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Le billet du 11 novembre 2018

 

Le billet du 11 novembre 2018

NOS MANTEAUX

         Avant tout autre anniversaire, dans le calendrier de l’Eglise mais aussi dans le patrimoine de multiples communes de France et d’Europe, le 11 Novembre c’est d’abord la Saint Martin.
           L’image qui est dans tous
nos esprits c’est le geste du militaire à cheval partageant son manteau de légionnaire romain avec un pauvre. De fait, précise la légende, le soldat ne pouvait pas disposer du manteau qui appartenait à l’armée, mais, de la doublure qu’il a détachée avec son épée, il a pu couvrir la nudité du mendiant qui, en soirée, allait lui apparaître sous les traits du Christ dont il était le catéchumène.
            Au long des siècles, de cette figure symbolique beaucoup de gestes se sont inspirés ; gestes de charité, de solidarité et de justice, institutions d’éducation au partage qui ont marqué durablement l’histoire. Sans doute cette figure est-elle un modèle insuffisant pour ce qui est à entreprendre aujourd’hui pour une société plus juste et plus fraternelle, mais elle peut être une figure inspirante pour des engagements pas forcément, d ’ailleurs, avec label religieux.
           Puisque le calendrier peut nous en donner l’idée et sans aucun esprit de récupération, pourquoi ne pas essayer de prendre la mesure de ce qui se passe ces jours-ci sur le quai de Lesseps, sur notre rive droite de l’Adour ? Tous ces manteaux qui sont de sortie ?
            A la fin du printemps, Bayonne est devenu un lieu d’étape sur la route migratoire reliant l’Afrique à l’Europe. A partir du mois de Juin, place des Basques, plusieurs dizaines de personnes débarquent chaque jour des cars en provenance d’Espagne pour une escale bayonnaise, dans l’attente de bus qui les conduiront vers la région parisienne, sinon l’Angleterre. A ceux qui sont obligés de fuir leur pays, des associations de bénévoles offrent repas et vêtements chauds, mais, la nuit, ces réfugiés couchent à même le sol. Face à l’augmentation des arrivées (actuellement près de 200 par jour ! ) et la dégradation des conditions météo, sollicitée par les bénévoles humanitaires, la municipalité de Bayonne s’organise : « Quelle que soit leur situation juridique, ces personnes sont en fragilité et dans l’urgence nous tentons de les mettre à l’abri » s’explique Mr le Maire. On ouvre des locaux désaffectés, on installe des douches, mais pas de literie : un hébergement durable n’est pas envisageable, mais seulement une escale d’une ou deux nuits.
            La presse locale, régionale et nationale a donné un relief inhabituel à cette actualité bayonnaise ; il y a des risques que notre Région, traditionnellement hospitalière, soit provoquée à se laisser durablement renouveler par ceux qui viennent d’ailleurs, ETHORKINEKIN.

Ne gardons pas nos manteaux au vestiaire.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 04 novembre 2018

QUEL EST LE PREMIER DE TOUS LES COMMANDEMENTS ?

      Telle est la question que ce scribe pose à Jésus dans l’évangile de ce jour. Jésus répond par une simple oraison que les juifs récitent plusieurs fois par jour : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l’unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Par sa réponse, Jésus nous rappelle, en premier lieu, que le devoir primordial de tout homme est de proclamer l’amour de Dieu puisque Dieu nous a aimés le premier. Mais, jésus ne se contente pas de nous rappeler ce commandement fondamental, il rajoute également qu’il faut aimer son
prochain comme soi -même. Et sur cette question le pape Benoît XVI dit : « L’amour de Dieu et du prochain sont inséparables, c’est comme un seul et unique commandement. Tous deux viennent de l’amour qui vient de Dieu, qui nous a aimés le premier ».
      « Aimer son prochain comme soi-même » ! Cependant en regardant notre vie de Chrétiens, nous nous rendons compte que nous sommes loin de ce que le Seigneur attend de nous. En effet, le mauvais témoignage dans nos rapports interpersonnels (La haine, la rancoeur, la jalousie, l’injustice....) a pris le dessus sur l’amour, exigence par excellence à laquelle nous sommes tous appelés depuis le jour de notre baptême. Ainsi nous pouvons faire nôtre cette prière de François d’Assisse : « Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix, là où est la haine, que je mette l’amour ... »

Pricet SAMBA

 

Le billet du 1er novembre 2018

PRENDRE SON TEMPS !

      Quelqu’un m’a dit que la « fête d’Halloween » était là, tout en me faisant remarquer que les rayons de nos magasins étaient déjà remplis d’articles cadeaux pour les « fêtes de fin d’année » ! Mais pour faire plus vite, il fera son marché sur internet. Alors j’ai regardé les fleurs qui embellissent nos cimetières, j’ai pensé à l’heure d’hiver (celle qui ralentit et qui prend son temps), j’ai pensé à la « fête de Tous les Saints », au tendre souvenir de ceux qui nous précèdent dans la Vie éternelle. J’ai pensé aux commerçants que je rencontrerai (le temps venu) lors de mes achats. J’ai souri en imaginant d’autres parents ou grands parents préparant (déjà !) leur liste de Noël !
      J’ai réalisé combien il est urgent de prendre le temps, avant que ce ne soit lui qui nous prenne et nous saoule. Et je me suis dit que le temps est vraiment une chose nécessaire pour que la vie ait du sens et pour que nous ayons plaisir à accomplir nos actes. J’ai pensé aussi que notre société a véritablement besoin que nous lui portions la douceur, la lenteur, la profondeur, bref: le temps et la Joie de l’Évangile !
      J’ai remercié Tous les Saints très connus du ciel, et ceux plus humbles, de nos familles qui sont avec eux, de nous rappeler que nous sommes faits pour vivre DE et AVEC Dieu, et que leur fête qui est celle DES VIVANTS, nous invite à entrevoir (tranquillement) le joli temps de l’avent qui s’annonce: temps du pèlerinage joyeux, temps de l’attente, du désir, de l’impatience et des sourires en préparation...
      Oui, n’en déplaise à notre société marchande, le TEMPS des CHRÉTIENS, les FÊTES de l’ÉGLISE ont du sens. Plus forts que les catalogues qui envahissent déjà nos boîtes à lettres, ils nous rappellent que le Seigneur est là et qu’il vient humblement, que « la gloire de Dieu, c’est l’Homme Vivant », et que « la Vie de l’Homme c’est de connaître Dieu. » (St Irénée de Lyon 177-202).

Jean-Marc APHAULE, diacre

 

Le billet du 28 octobre 2018

PROPHÈTES ET OUVRIERS DU FUTUR


     Le 14 octobre dernier, le pape François reconnaissait comme Saints un jeune Napolitain, Nunzio Sulprizio, Francesco Spinelli, Vincenzo Romano, une religieuse allemande Maria Katharina Kasper, l’Espagnole Nazaria Ignazia March Mesa. 
    Avec eux, sont canonisés Paul VI, le « Pape de
la modernité » et Mgr Oscar Romero, archevêque de San Salvador.
     Mgr Romero fut assassiné en 1980 parce qu’il combattait ouvertement la pauvreté, l’injustice sociale, la torture et les assassinats. Il est rapidement reconnu comme «la Voix des sans-voix», parlant au nom de tous ceux qui ne pouvaient s’exprimer.
     Quelque temps avant sa mort, il disait
: «Le monde des pauvres nous apprend que la libération arrivera, non seulement quand les pauvres seront les destinataires privilégiés des attentions des gouvernements et de l’Église, mais bien quand ils seront les acteurs de leur propre lutte et de leur libération en démasquant ainsi la dernière racine des faux paternalismes, même ceux de l’Église.»

      Un extrait d’une de ses prières que nous pouvons faire nôtres : « Le Royaume n’est pas seulement au-delà de nos efforts, il est aussi au-delà de notre vue. Durant notre vie, nous n’accomplissons qu’une petite partie de cette entreprise magnifique qu’est le travail de Dieu. Nous plantons des graines de semence qui, un jour, pousseront. Nous les arrosons, sachant qu’elles portent en elles la promesse du futur. Nous posons des fondements sur lesquels d’autres construiront.  Ce n’est peut-être pas fini, mais c’est un début, un pas de plus sur le chemin, une opportunité de laisser entrer la grâce du Seigneur qui fera le reste. Nous pouvons ne jamais voir le résultat final, mais c’est la différence entre le maître artisan et l’ouvrier. Nous sommes des ouvriers, pas des maîtres artisans, pas des ministres, pas des messies. Nous sommes les prophètes du futur et non de nous- mêmes. Amen. »


José BOURAU

 

Le billet du 21 octobre 2018

« J’AI SOIF DE TOI, VIENS ! »

      Tel est le thème choisi cette année pour la Semaine Missionnaire Mondiale. Cette année, elle tombe pendant la tenue à Rome du Synode sur « Les Jeunes, la foi et le discernement vocationnel ». Le Pape François centralise son message sur les Jeunes. Et à travers les Jeunes, il s’adresse aussi à l’ensemble du peuple de Dieu. Dans son message, le Pape nous fait comprendre que « Chacun a une mission, Chacun est une mission ».
      Témoigner de la foi, devenir disciple - missionnaire, Évangéliser,
transmettre la foi, porter
l’Évangile... selon le Pape c’est diffuser la foi et la joie par « contagion ». Tout jeune, tout homme, toute femme a une vocation. Chacun a et est une mission. Tous sont missionnaires ou doivent l’être.
      J’ai soif de toi, viens ! Cela peut être comme un cri du cœur que le Seigneur lance à chacun de nous car il a vraiment besoin de nous pour notre salut ; mais en même temps c’est aussi le cri d’une personne dans le besoin et qui attend quelque chose de nous.
      J’ai soif de toi, viens ! Le Christ à soif de nous et nous invite à le suivre afin de nous montrer le chemin de la vraie vie. Ainsi la semaine missionnaire devient pour nous une occasion favorable qu’il nous donne pour aller d’une manière ou d’une autre témoigner de son amour auprès de nos frères et sœurs qui vivent dans l'indifférence vis-à-vis de la foi.
      J’ai soif de toi, viens ! C’est un appel lancé à tous les jeunes à plus de dynamisme, de ferveur dans l’annonce de l’Évangile en étant comme dit Saint Ignace d’Antioche : « Chrétiens non seulement de bouche, mais de cœur ; non seulement de nom mais de fait »

Pricet SAMBA

 

Le billet du 14 octobre 2018

A ROME, UN SYNODE POUR LES JEUNES.

        Après plusieurs mois de préparation, un synode pour les jeunes s’est ouvert à Rome le 3 octobre et il durera tout le mois d’octobre. Un « instrument de travail », fruit de multiples consultations, particulièrement de jeunes à travers le monde, permettra d’aborder tout ce qui compte vraiment pour les jeunes : travail, discriminations, musique et sport, corps, affectivité et sexualité, déception à l’égard des institutions, désir d’engagement pour la vérité et la justice, vocation humaine et spirituelle de chacun.
         Dans l’énorme dossier de préparation, une question parmi d’autres: Dans votre pays, qu’est-ce que les jeunes attendent de l’Eglise ? « Souvent, les jeunes ont du mal à trouver un espace dans l’Église où ils puissent participer activement et prendre des responsabilités. Les jeunes ont l’impression que dans l’Église on les considère comme trop jeunes et inexpérimentés pour prendre des responsabilités, comme s’ils n’allaient faire que des erreurs. Il est tout aussi clair que là où les jeunes sont présents et valorisés, le style d’Église et son dynamisme acquièrent une vitalité remarquable.»
        « Les jeunes désirent une Église « moins institutionnelle et plus relationnelle », capable d’« accueillir sans juger à l’avance », une Église « amie et proche », une communauté ecclésiale qui soit « une famille où l’on se sent accueilli, écouté, protégé et intégré. Nous avons besoin d’une Église qui soit accueillante et miséricordieuse, qui reconnaisse ses racines et sa tradition, qui aime chacun, y compris ceux qui ne correspondent pas à ses standards ». « Les jeunes d’aujourd’hui sont confrontés à de nombreux défis et opportunités. A la lumière de ces constats à travers le monde, il est indispensable que l’Eglise repense sa manière de voir ses relations et ses engagements avec les jeunes afin d’être pour eux un guide pertinent et constructif. »

       ( Introduction de l‘instrument de travail ) : tel est l’enjeu sur lesquels des évêques, venus du monde entier vont à la demande du pape François, tenter de lui proposer des pistes de réflexions et d’engagement applicables à toute l’Eglise, l’Eglise dans l’extrême variété des continents, des cultures et des églises locales. Et si, nous aussi, au long de ce mois d’octobre tout particulièrement, nous prenions vraiment du temps avec les plus jeunes d’entre nous ?

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 07 octobre 2018

VOUS AVEZ DIT « ALTERNATIVE  » ?

