nations faites des disciples ». Mondialisez, pourrait-il dire, mon message d’Amour, l’Espérance que vous avez reçue au matin de la résurrection ; à commencer par notre « Galilée », là où nous vivons ; rendez contagieuse la fraternité que vous avez reçue du Créateur.
Et ne craignez pas : « Je suis avec vous tous les jours, jusqu’à la fin du monde ».

                                           José Bourau

 

Le billet du 17 mai 2020

 

                          PLUS LOIN, PLUS PRÈS !


        Les semaines passées nous ont tenu loin de ceux que nous fréquentions habituellement : la famille, les petits enfants, le cercle des copains et des amis… Cette distance imposée –physique !- ne nous a pas empêché de penser à ceux qui sont bien plus loin, ceux que nous n’avons pas revu depuis des années, mais qui ont été importants à tel ou tel moment de notre vie. La pensée s’accompagne pour nous de prière, ce lien invisible qui maintient la communion, que l’on appelle la communion des saints, la communion que tissent les liens du baptême noués, greffés sur le Christ ressuscité.
       Aussi ceux qui nous sont loin géographiquement ou par le temps qui passe, nous deviennent proches. Le temps présent a pu avoir cet heureux effet.
      Plus loin, plus proche ! c’est aussi ce qu’est en train d’expliquer Jésus aux apôtres confinés, la veille des évènements qui se concluront pour lui par son départ auprès de son Père. Il leur explique que certes il sera loin puisqu’il regagne la maison de son Père, mais il ne les oublie pas pour autant. « Vous serez en moi, et moi en vous ! » On ne peut rêver présence plus intime, communion plus réelle. Il n’y a pas à se désoler, ni non plus à penser qu’ailleurs, là-haut ce sera mieux. Jésus invite à vivre le temps présent, illuminés par sa parole : l’horizon lointain de la Vie en Dieu se fait proche : la résurrection est déjà à l’oeuvre par la présence du Ressuscité en nous, en chacun et dans l’ensemble de ceux qui font cercle autour de lui. Plus nous le pensons loin, loin de notre vie, au point de manquer d’espérance, ce qui est le « péché impardonnable contre l’Esprit » comme Jésus le dit, plus il nous est proche et nous ressuscite !

                                        P. Michel Garat

 

 

Le billet du 10 mai 2020

 

                           MARIE, MODÈLE DE FOI

      L’Eglise en ce mois de Mai nous invite à vivre en communion avec la Vierge Marie.
Cette année, le « mois de Marie » est aussi l’occasion pour chaque Chrétien de demander à Marie d’intercéder auprès de son fils de ne pas rester indifférent devant la souffrance qu’endure l’humanité face à cette pandémie.
      Oui, en ce mois de Mai, « le mois de Marie », le recours à l’intercession de la Vierge Marie est bel et bien fondé ; et en ce temps de pandémie où nous vivons une expérience inédite, l’espérance qui s’effrite devant un ennemi invisible, se confier à la sollicitude maternelle de Marie devient impérieux.
      En quoi Marie serait-elle un modèle de foi ? Elle a cru à la Parole de l’Ange Gabriel, son fiat (Luc 1, 38). Aussi, lors des Noces de Cana, la Vierge Marie a fait montre de foi en son fils, capable de transformer l’eau en vin (Jean 2, 1-11).

      Fort de cette foi, confions- nous à l’intercession de la Vierge Marie pour ne pas être bouleversés par les évènements; empruntons en toute vérité le chemin qui est le Christ pour avoir la vie.
                                                             Pricet SAMBA

 

Le billet du 3 mai 2020

LA PORTE DES BREBIS

 

