Le billet du 22 mai 2022

                            ROGATIONS

         D’aucuns parmi nous ont le souvenir de ces jours où, juste avant la fête de l’Ascension, on sillonnait les villages et les champs pour bénir la terre et les semailles : c’était les Rogations. Cette pratique perdure ici ou là, encore de nos jours. Il n’est pas question de nostalgie ou de répéter seulement ce qui se faisait.
         En ces temps où l’humanité court de nouveaux risques de pénuries alimentaires, notamment dans les pays les plus pauvres, alors qu’on pensait pouvoir éradiquer la faim dans le monde et que bien des organisations s’y emploient, comment pourrions-nous traduire dans l’actualité ce temps de mémoire des Rogations ?
      Aujourd’hui il n’y a plus, face aux calamités, la distinction d’autrefois entre citadins et ruraux. En effet l’écologie et la nouvelle attitude culturelle qu’elle entraîne, et différents évènements comme les crises agroalimentaires et les phénomènes d’ordre climatique comme les grandes tempêtes, les pluies continuelles et inondations, les marées noires, etc. provoquent une émotion commune et une plus grande solidarité. Toutefois, la terre qui nous est donnée a les capacités de nourrir tous ses habitants. A condition que tout ce qui est dans le pouvoir de l’homme soit mis en oeuvre dans ce sens, tant au niveau politique mondial qu’au niveau économique et, en premier lieu sans doute au niveau humain si l’on se réfère à la vocation de l’homme de se comporter en frère… « frère universel », dirait St Charles de Foucauld.
      La mémoire des rogations nous mène également à considérer l’environnement, la création entière comme notre soeur, notre « maison commune ».
      S’il y a donc lieu de rappeler les Rogations (= prière de demande), pourquoi pas demander au Seigneur d’ouvrir le coeur de l’homme à la nécessité de nourrir tous les habitants de la terre, au respect de la Création en cherchant, en particulier, ce qui évitera à l’avenir un accroissement du dérèglement climatique.


  « Apprends-nous, Père de la Création, à découvrir la valeur de chaque chose, à contempler, émerveillés, à reconnaître que nous sommes profondément unis à toutes les créatures sur notre chemin vers ta lumière infinie ; soutiens-nous, nous t’en prions, dans notre lutte pour la justice, l’amour et la paix ».

                                                          José BOURAU

 
     

  


 

Le billet du 15 mai 2022

A quoi reconnaît-on les disciples du Christ ?

      Depuis quatre semaines, « la joie pascale rayonne par tout l’univers, la terre entière exulte… ». Voilà la finale de la préface du temps pascal, une préface qui décrit ce que le Seigneur fait de nous et nous appelle à vivre. Comment cela pourrait-il se manifester dans l’ordinaire de nos vies ? Jésus nous l’indique en ce 5è dimanche de Pâques en qualifiant de « nouveau » un commandement qui était connu depuis Moïse. Il est « ancien » parce qu’il avait été donné par Dieu depuis longtemps. Mais il est nouveau selon l’Esprit. La force de le mettre en pratique n’est donnée qu’avec le Christ. Ce qui est nouveau naît de Dieu. C’est ce que Jésus disait à Nicodème : « il ne suffit pas de naître de sa mère ; il faut naître de nouveau selon l’Esprit Saint » Le Christ nous invite à entrer dans sa manière d’aimer. C’est un commandement qui résume toute sa vie : « comme je vous ai aimés, vous aussi, aimez-vous les uns les autres. » Cet amour à la manière de Jésus est le meilleur témoignage que nous pouvons donner de notre foi : « A ceci, tous reconnaîtront que vous êtes mes disciples : si vous avez de l’amour les uns pour les autres ».            Autrement dit ce n’est pas que et tant la foi et la pratique chrétienne qui nous font reconnaître comme chrétiens, mais en plus et surtout l’amour qui se vit et qui se pratique entre nous et par nous. Il est alors le signe distinctif des chrétiens entre eux et du chrétien au milieu du monde. Cela vient nous rappeler notre mission. Il ne s’agit plus aujourd’hui de « laver les pieds » mais de faire taire les pleurs et les cris de ceux qui souffrent. C’est à nos gestes d’amour, de partage et de solidarité que nous serons reconnus comme disciples du Christ. Nous sommes envoyés pour annoncer au monde cette civilisation de l’amour. Soyons-en messagers et n’ayons aucune dette d’amour !

Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 8 mai 2022

        « LE PÈRE ET MOI NOUS SOMMES UN » !

 

     Voilà une phrase de l’Évangile qui résonne à mon esprit et mon coeur avec d’autres versets de la Parole : « C’est un exemple que je vous ai donné », « Je serai votre Dieu et vous serez mon peuple ». C’est une invitation à nous tourner vers le Père et vers le Fils, à implorer l’Esprit pour rechercher l’Unité.
     Nous avons tellement besoin de cette unité en ces temps de discorde, de guerre, de fracturation de notre société… Mais l’unité n’est pas l’uniformité, Elle n’est pas la soumission à un ordre venu d’on ne sait où, elle n’est pas la négation de nos différences. Ou alors, quel ennui ! D’ailleurs, ce n’est peut-être pas pour rien que le Créateur ne nous a pas tous créés identiques. Le Dieu unique est un Père, pas un dictateur. L’Unité du Père et du Fils, à laquelle nous sommes appelés est avant tout communion. Elle nous invite à rechercher en chacun de ceux que nous croisons, aussi éloignés de nous soient-ils, leur infinie dignité d’enfant de Dieu. Ce faisant nous sommes invités à l’écoute, à la reconnaissance de l’autre, à chercher en lui tout ce que nous pourrions aimer malgré tout ce qui peut nous séparer. L’unité du Père et du Fils est peut-être aux chrétiens l’énergie, parfaitement écologique, qui permettrait, qui permettra, les progrès de la paix, la fraternité dans une société où chacun s’éparpille, trop tenté de ne penser qu’à lui-même ou de laisser des slogans tenir lieu de raisonnement. L’unité du Père et du Fils nous invite par l’Esprit à la Fraternité. Et n’oublions jamais que cette Fraternité se reçoit comme un don et ne se choisit pas comme un effet de notre petite bonté personnelle.

                                      Jean-Marc APHAULE -diacre-

 
     

 


 

Le billet du 1er mai 2022

        « AURIEZ-VOUS QUELQUE CHOSE À MANGER ? »


     De diverses manières il nous arrive d’entendre une telle demande, que ce soit dans la rue ou bien en ouvrant la porte de notre maison à l’inconnu qui vient de sonner. Nos réponses à cette demande sont des plus diverses, depuis le refus jusqu’à l’invitation à entrer pour prendre un café ou quelque chose de plus.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » C’est l’appel que nous entendons de la part de nos frères Ukrainiens, fuyant l’épouvantable réalité dans laquelle se trouve leur pays.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » J’ai encore entendu cet appel ce matin dans ma revue de presse. Ce sont ces réfugiés qui continuent de se noyer en Méditerranée, plus personne n’en parle.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » C’est ce que j’ai cru comprendre de l’appel du pape François invitant tous les croyants et hommes de bonne volonté à partager leurs projets pour l’Église par l’intermédiaire du Synode. Riche expérience qui se partagera pendant plusieurs mois encore, où il nous est possible de mettre en commun et de nourrir nos communautés chrétiennes avec nos expériences et nos rêves.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » J’y ai peut-être pensé lors des toutes récentes élections en cherchant la manière de rendre mon vote utile pour qu’il serve la dignité de tout être humain ici et partout.
     « Auriez-vous quelque chose à manger ? » C’est la question posée par un inconnu au bord du lac. Il s’adressait à des pécheurs rentrant à l’aube après une nuit de pêche infructueuse. Leur réponse est aussi sèche que désabusée : « Non ! » Pourtant ils feront confiance à l’inconnu, je vous laisse méditer la suite dans l’évangile de Jean 21, 1-9. Surtout lisez-le jusqu’à la fin car il y a là une autre question qui est certainement une réponse à la première. Si tu aimes tu auras toujours quelque chose à donner, à partager. Si tu aimes tout devient possible.
     Le petit brin de muguet de ce 1er mai sera-t-il le symbole de notre réponse ? En cette fête du 1er mai pensons à tous ces travailleurs d’hier et d’aujourd’hui dont l’engagement a été et demeure une réponse à cette attente : que tous aient quelque chose à manger.

                                                                   Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 24 avril 2022

                       DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE

 

         C’est le pape Saint Jean Paul II qui a institué le dimanche de la Miséricorde, juste après Pâques. L’Évangile détaille tous les actes de miséricorde de Jésus : il a donné à manger à celui qui avait faim, vêtu celui qui était nu etc. La vie en église et la vie en société ont développé encore toutes les occasions de « laisser ouvrir son coeur » à telle ou telle personne en souffrance.
         Si l’on remonte à la source de tous ces actes , on arrive au Christ lui-même et à sa manière dont il est venu habiter notre monde. Il considère chacun comme son hôte. Celui qui vient à lui est son ami, son frère, quelqu’un en tous cas qui ne le laisse jamais indifférent, qui déclenche en lui un sentiment de considération, de compassion, de miséricorde, jusqu’à changer celui qui l’approche, jusqu’à ce qu’il se trouve mieux, dans son corps et dans son esprit, plus « humain » à ses propres yeux et aux yeux des autres. Chacun trouve place dans son coeur. Chacun est son « hôte ». Jésus est hospitalier. Voilà une qualité ancienne mais qu’il nous faut renouveler, surtout en ces temps de repli sur soi, dus à la peur de l’autre, de l’avenir, l’avenir de l’humanité et l’avenir de notre terre.
       Laissons parler notre coeur, à l’image du coeur de Jésus venu habiter notre terre comme l’hôte reçu par Abraham sous le chêne de Membré, et comme l’hôtelier qui héberge l’humanité blessée, en chemin de guérison et en route vers le salut.

                                                    P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 17 avril 2022

                       IL EST RESSUSCITÉ !


        Voilà notre espérance. Ô Mort, où est ta victoire ? Le Christ est Vivant, Alleluia ! Qu’elle est belle, cette proclamation de la Vie plus forte que le mal et que la mort !
        Oui, mais… Mon Dieu, qu’il est parfois difficile d’être si affirmatif ! Quand les forces du mal et l’opprobre de la mort nous affrontent au réel : lorsque s’en va un être cher, à cause de la maladie qu’on n’a pas su vaincre encore, à cause du désespoir chez celui qui n’a pas résisté à la pression qui lui était imposée par des conditions de vie et de travail, à cause de la folie d’un règlement de comptes et d’exacerbation de la différence.
      Difficile aussi quand on voit comment toute une population est chassée de sa terre, voire abattue salement, juste pour montrer un pouvoir ou le soi-disant défi de restaurer une morale, peut-être même née d’un certain christianisme : ça se passe près de chez nous ! Et ils sont combien, les territoires du monde où la vie ne compte plus, celle des personnes auxquelles on s’oppose par idéologie ou intérêt !
    Au coeur de ces détresses, nous proclamons que le Christ est Ressuscité. Dieu a vaincu le mal et la mort. La parole et les gestes qui ont jeté Jésus sur la Croix font place à la rencontre du matin de Pâques, à la reconnaissance de la présence de celui qui semblait vaincu il y a encore quelques heures.
    Ressuscité, il nous propose de croire et de le suivre en cette victoire. Certes, l’homme restera peut-être avec ses réflexes de violences, de fratricides, de moralismes, de recherche du pouvoir et de ségrégation.
      Mais rien ne pourra nous enlever l’Espérance. Comment croire en l’homme, en sa grandeur, en sa bienveillance, et en ses capacités à aimer ? Comment y croire sans poser les yeux de la foi sur le Christ Vivant, Ressuscité, sans entendre ces mots « Moi non plus, je ne te condamne pas ; Va ! » Il y croit, Lui, en la Vie, en l’Homme, parce qu’il croit au Père.
     Et cette vie plus forte que le mal et la mort, elle est bien, non pas pour quelques-uns, mais pour tous.    Rappelons-nous le jeudi saint : Ceci est mon sang, celui de l’Alliance nouvelle et éternelle, versé pour vous et pour la MULTITUDE.
    C’est pour que tu aies espérance pour toi et pour tous les humains et toutes les créatures, qu’il t’est proposé de dire, de redire, de proclamer, de croire à temps et à contretemps que, dans le Christ et par lui, la Vie a vaincu.

                                 Il est Ressuscité !

                                                            José BOURAU

 
     

 


 

Le billet du 10 avril 2022

    SEMAINE SAINTE : EN QUOI EST-ELLE SAINTE ?

 

     Avec ce dimanche des Rameaux et de la Passion, nous entrons solennellement dans la semaine dite sainte. Elle est ainsi appelée parce qu’en son centre il y a Jésus Christ. C’est lui que nous sommes invités à suivre jusqu’au bout. C’est en regardant vers sa croix que nous comprenons à quel point il nous a aimés. Nous ne devons jamais oublier que sa Passion a été une Passion d’amour.
    Tout au long de cette semaine, nous demeurerons avec Jésus. Nous le suivrons dans ses diverses étapes : le Jeudi Saint, nous célèbrerons l’institution de l’Eucharistie et du Sacerdoce ; nous serons invités à faire mémoire de la première Cène : « faites cela en mémoire de moi. » Dans un temps d’adoration, nous serons invités à lui tenir compagnie…Le Vendredi Saint, nous suivrons le Christ dans son portement de Croix jusqu’au Golgotha. Nous vénérerons ce bois précieux d’où est jaillie la vie. Le Samedi Saint, nous serons avec lui au tombeau dans le silence et le questionnement pour pouvoir accueillir au cours de la Veillée pascale la lumière de la Résurrection et la puissance de l’Esprit Saint qui l’a relevé d’entre les morts.
      Dans le drame de sa Passion et de sa Mort, Il a besoin de nous pour veiller avec Lui, même si c’est une petite heure. Il a besoin de Simon de Cyrène pour porter toutes les croix de l’humanité souffrante. Il a besoin de centurions pour le reconnaître comme Fils de Dieu. Vivre cette Semaine Sainte, c’est un engagement de tous les jours et de tous les moments. Que le Seigneur nous donne force et courage pour le suivre effectivement tout au long de cette Semaine Sainte. Si nous mourons avec Lui, avec Lui nous vivrons. Si nous souffrons avec Lui, avec Lui, nous règnerons ! Portons l’Ukraine et la Russie dans cette Passion du Christ.