       Il y a ce week-end à Bayonne un « forum des alternatives » :
       De nombreux mouvements et associations y participent : parmi eux le CCFD, des chrétiens acteurs du « label Eglise verte », etc...
       Week-end joyeux et festif certes, mais pour une planète où il y a urgence ! Figurez-vous que j’aimerais bien que mes petits enfants puissent dans 10 ans, aller à la plage tranquillement, randonner sur nos vertes montagnes, voyager à la rencontre de nos frères africains ou asiatiques... Envisageable quand le niveau des océans menace de monter rapidement et d’engloutir des pays où vivent aujourd’hui 100 millions de personnes ?
       J’ai cherché dans mon dictionnaire la définition du mot « alternative », j’y ai trouvé 2 explications :
       • Obligation de choisir entre deux possibilités ; dilemme : L’alternative est embarrassante : parler ou se taire.
       • Logique : Système de deux propositions telles que la vérité de l’une entraîne la fausseté de l’autre, et réciproquement.
       Il nous revient donc de choisir joyeusement la Vie, et pour cela de changer nos habitudes personnelles et quotidiennes.
Personne parmi nous ne peut limiter la pollution des usines chinoises, indiennes ou américaines, mais chacun peut consommer autrement et éteindre la lumière en quittant la pièce ! Et si nous sommes des millions à le faire, qui dit que rien ne changera ?
       C’est cela que propose le forum, c’est cela que notre pape François nous a écrit dans son encyclique « laudato si ».
       Et si nous re-découvrions la douce sagesse de François d’Assise : « Très haut, tout puissant et bon Seigneur, à toi louange, gloire, honneur, et toute bénédiction ; à toi seul ils conviennent, ô Très-Haut, et nul homme n’est digne de te nommer.
       Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures, (....) Loué sois-tu, mon Seigneur, pour Sœur notre mère la Terre, qui nous porte et nous nourrit, qui produit la diversité des fruits, avec les fleurs diaprées et les herbes.... »
       Saint François n’était pas un doux et gentil rêveur qui parlait aux oiseaux ; il était un disciple du Christ qui avait intimement compris la volonté du Créateur d’associer dans un destin commun, dans une fraternité responsable et vitale, l’Homme et la Création.
       Je nous invite à lire et à méditer (en entier) le « Cantique des Créatures »... une alternative heureuse, réelle et chrétienne devient alors possible. Ah ! La belle Église verte !

Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 30 septembre 2018

« ÉLARGIS L’ESPACE DE TA TENTE ... » !

      Ce n’est pas un slogan pour la fête de ce jour. Mais une invitation déjà donnée par le prophète Isaïe (54,2) à son peuple qui venait de vivre l’épreuve de l’exil avec son cortège de déceptions, de peurs et de tentations de repli. Isaïe au contraire les tourne vers l’avenir : le Seigneur n’oublie jamais son peuple, et s’apprête à créer du neuf à partir de tout ce qui a été réduit à presque rien. Ce qui ne semblait produire aucun fruit en donnera. Le retour aura lieu.

     Alors « élargis l’espace de ta tente » ! Pose un geste d’espérance. Cette invitation est valable pour notre communauté chrétienne qui s’est regroupée il y a vingt ans. Comment vivre non en se repliant mais plutôt en se déployant ? Pour cela il s’agit de repartir du Christ, de la Source d’Amour qui a « planté sa tente » parmi nous, selon l’évangile de Jean. Et devenir chaque jour davantage ses familiers, ses amis, ses témoins ; devenir « disciples-missionnaires » selon l’expression du Pape François.
       Chaque église est comme une « tente de la Rencontre » et leur ensemble forme la Communauté chrétienne invitée à « élargir l’espace de la Tente ». C’est le défi et l’enjeu du vingtième anniversaire de notre Paroisse.

       Bon anniversaire à chaque membre, chaque groupe, chaque relais de la Paroisse Saint- Vincent-de-Paul.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 23 septembre 2018

LABEL ÉGLISE VERTE

     L’écologie : on en parle beaucoup. Que faisons-nous pour préserver la « maison commune » ?
     L’Eglise, quant à elle, comme Institution, a sa place à prendre dans la mise en œuvre de cette perspective. C’est au nom de cela que le pape François, à la suite de sa lettre « Laudato si’ », a fait du 1er septembre ‘la journée mondiale de prière pour la sauvegarde de la Création’ et de la poursuivre jusqu’au 4 octobre, jour de la fête de St François d’Assise.
     En quoi cela concerne l’Église, diront certains ? Au cours du temps, et ce n’est pas nouveau, l’appel est lancé aux chrétiens à participer à cette attention vis-à-vis de la Création, au nom-même de sa fidélité au Créateur et à la responsabilité qu’Il a confiée à l’Homme. C’est ainsi que les papes successifs ont interpellé l’ensemble des chrétiens, depuis Pie XII jusqu’à François en passant par Jean XXIII, Paul VI, Jean-Paul II et Benoît XVI.
     Tout en se félicitant des techniques modernes, Paul VI, en 1970, s’interroge sur leur mise en œuvre, qui « à un rythme accéléré, ne va pas sans retentir dangereusement sur l’équilibre de notre milieu naturel, et la détérioration progressive de ce qu’il est convenu d’appeler l’environnement risque, sous l’effet des retombées de la civilisation industrielle, de conduire à une véritable catastrophe écologique ». Le Conseil des Eglises chrétiennes, catholique, protestantes et orthodoxes, a pris cette question à bras le corps et propose à ses membres un « Label Eglise Verte ».
     Notre paroisse est entrée dans cette démarche ; un petit groupe y réfléchit ; il nous fera prochainement des propositions concrètes de gestes à poser, de temps de prière et de réflexion pour prendre notre part à la préservation de la Création qui est notre bien commun premier.
     Alors, soyons attentifs, dans les temps qui viennent, aux invitations qui nous seront faites et, à la mesure de ce que chacun peut faire, et de ce que notre paroisse peut réaliser, nous répondrons à la responsabilité que Dieu nous confie, de veiller à la bonne santé de la vie qu’il a mise entre les mains de l’Homme.

José BOURAU

 

Le billet du 16 septembre 2018

LA VÉRITÉ  NOUS RENDRA LIBRE !

     Cette maxime nous vient de l’évangile de Jean. On peut espérer que le procès de l’abbé Sarramagnan, ouvert ce jour, contribue à faire la vérité. Nous sommes sous le coup de tant d’affaires que l’on pourrait perdre l’espoir que l’église aille mieux, et surtout qu’elle devienne ce qu’elle est déjà par la grâce du baptême : servante de l’évangile et de la beauté qu’il y a à suivre le Christ, Serviteur de tous. Beaucoup de choses ont été écrites ces derniers temps. Nous retenons surtout la « Lettre aux Catholiques » que le pape a adressée à chacun fin août, ainsi que le mal qui peut atteindre le clergé, ce mal que le pape appelle « le cléricalisme ». Nous proposerons dans notre paroisse une réflexion à ce propos dans les semaines qui viennent. Il est important en effet de clarifier bien des idées reçues, les nôtres, et celles véhiculées par les medias. Notamment sur le mariage qui serait la panacée. Mais le mariage n’est pas prévu pour corriger tous les dérèglements de la personne ! Si c’était le cas, comment expliquer tant d’affaires semblables au sein des familles ? Pour l’heure, notre pensée et notre prière accompagnent non seulement Jean François, mais aussi la victime et tous les siens ainsi que tous ses amis : que chacun trouve la paix, par la « vérité qui nous rend libres »

P Michel Garat

 

Le billet du 09 septembre 2018

UNE NOUVELLE ANNÉE PASTORALE COMMENCE !

       Au cours de cette nouvelle année pastorale, nous sommes appelés à être une communauté de « disciples-missionnaires », qui célèbrent, annoncent et servent le Christ Ressuscité. Devenir disciples-missionnaires dans nos communautés, c’est l’invitation de l’année inscrite dans notre livret « Faire paroisse » qui se résume par les trois fonctions fondamentales de notre Baptême : 

                                  Annoncer, célébrer et servir.

       Le 30 septembre 2018, notre Paroisse saint Vincent de Paul célèbre ses 20 ans d’existence. Chaque membre de notre communauté est appelé, selon sa grâce et sa responsabilité, à vivre cette triple mission dans la joie, en donnant le meilleur de lui-même pour la réussite de ce grand évènement.
       La nouvelle année pastorale suppose aussi la reprise de toutes les activités paroissiales notamment la catéchèse qui commence par les inscriptions en ce dimanche dans nos différents Relais. Nous devons, de fait, mettre l’accent sur l’accueil ; c’est la porte d’entrée de la mission. Il s’agit d’accueillir comme le Christ, c’est-à-dire sans jugement, mais dans l’action de grâce à Dieu qui est à l’oeuvre dans les coeurs des gens. Cela leur permettra de cheminer, marcher et d’avancer dans la connaissance de la Bonne Nouvelle. Il s’agit aussi d’accueillir ceux qui viennent frapper à nos portes : « Elargis l’espace de la tente » nous invite ainsi le prophète Isaïe (Is 54,2). Vivons ces trois missions au sein de nos communautés, avec les autres...

       Il s’agit également de sortir jusqu’aux « périphéries » puisque le Christ nous envoie annoncer la Bonne Nouvelle, jamais seul, mais avec les autres.


                                 Bonne et heureuse année pastorale.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 02 septembre 2018

UNE LETTRE « AU PEUPLE DE DIEU » .

     « Élargis l’espace de ta tente » ( Isaïe 54, 2 ) : c’était le dernier billet de la série « Faire paroisse » de l’été: invitation à des initiatives concrètes d’ouverture tout particulièrement à l’approche du 30 septembre où nous célébrerons le 20ème anniversaire de la fondation de la paroisse St Vincent de Paul en ses quatre relais.
     Et voici qu’une douloureuse actualité nous provoque à élargir notre tente aux dimensions mêmes de l’Église universelle : « Si un membre du corps souffre, tous les membres souffrent avec lui ». Par cette citation de St Paul aux Corinthiens (1 Cor. 12,26) commence la lettre que, le 20 août, le Pape François a adressée « Au Peuple de Dieu », c’est-à-dire à nous tous, les baptisés. Sur la paroisse, la lettre a été diffusée à la sortie des messes des 25-26 août ; elle reste affichée dans chacune des églises. Il n’est pas question, ici, de résumer ce message d’une gravité exceptionnelle, mais d’en encourager la lecture – pourquoi pas à plusieurs ? - en le détachant des polémiques actuelles sur d’autres interventions du pape en particulier lors de son retour d’Irlande.
     Un rapport de justice accablant sur dix diocèses des USA, a révélé le 14 août dernier qu’en soixante dix ans 301 prêtres se sont rendus coupables d’abus sexuels sur plus d’un un millier d’enfants et qu’il y a eu, à ce sujet, comme une conspiration du silence. Les noms des coupables ont été publiés par un Grand Jury. . C’est au lendemain de cette révélation, le 20 août, que le pape François écrit une longue lettre de 140 lignes dont voici seulement 3 extraits :
     Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits. ...
     L’ampleur et la gravité des faits exigent que nous réagissions de manière globale et communautaire ( ... ) Il est impossible d ‘imaginer une conversion de l’agir ecclésial, sans la participation active de toutes les composantes du peuple de Dieu. (... ) Dire non aux abus, abus sexuel, abus de pouvoir et de conscience, c’est dire non, de façon catégorique, à toute espèce de cléricalisme, cléricalisme favorisé par les prêtres eux-mêmes ou par les laïcs. ...
     Il est nécessaire que chaque baptisé se sente engagé dans la transformation ecclésiale et sociale dont nous avons besoin. Tout ce qui se fait pour éradiquer la culture de l’abus dans nos communautés sans la participation active de tous les membres de l’ Eglise ne parviendra pas à une saine et effective transformation . ( ... ) L’exercice pénitentiel de la prière et du jeûne aideront à réveiller notre conscience, notre solidarité et notre engagement en faveur d’une culture de la protection et du « jamais plus » à tout type et forme d’abus .
     Il faut insister : ces extraits ne sont pas un résumé. Il faut aller au texte pour mesurer, avec le Pape, la gravité de la situation dans notre Église plus largement qu’aux USA ; pour causer avec ceux qui nous disent : c’est trop tard et ce n’est pas assez ! pour nous demander comment ce qui est à faire nous concerne, nous, ici .

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 26 août 2018

      Pour faire paroisse,


« ÉLARGIS L’ESPACE DE TA TENTE » Is 54, 2


« Élargis l’espace de ta tente, déploie sans lésiner les toiles qui t’abritent, allonge tes cordages, renforce tes piquets ».

            Ainsi s’exprime le prophète Isaïe. Tout au long de l’année, et encore cet été dans chacun des billets, nous avons pu approfondir tel ou tel aspect de la vie communautaire paroissiale. Reste à le vivre.

              Une bonne occasion sera le 20° anniversaire de la création de notre Paroisse Saint Vincent de Paul le 30 septembre prochain. Les renseignements sont donnés dans cette feuille et dans les suivantes. Mais déjà , comme nous y invite Isaïe, un moyen d’élargir nos cercles c’est de faire signe, à un couple amis, à des parents, ou à des voisins. Dès la messe du 9 septembre vous pourrez disposer d’un flyer, simple et beau, que vous pourrez donner de la main à la main.