                               Chers amis,
       Existe-t-il des sentiments plus mélangés que ceux qui sont les nôtres en ces temps de confinement Pascal ? L’épidémie qui touche nos populations et tant de nos proches, qui fragilise notre économie et tant d'emplois, qui exaspère les tensions familiales enfermées dans des appartements trop petits, qui sépare les générations, qui creuse le gouffre de l’échec scolaire, qui risque d’agrandir les pauvretés, cette épidémie est longue comme un vendredi Saint qui ne finit pas.
      Nos questions sont parfois aussi lourdes que la pierre qui fermait le tombeau du Christ. Les hommes semblent perdus, comme Cléophas et son compagnon errant sur le chemin d’Emmaüs…Pourtant, la lourde pierre a été roulée, et le Christ vivant rejoint les marcheurs un peu perdus sur la route : "De quoi discutiez-vous en marchant" ? Et ainsi commence l’écoute qui fait du bien et la parole qui révèle ; L’accompagnement bienveillant. Ainsi renaît la Foi à la fraction du pain ! Ils étaient confinés dans leurs peurs et dans leur incompréhension, comme tant de femmes et d’hommes aujourd’hui, et le ressuscité les rejoint ; de son écoute, de sa parole et de sa présence surgit l’Espérance Joyeuse. Il ne leur prédit pas l’avenir, il les assure de sa présence au quotidien. Et voici qu’ils reprennent la route. Ils rejoignent leurs frères. Ainsi en est-il de nos missions de baptisés : rejoindre nos frères (et même confinés nos moyens de communication sont nombreux), écouter, accompagner, témoigner de notre espérance. Suivre le Ressuscité sur ce chemin permettra de faire en sorte que la parole tant entendue ces jours-ci, « prenez soin de vous », ne soit pas un slogan. Suivre le Christ sur le chemin des hommes, c’est faire en sorte que le souhait si répandu d’un changement du monde ne soit pas un voeu pieux… Sans lendemain.

"Christ est Ressuscité ! Il est vraiment ressuscité" ! Il est "la porte des brebis... venu pour que les brebis aient la Vie en abondance."

Jean-Marc APHAULE-diacre confiné à Murviel-lès- Montpellier

 


 

Le billet du 26 avril 2020

ROBERT, POUR LONGTEMPS…

      Robert a beaucoup marqué ceux qui l’ont connu, que ce soit de manière brève, pour une messe… ou plus suivie avec les groupes et les personnes qu’il accompagnait. Il n’a laissé personne indifférent. Voici quelques réactions que j’ai reçues, elles disent ce qui marquait chez lui.

  • Il laisse dans nos mémoires le souvenir d'une grande humanité, d'une grande gentillesse et d'une grande profondeur dans ses homélies.
  • Robert, homme de Dieu, homme de prière: la manière dont il se signait et célébrait l'Eucharistie  sont gravés en moi.
  • Robert, très attentif à la personne, à l'écoute, il savait toujours  faire ressortir  le positif permettant à l'autre de grandir.
  • Robert, pétillant d'intelligence, mais d'une grande humilité,  simplicité, Il vivait l'Évangile en étant  proche des plus démunis, ses préférés.
  • Robert, homme de paix, il s'est battu pour que la paix règne à la manière de Jésus Christ.
  • Robert au regard lumineux portait en lui une pointe d'humour toujours agréable à entendre.
  • Quant à moi, j'ai eu l'occasion plusieurs fois de manger à sa table au repas de la paroisse et la toute première fois m'a paru formidable. Je garderai cette image. La première fois que j'ai demandé l'homélie à un abbé, fut de Robert. 
  • Je me souviendrai toujours de sa gentillesse et de son sourire. 
  • Il savait allier l’exigence de l’interpellation avec la grande humanité d’un accompagnement évangélique.

   Merci, Seigneur, pour tout ce que nous avons
   reçu de lui.

(Recueilli par Michel G.)

 

 

Le billet du 19 avril 2020

UN AMI, UN FRÈRE, NOUS A QUITTÉS !