                                                       Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 27 mars 2022

                                                                                                                                    UN REGARD QUI RELÈVE !


      Je n’ai jamais été le premier à jeter la pierre, ni le second, ni le troisième… Je n’ai jamais lancé la pierre, enfin je crois… Enfin, pardon Seigneur !
      D’ailleurs suffit-il de ne pas jeter la pierre ? Celle qui fait mal, qui condamne irrémédiablement, et qui tue. Suffit-il de ne pas la lancer ? Je ne crois pas. On peut aussi stopper le bras du lanceur, faire taire la bouche qui condamne, éteindre le regard qui « fusille ». Peut-être pourrais-je faire mien le regard du Christ qui relève l’accusé ? « Je ne te condamne pas… Va… Ne pèche plus. » Oui mais alors le plus difficile commence. Compliqué en effet de faire taire en moi la colère ou la révolte, l’invitation à la détestation, à la haine : il y a quand même ceux qui font le mal !
       Difficile de quitter la culture de la condamnation et de descendre de son petit piédestal. Combattre le mal sans condamner, sans rejeter les personnes. Regardez chacun avec les yeux du Christ qui relève, qui cherche toujours le meilleur au coeur de tout coupable. Je pense à cela en ces jours où j’apprends qu’Antoine a mis à mal son couple et sa famille. Jours où Anna, 13 ans et demi, élève d’un de nos collèges, a agressé sa famille à l’arme blanche et tué son père ! Ces jours où notre société permet qu’un migrant se perde et se noie dans la Bidassoa. Le regard du Christ, et surtout le silence qui le précède. Ce silence qui rappelle qu’au-delà de l’horreur et du scandale il existe toujours un Amour puissant. 
      Tellement puissant qu’aucun mot ne peut le dire. Silence du Christ qui m’invite à laisser la pierre au sol et à relever toute personne…regard du Christ qui me relève, moi aussi. 

                                             Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 


 

Le billet du 27 mars 2022

                                                                                                                                NOUS HABITONS TOUS LA MÊME TERRE  


         C’est le thème de réflexion qui nous est proposé cette année par le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement- Terre Solidaire. Certains d’entre nous suivent les méditations du livret qui nous a été remis.
       En même temps nous sommes tous à l’écoute des événements du monde, atterrés face à la violence dont sont victimes nos soeurs et frères d’Ukraine, admiratifs de leur résistance ainsi que de la générosité qui se manifeste à leur égard. Ils sont bien présents dans nos pensées et nos prières.
        Nous sommes aussi en pleine campagne électorale avec une grande diversité de propositions dont certaines nous poussent à renoncer à ce projet de fraternité universelle. Il ne faut plus accueillir de migrants, il faut tous les rejeter hors de nos frontières. Pour ma part, je reçois ces propositions comme autant de coups de poignard aussi douloureux les uns que les autres. Serions-nous seulement frères et soeurs de quelques- uns ? Puis-je accepter d’accueillir les réfugiés d’Ukraine mais pas les migrants qui viennent d’ailleurs, même si je sais qu’ils vivent des réalités aussi douloureuses ?
       Dans l’ évangile de ce 4ème dimanche de Carême je découvre que les “bons“ croyants du temps de Jésus lui reprochent de faire bon accueil aux  “mauvais“ croyants de ce temps-là, ceux qu’ils appelaient  “les publicains et les pécheurs“ . Nous connaissons bien cette parabole dont Jésus se servira, non pas pour se justifier, mais pour nous faire découvrir qui est ce Dieu auquel il croit. Pour Jésus, Dieu est un Père qui donne tout ce qu’il a, tout ce qu’il est, qui donne sa vie pour ses enfants, respectant chacun d’eux dans leurs choix de vie. Sa maison est toujours ouverte et chacun y est reçu quelle que soit son histoire et ses erreurs du passé.
       Nous habitons tous la même terre, c’est notre maison à tous. J’aimais bien ce mot d’accueil des Mexicains quand ils me recevaient chez eux :  “ Ici, c’est ta maison ! “ 
    Alors je contemple ce Père merveilleux de l’évangile, c’est le  Dieu de Jésus-Christ, c’est notre Père et notre Dieu qui ne sait qu’accueillir, qui ne fait aucune différence entre ses enfants, sa table est ouverte à tous. Croire en ce Dieu c’est comme Lui et avec Lui travailler à faire grandir la fraternité au travail, dans le quartier, avec celles et ceux que je rencontre dans mon association comme  à  la paroisse.
      Avec le Synode le pape François nous invitait à rêver et  à poser les jalons de ce monde et de cette Eglise que nous souhaitons “…pour que face aux manières diverses et actuelles d’éliminer ou d’ignorer les autres, nous soyons capables de réagir par un nouveau rêve de fraternité et d’amitié  sociale qui ne se cantonne pas aux mots“.   (Fratelli tutti n 6)
                                                                           Abbé  Jean

 
     

 


 

Le billet du 20 mars 2022

                                                                                                                                     TRANSFIGURÉ !


       C’était le thème de la messe du  “dimanche autrement“  dernier , dont voici quelques échos du partage.. C’est le Christ qui s’est montré “transfiguré"  devant ses plus proches disciples, et qui les entraine  à sa suite à changer, en adoptant son Esprit, pour que tout (re)devienne resplendissant, lumineux, de la Lumière même du ressuscité, dans notre monde, dans notre quotidien.

       "Par la prière, mais aussi par la générosité des dons pour l’Ukraine." "Par le courage aussi de l’Église qui reconnait s’être trompée au sujet des abus"."Le signe d’un monde qui peut changer, c’est la beauté  de la Nature, un arc en ciel : ceci nous invite à oser un regard émerveillé sur toutes les réalités : les migrants, les personnes en difficulté…". "Il n’y a pas eu de haine lors du procès du père Hamel, mais plutôt comme un ‘état de grâce’, avec beaucoup d’humanité, pour que chacun se reconstruise."  "Pour moi ce sont les jeux olympiques : j’aimerais qu’ils ne s’arrêtent pas, c’est un moment d’union." "Ce sont aussi tous les gestes du quotidien qui ne font pas de bruit, mais qui changent la vie", "des paroles qui nous font dépasser nos peurs," "tous les bénévoles qui s’investissent pour accueillir les réfugiés…" "Tout cela donne espérance, courage et foi’ .

        Ce ne sont que quelques expressions de ce temps riche d’échanges. Alors laissons nous transformer, transfigurer, par l’Esprit du Christ.

                                               P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 13 mars 2022

                   PAIX POUR UN MONDE TRANSFIGURÉ !


      Alors que nous pensions être parmi les générations qui ne connaîtraient pas ou plus jamais de guerre sur notre continent européen, voilà que, non loin de chez nous, la paix est menacée à partir de l’Ukraine meurtrie et dévastée.
      Que se passe-t-il ? L’Histoire, lorsqu’on sera en mesure de la relire, pourra donner les éléments pour comprendre les véritables causes d’un tel déferlement injustifiable de violence et d’en juger les responsables. Comme il en est de ce qui s’est passé  en Tchétchénie, en Géorgie, en Crimée... Comme il en est en d’autres territoires de notre planète, en Afrique, au Proche et Moyen Orient, en Asie, où le bruit des armes casse les ailes de la colombe de la paix.
       Ce sont des enfants, des femmes, des hommes, des peuples, nos soeurs et frères en somme, qui subissent les agissements injustes et les décisions assassines. L’homme, des hommes, un homme serait-il à ce point assoiffé de pouvoir, de désir de posséder, de prestige, qu’il ne verrait plus en ces victimes le visage de son propre enfant, de son père, de sa mère, de son frère, de sa soeur ? L’acte de violence, d’agression et de guerre, d’aujourd’hui et de toujours est à condamner comme atteinte au droit et à la dignité de tout homme et de chaque peuple.
        Elles sont nombreuses, les foules qui sortent dans la rue pour crier :“ Stop à la guerre, Stop war “ ; ils sont nombreux les croyants qui prient pour la paix. Au point de nous donner à croire que le coeur de l’homme peut encore et toujours battre au rythme de la paix et de la fraternité, ce coeur habité par le Créateur, le Père de tout amour et de la miséricorde, le Père que vient dire, ce dimanche, à tout  être humain, comme à Jésus :“Celui-ci est mon fils“  . Et si, avec ces foules, nous allions crier aussi ? …pour faire taire nos silences, crier, dans le désert du Carême, vers Dieu notre prière personnelle, oecuménique, universelle et crier et mettre en oeuvre notre solidarité envers les déplacés, ceux d’Ukraine aujourd’hui, ceux venus d’ailleurs hier et demain !
  Maintiens en nous, Seigneur, la flamme de l’espérance, afin qu’avec persévérance nous fassions des choix de dialogue et de réconciliation, pour que la paix gagne enfin, pour un monde transfiguré .

                                                                          José  BOURAU

 
     

 

 


 

Le billet du 06 mars 2022

« Un Carême traditionnel
ou un Carême synodal ? »

      Depuis le mercredi dernier, mercredi des Cendres, nous sommes entrés dans un nouveau temps liturgique : le temps de carême. Du latin ‘’Quadragesima’’ signifiant quarante, le carême est un itinéraire spirituel qui nous prépare à revivre le grand mystère de la mort et de la résurrection du Christ, surtout à travers une écoute plus assidue de la Parole de Dieu et la pratique plus généreuse de la mortification, grâce à laquelle il nous est possible d’aider davantage notre prochain dans le besoin. C’est un temps qui nous enseigne que la vie est un chemin qui doit nous mener au ciel. Quand nous en parlons, nous pensons « pénitence » ou « privation », un peu comme le Ramadan des musulmans ; on nous parle d’aumônes, de prières et de jeûnes. Chacun pense aux résolutions qu’il va prendre pour vaincre les tentations qui nous détournent de la Parole de Dieu, de l’adoration et de la confiance en Dieu. On se dit qu’il va falloir faire des sacrifices.
      En fait, le Carême des chrétiens c’est tout autre chose. Il nous est offert pour redécouvrir qui est le vrai Dieu. Ce qu’il faut avoir bien en vue, c’est que tout au long de ces quarante jours, nous sommes en marche vers Pâques. Le fil conducteur de cette période se trouve résumé en quelques mots : « le Règne de Dieu est là. Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » Prenons conscience vive de nos lieux d’efforts : quelle marche ou vie d’ensemble avec les autres : en famille, en Église et dans mon milieu ambiant de vie ? Ces quarante jours nous sont donnés pour revenir aux sources de notre foi et de notre baptême. Tout au long de cette période, nous sommes invités à nous laisser conduire par l’Esprit, comme Jésus au désert, le lieu où l’homme se découvre lui-même et reconnaît qu’il a besoin d’un autre pour le conduire. Sanctifiant carême à tous !

Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 27 février 2022

                    QUELLE ATTITUDE ?


         Au fil de mes lectures mon attention a été attirée par une étude psychologique et physiologique d’un comportement volontaire aux effets bénéfiques sur la santé. Jugez en vous-mêmes. Le comportement en question est réputé pour avoir les effets suivants:
– réduction du stress : bien-être en présence des autres et Paix intérieure.
– Amélioration des relations, et sentiment de sécurité dans notre environnement de vie.
– Augmentation de la créativité et de l’agilité mentale : le sujet se trouve recentrer sur ses projets et ses espoirs.
      Bien entendu ce comportement à adopter (si l’on veut bien) nécessite quelques préalables :
– Reconnaitre les limites de l’autre et  éventuellement sa souffrance.
– Avoir conscience de ses propres limites.
– Savoir parfois se mettre à la place de l’autre.
       Quel est donc ce comportement qu’il est possible d’adopter, de vivre sans limitation où que l’on soit ?
     Ce comportement qui est une condition d’une bonne santé ? de bonheur ? Quelle est donc cette disposition   vivre avec son conjoint, ses enfants, ses voisins, ses collègues… et même avec les inconnus croisés aux caisses des supermarchés ?

    Cette attitude, ce comportement, cette disposition, c’est le PARDON ! Je suggère que nous essayons de le vivre sans modération, sans dose homéopathique. Je nous invite à le mettre en pratique avec pour seul mode d’emploi la Bonne Nouvelle du Christ : l’ Evangile ! Vous verrez, ça ira mieux. On essaye ?


               Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 20 février 2022

 

 

                           ESPÉRANCE  


      L’actualité  de cette semaine oriente notre regard vers un nouveau procès, celui des assassins du père Hamel. Je lisais attentivement un édito de la journaliste I. de Gaulmyn. J’en reprends ici quelques extraits :
       “Le jeune Adel Kermiche a voulu provoquer en tuant le vieux prêtre : que tout le pays s’embrase. Sauf que la ‘petite’ église se révéla  être plus solide qu’il n’y semblait, soutenue par une institution catholique capable de tenir un propos apaisant. Que l’opinion publique a reconnu dans ce vieux prêtre, fils de cheminot, une part d’elle-même. Que le maire communiste fut au côté de l’évêque. Que le président socialiste, soucieux de de la cité, n’hésita pas une minute pour signifier que l’assassinat touchait au sacré de la République. Et que les musulmans furent nombreux à manifester leur solidarité aux catholiques qui surent les accueillir“.  
      Bien sûr, il faut que la justice humaine effectue son travail. Pour autant cette relecture d’un si dramatique événement nous fait comprendre que là où la violence extrême tente de créer des divisions entre les  êtres humains, il y a des femmes et des hommes qui continuent de construire des passerelles, des liens de fraternité, dans le respect de leurs différences. Ils savent que haines et rancoeurs conduisent à des impasses ; que la réconciliation et le pardon sont des chemins de vie pour tous.
    Eclairés par cette actualité, nous pouvons comprendre le message de l’évangile de ce dimanche qui, aux yeux de beaucoup, pourrait sembler irréaliste : “Aimez vos ennemis… Souhaitez du bien à ceux qui vous haïssent… Soyez miséricordieux comme votre Père est miséricordieux.  
      Cela devient possible quand nous le voyons réaliser aujourd’hui. C’est porteur d’espérance et d’avenir. En ces temps, reconnaissons-le, plutôt difficiles où les tensions, les oppositions sont vives, même au sein de nos propres familles, cette Bonne Nouvelle de l’ évangile ne peut que nous réjouir et illuminer notre route.


                                                             Abbé Jean

 
     

 


 

Le billet du 13 février 2022

 

                HEUREUX EST L’HOMME …

        Le refrain du psaume de ce dimanche donne le ton à la journée de prière de ce  “dimanche de la santé“ . Heureux est l’homme qui met sa foi dans le Seigneur ! Il ne s’agit pas de lier bonheur et maladie, ce qui serait absurde, mais la recherche du Seigneur et de la joie que procure son amour, dans toutes les circonstances de la vie, y compris dans les temps où  la santé  manque ou s’ éloigne. Le Christ n’a pas recherché  la souffrance, mais il a remis sa vie dans les mains du Père. Le bonheur est alors dans la tranquillité de l’esprit, du coeur, et sans doute aussi du corps, quand on s’abandonne ainsi aux mains du Seigneur.  
         “Le bonheur, c’est d’abord savoir se réjouir des petits bonheurs quotidiens, des petites victoires de chaque jour. C’est probablement aussi, déplacer le curseur de ce qui est essentiel et ne l’est pas … et pour nous, les chrétiens, c’est, sans doute, d’avoir fait l’expérience personnelle qu’en Jésus, Dieu vient nous rejoindre et prend place dans nos vies“.  

(Chantal Lavoillotte, dans l’éditorial de la plaquette qui accompagne le thème de cette année : HEUREUX).

                                                     P. Michel GARAT

 
     

 


 

Le billet du 6 février 2022

 

JETEZ VOS FILETS ! SOIS SANS CRAINTE.

       Cette invitation de Jésus nous arrive encore aujourd’hui : Il nous fait   pécheurs d’hommes .Ceci s’adresse à chacun-e de nous ; mais aussi à toute l’Eglise.
       L’Église est fondée par Jésus pour aller proposer l’Evangile à tous les humains : parce que telle est la mission de l’Église dans un monde qui bouge, surprend, réjouit, questionne, désespère certains, le pape François invite tous les chrétiens à se prononcer, dans la démarche synodale, sur ce qu’il est nécessaire de continuer, de rénover, d’inventer, de rêver pour l’Église dont nous sommes les pierres vivantes.
       Dans notre paroisse, comme en tous points du monde, des groupes ont entamé une réflexion qui abondera la contribution venue de tous les continents.
      Chacun de nous, donc, se sent concerné par cette sollicitation. Mais peut-être que nous n’avons pas tous le désir de nous réunir avec d’autres pour y répondre. Alors, voici une proposition pour contribuer même individuellement, comme le suggère également le pape : je prends une feuille de papier ; j’y jette quelques idées et je remets cela à un autre chrétien, un prêtre, qui le portera au  “pot commun“  … pour le 10 mars.
      C’est ainsi que nous pourrons marcher ensemble, être témoins ensemble (c’est cela que signifie le mot  “synode“).
Quelques idées autour de ces questions : qu’est-ce qui me réjouit dans la vie de l’Église (dans ma paroisse) ? Qu’est-ce qu’il me semble important de pouvoir trouver dans l’Église, dans la paroisse ? Qu’est-ce qui m’attriste, me déçoit, dans la vie de l’Église (universelle et locale) ? Comment, à mon avis, l’Église doit-elle, peut-elle vivre, s’organiser, pour continuer à porter l’Evangile, le Christ, au plus grand nombre de nos contemporains ?
       Allez, sois sans crainte ! Écris quelques mots, quelques réflexions. Transmets cela. C’est ainsi que nous écrirons ensemble d’autres pages de l’Histoire de l’Église.
        Comme les poissons dans l’Evangile ont rempli les filets, tout ce que chacun dira remplira le filet du Synode prochain sur l’avenir de la Mission de l’Église à assumer ensemble.

                                                                       José  BOURAU

 
     

 


 

Le billet du 30 janvier 2022

 

         PAR QUELLE ‘’VOIX’’ PEUT-ON  ÊTRE PROPHÈTE CHEZ SOI ?


       Aucun prophète ne trouve un accueil favorable dans son pays affirme Jésus en ce dimanche. Et s’inspirant de cette affirmation, un dicton en est sorti :
         Nul n’est prophète chez soi ! Celui qui vit du Christ, qui vit les vertus et les valeurs chrétiennes ne peut-il pas renverser ce postulat ? N’y a-t-il aucune voix qui puisse permettre au prophète d’ être chez lui présence vivante de Dieu ?
        Ecoutant Saint Paul, il y a une voix qui a le pouvoir d’effrayer la voie qui conduit chez soi pour y  être vaillamment prophète : c’est la voix de l’amour ! Que cette voix s’élève, s’exécute et se chante en nous dans notre milieu de vie dans la déclinaison suivante :
            L’amour prend patience ; l’amour rend service ; l’amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil ; il ne fait rien d’inconvenant ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s’emporte pas ; il n’entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est injuste, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L’amour ne passera jamais.  

         Ce passage de l’ Ecriture que nous venons d’entendre, pourrait-il s’accomplir dans l’aujourd’hui de chaque jour de notre vie ?

                                                                  Eloi FADONOUGBO

 
     

 


 

Le billet du 23 janvier 2022

 

         Le 20 janvier 1942 des hommes ont décidé , organisé  et planifié  la mort de plusieurs millions d’autres hommes, femmes et enfants, au seul motif que ces derniers  étaient nés ! Crime contre l’humanité, crime contre Dieu : holocauste, Shoah !
        En lisant un article à ce sujet dans la presse, j’ai tout de suite pensé à l’histoire des quartiers qui forment notre paroisse. N’y trouve-t-on pas la synagogue et le cimetière israélite ? Présence historique de nos frères aînés dans la Foi.
        Rive droite de l’Adour, où l’histoire nous enseigne que depuis des siècles et successivement, juifs, chrétiens et musulmans, émigrés d’Espagne du Portugal ou d’Afrique, Basques et Gascons, ouvriers des forges et agriculteurs maraîchers… ont appris  à vivre ensemble, sans se déchirer. 
        Cette histoire me parle en cette semaine de l’unité . Unité  des chrétiens certes, mais celle-ci ne doit-elle pas faire  école pour une unité  fraternelle des hommes ? Unité à chercher et à construire sans perdre la mémoire et le regard fixé sur le Christ qui appelle tous les Hommes. Nous vivons une période où le virus, tout comme certaines échéances bien françaises, nous pousseraient au  “chacun chez soi“  ou  “chacun pour soi“ . Le Christ nous invite à la rencontre de l’autre, dans sa différence et sa diversité  sociale, culturelle, religieuse. Il n’y a pas de Fraternité  sans altérité. La fraternité  que je reçois et que je construis en fidélité  au Père de tous les hommes, est le seul remède à  la séparation, au radicalisme, à l’intégrisme, au racisme, à la haine,  à la mort de l’humanité.
     Vaste défi, mission prophétique de l’ Eglise, mission quotidienne du chrétien avec l’aide de  l’Esprit du Seigneur  .

                                                 Jean-Marc APHAULE-diacre-

 
     

 


 

Le billet du 16 janvier 2022

 

      Mon attention a été attirée par un article de presse lu dans un de nos quotidiens et qui a pour titre : « Les personnes vulnérables, une ressource pour demain. » Il faut comprendre cette réflexion dans le contexte présent où nous nous sentons tous fragilisés par la présence de ce fameux virus. Nous sommes cependant invités à une réflexion plus approfondie : « Les vulnérabilités sont omniprésentes à travers la maladie (physique et psychique), le handicap, le vieillissement, la précarité, les addictions, le chômage, l’isolement, etc. … Elles ne sont pas l’exception, mais, à l’évidence, la norme… Contrairement aux idées reçues, perdre la santé, être en situation de handicap, faire l’expérience du chômage, devenir l’aidant d’un proche âgé, etc., ne se réduit pas toujours à une somme d’incapacités… Ces expériences peuvent au contraire être le gisement de nouvelles et fertiles vitalités… Les situations de vulnérabilité, loin d’être des facteurs de déclassement sont une des principales sources des talents de demain… Les personnes qui ont l’expérience de la vulnérabilité sont globalement plus aptes à s’adapter à des changements…, en périodes d’incertitude… La vulnérabilité est à l’origine du lien social (nécessité de s’entraider) comme de l’activité économique… Nous devons apprendre collectivement à l’intégrer et la valoriser… »
      Quand les forces diminuent, quand peu à peu nous prenons davantage conscience de nos vulnérabilités, cette réflexion me semble très importante qui me fait à nouveau prendre conscience de la valeur sacrée de toute personne humaine, quelle que soit sa situation.
      Alors j’écoute ce que nous dit Saint Paul dans sa lettre aux chrétiens de Corinthe (12, 4-11), c’est la 2ème lecture de ce dimanche : « Les dons de la grâce sont variés, mais c’est le même Esprit. Les services sont variés, mais c’est le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c’est le même Dieu qui agit en tout et en tous. A chacun est donnée la manifestation de l’Esprit en vue du bien… »
      Dans l’Ehpad comme dans le supermarché, au bureau de poste comme dans la rue, dans la vie associative comme en toute rencontre, voir que chaque personne est porteuse de dons parfois invisibles au premier regard, cela me fait redoubler d’attention et de respect envers tout être humain. Les plus fragiles parmi nous nous aident à regarder nos propres fragilités. Ils sont aussi ce chemin de rencontre vers Celui qui est venu à notre rencontre dans la plus grande des vulnérabilités, celle d’un enfant dans une crèche, celle aussi de celui qui sera rejeté par tous et mis sur une croix.

                                                                                    Abbé Jean

 
     

 

 

Le billet du 09 janvier 2022

L’eau, cette ennemie amie

     Comme le feu, l’eau est la pire et la meilleure des choses. Pas la peine d’épiloguer sur le pire : ouvrons la télé et partout ce sont des catastrophes, attribuées à tort ou à raison au réchauffement climatique, quand ce ne sont pas les migrants qui y périssent, engloutis. Cela se passe aussi dans notre région !
      Mais l’eau est également le plus beau des cadeaux, pour le pèlerin assoiffé, pour la terre en attente de germination, et pour nous les humains qui désirons boire à la source : « Mon âme a soif du Dieu Vivant… ». Aujourd’hui nous célébrons le baptême du Seigneur, qui ouvre au pardon et à l’infini du ciel. L’eau ne nous fera jamais défaut, le don de Dieu non plus. N’ayons pas peur de nous y plonger pour affronter tous les défis, dont celui d’un monde replié sur lui-même, confiné, qui est à lui-même sa propre référence. Ouvrons-nous à cette voix qui traverse le ciel et nous dit, comme à Jésus au jour du baptême , « Tu es mon fils bien-aimé ». L’eau, cette amie, bain d’amour de Dieu pour chacun.

P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 02 janvier 2021

   PAIX ET FRATERNITÉ


     En ces jours d’échange de voeux, que dire de plus que tout ce que nous souhaitons pour ceux qu’on aime, pour nos familles, pour le monde, pour l’Eglise ? Prenons un petit instant pour partager ce que le pape François souhaite et écrit dans son message en cette 55ème journée mondiale de la paix !
     «Aux gouvernants et à ceux qui ont des responsabilités politiques et sociales, aux pasteurs et animateurs des communautés ecclésiales, à tous les hommes et femmes de bonne volonté, je lance, dit François, un appel pour que nous marchions ensemble dans trois voies : le dialogue entre les générations, l’éducation et le travail. Que soient de plus en plus nombreux ceux qui, sans faire de bruit, avec humilité et ténacité, se font, jour après jour, artisans de paix».
      Le dialogue entre générations : «les jeunes ont besoin de l’expérience existentielle, sapientielle et spirituelle des personnes âgées ; les personnes âgées ont besoin du soutien, de l’affection, de la créativité et du dynamisme des jeunes… Dialogue entre les gardiens de la mémoire et ceux qui font avancer l’histoire».
      L’instruction et l’éducation comme moteurs de la paix : « elles rendent la personne plus libre et responsable ; elles sont les fondements d’une société unie, civilisée, capable de créer l’espérance, la richesse et le progrès ». Le pape plaide ici pour « une inversion du rapport entre les investissements publics dans l’éducation (qui ont mondialement diminué) et les fonds destinés aux armements (qui dépassent le niveau enregistré depuis la ‘guerre froide’). Les budgets consacrés à l’éducation ne doivent pas être considérés comme des dépenses, mais comme des investissements».
      Promouvoir et garantir le travail construit la paix : la pandémie a eu des conséquences sur le travail. Il est « la base sur laquelle se construisent la justice et la solidarité, il fait partie du sens de la vie, du développement humain ; mais il faut promouvoir des conditions de travail décentes et dignes, orientées vers le bien commun et la sauvegarde de la création ».
(Le texte intégral du message est facilement accessible par internet : n’hésitons pas !)