             Déjà chacun peut y penser : comment donner cette info à telle famille, dans telle résidence ou tel immeuble ! et cela de la main à la main. Rien de mieux ! c’est plus chaleureux, accueillant et efficace. Le flyer est à double portée : en première page figure notre fête du 30 septembre. Mais il pourra être donné par la suite aussi : à l’intérieur figurent les renseignements essentiels pour les personnes qui voudraient prendre contact avec la paroisse, assister à la messe, inscrire au caté, etc.

         Alors pensons à « élargir » nos cercles et à proposer cette information. Vous verrez, c’est déjà beaucoup : c’est déjà un grand pas « missionnaire ».

P. Michel GARAT

 

Le billet du 19 août 2018

     La mission nous précède !

     Lorsque nous prenons une responsabilité, lorsque nous arrivons dans une paroisse, nous ne sommes pas les premiers à œuvrer pour la mission en ce lieu. Nous nous inscrivons dans une histoire.

     Mais plus fondamentalement nous sommes invités à rejoindre l’œuvre même du Père qui par son Fils est entré en dialogue d’alliance avec les hommes et qui, par le don de l’Esprit, travaille au cœur des hommes. Ceci souligne dès lors quelques attitudes de fond

     Attitude d’accueil : Nul n’est propriétaire de la mission, nul ne peut s’installer à son compte. Cela appelle à être attentif aux différents acteurs de la pastorale et à chercher à connaître la réalité humaine, ecclésiale du lieu où nous sommes envoyés en mission, son histoire.

     Attitude de dialogue : Dans la rencontre des hommes il s’agit, tout à la fois, d’écouter, de recevoir et de donner en réciprocité. Dieu nous précède par son Esprit déjà à l’œuvre. Nous avons aussi à recevoir la lumière de l’Évangile de ceux à qui nous désirons l’annoncer ;

     Attitude de contemplation : L’Esprit de Dieu travaille au cœur de la Création et de l’histoire, « le royaume est là tout près de vous ». L’Église collabore à l’œuvre de !’Esprit.

     • Ces trois attitudes sont proposées à chacun, en particulier à ceux qui se mettent au service des autres, dans la catéchèse, la liturgie, la participation à un Conseil...
     À quelle(s) attitude(s) suis-je surtout sensible ? Chacun peut se poser la question tout en priant ou en chantonant :
“Donne-moi ton regard, O Seigneur, apprends-moi à te voir”

 

Le billet du 15 août 2018

      Le 1er juillet dernier nous sommes allés en pèlerinage avec les enfants du catéchisme à Buglose, près de Dax. Un sanctuaire moins connu que par le passé, quand des paroissiens se rendaient régulièrement à l’Octave de Buglose qui a lieu chaque année la première semaine de Septembre. En ce 15 août unissons nous à la prière des pèlerins :

PRIÈRE A NOTRE DAME DE BUGLOSE

      O Notre Dame de Buglose, comme j’aime t’honorer dans ce sanctuaire que tu t’es choisi depuis tant de siècles. Je reconnais à ce choix la Mère d’un Dieu né dans une humble étable. Comme lui, tu aimes tout ce qui est pauvre et caché. C’est là que de nombreuses générations ont reçu de merveilleuses grâces par ta maternelle intercession.
      Je m’unis à ces foules de pèlerins venues en ce lieu béni t’invoquer et te remercier. A leur suite, je contemple ton regard qui m’invite à la confiance et ton sourire qui me communique la joie du ciel.
      Tu nous dis en nous montrant Jésus : « Faites tout ce qu’il vous dira ! »
      Sainte Vierge Marie, viens visiter le pauvre pèlerin que je suis et qui vient à toi avec sa reconnaissance, ses joies, ses espoirs mais aussi ses blessures, ses errances, ses questions, ses demandes.
      Obtiens-moi la grâce de pouvoir expérimenter la tendresse de Dieu. Aide-moi à découvrir que Dieu veut faire de moi son sanctuaire préféré. Je pourrai alors chanter avec toi : « Le Seigneur fait pour moi des merveilles, Saint est son
Nom ! »
      Vierge Marie, Mère de l’Église, nous t’en prions, veille tout particulièrement sur notre diocèse. Que l’Esprit Saint le renouvelle sans cesse sur les chemins de la sainteté. Amen !

 

Chaque dimanche de juillet et août, le billet permettra à chacun d’approfondir ce qu’est « faire paroisse » ou «former une communauté » . Les textes de fond sont accompagnés généralement d’une question pour prolonger la réflexion.

Bon parcours !

 

Le billet du 12 août 2018

      Entrer dans une logique de projet !
Ou : comment passer d’une logique de « guichet », à celle du « projet » ?

« Une communauté qui entre dans la perspective de cheminement (avec et auprès des personnes) peut aussi entrer dans une logique de projet, et ne pas se contenter d’une logique de « guichet », en répondant seulement à la demande exprimée.
      Cela conduit à prendre l’initiative de l’offre, de devancer, voire d’anticiper la démarche de ceux qui s’adressent (encore) à l’Église pour les ouvrir à des dimensions ou à des aspects de la foi chrétienne qu’ils ne soupçonnaient pas (...) Cette logique peut conduire à solliciter des baptisés en fonction de leurs charismes et de leur vocation. Des dons se révèlent dans certains projets parce qu’on a besoin d’eux. La réalisation de projets mobilise des énergies lorsque des membres de la communauté participent à son élaboration, ce qui est particulièrement le rôle du Conseil pastoral.
      Parmi les domaines qui prennent aujourd’hui de plus en plus d’importance dans une vie paroissiale et qui nécessitent une logique de projet, on trouve l’information et la communication, le développement de la convivialité et du réseau communautaire, l’accueil la formation des chrétiens. Mais, toute la mission de la paroisse peut-elle entrer dans cette logique de projet ? Il faut bien célébrer les sacrements et les obsèques, assurer les liturgies dominicales, faire le catéchisme aux enfants, accueillir les demandeurs... La difficulté est de pouvoir ne pas se laisser uniquement déterminer par les demandes extérieures ou par le poids d’une histoire trop lourde mais par une dynamique interne, celle de l’appropriation d’un projet.
(extrait du Document Épiscopat p. 9 , n°7/2011)

→ Le « guichet » ne suffit plus depuis longtemps. Comment aller à la rencontre de ceux qui viennent habiter pour un temps chez nous ?

 

Le billet du 5 août 2018

          Dans notre réflexion estivale sur ce qu’est une paroisse il n’est pas inutile de rappeler quelques aspects importants de son rôle. La vie paroissiale se structure autour de trois pôles inséparables les uns des autres,                                               Célébrer-Annoncer-Servir :
- Les sacrements, avec tout ce qui entoure (ou devrait entourer) leur célébration : la préparation, le suivi...


- la Parole : annonce explicite de Jésus-Christ, catéchèse, prédication, formation ...


- L’agir chrétien au quotidien incluant notamment une éthique familiale, professionnelle etc. ainsi que la solidarité et le partage.


                 Dans le cadre de la paroisse, la vie ecclésiale déploie la richesse de ces trois pôles à travers des actions que l’on résume assez souvent de la manière suivante :
- Accueillir : ce qui suppose des lieux d’accueil mais aussi des personnes plus particulièrement aptes à cet accueil et chargées de l’effectuer, même si tout le monde est invité à y contribuer. Cet accueil est offert absolument à tous .


- Rassembler: donc créer du lien social. «Dieu a voulu que tous les hommes constituent une seule famille et se traitent mutuellement comme des frères»                                                                      (Vatican II, GS n° 24 §1).
D’une part la paroisse crée ses propres réseaux de relations autour des sacrements, de la Parole, de !’agir solidaire. Elle est bien dans son rôle en offrant ainsi des lieux de partage, de fraternité, de convivialité.
D’autre part elle reconnaît les nombreux réseaux (associatifs, de voisinage, d’écoles, etc.) qui existent sur son territoire et où les chrétiens sont invités à servir la fraternité...
...Les deux sortes de réseaux (ceux de la paroisse et ceux de la société civile) sont à promouvoir les uns et les autres dans la reconnaissance mutuelle.


- Célébrer, donc offrir des lieux et des temps de prière et de liturgie. A bien réfléchir, tous les sacrements (baptême, mariage, etc.) intègrent les trois mouvements d’accueil, de rassemblement et d’envoi qui rythment la vie paroissiale.


             L’Eucharistie paroissiale (en particulier celle du dimanche) devrait entraîner les participants à vivre ce même dynamisme puisque les «fidèles du Christ» y sont accueillis, rassemblés par la Parole et la communion au Corps du Christ et finalement envoyés pour annoncer la Bonne Nouvelle à tous.

             Envoyer, donc inciter ceux qu’elle rassemble à rejoindre d’autres réseaux de la vie ecclésiale (mouvements, services, aumôneries, etc.) et de la vie sociale (relations courantes, associations familiales, professionnelles, culturelles, etc.) qui débordent le territoire de la paroisse et qui ont eux aussi pour objectif de servir l’homme. «L’homme est la première route, la route fondamentale de l’Église» (Jean Paul II).

Réflexion : Cette conviction de Jean-Paul II reflète bien le sens de l’évangile : Jésus considère toute personne comme aimée de Dieu, agissant toujours en sa faveur pour qu’elle retrouve l’image de Dieu en elle. Comment concrètement cela se réalise au sein de nos groupes ? A quelle conversion nous sommes appelés ?

 

Le billet du 29 juillet 2018

          Poursuivant notre réflexion sur la mission d’une paroisse, voici un extrait de l’encyclique du pape François, Laudato Si, qui indique pourquoi marquer le dimanche par l’Eucharistie, et rythmer l’année par des fêtes. C’est en rapport avec le sens de notre vie et surtout du « comment vivre dans le respect de la Création et la protection des pauvres ? »


« Le dimanche, la participation à l’Eucharistie a une importance spéciale. Ce jour, comme le sabbat juif, est offert comme le jour de la purification des relations de l’être humain avec Dieu, avec lui-même, avec les autres et avec le monde. Le dimanche est le jour de la résurrection, le “premier jour” de la nouvelle création, dont les prémices sont l’humanité ressuscitée du Seigneur, gage de la transfiguration finale de toute la réalité créée. En outre, ce jour annonce « le repos éternel de l’homme en Dieu ». De cette façon, la spiritualité chrétienne intègre la valeur du loisir et de la fête. L’être humain tend à réduire le repos contemplatif au domaine de l’improductif ou de l’inutile, en oubliant qu’ainsi il retire à l’oeuvre qu’il réalise le plus important : son sens. Nous sommes appelés à inclure dans notre agir une dimension  réceptive et gratuite, qui est différente d’une simple inactivité. Il s’agit d’une autre manière d’agir qui fait partie de notre essence. Ainsi, l’action humaine est préservée non seulement de l’activisme vide, mais aussi de la passion vorace et de l’isolement de la conscience qui amène à poursuivre uniquement le bénéfice personnel. La loi du repos hebdomadaire imposait de chômer le septième jour « afin que se reposent ton boeuf et ton âne et que reprennent souffle le fils de ta servante ainsi que l’étranger » (Ex 23, 12). En effet, le repos est un élargissement du regard qui permet de reconnaître à nouveau les droits des autres. Ainsi, le jour du repos, dont l’Eucharistie est le centre, répand sa lumière sur la semaine tout entière et il nous pousse à intérioriser la protection de la nature et des pauvres.

Réflexion : Sommes-nous sensibles au sens du dimanche indiqué par le pape François : c’est une invitation à « un  élargissement du regard qui permet de reconnaître à nouveau le droit des autres » ?

 

Le billet du 22 juillet 2018

      La paroisse c’est l’ensemble des baptisés , qui viennent boire et qui invitent à boire à la fontaine du village, selon l’expression de Jean XXIII.

      « Si la paroisse est l’Église implantée au milieu des maisons des hommes, elle vit et agit insérée profondément dans la société humaine et intimement solidaire de ses aspirations et de ses drames. Bien souvent le contexte social, surtout en certains pays et certains milieux, subit les secousses violentes des forces de désagrégation et de déshumanisation: l’homme est égaré et désorienté, mais dans son cœur subsiste toujours plus le désir de pouvoir expérimenter et cultiver des rapports plus fraternels et plus humains. La réponse à ce désir, la paroisse peut la fournir si, grâce à la participation active des fidèles laïcs, elle reste fidèle à sa vocation et mission originelles: être dans le monde le « lieu » de la communion des croyants, et tout à la fois le « signe » et l’« instrument » de la vocation de tous à la communion ; en un mot, la paroisse doit être la maison ouverte à tous, et au service de tous, ou, comme se plaisait à dire Jean XXIII, la fontaine du village à laquelle tout le monde vient étancher sa soif.