      C’est Robert, un confrère prêtre, un visage familier pour tous les paroissiens et ses nombreux amis, un peu partout en France … parti mardi, pour son dernier voyage, sa Pâque éternelle. C’est un ami. Chacun se souvient d’un mot, un sourire, une conversation, une homélie. Chaque visage était pour lui important. Il aimait bien discuter, au sens profond du terme, reprendre un mot, une réaction pour aller plus loin, sans jugement, mais pour creuser si ça va dans le bon sens, celui d’une ouverture, d’une bonne nouvelle. Qui débouche sur une mise en œuvre, un engagement.       
      Les mots solidarité, fraternité, discernement  et bien d’autres avaient chacun une résonnance tout évangélique. Ce qui compte c’est l’instant, le moment présent : c’est là que se joue notre vérité, et notre recherche de la vérité, illuminée par l’Évangile. C’est ce qu’il développait autour d’une attitude, une prise de position héritée de l’Église : ce qu’il appelait  « l’intention droite. » L’intention nourrie, évaluée, discernée, qui a pour horizon la Vie du ressuscité pour les hommes, aujourd’hui. Et donc un surcroit de vie, véritable,  pour guider les pas, les décisions, de ceux avec qui il vivait, jour après jour, chaque jour apportant son lot de questions nouvelles. Le covid-19 par exemple, ces jours ci. Alors que des personnes regrettaient, à juste titre, de ne pouvoir tenir la main d’un sœur, une religieuse, en train de mourir, Robert a répondu ceci : mais la prière nous tient auprès d’elle, par l’esprit, par l’Esprit !  C’est ce qu’il a vécu pour lui-même.
      Robert sera rendu à sa terre natale, à ses racines, qu’il a bien fait fructifier par la suite. Porté par notre prière dans l’Esprit. En attendant des jours meilleurs, où chacun pourra rejoindre l’assemblée pour la prière et le souvenir d’un visage qui rayonnera encore longtemps, celui d’un « disciple missionnaire », celui d’un compagnon de route, celui d’un ami.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 12 avril 2020

UNE HALTE À L’ÉGLISE,

MÉDITATION.

       Devant les yeux, dans le sanctuaire de l’église, trois vues contrastées.
Au premier plan, la Croix avec, dessus, ton corps d’homme, Jésus, ton corps écartelé. Dans le fond du chœur, la croix, le bois nu ! Où est ton corps, Jésus ? Qui l’a descendu ? Non loin, à une portée de regard, le tabernacle. Ce n’est plus ton corps écartelé, mais partagé.
       Ce chemin parcouru par les yeux m’indique ton Aujourd’hui. Tu es encore cloué sur la croix pour ces « petits qui sont mes frères », comme tu dis, parce qu’ils sont cloués, écartelés, tués, confinés, souffrants, sans toit, sans moi, sans travail, sans maison, sans famille, porteurs de risques sanitaires, peut-être ?
Et le bois, là-bas, est nu. Tu sembles ne plus être là ; nous laissant ta croix pour la porter, pour y mourir ? A cause du jugement des hommes, de leur violence, de leur rejet de l’autre.
      Mais tu es là, Corps partagé, sacramentel, pour nourrir les hommes, au-delà du temps et de l’espace ; tu as voulu que le blé planté, récolté, moulu, travaillé par les hommes soit le signe de ta volonté « faites cela en mémoire de moi ». Plus encore, c’est ta présence ; d’ailleurs, la lumière indique qu’il y a quelqu’un dans la maison.
      Mais j’oubliais, parce que discrète, Marie est là aussi, dans ce sanctuaire : tout près, ses yeux tournés vers la croix qui porte ton corps, puis vers le bois bien raboté, comme tu le faisais avec ton fidèle Joseph. Marie porte ton corps du bébé, Jésus, né de sa chair humaine, aimé comme un fils d’homme, enfant de la promesse, promesse d’Avenir pour le monde. Ainsi, de ta naissance à la croix, de la croix au tabernacle, c’est tout Toi ! Le Livre de la Parole, au milieu de ce « décor », nous rappelle tout cela avec ton « allez, par le monde entier… »
      Fermant les yeux, il n’y a plus que toi, aujourd’hui, continuant à naître parmi nous, à mourir en nos frères humains en disant « Père, pardonne-leur », prenant le fruit du travail de l’homme pour donner encore ta Vie en abondance.
      Ressuscité, Vivant, nous t’acclamons ! « Rendant l’esprit », tu souffles sur nous pour faire de nous des Marie(s) au matin de Pâques, qui, tremblantes, partent annoncer la Bonne Nouvelle et qui en sont nourries jusqu’à donner, elles aussi, et nous avec elles, la vie par amour.