 

Gloire à Dieu et Paix sur la terre ! Bonne année en paix, en santé, en fraternité !

 

                                                              José BOURAU

 
     

 

Le billet du 26 décembre 2021

             NOËL : DIEU DANS NOS FAMILLES !

     Depuis la nuit du 24 Décembre, la terre entière a vu et célèbre le Sauveur que Dieu nous donne : Jésus, Prince de la paix, Emmanuel Dieu avec nous qui choisit l’humanité entière comme famille.
     Nous célébrons ce dimanche la fête de la Sainte Famille : Jésus, Marie et Joseph. En quoi la « Sainte Famille » peut-elle être une référence, un modèle pour les familles de notre temps ? Non pas au sens habituel d’une perfection morale des personnes. La sainteté ainsi conçue ne peut pas se manifester en Jésus qui n’est encore qu’un bébé. Mais sa seule présence fait que, dès sa naissance, la famille où il vient de naître est sainte. Dieu seul est Saint ! Mais Il prend chair et sanctifie ceux qui l’accueillent par la foi dans leur vie. 
    La Sainte Famille n’est pas non plus un modèle sociologique. En revanche, si on prend à tour de rôle chacune des trois personnes, toutes les trois ont en commun d’avoir mis en premier l’amour de Dieu avant leurs relations affectives réciproques. En faisant passer l’amour de Dieu en premier, leurs amours humaines cessent d’être possessives. Marie n’appartient pas à Joseph ni Joseph à Marie, ni Jésus à ses parents humains. Tout se passe dans la confiance en l’autre sans pour autant exclure les incompréhensions que l’Évangile ne cache pas.

      Une sainte famille n’est pas une famille sans soucis, ni problèmes, une famille modèle en tout. La sainte famille est une famille normale animée par le souffle de la foi, de l’espérance et de la charité. En fait toute famille de ce monde, quel que soit son histoire, sa composition ou ses problèmes, peut être une sainte famille si elle met ces trois vertus théologales au coeur de sa vie de famille.

                             Eloi FADONOUGBO

 
     

 

Le billet du 25 décembre 2021

                      VOICI NOËL !

        Voici le temps où celui pour qui « il n’y avait pas de place dans la maison commune » est né, comme une bête, dans une étable, emmailloté de la pauvreté, de l’inquiétude, de l’amour, de la Foi et de l’Espérance de ses parents.
        Voici le temps où Dieu, par sa naissance, nous oblige à ne pas détourner les yeux de la misère du monde.
       Voici la nuit, voici le jour, où Dieu surprend les hommes en s’adressant à eux, humbles bergers.
        Voici la nuit, voici le jour où le monde change.


        Déjà des savants, scientifiques de l’époque se sont mis en route, puisque d’Orient ils ont repéré une nouvelle étoile : quel en est donc la signification ?
        Déjà Zacharie, le prêtre muet de ne pas pouvoir croire en la Parole que Dieu lui adresse, déjà Zacharie a retrouvé la voix et les mots de sa Foi depuis la naissance de son fils Jean.
voici la nuit, voici le jour qui ressemble au nôtre : voici l’aujourd’hui de Noël !

       Ils sont là tous ceux pour qui « il n’y a pas de place » : migrants de nos frontières ou de nos plages, cherchant une place jusqu’à mourir sur une voie ferrée ou dans une mer trop froide.
       Malades dans les couloirs de nos hôpitaux, surchargés de l’inconscience de beaucoup trop.
       Enfants et adolescents désorientés par les conséquences de cette période d’épidémie.
     Victimes, encore trop mal reconnues, d’abus en tout genre.

Ils sont là.
Qui serons-nous? Qui serai-je pour eux ?


        Marie et Joseph : je leur donnerai écoute, respect, espérance et un peu de chaleur. Je leur ouvrirai les bras et le coeur en disant : « tu comptes pour Dieu, tu comptes pour moi. »
         Bergers d’aujourd’hui : j’irai voir… Parce que je ne peux supporter que leur dignité d’enfants de Dieu soit bafouée. J’irai leur dire que je suis là.
        Savant, chercheur, homme ou femme de bonne volonté : je chercherai à comprendre le sens de toutes ces pauvretés, de cette pandémie, et je m’engagerai à les effacer de notre terre, guidé par l’Étoile de l’Espérance et de la conscience.
        Zacharie: je laisserai agir la Parole en moi, pour dire aux gens de ce temps ce que signifie l’incroyable présence fidèle de Dieu au milieu de nous.
      Qui serai-je en ce Noël ? Qui serons-nous ? Fasse l’Esprit Saint que nous ne soyons pas les gentils santons de nos crèches : si jolis, si pittoresques, mais immobiles parce que, « de terre » et sans vie.


                             Jean-Marc APHAULE-diacre-     

 
     

 

Le billet du 19 décembre 2021

LA JOIE VÉRITABLE


     Deux femmes se rencontrent et, comme on le dit bien souvent, elles papotent. Pourtant, en lisant l’évangile de ce dimanche (Luc 1, 39-45) je suis étonné car il s’agit de tout autre chose que des commérages. Je remarque que ce récit est imprégné de joie. Cette joie n’a rien de superficiel, c’est une joie tout intérieure qui se dit dans les attitudes et les paroles de ces deux futures mamans. Cette joie profonde est porteuse de vie et nous devinons ce qui va naître de cette joie partagée. La joie intérieure, la véritable joie engendre la vie, donne la vie.
     Autour de nous le monde peut nous paraître bien triste, les réalités dont nous sommes témoins nous mettent face à de multiples drames qui nous laissent impuissants. Proches de nous des personnes vivent sans espoir, certaines ne veulent plus vivre. Nous nous heurtons à la cruelle réalité que l’on ne peut vouloir vivre à la place d’un autre.
     Pourtant la joie qui nous anime, cette joie intérieure semblable à celle de Marie et d’Elisabeth, c’est la joie même que Dieu nous donne qui aura le sourire et les larmes d’un enfant perdu dans la nuit de Bethléem. Cette joie nous met en route, comme Marie ; elle nous pousse à la rencontre, au partage, comme nous le faisons si bien dans les multiples associations où nous sommes présents ; elle nous fait rêver à une Eglise à renouveler et transformer comme nous le faisons déjà dans notre réflexion sur le Synode.
     « La joie de Dieu en nous est probablement le plus grand et le plus précieux cadeau que nous puissions offrir à nos proches comme à celles et ceux que nous rencontrerons en ce temps de Noël.»
                                                         

Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 12 décembre 2021

               SUR LES PAS DE SAINT PAUL…

      Le pape a effectué la semaine dernière un pèlerinage en Grèce, pas exactement sur les traces de Paul, mais dans les îles qui voient arriver tant et tant de migrants, logés dans des camps de fortune, trop nombreux pour que les populations locales, souvent accueillantes puissent satisfaire aux devoirs de l’hospitalité. Le pape a essayé de réveiller la vieille Europe qui lui parait endormie, montrant l’exemple en prenant avec lui quelques familles à la recherche d’un nouveau lieu de vie et de paix, quelles que soient l’origine, politique ou religieuse, de ces familles.
      Durant notre pèlerinage en Grèce mais non dans les îles, sur les pas de Saint Paul, nous avons rencontré un père jésuite qui avec son association essaie de faciliter l’accueil, les démarches des familles, la scolarisation des enfants. Nous avons pu voir ensemble un film en juin dernier ici-même à Sainte Croix, donnant à voir tout ce qui se fait dans cette association avec les migrants eux mêmes et non pas à leur place.
      Au temps de Saint Paul, les migrations et les exils existaient déjà. Nous connaissons deux prénoms d’un couple, Priscille et Aquilas, expulsés comme tant d’autres de Rome, et que Paul a accueillis à Ephèse, en Turquie actuelle. Pas facile à mettre en oeuvre, le devoir d’hospitalité s’impose, déjà à notre niveau, et puis au niveau des états. « La foi agit par l’Amour » affirme Saint Paul dans la lettre aux Galates (5,6).

                                                    P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 5 décembre 2021

               OSONS RÊVER L’AVENIR !
    PRENDRE SOIN DES HOMMES ET DE LA TERRE

         Pour ce 2ème dimanche de l’Avent, j’emprunte volontiers ce titre de la rencontre des « Semaines sociales de France », ces 3 jours de réflexion organisés par des chrétiens qui cherchent à contribuer au ‘bien commun’ en s’appuyant sur la pensée sociale de l’Eglise.
        Comment, en effet, ne pas relier ce slogan au cri du prophète Isaïe cité dans l’évangile de ce dimanche :
     ‘Préparez les chemins du Seigneur… tout ravin sera comblé, les passages tortueux deviendront droits et tout être vivant
verra le salut de Dieu’.
       Celui qui vient, dont nous célèbrerons bientôt la naissance, plante dans notre monde les germes du Royaume de Dieu. Il s’agit de discerner ces signes de sa présence et de son action pour participer à l’éclosion d’un « monde nouveau et d’une terre nouvelle ».
      « Est-il décent de rêver l’avenir, demande le pape François aux participants des Semaines sociales ? Oui, dit-il ! A condition de voir le présent, de se laisser toucher par lui et de ne pas nous résigner… » Et d’ajouter : «Il est urgent de penser un avenir qui donne envie, qui fasse vivre l’espérance. Comme
chrétiens, c’est cette si belle vertu de l’espérance que nous pouvons apporter au monde en ces temps déterminants pour la suite».
        Dom H. Camara, celui qui fut l’évêque des pauvres au Brésil, disait : « Lorsqu’on rêve tout seul, ce n’est qu’un rêve. Mais lorsqu’on rêve à plusieurs, c’est le début d’une nouvelle réalité ».
       Qu’il s’agisse de l’avenir du monde ou de l’avenir de l’Eglise, il appartient à tous de commencer par l’imaginer et d’y participer à la mesure dont chacun le peut et le veut.
       Pour ce qui est de l’Eglise, une opportunité nous est proposée, celle de la contribution à la démarche synodale que nous venons d’ouvrir dans notre paroisse. A nous la parole !

                                                                     José BOURAU

 
     

 

Le billet du 28 novembre 2021

               AVENT POUR QUEL AVENIR ?

 

                 En ce dimanche, commence un nouveau temps liturgique qui ouvre une nouvelle année liturgique dans le cycle :
          le temps de l’Avent de l’année liturgique C de l’Eglise.
               Venant du latin ‘’Adventus’’ qui signifie ‘’Attente’’, avec l’Avent, nous célébrons l’avènement du Seigneur Jésus-Christ. C’est un temps liturgique qui a pour but de nous faire lever les yeux vers l’avenir, dans l’attente du retour glorieux du Christ. L’Espérance. Nous nous préparons ainsi à commémorer dans une foi plus vive la venue du Christ parmi les hommes (incarnation), lors de sa naissance à Bethléem : Noël, et le rappel constant de sa venue à la fin des temps.
               En effet, c’est une période d’environ quatre semaines divisée en deux parties. La première partie de l’Avent va du premier dimanche au 16 décembre et célèbre spécialement le second avènement du Christ ; les textes liturgiques mettront essentiellement l’accent sur la fin des temps. La seconde partie de l’Avent va du 17 au 24 décembre, les huit derniers jours qui sont plus directement ordonnés à la préparation à Noël. Pour bien vivre ce temps privilégié et pour mieux nous préparer à accueillir la venue du Sauveur, cinq principales grandes figures bibliques nous y aideront : prophète Jérémie, prophète Isaïe, prophète Jean-Baptiste, précurseur du Christ, Saint Joseph, époux de Marie et
Sainte Vierge Marie, Mère du Christ. Nous aurons à les écouter attentivement ou à les prendre comme modèles de foi et d’obéissance à Dieu.
            Au total, dans un élan d’un ‘’Nous toujours plus grand’’, avec une marche synodale à divers niveaux et dans l’adaptation priante au nouveau missel  romain, ce temps privilégié de l’Avent nous appelle et nous invite à construire la crèche dans laquelle Jésus va naître. Cette crèche, la vraie, c’est le coeur de chacun de nous, c’est notre conscience, c’est notre vie, notre petite famille. Efforçons-nous alors de faire de nos petites vies, de nos maisons, de nos familles, de nos communautés chrétiennes la crèche vivante du Seigneur à Noël. Fructueux temps de l’Avent à tous et à chacun.