     (La Place de chaque baptisé est indispensable)

     Être « membre » de l’Église, cela n’empêche pas chaque chrétien d’être un « être unique et irremplaçable » ; tout au contraire cela donne son sens le plus profond à l’unicité irremplaçable de chacun, en tant que celle-ci est source de diversité et de richesse pour l’Église entière. C’est en ce sens que Dieu en Jésus-Christ appelle chacun de nous par son nom propre, qui ne peut prêter à confusion. L’appel du Seigneur: « Allez vous aussi à ma vigne » s’adresse à chacun personnellement et signifie: « Viens, toi aussi, à ma vigne ! ».
     Il est absolument nécessaire que chaque fidèle laïc ait toujours vive conscience d’être un « membre de l’Église », à qui est confiée une tâche originale, irremplaçable et qu’il ne peut déléguer, une tâche à remplir pour le bien de tous. Dans cette perspective, prend tout son sens l’affirmation du Concile sur la nécessité absolue de l’apostolat de chaque personne : « L’apostolat que chacun doit exercer personnellement et qui découle toujours d’une vie vraiment chrétienne (cf. Jn 4, 14) est le principe et la condition de tout apostolat des laïcs, même collectif, et rien ne peut le remplacer (Les Fidèles Laïcs, n° 27.28).   

     Tout ceci suppose qu’on se considère comme membre de l’église, au titre de la mission découlant du baptême reçu. De fait comment je travaille à la « communion » dans et hors de la communauté chrétienne ?

 

Le billet du 15 juillet 2018

          Le lieu par excellence où l’on se retrouve en paroisse c’est bien évidement la liturgie (pôle «Célébration»), pour une messe, un sacrement, un temps de prière ou d’adoration... Mais qu’est ce que la liturgie ou le culte ?
        

         C’est l’expression de la foi, à travers les rites, la parole de Dieu, les sacrements. La liturgie n’est pas un phénomène de mode, sinon elle ne renverrait qu’à nous mêmes. La liturgie est le lien qui nous unit au Christ, qui continue à se dire, aujourd’hui, et qui nous introduit à son mystère. Comme l’affirme le Concile Vatican II, la liturgie est à la fois « humaine et divine, visible et riche de réalités invisibles, fervente dans l’action et adonnée à la contemplation, présente dans le monde et cependant en chemin... ». Voilà pourquoi un double mouvement est nécessaire. Il faut que la liturgie reste compréhensible, accessible, toujours adaptée pour que chacun puisse goûter au mystère, par le chant, les paroles, les images. Et en même temps, elle n’est jamais une autocélébration, mais renvoie au Maître, à Jésus lui même dans le salut qu’il nous propose de manière toujours renouvelée. Cela fait beaucoup de qualités ! L’une étant ordonnée à l’autre : la liturgie est « tout entière tournée vers le Christ, n’ayant d’existence, de valeur et d’efficacité que par Lui » (P. De Lubac). La célébration de la vigile de Pâques est sans doute celle qui montre le mieux cela : nous célébrons Jésus ressuscité, joyeusement, Jésus qui est vivant et qui donne la vie notamment par le baptême de l’eau donné aux grands enfants et aux adultes. Sacré challenge : il faut « animer », donner une âme à la célébration, sinon on nous dit qu’elle est ennuyeuse. Mais en même temps ce qui se passe se situe au niveau du Christ, de son mystère, c’est à dire de la vie qu’il nous communique : lui sommes nous présents ?

Réflexion : Sans chercher trop loin, est ce que je me retrouve dans ce qui est dit ? ai-je vécu la messe de cette manière ce matin, dans ce « double mouvement » dont on parle ci-dessus (mots en gras) ?

 

Le billet du 08 juillet 2018

     Avant d’entrer dans les trois misions spécifiques de la paroisse (Annoncer-Célébrer-Servir), entendons le pape réaffirmer la nécessité de la paroisse comme premier lieu de vie chrétienne. Il réaffirme que la paroisse est un lieu de proposition adaptée. Ce n’est pas le seul lieu où l’évangile est annoncé, loin de là. Mais, selon le pape François, la paroisse reste nécessaire et est « loin d’être caduque ».

     La paroisse n’est pas une structure caduque ; précisément parce qu’elle a une grande plasticité, elle peut prendre des formes très diverses qui demandent la docilité et la créativité missionnaire du pasteur et de la communauté. Même si, certainement, elle n’est pas l’unique institution évangélisatrice, si elle est capable de se réformer et de s’adapter constamment, elle continuera à être « l’Église elle-même qui vit au milieu des maisons de ses fils et de ses filles ». Cela suppose que réellement elle soit en contact avec les familles et avec la vie du peuple et ne devienne pas une structure prolixe séparée des gens, ou un groupe d’élus qui se regardent eux-mêmes. La paroisse est présence ecclésiale sur le territoire, lieu de l’écoute de la Parole, de la croissance de la vie chrétienne, du dialogue, de l’annonce, de la charité généreuse, de l’adoration et de la célébration. A travers toutes ses activités, la paroisse encourage et forme ses membres pour qu’ils soient des agents de l’évangélisation. Elle est communauté de communautés, sanctuaire où les assoiffés viennent boire pour continuer à
marcher, et centre d’un constant envoi missionnaire.
     (Evangelii Gaudium - la Joie de l’Évangile n° 28)

Réflexion : La paroisse, ce n’est pas que les prêtres : comment chacun est « agent de l’évangélisation » , ou comment le devenir davantage ?
Par quel moyen simple je pourrai l’être cette semaine même ?

 

Le billet du 1erjuillet 2018

UNE COMMUNAUTÉ N’EXISTE JAMAIS UNE FOIS POUR TOUTES...

     « Découvrir que l’Église qui existe déjà est aussi et toujours l’église en surgissement, en genèse, à partir du moment où elle fait naître ou renaître des croyants, en les agrégeant à un corps puis en les envoyant en mission...

     Le premier geste fondamental de la vie paroissiale, le premier geste qui l’institue est l’accueil, non seulement comme moment particulier d’entrée en contact, mais comme qualité constitutive de la paroisse. Il n’est pas alors question seulement d’ouvrir la porte, mais de faire entrer, d’engager un dialogue, d’apprendre à se connaître mutuellement, de tisser des liens. Cela implique fortement la paroisse, dans la mesure où elle doit penser la place des personnes
accueillies ou à accueillir à l’intérieur même de sa préoccupation et pas seulement à l’extérieur d’elle. Même si ces personnes ne gardent pas de lien régulier avec la communauté, à un moment donné elle vivent une expérience d’église et découvrent que cette Église est aussi pour eux, qu’elle les prend en compte ?. C’est une première étape pour saisir que l’Église n’est pas seulement une étrangère. L’accueil et la prise en compte des demandes leur donne d’expérimenter l’offre de la Parole de Dieu et d’une fraternité. Les accueillants découvrent alors qu’ils sont
l’Église là où ils vivent. La prise de conscience des exigences de l’accueil est donc une chance pour les paroisses et un chemin d’appropriation de celles ci. ...    

     Il faut aussi souligner tout ce qui tisse au quotidien des relations : les appels adressés, le travail en commun, la confiance accordée, le partage des responsabilités, l’invitation à des formations, tout ce qui met en valeur la capacité baptismale des paroissiens. A travers la diversité de ses activités et de ses propositions, une paroisse peut donner une chance à un grand nombre de baptisés d’expérimenter une foi partagée. »    

     Extrait du document épiscopat n° 7/2011 sur « des paroisses comme communautés »

Pour poursuivre la réflexion : qu’est ce qu’il se passe lorsqu’ on est accueilli soi-même ?  Inversement, comment être soi-même davantage accueillant ? Que faut il changer ?

 

Le billet du 24 juin 2018

SAINT JEAN BAPTISTE : MODÈLE D'HUMILITÉ.

     Aujourd’hui, nous célébrons la solennité de la naissance de Jean Baptiste, fils d’Élisabeth et de Zacharie. Il est aussi le dernier des prophètes avant Jésus dont il annonce et prépare la venue. Il confesse ne pas être la lumière pour
témoignage à celui qui est la vraie lumière (Jn 1,19-20).
     Par cette fête, l’Église invite à nous intéresser à la vie et l’enseignement de Jean Baptiste qui est un modèle d’humilité pour nous les chrétiens. Jean Baptiste nous invite, en cette fête du 24 juin, à redresser les sentiers, à combler les ravins.... A mettre de côté notre orgueil et à intégrer notre foi et nos valeurs chrétiennes dans notre vie de tous les jours.
     Nous devons, à l’exemple de Jean Baptiste, laisser l’occasion à nos semblables et surtout à Dieu de reconnaitre notre grandeur qui doit être fondée sur notre humilité. En définitif, nous pouvons dire que Jean Baptiste est un modèle d’humilité pour nous les chrétiens, il nous apprend à reconnaitre la grandeur des autres.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 17 juin 2018

 MAIS POURQUOI MON DIEU ONT-ILS INVENTÉ CE TRUC QUI S’APPELLE « ÉGLISE VERTE » ?


    Question entendue récemment à laquelle je laisse répondre 2 textes bien différents :

« La défense de l’innocent qui n’est pas encore né, par exemple, doit être sans équivoque, ferme et passionnée, parce que là est en jeu la dignité de la vie humaine, toujours sacrée, et l’amour de chaque personne indépendamment de son développement exige cela. Mais est également sacrée la vie des pauvres qui sont déjà nés, de ceux qui se débattent dans la misère, l’abandon, le mépris, la traite des personnes, l’euthanasie cachée des malades et des personnes âgées privées d’attention, dans les nouvelles formes d’esclavage, et dans tout genre de marginalisation.
    Nous ne pouvons pas envisager un idéal de sainteté qui ignore l’injustice de ce monde où certains festoient, dépensent allègrement et réduisent leur vie aux nouveautés de la consommation, alors que, dans le même temps, d’autres regardent seulement du dehors, pendant que leur vie s’écoule et finit misérablement. »
                             (Gaudete et Exsultate Pape
françois N° 101)

   « Les catastrophes écologiques qui se préparent à l’échelle mondiale dans un contexte de croissance démographique, les inégalités dues à la rareté locale de l’eau, la fin de l’énergie bon marché, la raréfaction de nombre de minéraux, la dégradation de la biodiversité, l’érosion et la dégradation des sols, les événements climatiques extrêmes... produiront les pires inégalités entre ceux qui auront les moyens de s’en protéger, pour un temps, et ceux qui les subiront. Elles ébranleront les équilibres géopolitiques et seront sources de conflits. L’ampleur des catastrophes sociales qu’elles risquent d’engendrer a, par le passé, conduit à la disparition de sociétés entières. C’est, hélas, une réalité historique objective...
    Lorsque l’effondrement de l’espèce apparaîtra comme une possibilité envisageable, l’urgence n’aura que faire de nos processus, lents et complexes, de délibération. Pris de panique, l’Occident transgressera ses valeurs de liberté et de justice. »
 (Michel Rocard ancien 1er ministre et 3 professeurs
d’université 2011)

      Alors NON ! Nous n’avons plus le choix, le respect de l’homme et de la Création nous pressent.

       Un jour « Dieu vit que cela est BON », agissons pour que nos enfants le voient aussi !

Jean-Marc Aphaule-diacre-

 

Le billet du 10 juin 2018

ET SI ON DISCERNAIT...

      "Quand le soir tombe vous regardez le ciel s’embraser et vous pensez qu’il fera beau. Au matin vous dîtes : aujourd’hui il y aura de l’orage car le ciel est sombre. Vous déchiffrez les visages du ciel et vous êtes incapables de reconnaître – de discerner – les signes des temps ! " Évangile selon St
Mathieu 16,3. Pour dénoncer l’aveuglement de ceux qui n’accueillaient pas les signes messianiques qui accompagnaient son enseignement, Jésus fait référence à la pratique populaire du discernement en matière de météo.
      Tout au long des semaines actuelles de pluies et d’orages dont nous ne voyons pas la fin, nous aimerions bien savoir quand reviendra un soleil durable sur nos sols détrempés ; et, faute de pouvoir discerner par nous mêmes nous nous en remettons tristement aux prévisions météo. Attention ! Que cela ne contamine pas nos démarches de croyants ! Comme disciples du Christ nous avons moins à prévoir qu’à discerner, moins à imaginer ce que sera demain l’avenir ouvert par l’Espérance, qu’à chercher les chemins à ouvrir aujourd’hui au nom de cette Espérance ; moins en nous en remettant aux « prévisions » de quelques experts en météo chrétienne qu’en nous exerçant nous-mêmes à un discernement au raz de nos communautés locales, de notre paroisse. Pour repérer les signes qui nous sont donnés.
      Discernement : voilà bien un mot essentiel dans les enseignements et la pratique pastorale du pape François. Dans le dernier chapitre de la « La joie et l’allégresse », sa récente exhortation à la sainteté, il s’en explique longuement ; par exemple : « Le discernement : une bonne capacité à raisonner selon le sens commun mais aussi un don qu’il faut demander avec confiance au St Esprit... Sans la sagesse du discernement, nous pouvons devenir facilement des marionnettes à la merci des tendances du moment ou au contraire nous pouvons être amenés à ne pas changer, à laisser les choses comme elles sont, à choisir l’immobilisme
et la rigidité, à empêcher donc l’Esprit d’agir. » A lire les §§ 166 à 175.
      Les familiers de la démarche « Voir-Juger-Agir » gagneront sans doute à se demander si « discerner » ne donnerait pas toute sa dynamique à ce moment du  « juger » qui n’a jamais voulu dire une appréciation morale, encore moins une sentence qui discrimine et condamne.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 3 juin 2018

PRENEZ, CECI EST MON CORPS !