José BOURAU

 

Le billet du 05 avril 2020

LE DIMANCHE DES RAMEAUX ET DE LA PASSION

      En ce dimanche des Rameaux, la tradition Chrétienne commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem par la bénédiction de Rameaux. Depuis 1985, à l’initiative de Jean Paul II, au cours de ce dimanche, dans tous les diocèses, les jeunes se réunissent pour fêter ensemble cette entrée triomphale de Jésus.
      A cause de la crise sanitaire que connait notre monde due au covid 19, chacun de nous est invité à rester chez lui. Toutefois, chacun d’entre nous peut-être en communion spirituelle par les différentes célébrations qui sont retransmises à la télévision, sur les radios catholiques (France 2, KTO, radio Lapurdi…). 
      Le récit de la passion de ce dimanche nous fait découvrir le sens profond d’un amour immense qui conduit toute l’humanité vers la résurrection. Malheureusement la même foule qui acclame Jésus : « Hosanna ! Beni-soit Celui qui vient au nom du Seigneur »
, le vendredi saint, réclamera sa mort. Comme quoi, les applaudissements des hommes ne sont pas toujours sincères.
      En contemplant les blessures, la souffrance de Jésus crucifié, puissions-nous à notre tour assumer nos blessures, souffrances. Au lieu que celles-ci nous poussent à la vengeance, à la haine, puissent-elles devenir source de pardon et d’amour.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 29 mars 2020

 EN CES TEMPS DE CONFINEMENT.

      Ce temps particulier de confinement et de « non accueil des élèves » dans nos écoles, ce temps où l’on compte les jours, parfois comme un détenu sur les murs de sa cellule, me rappelle le récit d’autres jours.
      Un récit d’un autre temps totalement inédit, puisqu’il s’agit du conte des premiers jours : temps de création, temps du créateur.
      « Dieu dit… : », « Dieu appela … : », « Il y eut un soir, il y eut un matin… », « Et Dieu vit que cela était bon… » Eh bien oui ! Dans ces temps de vide, la Parole demeure qui peut nous rapprocher des nôtres, de nos collègues, de nos amis, de nos élèves, de nos voisins. Parole « lavée », débarrassée de tout superflu et d’urgence inutile. Parole, souhaitons-le, chargée de sens : « Dieu dit… » Parole qui appelle, qui créé et qui invente : de nouveaux liens, nouvelles pédagogies, nouveaux modes de relations professionnelles et éducatives… « Dieu appela… » Un appel qui se fait « téléphone », ou « numérique ». Un appel qui devient rencontre, collaboration pour le service des jeunes et des familles.
      « Il y eut un soir, il y eut un matin » ; et le temps, ce curieux temps s'organise tandis qu’il coule. Et voici que la Parole, l’Appel, se fait présence rassurante et apaisante pour les parents, solidaire pour participer à l’accueil des enfants dans un autre établissement lorsqu’on est enseignant ou chef d’établissement en lycée. Parole inventive pour fêter à distance le saint patron de l’établissement.
      « Et Dieu vit que cela était bon… Cela était très bon… » Bien sûr, tout n’est pas parfait, mais arrachés de force à nos habitudes et à nos agendas, nous voici capables, en ces temps difficiles, de créer du bien et d’inventer du bon… Que d’engagements, de soucis des jeunes et des enfants !
      Qu’elles sont belles ces missions vécues et réinventées chaque jour, aussi bien par le moindre fil de « la Toile » que par cette question simple et tellement bienveillante : « tu vas bien ? » Et moi de ma lucarne, je vois le monde devenir différent, je me dis que vraiment cela est bon.
      Je me rappelle que le prophète Elie apprit que Dieu n’est pas dans la tempête mais dans la brise légère et fraîche.
      Je sais bien que le Seigneur n’est pas la tempête puisqu’il est avec nous pour lui résister et la combattre.
      "Il y eut un soir, il y eut un matin..."