                                                    Eloi FADONOUGBO

 
     

 

Le billet du 21 novembre 2021

   RETOUR DE LOURDES


        L’assemblée des évêques à Lourdes du 2 au 8 novembre derniers : on en a beaucoup parlé, des décisions ont été prises… Avec une centaine d’autres personnes de tout horizon de l’Eglise et de tout âge, j’étais invité les 5 et 6 afin de travailler les suites à donner aux recommandations de la CIASE.     
        Expérience intéressante et synodale : je vous en parle encore ? J’y allais avec prudence, Espérance et détermination, ne sachant pas trop à quoi m’attendre. J’y ai rencontré des évêques à l’écoute, des pasteurs peinés, inquiets, sidérés par l’horreur, décidés à ce que rien ne soit « comme avant ». J’ai rencontré des jeunes et moins jeunes, des laïcs et religieux concernés par leur Eglise, décidés à l’aider, à accompagner leurs Evêques. Des personnes si différentes, résolues à mettre leurs compétences personnelles, ecclésiales, professionnelles, si différentes et tellement nombreuses au service de la réparation de l’Eglise (cf la vie de Saint-François d’Assise).
              Nous avons réfléchi, échangé et proposé dans un esprit de Foi, de Service, d’espoir et d’Espérance pour faire de l’Eglise une maison sûre, libérée de tout abus. Nous avons été écoutés, véritablement écoutés. Quelques évêques m’ont confié que notre présence et nos paroles les avaient rassurés, qu’ils se sentaient « accompagnés ». La suite ne nous appartenait pas, elle était à nos Evêques ; nous savons les décisions qu’ils ont prises le 8 novembre, elles engagent chaque diocèse. Il est désormais de notre devoir d’exercer une « vigilance d’Evangile ».
             Notre Eglise est en marche « dans » et « vers » la Vérité. Église de fidélité au Christ qui nous dit en ce jour : « je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la Vérité… »

                                          Jean-Marc Aphaule –diacre-

 
     

 

Le billet du 14 novembre 2021

14 novembre 2021

 5e JOURNÉE MONDIALE DES PAUVRES.

          Les informations de ces derniers jours ont fait beaucoup de place à l’actualité de l’Église de France, avec la rencontre des évêques réunis à Lourdes, les décisions prises pour un véritable changement à vivre, une conversion radicale à tous les niveaux. Notre attention a été moins attirée par la présence de nombreux pauvres et de leurs associations tout au long de cette semaine, présents au milieu des évêques, les rendant témoins de leurs espérances et aussi de leurs souffrances, de leurs attentes ; priant avec eux, avec leurs mots à eux.
          En célébrant cette 5e Journée Mondiale des Pauvres, nous relisons ce message du Pape François prononcé pour cette occasion :
       « Les pauvres ne sont pas des personnes « extérieures » à la communauté, mais des frères et des soeurs avec qui partager la souffrance, pour soulager leur malaise et leur marginalisation, pour qu’on leur rende leur dignité perdue et qu’on leur assure l’inclusion sociale nécessaire.
          Par ailleurs, on sait qu’un geste de bienfaisance présuppose un bienfaiteur et quelqu’un qui en bénéficie, tandis que le partage engendre la fraternité. L’aumône est occasionnelle ; tandis que le partage est durable. La première risque de gratifier celui qui l’a fait et d’humilier celui qui la reçoit. La seconde renforce la solidarité et pose les conditions nécessaires pour parvenir à la justice. Bref, les croyants, lorsqu’ils veulent voir Jésus en personne et le toucher de leurs mains, savent vers qui se tourner : les pauvres sont un sacrement du Christ, ils représentent sa personne et nous renvoient à lui. »
        Même plus la peine d’aller jusqu’à l’Eglise, tous les jours, pour rencontrer le Christ, le toucher de mes mains… ! Il est là à ma porte, dans mon quartier, au pied de mon immeuble…

     « Le Fils de l’homme est proche, à votre porte. » C’est l’évangile de ce dimanche (Marc 13, 24-32) Pourquoi chercher ailleurs celui qui est si proche de nous ?

                                                                    Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 7 novembre 2021

                        EN ROUTE ENSEMBLE !

          On pourrait traduire ainsi le mot SYNODE que le pape François veut pour l’Église universelle durant les deux ans à venir. Un document avec dix pistes de réflexion nous est parvenu, ou se trouve disponible sur internet. Nous entrerons dans le détail bientôt.
        Notre évêque invite paroisses et mouvements à participer à une journée de lancement le samedi 13 novembre prochain. Que souhaite le pape ? Donner une chance à la Bonne Nouvelle de se frayer un chemin dans notre monde marqué par de graves interrogations, autour de la clameur de la Terre et de la clameur des pauvres, mais aussi à partir des cris de tous ceux qui n’ont pas trouvé dans l’église une « maison sûre ».
        Or nous sommes porteurs d’un trésor, porté il est vrai dans des vases fragiles, comme aime à le dire Saint Paul. Alors malgré toutes nos limites et nos interrogations, libérons la parole pour imaginer une Église qui laisse percer les germes de la foi, et ceux de la vie du ressuscité !
         L’Église s’est renouvelée durant les 2000 ans de son existence, laissons l’Esprit Saint nous aider à la renouveler, à l’image de Saint François qui a entendu l’invitation : « relève mon église » . Non l’église de pierres mais l’Église , Corps du Christ !

                                                          P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 31 octobre 2021

TU AIMERAS…


     « Tout est lié », nous dit l’encyclique « Laudato si’ » : la vie de l’humanité, principalement des plus pauvres et celle de l’ensemble de la Création sont intimement liées.
      « Nous reconnaissons les signes de l’harmonie divine présente dans le monde naturel : aucune créature ne se suffit à elle-même ; chacune n’existe que dans la dépendance des autres, pour se compléter mutuellement, au service l’une de l’autre ». Avec ces mots, le pape François appelle au respect de la Création et, en elle, de l’être humain. C’est l’enjeu de son engagement, en même temps que celui des croyants, chrétiens et membres d’autres religions, en faveur de l’avenir de notre « maison commune » qu’est la Création.

     Ceci nous est rappelé au moment où va se dérouler du 31 octobre au 12 novembre la COP 26 à Glasgow (Ecosse). Cette Conférence qui réunit des responsables d’un grand nombre de pays du monde et des scientifiques a pour objectif de faire le point sur les décisions prises en 2015 à Paris, lors de la COP 21. Force est de constater que les changements de modes de vie qui y ont été ratifiés sont bien lents, notamment à cause du poids de l’économie face aux enjeux humains.
     Pour la réussite de cette Conférence, le Conseil des Eglise Chrétiennes en France recommande à ses communautés de prier pour soutenir spirituellement l’engagement des personnes « de bonne volonté » et d’interpeller les décideurs nationaux et locaux.
« Aimer Dieu et aimer son prochain comme soi-même », ce commandement (ce défi) rappelé par l’évangile de ce dimanche, n’est-ce pas, également, respecter et veiller sur « la maison commune » au coeur de laquelle l’homme (toi, moi, nous) joue son avenir ?
                                                             

José BOURAU

 
     

 

Le billet du 24 octobre 2021

« Il nous est impossible de nous taire ! »

      Depuis dimanche dernier, l’Église entière vit, comme à l’accoutumée, chaque année, la semaine missionnaire mondiale. Le Pape François a donné son message traditionnel sur le thème : « Il nous est impossible de nous taire ! » tiré des Actes 4,20. Cette affirmation des Apôtres et des premiers chrétiens nous appelle à rendre compte de notre foi et de notre espérance dans le monde de notre temps. L’Église est née missionnaire et ne peut qu’être missionnaire. En conséquence, si nous sommes nés dans l’Église et que nous sommes de l’Église, nous ne pouvons alors être que missionnaires. Notre baptême fait de nous des missionnaires : la chrismation précise que le Dieu Tout Puissant marque le baptisé de l’Huile Sainte pour qu’il demeure éternellement membre de Jésus Christ, prêtre, prophète et roi. Et en recevant le sacrement de confirmation, le baptisé devient adulte dans la foi, apôtre, témoin et soldat du Christ. Ces rites font de tout baptisé un missionnaire. Tout baptisé ou toute personne qui a fait véritablement la rencontre du Christ ne peut se taire sur son expérience du Christ. Celui qui porte le Christ en lui ne peut se taire. Il est appelé à annoncer, à partager et à manifester le trésor déposé en lui. La parabole des talents en Mt 25, 14-30 nous éclaire sur ce qui est attendu de nous par le Seigneur.
      En effet, tout baptisé ou tout chrétien, mieux tout fidèle du Christ doit être missionnaire, chacun selon son état de vie : laïc, religieux(se) et prêtre. La mission ne se réduit pas seulement à quitter sa maison ou son milieu de vie pour aller porter la Bonne nouvelle de Jésus ailleurs, mais elle se fait véritablement là où le Seigneur nous a semés, c’est-à dire dans notre milieu de vie ordinaire de chaque jour, au quotidien de nos journées. On peut être missionnaire dans sa maison, dans son service, dans son quartier, partout où l’on rencontre des hommes. Fidèles du Christ à Sainte Croix, à Saint Esprit, à Saint Étienne, à Saint Bernard et à Notre Dame du Bon Secours de Boucau, vous est-il, vous, possible de vous taire sur ce que vous portez en vous comme lumière du Christ ? Rencontre, écoute et discernement sont les trois comportements auxquels le Pape nous invite pour la marche synodale sur la synodalité de l’Église. Se mettre dans cette marche, au niveau individuel, au niveau paroissial et au niveau diocésain, fait de soi un véritable missionnaire.
      Soyons sel et lumière partout où nous passons !

Abbé Eloi FADONOUGBO

 
     

 

semainemissionnairemondiale

Le billet du 17 octobre 2021

REFUS DE LA MISÈRE.

     C’est la journée mondiale du refus de la misère : allons-nous vraiment la refuser ? Celle des autres, ceux qui vivent vraiment sous le seuil de pauvreté (918 €/mois en France), 9 millions de personnes dans notre pays ! Et combien dans notre paroisse ? Dans notre communauté? Pauvreté ordinaire et discrète, misère insistante du quotidien : se loger, manger, se chauffer… C’est une vraie question, un vrai sujet de débat pour les mois qui viennent…
     C’est peut-être un sujet d’engagement pour aujourd’hui. Refus de la misère : la nôtre, plus
confortable sans doute, celle d’un aveuglement et d’un silence coupable dont le rapport de la CIASE a révélé les monstrueux effets. Reconnaître cette misère « systémique » dans notre Église, pour l’assumer douloureusement, courageusement, et agir afin que tout abus (sexuel, de pouvoir, de conscience) y devienne impossible.
     Pour cela, François nous propose le chemin courageux du synode qui vient de s’ouvrir. Chemin pour une Église qui se veut fidèle à son Seigneur : « celui qui veut être parmi vous le premier sera l’esclave de tous. » Chemin pour un peuple de croyants qui porte humblement le don de Dieu à ses frères. Chemin missionnaire que nous pouvons décider de prendre aujourd’hui quand débute « la semaine missionnaire mondiale. »
                     

                                        Jean-Marc Aphaule-diacre-

 
     

 

Le billet du 10 octobre 2021

 CROIRE EN L’EGLISE DANS LA TEMPÊTE !

     Tout au long de cette semaine nous avons lu et entendu de nombreux commentaires sur le « rapport Sauvé », ce travail d’enquête et de recherche, demandé par l’Église de France, à une équipe de travail indépendante. Révolte, colère, tristesse, écoeurement ont été les réactions de beaucoup, à la lecture de ce rapport.
    C’est toute une image de l’Église qui s’effondre. Certains se découragent, d’autres, courageusement disent qu’il faut rebâtir, comme après ces tempêtes dévastatrices qui détruisent villes et villages. Cela le Pape François le fait déjà avec la proposition du prochain Synode dont nous entendons parler dans nos communautés et pour lequel toutes et tous nous sommes appelés à participer.
      Parmi tant de choses à corriger, tant de murs à faire tomber, le père Grieu, un théologien, attire notre attention sur un point : l’importance de sortir d’une certaine idée du prêtre vu « comme un autre Christ ». Au cours de l’histoire de l’Eglise, et encore maintenant, cela a provoqué bien des dérapages, faisant sortir le prêtre de la condition commune. Pour les Pères de l’Église, tout chrétien est une figure du Christ : « Le prêtre est avant tout un frère, même s’il est aussi signe de la présence et de l’appel du Christ. »
      Autre éclairage sur ce rapport, j’écoutais ces commentaires : « Tous ces visages des victimes des pédo-criminels, sont le visage du Christ humilié, défiguré, des visages du Christ qu’il nous est demandé de relever… Regarder les victimes et regarder le Christ, c’est regarder dans la même direction… Être avec le Christ c’est être avec les victimes. »
     « Nous portons un trésor », nous dit Saint Paul (2 Cor. 4,7) mais nous sommes bien fragiles, comme « l’argile ». Baptisés, nous sommes riches de ce trésor, c’est l’Amour de Dieu placé au coeur de tout être humain et de la Création. N’enfermons pas ce trésor dans des paradis fiscaux, comme le sont parfois des communautés renfermées sur elles-mêmes ! et encore moins dans des égoïsmes sordides. Ce trésor c’est Christ lui-même et sa Parole. Ce trésor ne peut s’agrandir et fructifier que lorsqu’il est partagé au-delà de toutes les frontières. Rappelons-nous la dernière fête paroissiale : « Vers un Nous toujours plus grand. »

     Laïcs et prêtres, aidons-nous les uns et les autres à partager avec tous ce trésor. C’est cela l’Église voulue par le Christ.