    C’est la première des communions pour 38 enfants de notre Paroisse, célébrée dans trois de nos églises ce matin.

    Cela tombe bien : c’est aussi le jour où l’Église célèbre la fête du Saint Sacrement, fête du Corps et du Sang du Christ. Les plus anciens se souviennent des grandes processions autour de l’église, avec chants, cliques ou fanfares. Cela existe encore dans quelques villages au Pays basque, à Hélette ou St Esteben par exemple.
    Aujourd’hui les enfants entendent pour eux l’invitation que Jésus leur fait de partager le pain de la table, le Pain de l’Autel, pour nourrir leur vie d’enfant et de jeune chrétien. « Prenez, ceci est mon Corps ! ». L’invitation est permanente, pour aujourd’hui et pour demain. Pour que nous devenions un peu plus chaque jour comme le Christ, lui qui a servi et a donné sa vie pour nous.

    A notre tour de partager, de donner de notre temps ou simplement un sourire, autour de nous, aux autres, et à ceux pour qui la vie ne sourit pas beaucoup. En somme, il nous faut « l’esprit de communion » entre nous puisque nous communions au Corps du Christ.

Belle fête de la première des Communions !

P. Michel GARAT

 

Le billet du 27 mai 2018

DIEU PÈRE, FILS ET SAINT ESPRIT

       Nous célébrons aujourd’hui la fête de la sainte Trinité. Le catéchisme de l’Église catholique résume le dogme de la sainte Trinité en ces mots : « La foi catholique consiste en ceci : Vénérer un seul Dieu la Trinité, et la Trinité dans l’Unité, sans confondre les personnes, sans diviser la substance : car autre est la personne du Père, autre celle du Fils, autre celle de l’Esprit Saint ; mais du Père, du Fils et de l’Esprit saint une est la divinité, égale la gloire, coéternelle la majesté » (Cf. n° 266)
       Les trois personnes divines sont unies de par leur nature et de par l’œuvre qu’elles ont à réaliser : elles sont inséparables dans ce qu’elles sont et dans ce qu’elles font. C’est dans ce sens que l’on peut comprendre l’Evangile de ce dimanche où Matthieu rapporte le dernier rendez-vous des disciples avec Jésus. C’est l’envoi en mission : « Allez ! de toutes les nations faites des disciples. Baptisez-les au nom du Père, et du Fils et du Saint Esprit ». A quoi donc nous invite la sainte Trinité ? En quoi nous interpelle-t-elle ?
       Le mystère de la sainte Trinité nous invite à témoigner le Christ d’un amour sincère, équilibré et constant à partager avec tous ceux qui vivent avec nous. Contrairement à l’amour humain, l’amour de Dieu, vécu par la Sainte Trinité,
demeure équilibré. Être capable d’aimer, avec la même intensité, sans un esprit partisan ni favoritisme.... voilà à quoi nous invite la Sainte Trinité

Pricet SAMBA

 

Le billet du 20 mai 2018

VIENS, ESPRIT DE SAINTETÉ !

        « Laisse la grâce de ton baptême porter du fruit dans un cheminement de sainteté. Permets que tout soit ouvert à Dieu et pour cela, choisis Dieu sans relâche. Ne te décourage pas, parce que tu as la force de l’Esprit Saint pour que ce soit possible ; et la sainteté, au fond, c’est le fruit de l’Esprit Saint dans ta vie ».


        Voilà une parole du pape François, dans sa récente lettre apostolique consacrée à « l’appel à la Sainteté dans le monde actuel » et qui illustre en chacun et dans l’Eglise l’aujourd’hui de Pentecôte.


        En cette année de 20ème anniversaire de notre paroisse St Vincent de Paul, appelons sur notre communauté et sur chacun le « feu » de l’Esprit, Celui-là même qui a donné l’audace aux premiers témoins de la résurrection de porter au monde le souffle de l’Evangile.


     « La paroisse est un lieu de rencontre et de partage du Christ dans l’amour. C’est une communauté où on se retrouve comme en famille. Une variété de témoignages de l’Evangile. On se sent accueilli. Nous sommes des frères et des soeurs qui se réunissent lors d’occasions particulières. C’est un lieu de rencontre pour élargir nos connaissances, se pousser et être poussé pour aller vers les autres, sortir de soi ».


        Ces quelques réflexions glanées lors du Dimanche Autrement de Mars dernier expriment les richesses mais aussi des exigences pour que notre paroisse réponde à sa mission. Laissons à l’Esprit-Saint sa liberté d’action pour notre communauté continue et progresse dans notre être de «disciples-missionnaires», au coeur de nos quartiers, lieux de travail et de vie. Unissons-nous aux jeunes et adultes confirmés en ces jours, et à l’Action Catholique Ouvrière qui vit sa 22ème rencontre nationale sous le titre « L’espérance s’invite, inventons demain ».

« Demande toujours à l’Esprit, exhorte le pape François, ce que Jésus attend de toi à chaque moment de ton existence et dans chaque choix que tu dois faire, pour discerner la place que cela occupe dans ta propre mission ».

                                                    José BOURAU

 

Le billet du 13 mai 2018

VIENS, ESPRIT SAINT !

Viens Esprit-Saint en nos cœurs et envoie du haut du ciel un rayon de ta lumière.
Viens en nous, père des pauvres, viens, dispensateur des dons, viens lumière de nos cœurs.
Consolateur souverain, hôte très doux de nos âmes, adoucissante fraîcheur,
Dans le malheur le repos, dans la fièvre la fraîcheur, dans les pleurs le réconfort.

Ô lumière bienheureuse, viens remplir jusqu’à l’intime le cœur de tous tes fidèles.
Sans ta puissance divine il n’est rien en aucun homme rien qui ne soit perverti.
Lave ce qui est souillé, baigne ce qui est aride, guéris ce qui est blessé,
Assouplis ce qui est raide, réchauffe ce qui est froid, rends droit ce qui est faussé.

A tous ceux qui ont la foi et qui en toi se confient donne tes sept dons sacrés.
Donne mérite et vertu, donne le salut final, donne la joie éternelle.

Pour nous tous qui travaillons à « faire paroisse ».
Pour les artisans de paix dans le monde, en particulier, ces temps-ci , au Pays Basque.

Proposé par Robert MENDIBURU

 

Le billet du 6 mai 2018

« AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES COMME JE VOUS AI AIMÉS »

    Nous connaissons bien cette Parole du Christ et peut-être même qu’elle fait partie du paysage de nos vies. Un peu comme ces tableaux accrochés aux murs de nos maisons ; ils sont là mais on n’y prête guère attention et on les connaît par cœur. « Aimez-vous... »

    Peut-être que, comme des enfants, nous serions tentés de répondre « Évidem-ment ! Facile ! » On oublie sans doute l’expression : « les uns les autres » qui suit le commandement. « Les uns » sont différents « des autres », peut-être même très différents. Il est possible que « les uns » soient très opposés « aux autres » ou que « les autres » soient victimes « des uns ». Du coup, aimer devient compliqué, risqué, dangereux, choquant, scandaleux peut-être ?

    Rappelons-nous que nous sommes disciples de Jésus qui aima Pilate et Barabbas, et même le soldat romain qui le cloua en croix. Rappelons-nous qu’on ne fait la Paix qu’avec son ennemi et qu’aimer c’est avant tout vouloir que l’autre ne s’enferme pas dans sa violence, son ignorance, sa rancœur, c’est regarder l’autre avec les yeux de Dieu. C’est aussi respecter les blocages, les révoltes, les souffrances de l’autre qui est toujours un frère. Soyons bien conscients qu’aimer est un appel du Seigneur dans notre quotidien, ici, dans nos vies, maintenant.

    Il y eut une conférence de Paix pour le Pays Basque cette semaine à Cambo. Là, devant nos portes il y avait eu tant de violences, de haines, de morts chez les uns et les autres. Là devant nos portes il y a un amour à vivre, une Paix à construire ensemble.

« Heureux les artisans de (la) Paix. »

Jean-Marc Aphaule –diacre-

 

Le billet du 29 avril 2018

ÊTRE RELIÉS AU CHRIST

       Dans l’Évangile de ce dimanche, Saint Jean nous rappelle la relation incessante par laquelle nous sommes enracinés en Dieu et Dieu en nous. Saint Jean insiste sur la nécessité d’être relié au Christ comme le sarment est relié à la vigne. Le Sarment a besoin de la vigne et la vigne du Sarment pour que la sève puisse circuler et donne des fruits en abondance.
       Le Seigneur continue son discours : « Demeurez en moi, comme moi en vous. De même que le sarment ne peut pas porter de fruits par lui-même s’il ne demeure pas sur la vigne, de même vous non plus, si vous ne demeurez pas en
moi ». Par ces paroles, le Christ nous invite d’être attachés
à lui, de demeurer en lui, de vivre avec lui. Demeurez en Jésus, oui mais comment ?
       Pour demeurer dans le Christ, il nous faut demeurer dans sa parole. Cette parole de Dieu nous est proposée chaque dimanche. Est-ce que nous nous donnons du temps pour l’accueillir et la mettre en pratique ?
       Pour demeurer dans le Christ, nous devons être ancrés dans la prière. La prière est un moment de dialogue avec Dieu. Elle nous permet de rester en communion avec le Christ. Mais combien de temps consacrons-nous à Dieu ?
       Pour demeurer dans le Christ, il n’est pas seulement question d’écouter sa parole et de prier mais aussi de le témoigner par des gestes d’amour, de partage, de solidarité...
       Garde- nous reliés à toi Seigneur pour que notre mission porte toujours des fruits que tu attends de nous.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 22 avril 2018

RÉJOUISSEZ - VOUS  ET  SOYEZ DANS L’ALLÉGRESSE.


Une exhortation du pape François.

              Au lendemain des fêtes pascales, le 9 avril, c’est par une invitation de Jésus à la joie que le pape François introduisait une « Exhortation sur l’appel à la sainteté dans le monde actuel » ; « Il ne faut pas s’attendre à un traité sur la sainteté » prévient le pape ; dans un langage étonnamment accessible, il entend vulgariser ce que dit l’Eglise catholique sur l’appel à la sainteté et, rendre abordable par tous un thème qui ne l’est pas habituellement.

            A peine, ici, quelques rapides citations, pour donner une idée du style de cet important message et pour suggérer que nous pouvons lui donner quelque actualité en cette période où nous voulons réfléchir ensemble à notre « Faire paroisse ».

Chacun son chemin.
           « Tous ceux qui croient au Christ, quels que soient leur condition et leur état de vie, sont appelés par Dieu, chacun dans son chemin ... Que chacun discerne donc son propre chemin et mette en lumière le meilleur de lui-même et qu’il ne s’épuise pas en cherchant à imiter quelque chose qui n’a pas été pensé pour lui. »
          « Puisses-tu connaître quel est le message, quelle est la parole que Dieu veut délivrer au monde par ta vie. Laisse-toi donc renouveler, transformer par l’Esprit pour que cela soit possible et qu’ainsi ta belle mission ne soit pas compromise. .”

A contre-courant
             Quand le pape se fait proche du lecteur, jusqu’à le tutoyer à longueur de pages, il ne cherche pas à séduire mais à évangéliser. Ainsi, avec des commentaires réellement inédits, prend-il le temps d’actualiser dans la vie ordinaire chacune des Béatitudes et leur message à contrecourant.
             “ À travers ces Béatitudes se dessine le visage du Maître que nous sommes appelés à révéler dans le quotidien de nos vies. Écoutons donc Jésus, avec tout l’amour et le respect que mérite le Maître. 
               Permettons-lui de nous choquer par ses paroles, de nous provoquer, de nous
interpeller en vue d’un changement réel de vie. Autrement, la sainteté ne sera qu’un mot.”              

La sainteté dans le monde actuel.
               Dans le dernier des 4 chapitres de son exhortation, le pape propose les grandes lignes d’une sainteté dans le monde d’aujourd’hui:” Joie et sens de l’humour, endurance, force et douceur, audace et ferveur, communauté de discernement et de fraternité”.

               Il faut lire le texte !

               En réfléchissant sur notre “faire paroisse”, sur “annoncer, célébrer, servir” nous interrogeons ce que nous “faisons”, mais tout autant ce que nous “devenons” les uns avec les autres, les uns par les autres, les uns pour les autres; car, dans leur diversité nos chemins de sainteté sont liés: c’est ensemble qu’ils ont quelque chance d’être une parole pour nos compagnons de route.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 15 avril 2018

CONSTRUIZEZ DES PONTS PAS DES MURS !