Jean-Marc Aphaule –diacre-
Confiné à Murviel-lès-Montpellier

 

Le billet du 15 mars 2020

DONNE TA VOIX

      Ce dimanche et dans une semaine, nous sommes invités à choisir celles et ceux qui seront en charge de nos Communes durant les six prochaines années.
      La responsabilité de l’Église, en la matière, n’est pas de dicter un choix ; elle est de rappeler à ses membres et à ceux qui la regardent ou l’écoutent les appels de l’Évangile en faveur de la fraternité, de la solidarité du respect de toute personne humaine dans sa dignité et sa liberté, avec une attention prioritaire à toutes les formes de souffrance, de misère, d’exclusion.
      Par ailleurs, cette responsabilité est d’appeler avec force à exercer le droit d’expression, par le vote et par l’engagement citoyen, que permet l’organisation démocratique de notre nation. L’Enseignement social de l’Église met en priorité le        « Bien commun » (qui va au-delà même de l’intérêt général face à l’intérêt particulier), la destination universelle des biens, la sauvegarde de la Planète, parce que « Dieu a destiné la terre et tout ce qu’elle contient à l’usage de tous les hommes, selon la règle de la justice, inséparable de la charité ».
      Pour ce qui concerne notre devoir de citoyens, l’Église nous appelle tous à participer à la vie de la cité : « la participation à la vie communautaire n’est pas seulement une des plus grandes aspirations du citoyen, appelé à exercer librement et de façon responsable son rôle civique avec et pour les autres, mais c’est aussi un des piliers de toutes institutions démocratiques, ainsi qu’une des meilleurs garanties de durée de la démocratie.
      L’acte du vote est indispensable aux yeux de tous ceux qui sont préoccupés par la sauvegarde de la démocratie et par le désir de vivre ensemble, dans la paix et de manière juste ; il nous engage aussi à aller au-delà de la délégation de pouvoir.     « Disciples du Christ, nous partageons la vie de nos concitoyens. Nous les écoutons et les voyons vivre. Et ce qui touche la vie de l’homme est au cœur de la vie de l’Église ».
      Donne ta voix par le vote ; et demain, rappelle-toi que ta voix sera encore nécessaire pour que vive la fraternité entre humains et avec la Création, dans la Maison commune.

José BOURAU

 

fp 10 2020

Le billet du 8 mars 2020

                  Coronavirus:

consignes pour nos assemblées eucharistiques
Communiqué du diocèse de Bayonne, Lescar et Oloron


      Afin de contribuer à la lutte contre l’épidémie de Coronavirus et de suivre les dernières recommandations transmises hier soir par M. le ministre des Solidarités et de la Santé, Mgr Marc Aillet, évêque de Bayonne, Lescar et Oloron, demande à l’ensemble des prêtres des paroisses du diocèse de respecter les mesures suivantes au cours des messes et dans leur église :
• Éviter de se serrer la main et de s’embrasser conduit, dans la liturgie, à s’abstenir du geste de paix.
• Pour le rite du lavabo, ne pas hésiter à utiliser une aiguière et de l’eau savonneuse.
• S’il y a concélébration, les prêtres et autres ministres ne communient que sous le geste de l’intinction.
• La communion eucharistique ne peut être donnée que dans les mains.
• Recommander aux prêtres de se laver les mains après avoir donné la communion, même dans la main.
• Vider les bénitiers présents dans l’église.
Il remercie chacun pour le respect de ces consignes et invite les catholiques à prier pour les malades et les soignants.