                                                           Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 3 octobre 2021

                     PAR LES CIEUX DEVANT TOI …


     Nous fêtons Saint François ce lundi 4 octobre, saint patron de « l’écologie intégrale ». Pour prolonger le thème de la belle fête de la Paroisse de dimanche dernier, on pourrait dire que « le petit pauvre d’Assise » (il poverollo) a fait éclater le « NOUS » pour que toute la création y entre. Non seulement toi et moi, mais nous avec frère Soleil, et soeur Eau. Il a vu en chaque élément du vivant, les plantes, les animaux et les hommes bien sûr, une présence de Dieu : Dieu habite sa création, et invite à louer le créateur, mais aussi à rendre tout plus vivant, plus beau , plus joyeux.
      Oui Saint François était un peu poète. Mais c’est de cela dont nous avons besoin, pour ré-enchanter le monde, et donner de l’espace vital à toute trace de vie : chaque parcelle de vie est utile à l’ensemble. Depuis Saint François, nous l’avons oublié. Il est temps de s’en souvenir. Demain avec la fête de ce grand saint à la saveur évangélique se conclut le mois dédié par le pape à la Création
       « …Mon Dieu tu es grand , tu es beau … ».
     Reste à en vivre l’esprit, pour que naisse une écologie vraiment intégrale !

                                                 P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 26 septembre 2021

 ÊTRE UN « NOUS » POUR MARCHER ENSEMBLE

      Notre paroisse, en fête ce dimanche, se donne l’objectif d’un « NOUS toujours plus grand » ; pour cela, nous voulons commencer par favoriser un accueil encore mieux vigilant, bienveillant et fraternel de tous. Pas seulement pour nous cocooner, mais pour faire Eglise et que cette Eglise répande la bonne odeur de l’Evangile sur nos terres humaines.
      Voilà qui rejoint la grande initiative du pape François qui veut mettre tous les chrétiens du monde en « synode », c’est-à-dire, « en marche ensemble » jusqu’aux « périphéries de l’existence », selon son expression. Ainsi, dans quelques jours, tous les diocèses du monde se mettront en réflexion pour « imaginer un futur différent pour l’Eglise ». Dans tous les diocèses, dont le nôtre, ça commencera dimanche 17 octobre prochain.
      Pour mieux comprendre : une Église synodale est une Église où tous les fidèles, qui jouissent d’une égale dignité, cheminent ensemble, en communion les uns avec les autres. Chacun est invité, selon sa vocation propre, à participer activement et effectivement à la mission commune de l’Église. Comme disciple-missionnaire, chacun est appelé à annoncer l’Évangile là où il est et, par-là même, à être coresponsable de la destinée de l’Église, en chemin.
      Nous y reviendrons, bien sûr. Mais, d’ores et déjà, soyons convaincus que ce dimanche, chez nous, contribue à la réflexion universelle, particulièrement pour une Eglise locale heureuse de témoigner de l’Evangile et de son Seigneur, « pour la gloire de Dieu et le salut du monde ».
 

                                                                        José Bourau

 
     

 

Le billet du 19 septembre 2021

 « Plaise au Ciel qu’en fin de compte il n’y ait pas “les autres’’ mais un NOUS » !

       C’est ce que demande le pape François dans l’encyclique « Fratelli tutti , tous frères » au n° 35 . Reconnaissons que dans le quotidien c’est plutôt l’inverse ; il y a nous et les autres. Et parfois, nous les bons et … Mais la vie chrétienne reçue au baptême, comme un grain de Sénevé planté dans notre terreau, est appelée à grandir, se diversifier, s’harmoniser avec les autres.
          Variés sont les dons ! Variée est la vie chrétienne. « Il n’est pas comme moi ». « Il ne fait pas comme nous »… Certes mais peut-être que c’est l’Esprit qui lui suggère cette manière d’être et de vivre en chrétien. Chacun reçoit le don de l’Esprit, et comme le dit Saint Paul, les dons sont variés. Oui il y a de la « diversité » mais prenons-le aussi comme une chance. Alors dimanche prochain, ouvrons nous aux autres, à ceux qui nous rejoignent, dans la ville comme dans nos communautés, pour que nous formions un NOUS, dans la diversité des provenances, des âges, et des générations.
     N‘ayons pas peur de faire appel et d’inviter à la Fête de la Paroisse.

                                                              P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 12 septembre 2021

       EN QUEL MESSI(E) CROYONS-NOUS ?

             Ces dernières semaines nous avons du suivre, bien souvent malgré nous, l’arrivée d’un célèbre footballeur à Paris. Viens ou ne viens pas ? Il est là…, il arrive…, on se précipite pour le voir, on achète son maillot dans les boutiques…, les billets du stade où il est supposé jouer son premier match, s’arrachent à prix d’or… Il est là, parmi nous, ce sauveur que les amateurs sportifs attendaient. Sur l’une de nos radios, j’écoutais les commentaires acerbes de certains auditeurs exacerbés d’une telle idolâtrie et les réponses des journalistes justifiant tout ce tohu- bohu. Il ne fait aucun doute que quelques nouveau-nés porteront bientôt ce nom devenu sacré.
           Ce dimanche, l’Évangile nous met en présence d’un autre homme. Lui aussi a du succès, à tel point que la foule veut en faire un roi. Cela lui pose question, ce genre de question, peut-être, que parfois nous nous posons : qu’est-ce-que je veux faire de ma vie ? Dans le même évangile, nous voyons Jésus interroger ses apôtres et leur réponse ne fait que confirmer qu’il est vraiment ce leader attendu par tout un peuple. Jésus fera un choix différent. Dans sa lecture de l’histoire de son peuple, dans celle aussi des évènements présents et, surtout, dans sa foi en ce Dieu qu’il reconnaît comme Père de tout être humain, son choix de vie sera celui du service. Il en assumera les conséquences, en acceptant de prendre la dernière place, d’être rejeté par tous. Voulez-vous marcher à ma suite ? Question qu’il pose à ses amis, voilà le chemin, celui du serviteur avec la croix en prime…
           En cette nouvelle rentrée paroissiale, il est possible que la peur du virus domine encore, la prudence aussi. Pourtant les invitations sont nombreuses, il n’est qu’à voir les « Forums des associations » comme aussi les propositions de notre paroisse et de tant d’autres associations. Il y a toujours la tentation de rester chez soi et de nous contenter de ces idoles que les médias nous « balancent » à longueur de journée.
             Osons regarder les croix, celle que nous portons sur nous, celle qui est là, encore, dans nos appartements ou maisons. En la contemplant, écoutons sa question : « Et pour toi, qui suis-je ». Nous le savons bien, notre réponse ne se dit pas seulement avec des paroles.
            Mais encore… Ces jeux para-olympiques nous ont permis de porter un autre regard sur le monde du handicap. J’ai bien aimé l’analyse de D. Quinio : « Ils nous disent que le dépassement de soi est possible, que le bonheur est possible, que la beauté est possible. Regardons-les. » Tout cela nous parle aujourd’hui même si « Se dépasser », « Porter sa croix », ne sont plus dans notre langage. Pourtant, ils sont chemin de vie. Celui qui est notre Messie nous a montré le chemin. Suivre son chemin, pourquoi pas ! Avancer sur ce chemin avec d’autres, en communautés, encore mieux !

                                                                    Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 5 septembre 2021

   CHOUETTE ! C’EST LA RENTRÉE

        Habituellement ce n’est pas ce que les enfants disent ! mais pourtant après les 18 mois passés à ne pas toujours savoir si on peut se voir, se parler … c’est bien de pouvoir reprendre les activités (presque) habituelles.
             Dans notre paroisse il y a eu récemment le temps fort de la kermesse, de plus il y a cette semaine la reprise du caté, avec les inscriptions et déjà la première messe des familles prévue le WE prochain.
             Entre temps nous aurons accueilli ELOI, prêtre du Bénin, qui s’adaptera peu à peu à de nouvelles réalités pour lui, avec la patience et la persévérance nécessaire, pour lui comme pour nous.

         NOUS ! c’est le thème choisi par le pape pour repartir d’un bon pied sur le chantier de l’évangile. A la suite de Jésus, toujours « en sortie » pour communiquer la Bonne Nouvelle d’une vie meilleure pour tous et pour notre planète, sous le regard de Dieu. NOUS avec les personnes, les familles qui viennent habiter ou qui transitent par chez nous, qu’elles soient de France ou d’ailleurs. NOUS entre les générations, comment s’accueillir, s’écouter, se comprendre, avancer ensemble sur le chemin de la vie et de la Foi… Chouette, y a du boulot en cette rentrée !

                                                  P. Michel GARAT

 
     

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE DANS L’OMBRE


       Nous arrivons au terme de la lettre du pape François sur St Joseph. Tout au long de ces billets, et ce dernier chapitre en est encore une illustration, nous comprenons bien la spécificité de la paternité de celui qui a été le partenaire fidèle de Marie, mais aussi du projet de Dieu ; et, du coup, nous avons bien conscience de la raison pour laquelle Joseph est nommé « patron de l’Eglise universelle ».


        "L’écrivain polonais Jan Dobraczyński, dans son livre ‘L’ombre du Père’, a raconté la vie de saint Joseph sous forme de roman. avec l’image suggestive de l’ombre, il définit la figure de Joseph qui est pour Jésus l’ombre sur la terre du Père Céleste. Il le garde, le protège, ne se détache jamais de lui pour suivre ses pas."
         "On ne naît pas père, on le devient. Et on ne le devient pas seulement parce qu’on met au monde un enfant, mais parce qu’on prend soin de lui de manière responsable. Etre père signifie introduire l’enfant à l’expérience de la vie, à la réalité. Ne pas le retenir, ne pas l’emprisonner, ne pas le posséder, mais le rendre capable de choix, de liberté, de départs. C’est peut-être pourquoi, à côté du nom de père, la tradition a qualifié Joseph de “très chaste”. Ce n’est pas une indication simplement affective, mais c’est la synthèse d’une attitude qui exprime le contraire de la possession".
      "La chasteté est le fait de se libérer de la possession dans tous les domaines de la vie". "Il ne s’est jamais mis au centre. Il a su se décentrer, mettre au centre de sa vie Marie et Jésus". "Le silence persistant de Joseph ne contient pas de plaintes mais toujours des gestes concrets de confiance". "Chaque fois que nous nous trouvons dans la condition d’exercer la paternité (charnelle ou spirituelle), nous devons toujours nous rappeler qu’il ne s’agit jamais d’un exercice de possession, mais d’un “signe” qui renvoie à une paternité plus haute. En un certain sens, nous sommes toujours tous dans la condition de Joseph : une ombre de l’unique Père céleste".

 

Suite à ces billets d’été, les personnes qui souhaiteraient avoir le texte complet de la Lettre du pape François peuvent le demander : presbytere.Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ; ou 05 59 55 02 28.

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE TRAVAILLEUR


        L’Eglise fête St Joseph le 19 mars, depuis fort longtemps (10ème siècle). Mais aussi : le pape Pie XII, en 1955, a institué la fête de ‘St Joseph artisan-travailleur’ et a demandé à la célébrer le 1er mai, journée internationale des Travailleurs (ou du Travail) depuis la fin du 19ème siècle.
        Voici ce qu’écrit le pape François à ce propos.
       " À notre époque où le travail semble représenter de nouveau une urgente question sociale et où le chômage atteint parfois des niveaux impressionnants, il est nécessaire de comprendre, avec une conscience renouvelée, la signification du travail qui donne la dignité et dont notre Saint est le patron exemplaire.
       Le travail devient participation à l’oeuvre même du salut, occasion pour hâter l’avènement du Royaume, développer les potentialités et qualités personnelles en les mettant au service de la société et de la communion.
        Le travail devient occasion de réalisation, non seulement pour soi-même mais surtout pour ce noyau originel de la société qu’est la famille. Une famille où manque le travail est davantage exposée aux difficultés, aux tensions, aux fractures et même à la tentation désespérée et désespérante de la dissolution. Comment pourrions-nous parler de la dignité humaine sans vouloir garantir, à tous et à chacun, la possibilité d’une digne subsistance ?"
        "La crise de notre époque, qui est une crise économique, sociale, culturelle et spirituelle, peut représenter pour tous un appel à redécouvrir la valeur, l’importance et la nécessité du travail pour donner naissance à une nouvelle “normalité” dont personne n’est exclu. Le travail de saint Joseph nous rappelle que Dieu lui-même fait homme n’a pas dédaigné de travailler."

        "Implorons saint Joseph travailleur pour que nous puissions trouver des chemins qui nous engagent à dire : aucun jeune, aucune personne, aucune famille sans travail !"

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE AU COURAGE CRÉATIF


      
Le pape François écrit : « Devant une difficulté on peut s’arrêter et abandonner la partie, ou bien on peut se donner de la peine. Ce sont parfois les difficultés qui tirent de nous des ressources que nous ne pensons même pas avoir. Joseph est l’homme par qui Dieu prend soin des commencements de l’histoire de la rédemption. Il est le vrai “miracle” par lequel Dieu sauve l’Enfant et sa mère. Le Ciel intervient en faisant confiance au courage créatif de cet homme : Joseph aménage une étable et l’arrange afin qu’elle devienne un lieu accueillant pour le Fils de Dieu qui vient au monde ; devant le danger imminent d’Hérode qui veut tuer l’Enfant, Joseph est alerté, une fois encore en rêve, pour le défendre, et il organise la fuite en Égypte au coeur de la nuit.
           À la fin de chaque événement qui voit Joseph comme protagoniste, l’Évangile note qu’il se lève, prend avec lui l’Enfant et sa mère, et fait ce que Dieu lui a ordonné (cf. Mt 1, 24 ; 2, 14.21). Jésus et Marie sa Mère sont, en effet, le trésor le plus précieux de notre foi. La “bonne nouvelle” de l’Évangile est de montrer comment, malgré l’arrogance et la violence des dominateurs terrestres, Dieu trouve toujours un moyen pour réaliser son plan de salut ».
          « Le Fils du Tout-Puissant vient dans le monde en assumant une condition de grande faiblesse. Il se fait dépendant de Joseph pour être défendu, protégé, soigné, élevé. Dieu fait confiance à cet homme, comme le fait Marie qui trouve en Joseph celui qui, non seulement veut lui sauver la vie, mais qui s’occupera toujours d’elle et de l’Enfant. En ce sens, Joseph ne peut pas ne pas être le Gardien de l’Église, parce que l’Église est le prolongement du Corps du Christ dans l’histoire. Joseph, en continuant de protéger l’Église, continue de protéger l’Enfant et sa mère, et nous aussi en aimant l’Église nous continuons d’aimer l’Enfant et sa mère ».