     C’est déjà Benoit XVI qui s’exprimait ainsi quand il est venu en Terre Sainte. C’est un conseil prophétique tant la réalité est tout autre au Pays de Jésus, mais dans beaucoup d’autres pays également. Pour s’atteler à la tâche, il faut que chacun devienne pilier de la nouvelle construction. Si nous sommes chrétiens, entrons nous davantage dans la foi et la connaissance de notre religion. De même pour les Juifs ou les Musulmans. Les piliers prennent appui profondément dans le sol, dans le terreau de chaque tradition, dans la mémoire. Nous savons que celui qui n’a pas de mémoire n’a pas d’avenir. Tout ceci est absolument nécessaire si nous voulons dialoguer, rencontrer l’autre avec ses différences. C’est valable aussi bien en Israël-Palestine que dans nos groupes œcuméniques, interreligieux, et même nos groupes paroissiaux. Alors ensuite, quand les piliers sont posés, sur des fondements solides, on peut poser les tabliers qui relient et solidarisent les piliers.
     L’image de Benoit XVI est toujours valable. Le mur sépare. Le pont unit des rives différentes. Alors demandons au Seigneur Ressuscité, lui qui franchit les murs, de venir en ce temps pascal à notre rencontre pour mettre en oeuvre le
dialogue, la rencontre, la solidarité, la fraternité, et... la Paix !

P. Michel GARAT

 

Le billet du 08 avril 2018

DIMANCHE DE LA MISÉRICORDE

     Ce deuxième dimanche de Pâques est pour nous celui de la divine Miséricorde. Cette fête a été instituée par le Saint Jean Paul II à l’occasion de la canonisation de sœur Faustine.
     Dans l’Evangile d’aujourd’hui, nous pouvons lire et découvrir la miséricorde de Dieu. Tout d’abord l’attitude de Jésus à l’égard de ses Apôtres. Ces derniers l’ont trahi et abandonné, en dehors de Jean qui l’a suivi jusqu’ au calvaire. Mais la première parole qu’il adresse aux disciples : « La paix soit avec vous ! ». Il les assure, par ces mots, qu’ils sont déjà pardonnés et qu’ils n’ont pas à s’inquiéter. Il revient huit jours après, c’est-à-dire ce dimanche, pour confondre l’incrédulité deThomas.
     Mais l’essentiel est dans la mission qu’il donne aux apôtres, après leur avoir donné l’Esprit-Saint : « Recevez l’Esprit-Saint, à qui vous remettez ses péchés, ils seront remis ; à qui vous maintiendrez ses péchés, ils seront
maintenus. »
     Notre monde d’aujourd’hui perd trop de la patience devant le péché des autres. Nous sommes marqués par une haine d’autrui en situation de faiblesse. Il faut que les journaux, la télé et la radio soient au courant de tous les péchés des autres chrétiens pour calmer notre haine. Combien de fois n’avons-nous pas été capables de pardonner ? Combien de fois n’avons-nous pas pris la place de Dieu pour juger et condamner si facilement les autres comme si nous étions parfaits.
     Le Christ nous communique son Esprit pour nous dire que c’est la miséricorde qui compte pour lui, il a pardonné à Pierre qui l’a renié trois fois, à Thomas qui a douté de la résurrection. Que le Seigneur revisite le monde qui a perdu le sens de la miséricorde, de la patience et de la paix pour que nos coeurs reflètent réellement le cœur miséricordieux de Dieu.

Pricet SAMBA

 

Le billet du 1er avril 2018

DE PÂQUES EN  PASSAGES

           Sur la croix, au Golgotha, le corps de Jésus, son visage, exposé, humilié, mort, donné. « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie ! ». Dans les sociétés humaines, depuis ce jour-là, et aujourd’hui encore, des personnes portent les stigmates de ce visage, broyées par la souffrance, la haine, la violence, la guerre fratricide, parce que privées d’emploi et d’avenir digne de fils et filles de Dieu, esclaves et victimes de prédateurs ; dans le monde, des peuples oubliés dans leur faim, leur misère, leurs espoirs.

           Au matin de Pâques, la pierre est roulée, montrant la victoire de la vie sur la mort : Dieu est passé par là. Et les premiers témoins, surpris dans un premier temps, se rappellent la Promesse, l’Annonce de la Résurrection et passent du doute à la foi. Espérance pour les Humains, espérance pour le monde, espérance pour la Maison commune ! La vie vaincra toutes les morts. Passage ouvert du visage humilié à la joie de la libération.

           Mais qui nous roulera la pierre posée sur le tombeau ? Mystère de la nuit du passage vers la Lumière. Serai-je seulement
témoin, attendrai-je simplement le petit matin ? Le Ressuscité nous envoie porter l’Espérance, animés de vie nouvelle, pour que soient levés les scellés des tombeaux qui enferment les personnes et le monde : la Promesse ouverte par le Christ Vivant est destinée à tous ; elle est confiée de manière visible à ceux qui sont plongés, passés dans la mort et la Résurrection du Christ par le Baptême, reçu il y a longtemps par les uns, reçu dans cette nuit de Pâques par cinq enfants, ou en préparation pour d’autres encore.

« Allez dans le monde entier, proclamez, vivez cette Bonne Nouvelle » (Marc 16,15)

                                     José BOURAU

 

 

Le billet du 25 mars 2018

RAMEAUX EN MAINS.

     « Pour une Eglise verte ! » disaient les affiches. Une bonne centaine de chrétiens, catholiques et protestants, ont participé ce 17 mars à une matinée de réflexion : est ’il possible que nos communautés prennent leur part dans une réponse au défi climatique ? En voyons-nous l’extrême urgence ? qu’est-ce que, par exemple, chaque paroisse - la nôtre - aurait à modifier, dans le détail, pour un meilleur respect de l’environnement ? C’est le départ d’un parcours de longue durée, avec comme perspective une Eglise chrétienne qui, en France, se verrait attribuer un « label vert ».
     Et voici qu’en ce Dimanche des Rameaux, rameaux en mains nous habillons de vert nos rassemblements ! Mais à quel prix ? Au prix de branches arrachées ! Arrachées ce même jour par des millions de chrétiens à travers le monde ! Alors premier faux-pas dans le respect de l’environnement ? Non, on assume !
     Laissez-nous, laissons-nous porter bien haut ces rameaux car c’est un geste de fête. Nous avons décidé de faire comme ces foules de Jérusalem qui acclamaient Jésus les palmes à la main : Bienvenue, Jésus ! Entre dans notre ville, entre dans nos maisons ! ce que tu dis, ce que tu fais je veux le mettre davantage dans ma vie ! Prendre aujourd’hui un rameau en mains c’est prendre et reprendre publiquement la décision de suivre Jésus, librement, chacun à son rythme ; ce rameau béni on le gardera bien en vue dans la maison, non pas comme un porte-bonheur, mais comme le rappel de Celui que nous avons accueilli et qui veut, avec nous, faire notre bonheur.
     Rameaux en mains ? Sans hésitation pour la planète ! Car nous espérons qu’ils n’ont pas été arrachés mais plutôt détachés et comme cueillis ; et c’est pour un jour de fête ! Encouragés par Celui que nous avons accueilli, nous aurons toute l’année pour travailler à une Eglise verte ... dans une ville verte.

Robert MENDIBURU

 

 

Le billet du 18 mars 2018

S E M A I N E  S A I N T E :

LA PRIÈRE DE TOUTE L’ASSEMBLÉE

    Notre Paroisse a pris l’habitude de célébrer les Jours Saints ensemble, nous rendant dans telle ou telle église de nos relais. Le tableau des célébrations vous indique où vous rendre cette année.
    Pourquoi ce choix. ? La question du nombre des participants n’intervient que pour partie : en effet il vaut mieux que nos assemblées soient plus nombreuses. Mais c’est surtout en raison de l’importance de chacun des événements touchant au mystère pascal, cœur de notre foi en Jésus-Christ.
    Le jeudi saint c’est l’ensemble des apôtres qui entouraient le Christ au moment du partage du pain, signe de l’Amour partagé, et don de sa vie dont nous nous souvenons à chaque eucharistie. Il en est de même à la Croix : quelques uns sont là jusqu’au bout, dont Marie et le disciple bien-aimé, portant la douleur de toute l’humanité assumée par Jésus en croix. Et enfin, chacun d’eux se rendra à la tombe pour constater que Jésus sera présent de manière tout autre : c’est ce qu’ils reconnaitront quand ils seront ensemble, au soir de Pâques, quand ils seront tous réunis autour de la mémoire du Vivant : Jésus ressuscité au milieu d’eux. C’est cette même attitude qu’ils convient de garder : la communauté des fidèles, laïcs et prêtres, rassemblée autour de la mémoire vivante du Christ.

    Répondons à l’invitation et joignons nous aux belles célébrations des trois Jours Saints.

P. Michel GARAT

 

Le billet du 11 mars 2018

SAUVÉS PAR L'AMOUR DU CHRIST

     L’Évangile de ce dimanche nous révèle que l’homme peut être brisé par le malheur, l’angoisse, le poids de ses propres péchés. Malgré ces moments de détresse, il lui reste une porte de sortie : l’amour de Dieu qui est plus fort que toutes les forces du mal en ce monde. C’est ainsi que saint - Jean nous invite à lever les yeux vers le Christ en croix. Il nous parle de Jésus élevé en croix comme le Serpent de bronze avait été élevé par Moïse pour le Peuple. Celui qui tourne ses yeux vers le Serpent est guéri. Il n’est pas guéri par le serpent en bronze mais par le Sauveur de tous les hommes ; car c’est Dieu qui sauve.
     Accéder à la vie éternelle, être sauvés ! Voilà le grand projet de Dieu pour tous les hommes. Oui, Dieu nous sauve. Chacun de nous peut alors exulter de joie et proclamer « Je suis sauvé ». Le salut, personne ne peut se le donner. Il est et sera toujours une grâce et non un droit. Mais le « moteur premier » c’est la foi en Jésus-Christ l’unique Sauveur.
     Cependant, si dans la vie tu n’es pas témoin de l’amour du Christ, artisan de la paix ou de la justice et de la miséricorde de Dieu, si tu ne cherches pas à avoir un cœur pur... il ne suffira pas de chanter dix mille fois « Jésus est le Sauveur » pour prétendre bénéficier du salut de Dieu. C’est lorsque nous déciderons de rester fidèles à Dieu en lui donnant notre vie, dans un acte d’obéissance aux valeurs évangéliques, que son l’amour pourra agir en nous et nous sauver de l’emprise du péché.

Pricet SAMBA 

 

Céline et Jean-Bernard sont les pilotes et fondateurs du groupe « Nomade » : ils chantent leurs convictions, leur foi en Jésus-Christ, « le roc » sur lequel bâtir la vie ; ils animent des rassemblements de tous âges et des temps de prière.
Voici « Ecoute l’autre » : peut-être ce chant accompagnera-t-il nos jours et
nos rencontres en ces temps de Carême ! Les curieux pourront aller les écouter sur internet.

Le billet du 4 mars 2018

Le refrain dit ceci :     

                                                                
Écoute, écoute l‛autre                            
Engage une parole                                         - 1 - Et si l‛autre est ici
Et quoi qu‛il t‛en coût                                   Qu‛il t‛insulte et t‛injurie
L‛autre vaut tout                           S‛il t‛impose ses idées, sa pensée   
Écoute, écoute l‛autre                                  Même si l‛autre est parti 
Engage une parole                          Vers la haine ou vers sa nuit
Et quoi qu‛il t‛en coûte                      Dans ce monde agité, mal-aimé
L‛autre vaut tous les dialogues

- 2 - Et s‛il est d‛un autre âge                      - 3 - Quand surgit sur ta route
Pas bien coiffé pas bien sage                        Une épreuve, gagnent les doutes
S‛il te crie des idées révoltées                      S'il te semble impossible d'avancer 
Quand son coeur est ailleurs                         Même la mort, la menace

Qu‛il s‛enfuit pour quelques heures                N‛effaceront pas la trace
Étouffé par nos «prêt à penser»                   D'une idée que tout homme peut changer

Musique

 

Le billet du 25 février 2018

NON PAS CONTRE MAIS AVEC.