 

Le billet du 1er mars 2020

                  LE TEMPS DE CARÊME

      Le carême est une période de 40 jours durant laquelle les chrétiens se préparent à célébrer
la fête de Pâques. Ces 40 jours nous rappellent les 40 jours que Jésus a passés dans le désert pour se préparer à sa mission. Le carême commence le Mercredi des Cendres où chaque  fidèle reçoit une croix des cendres sur le front comme signe de pénitence et de volonté de changer par la prière, le jeûne et l’aumône. En effet, le Pape François dans son message de carême 2020 nous rappelle que « La joie du Chrétien découle de l’écoute et de l’accueil de  la Bonne Nouvelle de la mort et de la résurrection de Jésus : le kérygme ».
        C’est ainsi que, au niveau de la paroisse Saint Vincent de Paul, nous avons conçu un livret de carême à partir de la lettre apostolique du Pape sur la  Parole de Dieu « Il leur ouvrit l’intelligence à l’Ecriture » (Aperuit Illis). Pendant ce temps de carême, nous sommes tous invités à nous mettre en groupe et à nous réunir pour échanger, réfléchir à partir des questions de ce livret.
        Au cours de ce même carême, une soirée autour de la parole de Dieu aura lieu à Sainte Croix autour du « Puits de la
samaritaine » (Jn4) le 13 mars de 19h30 à 20h30. Ces moments fructueux d’échange et de partage sur la parole de Dieu ne se limiteront pas qu’au temps de carême, mais se poursuivront tout au long de cette année jusqu’au 27 septembre prochain, jour de la fête de la paroisse et ouverture de l’année pastorale : nous y   recueillerons les fruits de cette réflexion et de ces partages.


A tous et à chacun, bon et fructueux carême !

Pricet SAMBA

 

Le billet du 23 février 2020

TRANSPARENCE !

Notre époque exige la transparence. Ce peut être une bonne chose, après tant de situations restées cachées et la loi de l’omerta que l’on imposait dans tous les domaines. Que la parole se libère ! Pourvu qu’elle ne soit pas débridée mais encadrée par la loi ou le respect. Cependant il est une forme de transparence qui flatte le voyeurisme , celle permise par les réseaux sociaux. Sans encadrement suffisant, il est facile de participer à des échanges et de se faire piéger. L’avertissement aux jeunes existe depuis longtemps. On sait que la mémoire virtuelle est longue à disparaître. Cela peut se retourner contre les inconscients, les jeunes en particulier, quand ils se présenteront pour trouver du travail, ou exercer une responsabilité. Alors il est souhaitable d’inviter à la prudence, mais aussi de souhaiter que le législateur ait une longueur d’avance pour empêcher les excès de « l’intelligence artificielle », qui peut devenir le plus grand ennemi de la liberté et de l’harmonie sociale. Ceci peut paraître loin de l’Évangile, mais quand Jésus dit qu’il faut aller au bout de la loi, il demande simplement qu’on aille au bout de l’amour ; amour de soi, des autres et de Dieu ; sans nous laisser déposséder de la liberté des Enfants de Dieu qu’il nous confie.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 16 février 2020

OUI ? NON ?


         La vie nous met souvent devant des choix à faire, dire Oui, ou dire Non. Qui plus est, lorsque se présente une échéance importante ou une orientation définitive à donner à son propre avenir. Parfois on est tenté d’en passer par un « Peut-être », ou un « On verra bien ».
         Jésus, dans l’évangile de ce dimanche, met en demeure ses disciples d’être déterminés : « Que votre parole soit ‘oui’, si c’est ‘oui’, ‘non’, si c’est ‘non’ ». Autrement dit, il ne suffit pas d’obéir à des règlementations ou à des ‘commandements’, tels qu’ils sont « dans la Loi ou les Prophètes » ; Jésus précise sa demande : « Si votre justice ne surpasse pas celle des scribes et des pharisiens, vous n’entrerez pas dans le Royaume des cieux ».
         Si nous disons ‘oui’ à Jésus, c’est pour aller comme lui, avec lui, jusqu’à l’accomplissement de la volonté du Père… en passant par la croix… pour entrer, par lui, dans la Résurrection. Ce n’est plus un commandement, c’est une adhésion à la personne du Christ, à l’Amour de Dieu manifesté en Jésus.
         Dans son exhortation à la « Sainteté dans le monde actuel », le pape François explicite ce choix de dire ‘Oui’ au Christ : « Laisse la grâce de ton  baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela choisis-le, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible... Quand tu sens la tentation de t’enliser dans ta fragilité, lève les yeux vers le Crucifié et dis-lui : “Seigneur, je suis un pauvre, mais tu peux réaliser le miracle de me rendre meilleur”. Dans l’Église, sainte et composée de pécheurs, tu trouveras tout ce dont tu as besoin pour progresser vers la sainteté. Le Seigneur l’a remplie de dons par sa Parole, par les sacrements, les sanctuaires, la vie des communautés, le témoignage de ses saints, et par une beauté multiforme qui provient de l’amour du Seigneur ».