         Pour prolonger cette lecture, disons ces mots de la prière à St Joseph : « Bienheureux Joseph, montre-toi aussi un père pour nous et pour l’Eglise, et conduis-nous sur le chemin de la vie. Obtiens-nous grâce, miséricorde et courage, et défends-nous de tout mal. Amen ».

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE DANS L’ACCUEIL
     

            La semaine dernière, nous étions face à l’obéissance de Joseph. Cette attitude prend tout son sens dans ce que François développe sous ce titre qui parle d’accueil. En effet, Joseph fait acte de foi en la parole de l’ange qui a annoncé à Marie qu’elle sera la mère du Sauveur ; puis en la parole de l’ange qui lui est adressée, lui demandant de prendre " avec lui Marie ". " La noblesse de son coeur lui fait subordonner à la charité ce qu’il a appris de la Loi ".
          

          " Joseph n’est pas un homme passivement résigné. Il est fortement et courageusement engagé. L’accueil est un moyen par lequel le don de force qui nous vient du Saint Esprit se manifeste dans notre vie. Seul le Seigneur peut nous donner la force d’accueillir la vie, de faire aussi place à cette partie contradictoire, inattendue, décevante de l’existence".
          " Bien des fois, des événements dont nous ne comprenons pas la signification surviennent dans notre vie. Notre première réaction est très souvent celle de la déception et de la révolte. Joseph laisse de côté ses raisonnements pour faire place à ce qui arrive et, aussi mystérieux que cela puisse paraître à ses yeux, il l’accueille, en assume la responsabilité et se réconcilie avec sa propre histoire. Si nous ne nous réconcilions pas avec notre histoire, nous ne réussirons pas à faire le pas suivant parce que nous resterons toujours otages de nos attentes et des déceptions qui en découlent ".
         " L’accueil de Joseph nous invite à accueillir les autres sans exclusion, tels qu’ils sont, avec une prédilection pour les faibles parce que Dieu choisit ce qui est faible (cf. 1 Co 1, 27). Je veux imaginer que, pour la parabole du fils prodigue et du père miséricordieux, Jésus se soit inspiré des comportements de Joseph".

 

      Comment j’ouvre mon coeur, ma vie, à la volonté et à la venue du Seigneur ? Accueillir l’autre, les autres, rencontre parfois des résistances en moi !

      St Joseph, aide-moi, mais aide aussi l’Eglise à ne pas s’enfermer dans son histoire, mais à être accueillante aux événements du monde et aux personnes qui cherchent à donner sens à leur vie.

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                              JOSEPH, PÈRE DANS L’OBÉISSANCE


             Père aimé, père dans la tendresse, comment Joseph a-t-il vécu « l’obéissance » à Dieu ?
           A plusieurs reprises, Joseph met à l’oeuvre ce qui lui est révélé par songe ; même si cela vient bousculer ses projets. « Dans la Bible, en effet, comme chez tous les peuples antiques, les songes étaient considérés comme un des moyens par lesquels Dieu manifeste sa volonté ».
            « Dans le premier songe, Joseph entend : ‘Ne crains pas de prendre chez toi Marie, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et TU lui donneras le nom de Jésus’ (Mt 1, 20-21). Sa réponse est immédiate : ‘Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 24). Grâce à l’obéissance, il surmonte son drame et il sauve Marie’.
            « Dans le deuxième songe, l’ange demande à Joseph : ‘Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et fuis en Égypte’ (Mt 2, 13). Joseph n’hésite pas à obéir, malgré les difficultés qu’il devra rencontrer : ‘Il se leva dans la nuit, il prit l’enfant et sa mère et se retira en Égypte’ (Mt 2, 14-15). Avec confiance et patience, il attend pour retourner dans son Pays. Le messager divin, dans un troisième songe, lui ordonne de se lever, de prendre avec lui l’enfant et sa mère et de retourner en terre d’Israël (cf. Mt 2, 19-20). Il obéit une fois encore sans hésiter (Mt 2, 21). Averti dans un quatrième songe, il se retira dans la région de Galilée à Nazareth (Mt 2, 22-23). Là, Marie et Joseph, avec Jésus, observent les « prescriptions de la Loi, par la circoncision et l’offrande « du premier né à Dieu (Lc 2,21-24).
            « Dans chaque circonstance de sa vie, Joseph a su prononcer son «fiat, son Oui», tout comme Marie à l’Annonciation, et comme Jésus à Gethsémani ».


            Ainsi, Joseph « a été appelé par Dieu à servir directement la personne et la mission de Jésus en exerçant sa paternité. C’est bien de cette manière qu’il est véritablement ministre du salut du monde ».

 

Réflexion personnelle :

            Et moi, et nous… : Il arrive que nos projets humains soient bousculés par la vie, mais aussi par l’appel du Seigneur. Est-ce que cela m’est arrivé ? Qu’est-ce que cela veut dire « répondre Oui » à Dieu ? St Joseph, montre-toi aussi un père pour nous, conduis-nous sur les chemins de la vie, avec patience et dans ton « Oui ».

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

                                                                         JOSEPH, PÈRE DANS LA TENDRESSE

 

                          Avec le pape François, poursuivons notre rencontre avec St Joseph. Il met ses fragilités et ses peurs entre les mains de Dieu tendre et miséricordieux.
                        Nous lisons ceci dans le lettre du pape ‘Avec un coeur de père’ : « Joseph a vu Jésus grandir jour après jour en sagesse, en taille et en grâce, devant Dieu et devant les hommes (Lc 2, 52).
                      « Jésus a vu en Joseph la tendresse de Dieu : ‘Comme la tendresse du père pour ses fils, la tendresse du Seigneur pour qui le craint’ (Ps 103, 13). Joseph aura sûrement entendu retentir dans la synagogue, durant la prière des Psaumes, que le Dieu d’Israël est un Dieu de tendresse, qu’il est bon envers tous et que ‘sa tendresse est pour toutes ses oeuvres’ (Ps 145, 9).
« Nous pensons trop souvent que Dieu ne s’appuie que sur notre côté bon et gagnant, alors qu’en réalité la plus grande partie de ses desseins se réalise à travers et en dépit de notre faiblesse. Ce qui fait comprendre à St Paul l’intention de Dieu : ‘Ma grâce te suffit, car ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse’ (2 Co 12, 7-9).
La tendresse est la meilleure manière de toucher ce qui est fragile en nous. Seule la tendresse nous sauvera de l’oeuvre de l’Accusateur (cf. Ap 12, 10). C’est pourquoi il est important de rencontrer la Miséricorde de Dieu, notamment dans le Sacrement de la Réconciliation.
« Joseph nous enseigne qu’avoir foi en Dieu comprend également le fait de croire qu’il peut agir à travers nos peurs, nos fragilités, notre faiblesse et que, dans les tempêtes de la vie, nous ne devons pas craindre de laisser à Dieu le gouvernail de notre bateau.»

 

Réflexion personnelle :

         Est-ce que je fais, ou j’ai fait, l’expérience de la tendresse miséricordieuse de Dieu ? Où, comment, quand, grâce à qui ? Comme Joseph, envers qui nous et m’arrive-t-il de manifester de la tendresse, de la miséricorde, de la bienveillance pourrions-nous dire aussi ? A l’exemple de Joseph, l’Eglise porte-t-elle la tendresse, la miséricorde du Seigneur ? A quelles occasions ?

 

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

JOSEPH, PÈRE AIMÉ.

          Dans sa description de Joseph, le pape François commence par ce titre.
          "En raison de son rôle dans l’histoire du salut, saint Joseph est un père qui a toujours été aimé par le peuple chrétien comme le démontre le fait que, dans le monde entier, de nombreuses églises lui ont été dédiées. Plusieurs Instituts religieux, Confréries et groupes ecclésiaux sont inspirés de sa spiritualité et portent son nom, et diverses représentations sacrées se déroulent depuis des siècles en son honneur. Des invocations particulières lui sont adressées tous les mercredis, et spécialement durant le mois de mars qui lui est traditionnellement dédié … Thérèse d’Avila l’adopta comme avocat et intercesseur ; elle persuadait bien d’autres à  lui être dévots ".
Joseph s’est mis au service du projet de Dieu ; il a dédié sa vie à la réalisation de la volonté de Dieu de venir en notre chair humaine dans la personne de Jésus ; avec l’autorié  légale qui lui revenait dans la Sainte Famille, il a fait don total de lui-même, de sa vie et de son travail ; il a changé ses plans de vie humaine pour mettre à disposition du Messie toute sa capacité d’amour.


 

Réflexion personnelle :

Service, don de sa vie, disponibilité à la volonté de Dieu : tels pourraient être les mots que nous donne Joseph pour relire notre vie, discerner le projet de Dieu en nous. En regardant St Joseph et en lui disant l’affection que je lui porte, je peux chercher, dans les jours qui viennent, à lui ressembler ; et dire cette prière :


  "Vivante image de la tendresse de Dieu, tu es le gardien vigilant de l’Église, le soutien et le consolateur des familles.
Accorde-nous de demeurer dans la confiance et la paix
et fais que nos coeurs ne se ferment pas aux besoins de nos frères,
mais demeurent ouverts à la détresse des hommes dans un amour de plus en plus sincère et fraternel ".

 

 

 

 

 

                                                               Lettre Apostolique                                                 

                                                  «Avec un cœur de père»                                                                                                 

                             Pape FRANÇOIS


A l’occasion du 150ème anniversaire de la déclaration de St Joseph comme patron de l’Église Universelle"

 

Chaque dimanche de juillet et d’août, le billet nous invite à la rencontre avec St Joseph.
Présentation de la lettre du pape
accompagnée d’une question pour réfléchir et prier.

 

UN TRÉSOR  À DÉCOUVRIR

           Qui est-il, cet homme que les crèches de Noël montrent tout près de Marie, l’oeil fixé  sur l’enfant nouveau-né ? Qui est-il, cet homme dont parlent peu les Évangiles, simplement lorsqu’est  évoquée l’origine de Jésus, et son enfance ?
           Et pourtant, après Marie, aucun saint n’a occupé autant de place que Joseph, son époux, dans les paroles des papes au long de l’Histoire de l’Eglise. Pie IX l’a déclaré “patron de l’Église universelle“  ; Pie XII l’a présenté  comme  “patron des travailleurs“   et Jean-Paul II l’a nommé “gardien du Rédempteur“  .
         François, notre pape, avec son attachement particulier au  gardien de Jésus, évoque régulièrement celui qui est indissociable de Marie et de Jésus : par exemple, il a demandé que soit nommé  Joseph dans la messe chaque jour, lorsque, au cours de la prière eucharistique, nous disons cette formule (ou une autre équivalente) :“permets qu’avec la Vierge Marie, la bienheureuse mère de Dieu, avec Saint Joseph, son époux, avec les apôtres et les saints de tous les temps…“   ; et puis, cette affection pour la sainte famille l’a amené à décréter une année spéciale St Joseph, du 8 décembre 2020 au 8 décembre 2021, par la lettre apostolique  : “Avec un coeur de père“  .
            Tout au long de cet été, nous sommes invités à mieux entrer en connaissance du charpentier de Nazareth, à travers les différentes facettes de sa personne, grâce à tous les qualificatifs que le pape présente de ce père, dans la lettre apostolique.

 

Réflexion personnelle :
Avant d’entrer plus avant dans cette présentation, au cours de cette semaine, je prends un moment pour me dire : pour moi, c’est qui, Joseph ? quelle image ai-je de lui ? si je lui parle, que lui dis-je ? quel lien fais-je entre Joseph et l’Église (peuple de Dieu) ? Et je l’implore dans ma prière au cours des jours qui viennent.

 

 

 

 

 

Le billet du 4 juillet 2021

    LETTRE AUX PAROISSIEN (NE) S …


             Chers paroissien (ne) s, je profite de ce dernier billet pour vous dire ces quelques mots. Après six années passées  à la Paroisse Saint Vincent de Paul, l’heure est arrivée de faire les valises. Ces six années ont  été , je le dis sincèrement, de belles années de ma vie, de mon ministère. J’ai 12 ans de sacerdoce aujourd’hui, presque la moitié avec vous. Avec vous, j’ai appris  à  être davantage prêtre.
          Les prêtres passent, l’Eglise demeure, les paroissiens restent. Le prêtre est avant tout un serviteur du Christ et de l’Eglise, envoyé  pour annoncer la Bonne Nouvelle du Salut. Jésus nous appelle des  serviteurs inutiles, néanmoins essentiels. Je comprends cette parole de Saint Paul : l’un sème, l’autre arrose, mais c’est Dieu qui donne la croissance. C’est cela notre mission de prêtre. Nous sommes toujours appelés  à partir…
              Que pourrai-je vous dire au bout de ces six années passées au milieu de vous ? Beaucoup de bons souvenirs, de gratitudes, et tant d’amitiés. J’en rends grâce  à Dieu.
              Ma reconnaissance va d’abord  à l’endroit du curé de la paroisse Michel Garat pour la confiance mutuelle et par lui tous les autres confrères et diacre qui ont partagé  la même charge pastorale que moi. Merci pour leur témoignage de vie et de fraternité .
        Ma reconnaissance va ensuite à  tous les paroissien(ne)s qui n’ont ménagé  aucun effort pour rendre ma mission plus qu’agréable. Nous avons travaillé  en synergie, et chacun m’a aidé à continuer d’avancer. Comme disait Amadou Hampat  B , dans  l’Etrange Destin de Wagrin  :   "Quelle que soit la valeur du présent fait à un homme, il y a qu’un mot pour témoigner la reconnaissance, et ce mot c’est : MERCI  .
                Merci pour l’accueil, la générosité, la sympathie, la charité  que vous avez manifesté  envers moi.
                Pour terminer, j’aimerais souligner que j’ai  été  au milieu de vous comme un frère et un pasteur avec des forces et des faiblesses. Si j’ai pu vous blesser ou vous contrarier, je vous en demande sincèrement pardon.