     Le 26 janvier dernier, le pape François a signé le décret de béatification de 19 martyrs d’Algérie tués dans les années 90. Grande date pour l’Eglise en Algérie et pour l’Eglise universelle. Et pour l’Eglise qui est chez nous ? Sur le quartier St Bernard se trouve la maison natale du cardinal Lavigerie, l’une des figures historiques de l’Eglise en Algérie. La halte de bus « Soeurs Blanches » et la rue du même nom rappellent l’une des congrégations missionnaires que l’archevêque d’Alger fonda en 1869. Autre époque ! Ces traces sur le territoire de la paroisse nous invitent à prêter attention au message qui nous vient de l’Eglise qui vit aujourd’hui en Algérie.
     C’est une Église qui a vu son mode de vie basculer après l’indépendance de l’Algérie en 1962, lorsque la plupart de ses fidèles sont partis mais qu’elle a choisi de rester par solidarité avec le peuple algérien. « Cette petite église aux mains nues qui a fait le pari de la valeur évangélique d’une présence discrète en amitié ... c’est ce témoignage de vie qui est proposé aux catholiques du monde entier : une très belle icône de fraternité jusqu’ au coeur de l’épreuve, entre des personnes que pourraient opposer la religion, la culture, l’Histoire. » Jean-Paul Vesco, évêque d’Oran successeur de Pierre Claverie.
     « En les déclarant bienheureux, l’Église reconnaît que chacun de ces 19 martyrs ( moines, évêque, religieuses et religieux ) a été un témoin authentique de l’amour du Christ, vécu dans le dialogue, l’ouverture à l’autre et l’amitié spirituelle avec des musulmans. Ces 19 martyrs n’ont pas donné leur vie pour une cause, mais pour le Christ, pour témoigner que son amour va jusqu’à la mort. Ils nous montrent qu’il est possible d’entrer en amitié avec l’autre, différent dans sa foi. À leur manière, tous ont montré un désir de comprendre ce que l’islam pouvait leur dire de leur propre foi, les aider à grandir, même, dans leur foi au Christ. » P.Thomas Georgeon chargé du dossier préparatoire à la béatification.
     Il n’est pas question que l’Église donne l’image d’une célébration de ses 19 martyrs indépendamment du contexte de l’époque, celui d’une violence qui a déchiré la société algérienne elle-même. À partir de 1994, les groupuscules qui avaient assassiné des imams, des intellectuels, des enseignants, etc, s’en sont pris aussi à l’Église, dans laquelle ils voyaient une présence à éliminer. Ce martyre doit être compris au sens de « témoignage du plus grand amour ». Ce n’est pas un martyre « contre », mais un martyre « avec » les Algériens... » P. T Georgeon
     Bienheureux martyrs d’Algérie, nos frères et nos soeurs, aidez-nous par votre témoignage, à tisser, ici et maintenant, des liens de fraternité jusqu’au bout.

Robert MENDIBURU

 

Le billet du 18 février 2018

FAIRE PAROISSE

     C’est le titre du livret de carême que l’équipe des prêtres et du Conseil pastoral propose cette année. « Il n’y a pas d’assemblée paroissiale une fois pour toutes » !
    Cette évidence indiquée par le pape
François nous permettra de l’appliquer à notre paroisse Saint Vincent de Paul, vingt ans après sa création.
     Il est bon de nous arrêter quelque peu en faisant le point : d’abord sur ce qui a vu le jour et
qui fait notre quotidien, mais surtout en élargissant notre regard aux trois dimensions de la vie chrétienne et paroissiale :

Célébrer-Annoncer-Servir !

    Trois facettes d’une même réalité au service d’une même unité de vie à rechercher : que ce soit dans la vie chrétienne de chacun ou dans la vie de la
communauté des baptisés tout entière.
    La réflexion, nourrie par des textes donnés par les Papes successifs, s’accompagne de temps de prière. Le livret propose des passages de l’évangile de Marc, l’évangile de l’année en cours. Chaque groupe se réunit à son rythme. Le lancement a été donné jeudi dernier. Mais il est toujours temps de se mettre en route. La perspective se veut missionnaire et tournée vers l’avenir, selon l’Esprit « qui nous devance sur les routes humaines », durant le temps de carême qui s’ouvre, et au delà, vers la fête annuelle de notre Paroisse.

                                          P. Michel GARAT

 

 

Le billet du 11 février 2018

« MONTRE-MOI TON VISAGE » !

     Tel est le thème choisi cette année pour célébrer la journée mondiale des malades. Ce dimanche de la santé est aussi une occasion pour nous de donner une place à la pastorale de la santé qui concerne les personnes malades, personnes en situation de handicap et personnes âgées. C’est aussi une occasion d’encourager toutes les personnes qui œuvrent dans ce ministère comme le stipule le Pape François dans son message : « Je désire vous encourager tous, malades, personnes qui souffrent, médecins, infirmières, proches volontaires [...] à trouver toujours dans la foi, nourrie par la Parole et par les Sacrements la force d’aimer Dieu et les frères aussi dans l’expérience de la maladie ».
     Oui ! Face à la maladie, à la souffrance ... on est quelque fois désespéré. Mais seule la foi en Jésus peut nous aider à surmonter ces épreuves, à être guéri. C’est le cas du lépreux dont parle l’évangile de ce jour. Il supplie le Seigneur de le purifier : « Si tu le veux, tu peux me purifier ». Grâce à sa foi, le Seigneur lui dit : « Je le veux veux, sois purifié », c’est-à-dire sois rétabli dans ta dignité, dans ta capacité relationnelle. Nous devons nous tourner vers le Seigneur qu’il nous montre son visage et nous serons sauvés.

Pricet SAMBA

 

 

  Le billet du 4 février 2018

L’ÉVANGILE DE LUCIA.
          

           Au jour où j’écris ce billet, je lis les textes que l’Eglise nous donne en ce dimanche... Et je tiens la main de Lucia qui est âgée et malade, qui a peur et qui s’en va...
            J’entends les mots de Job dans la bouche de Lucia : « Seigneur
ma vie n’est qu’un souffle, mes yeux ne verront plus le bonheur. » « Le bon Dieu ne m’écoute pas ! » ajoute-t-elle dans sa souffrance.
          Pourtant
parmi les mots qui me manquent j’entends le psaume qui chante : « il guérit les coeurs brisés et soigne leurs blessures ». Et je souris à Lucia dont les yeux s’animent.

          Ici au pied du lit à l’hôpital, Saint-Paul me rappelle « annoncer l’Évangile... C’est une mission qui m’est confiée». Mais que dire ? Jésus dans l’Évangile, ne dit rien, il « saisit par la main » la belle-mère malade de son ami. Alors je prends la main de Lucia et nous prions. Du fond de ma poche je sors un dizenier que je mets à la main de mon amie malade ; et l’oeil de Lucia me sourit, elle embrasse la croix du dizainier, murmure un « merci »...

        « La fièvre la quitta » dit l’Évangile. Ici Lucia s’apaise et sourit.Merci Seigneur : vraiment, tu guéris les coeurs brisés et soigne leurs blessures ! Merci Lucia qui m’évangélise en accueillant, ici et maintenant, la Parole vivante de Dieu.

              Que Dieu vous bénisse et vous accueille !

                                  Jean-Marc Aphaule –diacre

 

 

  Le billet du 28 janvier 2018

« JE RESPECTE SA PAROLE, MAIS ... »

      Je venais de rappeler, à la fin de la messe, la Journée mondiale des migrants et des réfugiés annoncée par un récent message du pape François. J’ajoutais comme seul commentaire : « Journée de prière et de réflexion particulièrement importante en cette période délicate de décisions qui se préparent en France concernant l’accueil des migrants et des réfugiés. » A la sortie, sans violence mais fermement, on m’interpelle : « Je respecte la parole du Pape , mais quand il aborde la question des réfugiés ... » Début d’un échange trop rapide ; je le regrette car à travers mon jeune interlocuteur, je pressentais bien d’autres visages que le sien et bien d’autres questions ... C’est vrai que, par l’insistance de ses paroles et de ses gestes le pape François a placé la question des migrants au cœur de son pontificat, au risque de courir le risque de ne pas être compris des catholiques eux-mêmes.
      Pour aider ses lecteurs à « analyser sereinement ce que dit et fait précisément le Pape, pour tenter de dépasser les crispations sur une question éminemment sensible », le quotidien La Croix (13-14 janvier 2018) formule quelques unes des questions qui font débat aussi chez les catholiques :
« François est-il pour un accueil inconditionnel des migrants ? Pourquoi ne privilégie-t-
il pas les réfugiés chrétiens ? Pourquoi le pape fait-il de la politique ? Ne prend-t-il pas trop à la lettre ‘ J’étais étranger et vous m’avez accueilli ’ ? Ce pape argentin ne sous-estime-t-il pas les réalités européennes ? Ne minimise-t-il pas le choc culturel lié à la présence croissante de musulmans en Europe ? Oublie-t-il le droit des États à poser des limites à l’immigration ? » Pour chaque
question, le dossier de La Croix propose éléments d’information et d’analyse, pour la recherche, bien sûr. ( www. La-Croix.com/ Le- pape- François- est-il pour un accueil inconditionnel...-migrants 2018-01-10 )
      Si nous pensons que ces questions sont bien d’actualité aussi parmi nous, avec qui pourrions-nous les travailler ? Avec quelle documentation ? Discuter librement et tâcher de comprendre l’engagement de notre Pape, ce n’est pas seulement une question interne à l’Église.

Robert MENDIBURU

 

 

  Le billet du 21 janvier 2018

JETER LES FILETS


         Dans nos régions de pêche côtière ou sur l’Adour, chacun comprend vite l’image. Jésus l’utilise car elle lui permet de faire comprendre plusieurs choses.        

         D’abord que le Royaume ne vient pas tout seul, mais qu’il faut participer jeter les filets, aller à la pêche... Sans se lasser, et même si le poisson n’est pas au rendez vous ! Car il s’agit des hommes, des humains, à ne pas laisser tomber, à ne pas abandonner à leur sort. Construire avec eux une famille, solidaire, en faisant tomber toutes les barrières. L’évangile nous met de plain-pied avec le Royaume qu’il nous est donné de construire chaque jour.      

         Nous avons célébré dimanche dernier la journée des Migrants et des Réfugiés. Les questions délicates posées ne doivent pas nous empêcher de tendre la main, de les aider, ne serait ce que par un sourire, un dialogue, et davantage encore. Parce que ce sont des humains ! et que le Seigneur est venu pour eux aussi.

        Soyons fidèles à l’invitation de Jésus à devenir des « pêcheurs d’hommes ».                                                 
           

P. Michel GARAT

 

 

  Le billet du 14 janvier 2018

« ACCUEILLIR, PROTÉGER,

PROMOUVOIR ET INTÉGRER »

       Quatre verbes que le Pape François a choisis pour guider notre réflexion et nos actions en cette journée mondiale du Migrant et du Réfugié 2018. Le Saint Père voit dans « la triste situation de nombreux migrants et réfugiés qui fuient les guerres, les persécutions, les catastrophes naturelles et la pauvreté ... comme « un signe des temps ». Pour lui, « Tout immigré qui frappe à notre porte est une occasion de rencontre avec Jésus-Christ, qui s’identifie à l’étranger de toute époque accueilli ou rejeté (cf. Mt 25, 35.43). Le Seigneur confie à l’amour maternel de l’Église tout être humain contraint à quitter sa propre patrie à la recherche d’un avenir meilleur ». Pour cette raison, le Pape rappelle au monde ses convictions et ses engagements pour que soient respectés et reconnus les droits et la dignité des Migrants, des Réfugiés et des Demandeurs d’asile.
       Ainsi sa Sainteté le Pape François nous invite à « Accueillir, Protéger, Promouvoir et Intégrer » les personnes qui frappent à nos portes. Comment le réaliser chez nous ? Nous avons l’occasion aujourd’hui de partager, prier et célébrer avec quelques uns d’entre eux. La diversité est une richesse. La messe réunira diverses expressions de cette diversité, avec le groupe des Mascareignes, un témoignage, le Notre Père dit en plusieurs langues dont le Sango. Mais aussi les paroles et les échanges que nous pourrons avoir après la messe. Ouvrons la porte de notre cœur ! comme
nous y invite François.

Pricet SAMBA

 

 

  Le billet du 7 janvier 2018

EN ROUTE

               « Ils regagnèrent leur pays par un autre chemin ». Pour ne pas se rendre complices d’Hérode, voilà ce que firent les Mages après avoir vu Jésus.

                  Toute rencontre avec le Christ aboutit à la même démarche et à la  même décision : repartir vers une destination qui n’était pas celle prévue initialement. L’Evangile nous en communique tant et tant, de ces « conversions ». Soit de la propre initiative des protagonistes,  soit sur invitation de Jésus.

                   Il en est ainsi pour les personnes relevées et restaurées par Jésus : « prends ton brancard et va ! », dit-il au paralytique ; « « viens, suis-moi », dit-il aux appelés de la première heure ; quant aux disciples d’Emmaüs, après avoir reconnu Jésus ressuscité, « ils retournèrent à Jérusalem et ils racontèrent ».

                  Quelle direction avons-nous prise après avoir rencontré le Christ ? Combien de fois avons-nous été amenés à changer de route du fait de son appel ? Vers un horizon que nous ne soupçonnions pas ?

                   Une année nouvelle vient de s’ouvrir. Une route qui continue ? Pour les réfugiés renvoyés sur les routes du monde : qu’adviendra-t-il d’eux ? Et pour nous : des habitudes à reprendre après avoir fait la fête ou avoir simplement souhaité des bons vœux à ceux que nous croisons ? On pourrait imaginer que tout reprend son train-train... dans nos vies personnelles, nos relations, notre vie sociale, notre vie en Eglise !

                    Et si nous nous accordions avec la décision des Mages : la rencontre avec Jésus, à Noël et en ces jours d’Epiphanie, nous amènera-t-elle à prendre d’autres chemins... vers les « périphéries », chères au pape François, à la rencontre de frères et sœurs qui ont besoin de nous, vers quelque engagement pour y vivre les Béatitudes, vers une vie de communauté chrétienne toujours plus ardente à célébrer le Seigneur, à témoigner de la Bonne Nouvelle, à servir pour faire un monde de Paix, de Justice, d’Amour et de fraternité ?