José Bourau

 

Le billet du 09 février 2020

« VOUS ÊTES LE SEL DE LA TERRE ... VOUS ÊTES LA LUMIÈRE DU MONDE »

      Ce passage se trouve dans l’Évangile de ce dimanche. Matthieu écrit aux Chrétiens d’origine juive. La communauté à laquelle il s’adresse traverse un certain nombre de difficultés. Menacée par le doute et la lassitude. Elle s’affronte à la question de l’ouverture de la jeune communauté chrétienne aux non- juifs. C’est ainsi que Matthieu rappelle la caractéristique des disciples du Christ : être sel de la terre et lumière du monde.
      Le sel donne le goût, il donne de la saveur. C’est une invitation pour nous Chrétiens de donner le goût de Dieu, le goût de la Parole de Dieu à tous ceux qui nous sont proches.
      La lumière quant à elle, ne doit pas être rangée. Elle doit être visible. Oui, il y a des personnes qui sont toujours visibles par leur manière de vivre. Elles attirent parce que leurs actes éclairent la vie des autres. Beaucoup de grandes figures de sainteté peuvent nous inspirer, Jean Paul II, Mère Térésa et bien d’autres. Mais encore plus importantes sont celles connues de nous seuls et qui tout aussi admirablement s’engagent à aider les personnes malades, les personnes en situation de handicap, les personnes âgées ou visiter les malades… sont
« lumière du monde » ; des véritables témoins du Christ.

      Demandons au Seigneur de faire de nous des hommes de lumière pour éclairer les ténèbres de notre humanité et de lui redonner la saveur dans nos actes de vie quotidienne.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 2 février 2020

LA PRÉSENTATION DE JÉSUS AU TEMPLE.


     Cette fête, mieux connue sous le titre de Chandeleur ou fête de la lumière, était appelée autrefois « Fête de la Purification ». Voici pourquoi. Peu de temps après la naissance de Jésus, Marie et Joseph se soumettent aux coutumes prescrites dans le livre du Lévitique (12, 1-4). Ils viennent présenter leur enfant au Seigneur et offrir pour lui le sacrifice prescrit par la loi juive. « Quant fut accompli le temps pour la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus l’amènent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur selon ce qui est écrit dans la loi » nous dit l’évangile de Luc. Cette démarche de Marie et Joseph est familiale et montre bien que ses parents observaient minutieusement toutes les pratiques dévotes du peuple élu.    
      Qu’est-ce que cette fête de la présentation du Seigneur au Temple peut signifier pour nous aujourd’hui ? Marie
et Joseph viennent en quelque sorte nous montrer que les parents ont pour mission essentielle d’être les premiers  éducateurs de leurs enfants. C’est pour cette raison aussi que le Pape Jean Paul II disait « La famille est appelée à être une cellule puissante de témoignage chrétien, dans une société marquée par des mutations rapides et profondes » (Familiaris consortio).
     Allons donc à la rencontre de Jésus, sauveur du monde, lumière des nations qui vient éclairer nos vies ; présentons-lui nos difficultés, nos souffrances, nos divisions et nos maladies, et aussi nos espérances.

Pricet SAMBA<