        Que le Seigneur Jésus vous bénisse, et que la Vierge Marie vous protège. Je vous demande de ne pas oublier de prier pour moi.

                                                           Pricet SAMBA

 
     


 

 

Le billet du 20 juin 2021

                                        UNE PETITE MUSIQUE …

       Chaque année, hors covid, l’entrée dans l’ été  se fait au rythme de la musique. Un célèbre musicien, Vivaldi, a réussi  à traduire chacune des saisons en musique, de très belle manière. Peut-on se passer de musique ? Même dans la foi ? Certes la prière peut monter du coeur, de manière silencieuse, mais ce n’est pas pour autant qu’une petite musique ne s’y fasse entendre, visant   l’harmonie de tout notre  être. Mais habituellement, quand nous sommes rassemblés, à l’église, le chant ou la musique rythment notre prière. Cela permet de   ruminer   la parole de Dieu ou de méditer l’un des aspects de la foi, de telle sorte que tout notre  être en soit imprégné  : "Notre Dieu s’est fait homme pour que l’homme soit Dieu". C’est Saint Irénée le premier, au second siècle, qui a formulé  cette vérité, gravée maintenant dans une mélodie que nous aimons. Elle dit l’essentiel de la mission de Jésus, envoyé  par le Père pour nous permettre de nous  lever à son niveau. Belle perspective, qui mérite que nous nous y essayions, en gravant cette petite musique au coeur de notre foi et de notre vie.

                                                         P. Michel GARAT

 
     

 

Le billet du 13 juin 2021

     Le billet est spécial aujourd’hui ! Vous remarquez une différence de présentation de la feuille paroissiale.
       Notre 
« imprimeur » l’abbé Michel Etcheçahar vient de subir une grave opération. Espérons que les soins portent leurs fruits et qu’il nous revienne en meilleure forme. Il avait pris un peu d’avance dans son travail, aussi vous ne remarquez pas trop de différences dans la feuille que vous avez en mains. Dès la semaine prochaine, s’il ne peut le faire, nous n’imprimerons qu’une feuille commune à l’ensemble des relais paroissiaux. En cela nous ne ferons qu’anticiper ce qui se passera durant l’été.

      D’autre part, nommé à Pau à la rentrée, l’abbé Pricet reste avec nous jusqu’à fin juillet, nous permettant de maintenir les messes du dimanche, telles qu’affichées. Nous lui dirons « au revoir » le dimanche 25 juillet, qui sera, ce dimanche-là, messe unique, à Boucau, pour toute la Paroisse. A la rentrée nous devrions accueillir un prêtre africain dans notre paroisse. A partir du 1er août, José et moi assurerons quatre messes en WE : le samedi soir à 18h30 à St Esprit et St Étienne, et deux le dimanche matin, à 10h à Ste Croix et 10h30 à Boucau, nous permettant de donner le baptême après les messes du dimanche.

      Union de prières avec Michel et tous nos malades. Toustem en aban ! Bethi aintzina ! Poursuivons la route !

P. Michel GARAT et le Conseil pastoral

 
     

 

Le billet du 6 juin 2021

                              A TABLE !

       Cet appel résonne encore à mes oreilles, appel de la maman appelant la famille, appel de la cuisinière lors des camps de vacances.
        Aujourd’hui nous sommes heureux de voir à nouveau les tables mises sur les terrasses de nos cafés et restaurants. C’est un renouveau de vie pour beaucoup.
        Nous parlons aussi de repas, de table, même de banquet, lorsqu’il s’agit de l’Eucharistie que nous célébrons. Certains ont souffert quand les règles sanitaires exigeaient un nombre limité de participants aux diverses célébrations dans nos églises. Bon nombre de croyants ont pu réfléchir à ce qu’il y a d’essentiel en toute Eucharistie :
 - Communier c’est nous unir à la décision du Christ de donner sa vie. Comme Lui nous sommes grain de blé semé en terre de notre humanité pour que la vie soit possible pour tous.
 -  Partager le pain de l’Eucharistie et la Parole n’a de sens qu’en rompant le pain avec ceux qui n’en ont pas.
     Chaque fois que nous célébrons l’Eucharistie nous faisons donc mémoire de ce geste du Christ autour de la table, partageant le repas avec ses amis et signifiant sa vie donnée pour l’humanité entière, appelant ses invités, les participants de la Cène et nous tous à leur suite, à faire de même.
      A table ! N’est-ce pas le cri de joie que nous devrions lancer avant d’entrer dans une église pour célébrer l’eucharistie ? Tous invités au repas, pas d’exclus pour la fête !
    Bientôt, nous allons nous retrouver sans contrainte aucune dans nos Eglises, heureux de célébrer ensemble non pas comme avant, comme si rien ne s’était passé, mais avec cette envie plus forte que jamais de donner tout son sens à ce que nous célébrons.
      Elle est grande notre joie de célébrer le Christ engagé avec nous ; elle est aussi grande notre joie de nous engager à nouveau à vivre en communion fraternelle, les uns avec les autres. L’eucharistie et le service du frère ne s’opposent pas car l’un est le don que Dieu nous fait et l’autre est notre réponse au don que Dieu nous fait.
       A table ! Tous invités, pas d’exclus… Recevons ce pain de vie pour devenir nous aussi du bon pain pouvant nourrir celles et ceux qui ont faim qu’ils soient de la famille, dans le voisinage, sous les ponts ou à nos frontières.

                                                            Abbé Jean

 
     

 

Le billet du 30 mai 2021

 « BAPTISEZ-LES AU NOM DU PÈRE,
ET DU FILS, ET DU SAINT ESPRIT ».

     Après avoir célébré la Pentecôte, ce dimanche est pour les Chrétiens la fête de la Sainte Trinité. Et en même temps pour le monde, la fête des Mères. Cette fête de la Sainte Trinité nous révèle le mystère de notre Foi : le mystère d’un Dieu Unique, en trois personnes. L’Evangile de ce jour nous précise que nous sommes également baptisés dans le Père et le Fils avec le Saint Esprit.
       Cette fête nous invite donc à entrer dans cette logique d’amour partagé par le Père, le Fils et l’Esprit, critère d’appréciation des véritables enfants de Dieu. Cet amour doit se traduire dans notre témoignage de vie au quotidien, en annonçant la parole de Dieu, en célébrant ses mystères et en étant au service des autres.
       C’est dans ce sens que nous pouvons comprendre l’invite de Jésus lorsqu’il dit « Allez ! De toutes les nations faites des disciples : baptisez-les au nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit ». Il s’agit pour nous d’aller vers nos frères et soeurs pour leur apporter la présence du Christ ressuscité.
        Dans le contexte de notre paroisse, il s’agit pour nous de penser de manière particulière aux personnes âgées et aux malades. C’est pour cette raison que le sacrement des malades sera administré au cours de la célébration eucharistique ce dimanche à Sainte Croix, afin d’apporter le réconfort physique, moral et spirituel à nos paroissiens malades.
      En célébrant la solennité de la Sainte Trinité, confions au Seigneur l’humanité entière afin que l’amour Trinitaire continue de rendre fécondes toutes les initiatives en faveur de l’unité, de l’amour et de la fraternité.

                                                           Pricet SAMBA

 
     

 

Le billet du 23 mai 2021

  LES SEPT DONS DE L’ESPRIT

      En ces jours de Pentecôte, pourquoi ne pas « réviser » ce que sont les dons de l’Esprit Saint !  Lorsque nous recevons le Sacrement de la Confirmation, en particulier, ce sont eux qui sont offerts. Prier l’Esprit Saint, c’est ouvrir son coeur, dans la foi et la confiance, aux sept dons qui le caractérisent :
      La sagesse. C’est ce que le Saint-Esprit accomplit en nous afin que nous voyions toutes les choses avec les yeux de Dieu
      L’intelligence. Il ne s’agit pas de l’intelligence humaine, de la capacité intellectuelle dont nous pouvons plus ou moins être pourvus. Il s’agit d’une grâce que seul l’Esprit Saint peut donner et qui suscite chez le chrétien la capacité d’aller au-delà de l’aspect extérieur de la réalité et scruter les profondeurs de la pensée de Dieu et de son dessein de salut.
     Le Conseil. C’est vraiment un grand don de pouvoir rencontrer des hommes et des femmes de foi qui, en particulier dans les passages les plus compliqués et importants de notre vie, nous aident à faire la lumière dans notre coeur et à reconnaître la volonté du Seigneur !
      La force. Le Saint-Esprit libère le terrain de notre coeur, de manière que la Parole du Seigneur soit mise en pratique, de façon authentique et joyeuse. Ce don nous rend plus forts, en nous libérant de nombreuses entraves, en particulier dans des moments difficiles et des situations extrêmes.
      La science qui vient de l’Esprit Saint ne se limite pas à la connaissance humaine : elle nous conduit à saisir, à travers la création, la grandeur et l’amour de Dieu et sa relation profonde avec chaque créature.
         La piété. Ce don ne signifie pas avoir compassion ou pitié de son prochain, mais il indique notre appartenance à Dieu et notre lien profond avec Lui, un lien qui donne un sens à toute notre vie et qui nous maintient solides, en communion avec Lui, également dans les moments les plus difficiles et compliqués.
        La crainte de Dieu. Ce n’est pas avoir peur de Dieu : nous savons bien que Dieu est Père, et qu’il nous aime et qu’il pardonne, toujours ; c’est pourquoi il n’y a aucune raison d’avoir peur de Lui ! La crainte de Dieu est le don de l’Esprit qui nous rappelle combien nous sommes petits face à Dieu et à son amour et que notre bien réside dans l’abandon, avec humilité, avec respect et confiance, entre ses mains.

                                                            José BOURAU

 
     

 

Le billet du 16 mai 2021

 L’ESPRIT SOUFFLE !

      L’Esprit souffle en permanence, même si sa venue est particulièrement célébrée au jour de Pentecôte, c’est à dire dimanche prochain. Il souffle et inspire ceux qui font une démarche de foi comme les catéchumènes , mais aussi tous ceux qui recevront un sacrement. Il souffle sur ceux qui veulent aller de l’avant, malgré les épreuves de santé, du post covid, ou dans leur engagement auprès des migrants par exemple, où beaucoup de générosité se déploie.
      Cela nous réjouit, et nous le portons dans la prière et l’action de grâce. L’Esprit souffle aussi sur le Pape François. A notre surprise, il vient de créer mardi un nouveau ministère, une nouveau service dans l’église : celui de Catéchiste, homme ou femme. C’est sans doute ce qu’il faut pour notre temps. 
        Chacun sait d’expérience que la transmission de la foi et de l’Évangile devient difficile, concurrencée par beaucoup d’autres influences. Alors être catéchiste devient un « métier » , c’est le sens premier du mot ‘ministère’, avec la compétence nécessaire adaptée à notre monde, à notre temps, aux mentalités, et pour tous les âges.

       Que l’Esprit souffle maintenant sur l’Église pour mettre cette bonne nouvelle en oeuvre .

P. Michel GARAT

 
     

 

 Le billet du 9 mai 2021

 ÇA ALORS !


     «…Je ne suis qu’un homme, moi aussi. En vérité, je le comprends, Dieu est impartial :il accueille, quelle que soit la nation, celui qui le craint et dont les oeuvres sont justes. »
      Imagine-t-on le bouleversement profond vécu par Pierre et chacun des croyants ? Ils se croyaient de la Nation choisie de Dieu, mise à part pour se tenir devant le Seigneur…et, d’une certaine façon, ils le sont. Pourtant Pierre en visite chez le païen romain prend soudain conscience de leur humanité commune qui les fait, tous deux, frères. Frères parce que Dieu est impartial : c’est-à-dire qu’il ne prend pas partie, ni ne met « à part » en séparant. 
       Le Seigneur ne veut et ne sait que réunir les Hommes par la Fraternité : quelle bonne nouvelle ! C’est une invitation faite aujourd’hui à notre Église à ne pas avoir peur, à ne pas se sentir assiégée, en danger, à ne pas se recroqueviller. Une invitation à être « une Église » en sortie vers le monde et ses périphéries : là nous rencontrons ceux dont nous sommes (trop) loin par la culture, la religion, les conditions et « les moyens » de vie, les choix et les états de vie… ceux qui pourtant ne sont jamais oubliés du Seigneur et sur qui son Esprit veille et demeure.
      Le Seigneur connaît les « oeuvres justes » de ceux qui nous paraissent pourtant si loin de lui… invitation à nous reconnaitre frères de ceux-là, à ne pas nous croire supérieurs parce que chrétiens. Invitation à devenir une Église humble, aimante, servante, en vérité, comme au soir où le Christ lava les pieds de ses amis: tous frères ! « Fratelli tutti » !
 

                                     Jean-Marc Aphaule –diacre-