                      Bonne et Grande année à chacun, à notre Paroisse, à l’Eglise et au Monde. Bonne Route.

 

José Bourau

 

 

  Le billet du 31 décembre 2017

POUR 2018 : DES VŒUX,UNE PRIÈRE.

Seigneur, fais de nous des ouvriers de paix .
 Là où est la haine, que nous mettions l’amour.
  Là où est l’offense, que nous mettions le pardon.
   Là où est la discorde, que nous mettions l’union.
    Là où est l’erreur, que nous mettions la vérité.
     Là où est le doute, que nous mettions la foi.
      Là où est le désespoir, que nous mettions l’espérance.
       Là où sont les ténèbres, que nous mettions la lumière.
        Là où est la tristesse, que nous mettions la joie.
        

          O Seigneur, que nous ne cherchions pas tant à
           être consolé qu’à consoler,
            à être compris qu’à comprendre,
             à être aimé qu’à aimer.
             

               Car c’est en se donnant qu’on reçoit,
                c’est en s’oubliant qu’on se retrouve,
                 c’est en pardonnant qu’on est pardonné,
                  c’est en mourant qu’on ressuscite à l’éternelle vie.

Prière de St François d’Assise
proposée par Robert Mendiburu

 

 

  Le billet du 24 et 25 décembre 2017

NOËL, C'EST DIEU AVEC NOUS,

CAR RIEN N'EST IMPOSSIBLE À DIEU !

Avant,
C'était Noël dans le cœur de Dieu,
Il était Père, Fils et Esprit Saint
Et Dieu créa le monde
Et Dieu vit que cela était très Bon.

Après
Ce fut Noël dans le cœur de Marie.
Je te salue comblée de grâces,
Le Seigneur est avec toi
Jésus naitra de toi.
Voici la servante du Seigneur.
Jésus le Christ est avec nous.

Et puis
Ce fut Noël dans le cœur de Jésus.
Né de Dieu, lumière née de la lumière :
"Ce que tu fais aux plus petits qui sont mes frères,
C'est à moi que tu le fais."
Crucifié pour nous sous Ponce Pilate
Il ressuscita le troisième jour !

Depuis
C'est toujours Noël dans le cœur de Dieu.
Le Père, par le Fils et dans l'Esprit
Nous envoie au cœur du monde, au cœur des Hommes
annoncer la Bonne Nouvelle.
Jésus Sauveur nous conduit tous,
à la table des Hommes, à la table de Dieu.
Car rien n'est impossible à Dieu !

                                 Jean- marc APHAULE - diacre

 

 

  Le billet du 17 décembre 2017

HEUREUX LES DOUX

      C’est par ces mots que Marc Stenger, évêque et président de Pax Christi France, intitule son éditorial de la Semaine de la Paix qui termine avec ce 3ème dimanche de l’Avent. Le 1er janvier sera, comme chaque année, consacré à la prière pour la Paix dans le monde.
      Nous savons, en effet, qu’elle est si fragile ! Regardons simplement dans nos pensées, dans nos intentions, dans nos relations habituelles : et nous en serons encore mieux convaincus. Nous le savons aussi en posant un regard attentif sur les informations quotidiennes, reçues par voie de télévision ou de journal : en Terre Sainte, avec la décision d’un homme qui met en péril les difficiles recherches de cohabitions de deux peuples ; dans les pays d’où viennent bon nombre de réfugiés qui cherchent asile chez nous et en d’autres pays occidentaux. La liste des risques d’embrasement de violence et de guerre est bien trop longue pour prétendre que notre temps est vraiment « civilisé ».
      Quel bonheur, cependant, de constater qu’ils sont nombreux les artisans de Paix, les bâtisseurs non-violents de la fraternité universelle ! Nous en connaissons sans doute sur nos propres terres, parmi lesquels ceux qui ont marché, il y a une semaine, mais aussi celles et ceux qui œuvrent sans bruit dans leurs familles, dans les quartiers, sur les lieux de travail...
      Faisons nôtre cette prière : « Seigneur, tu mets la paix entre nos mains. Tu veux avoir besoin des hommes pour construire la paix. Tu nous demandes d’y croire et de la vouloir. Aide-nous à comprendre que la paix n’est pas le défaitisme, mais une question d’amour pour refuser la violence et résoudre par le dialogue les inévitables conflits ».
      « Que ce soient la charité et la non-violence, dit le pape François dans son message du 1er Janvier 2018, qui guident la manière dont nous nous traitons les uns les autres dans les relations interpersonnelles, dans les relations sociales et internationales ».

José BOURAU

 

 

  Le billet du 10 décembre 2017

PARMI TANT DE MESSAGES 

 

         Que de messages circulent, à la radio, à la télé, sur les ordinateurs, portables ou pas... ! Jusque dans nos boites à lettres ils annoncent Noël   
« rendez-vous culturel, festif et commercial incontournable. » Pourquoi pas ? Tant il est vrai que ce temps de Fêtes qui vient appartient à tous, bien au delà des églises et nous les souhaitons vraiment accessibles à tous, au moins le temps d’un instant de bonheur partagé.

        Et c’est parmi tant de messages, tant d’images et de musiques qu’il est proposé « à tous les hommes que Dieu aime », qu’ il nous est rappelé de distinguer, de discerner quelque chose du message de Jean-le Baptiste en ce 2ème dimanche de l’Avent, un message pour notre temps : elles ont du mal à se faire entendre et elles sont souvent brouillées les voix qui demandent la santé et la dignité pour tous, du pain et un toit pour tous, de l’amitié et de l’attention fraternelle pour les plus démunis, une paix juste et durable pour les peuples : ces voix ont toujours du mal à se faire entendre et pourtant c’est de ce côté-là que crie aussi Jean-Baptiste, prophète pour aujourd’hui : il n’y a pas de chemin vers Dieu si le chemin vers le frère reste fermé.

         Parmi tant de messages qui nous sollicitent, saurons-nous donc distinguer et retenir ces appels à la fraternité ? En leur faisant une place, notre cœur s’ouvre et nous préparons le chemin du Seigneur: c’est toujours un chantier, peut-être même un retournement, c’est à dire une conversion. Comme nous y invite Jean le Baptiste.

                                      Robert MENDIBURU

 

 

  Le billet du 03 décembre 2017

PRÉPAREZ A TRAVERS LE DÉSERT LES CHEMINS DU SEIGNEUR

     Tel est le titre du chant-phare de ce temps de l’Avent. Dynamique, il donne envie de chanter et... de se mettre en route nous aussi à travers nos déserts.
     Quels sont-ils ces déserts, ces cailloux arides ! Ce peut être l’habitude , la routine ! « Il n’y a rien de pire qu’un chrétien habitué » ! Car là, même si Jésus vient, Noël se trouve déclassé dans le non évènement ! Saint Paul ajouterait : « On réduit à néant son avènement » ! Car Jésus vient, chez nous, dans nos cœurs mais aussi dans notre monde. Qu’est ce qui donne la force au pape François d’aller sur les routes lointaines de la Birmanie (Myanmar) ?
     Les mauvais cailloux là-bas sont ceux de l’exclusion vécue par les minorités, chrétiennes ou musulmanes : tout un peuple, celui des Rohingias, est chassé pour aller se réfugier chez les voisins.
     Le pape ne se laisse pas gagner par le « à quoi bon » ! Réussira-t-il à faire « bouger les lignes » ? C’est autre chose. On le lui souhaite. Mais le tout c’est d’essayer !
     Il le fait en chrétien qui ne se laisse pas gagner par la routine ni l’habitude. Sans aller jusque là-bas, nous bénéficions de quatre semaines pour nous préparer à Noël, et voir de quels cailloux nous devons désencombrer notre route, pour que le désert devienne le lieu de la rencontre et de l’accueil de l’enfant qui vient.

P. Michel GARAT

 

 

  Le billet du 26 novembre 2017

     JÉSUS CHRIST - ROI DE L’UNIVERS

             Ce concept christologique évoque la royauté, la domination ou le pouvoir de Jésus sur toute la création (l’Univers).
             En effet, l’Evangile de ce jour nous rapporte qu’il n’est pas un roi à la manière des grands de ce monde mais il nous est présenté comme le berger qui rassemble. Il s’identifie au plus démuni ; il ne veut pas être reconnu dans le faste ou la splendeur triomphante des palais mais dans l’humilité déroutante des personnes abandonnées. Il exerce finalement son pouvoir royal lorsqu’il guérit les malades, les aveugles, les boiteux, les paralytiques, les lépreux... Tel est le Christ le véritable Roi qui donne sa vie pour ses brebis.
           Par ailleurs, fêter Christ, Roi de l’univers aujourd’hui, c’est entrer dans l’expérience de son triomphe sur les puissances et royautés de ce  monde ; c’est vivre déjà l’exaltation de la croix et donc du mystère pascal. Car sa royauté est faite de paix et d’amour.
          Que Christ Roi victorieux apporte à notre monde touché par les actes de barbarie, la paix et l’amour véritable.

                                                         Pricet SAMBA

 

 

  Le billet du 19 novembre 2017

     « Partager avec les pauvres nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont pas un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile ». Ainsi s’exprime le pape François à l’occasion de l’institution de la Journée mondiale des Pauvres : dimanche 19 novembre 2017, qui est aussi la Journée Nationale du Secours Catholique : belle coïncidence !

        « Cette Journée mondiale des pauvres peut être l’occasion de donner aux personnes en précarité toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d’une « Église pauvre pour les pauvres »

Quels sont tes talents ?

        Ce dimanche, nous est proposée une belle parabole qui n’a pas fini de révéler à la fois le projet de Dieu et le regard sur nos frères et sœurs humains. En effet, chacun a des talents reçus à mettre à disposition du Royaume de Dieu et du monde à construire, mais qu’il nous est parfois difficile de reconnaître chez les autres.
      Avec la Journée Nationale du Secours Catholique, nous sommes invités à nous rendre attentifs et solidaires avec les personnes les plus démunies, en leur donnant également leur place et la parole dans nos communautés. Sur notre territoire, le Secours Catholique, grâce à ses 1600 bénévoles, a accueilli 9200 personnes en 2017 : « l’écoute, l’accueil, le partage, mais aussi l’aide alimentaire, c’est ce que nos bénéficiaires viennent chercher », dit le président de la délégation Adour.
     Comme une coïncidence, c’est également le dimanche institué « Journée mondiale des pauvres » par le pape François dans sa lettre apostolique « Misericordia et misera », en conclusion du Jubilé extraordinaire de la Miséricorde.
     « Partager avec les pauvres, dit-il, nous permet de comprendre l’Évangile dans sa vérité la plus profonde. Les pauvres ne sont pas un problème : ils sont une ressource où il faut puiser pour accueillir et vivre l’essence de l’Évangile »
       « En lien avec les communautés chrétiennes, les membres du Secours Catholique travaillent aux oeuvres de miséricorde que Dieu suscite pour que tous puissent vivre dignement. Ce sont souvent des pauvres qui nous font découvrir le coeur miséricordieux du Père. Marqués par les épreuves, ils savent que Dieu leur a fait miséricorde. Cette Journée mondiale des pauvres peut être l’occasion de donner aux personnes en précarité toute leur place et une vraie parole dans nos communautés, en vue d’une « Église pauvre pour les pauvres ».
      Riche ou pauvre, qui que tu sois, tu as des talents et ta place dans le monde et dans l’Eglise.

José BOURAU

 

 

  Le billet du 05 novembre 2017

NOTRE PÉRE !

Vous n’avez qu’un seul Père ! par deux fois les lectures de ce jour nous le rappellent. C’est tout d’abord Malachie, l’un des derniers prophètes avant Le temps de Jésus, puis Matthieu dans l’évangile. C’est dire si cette conception de Dieu est ancienne : Dieu est comme un Père, pour chacun, regroupant autour de lui ses enfants, sa famille, son immense famille. Est-il possible qu’un tel Père pousse ses enfants vers la Tentation ! Qu’il y ait des épreuves dans la vie , oui ! Jésus lui-même a été tenté ! Mais ce n’est pas Dieu qui provoque la tentation. Nous lui demandons au contraire qu’il nous délivre du Mal, si nous tombons dans ses griffes. Voilà pourquoi la formulation en usage depuis 40 ans n’était pas satisfaisante. Aussi, au lieu de « Ne nous soumets pas à la Tentation », nous dirons : « ne nous laisse pas entrer en Tentation », à partir du premièr dimanche de l’Avent, début décembre. On comprend mieux ! C’est sûr que dans la vie, les tentations existent : celles de s’écarter du Chemin de la foi, de l’Évangile et du Royaume auquel Jésus nous associe. Dieu n’a pas besoin de les inventer. Elles s’imposent à nous, œuvres du Malin. Alors nous demandons de ne pas entrer en Tentation, car il nous serait difficile, seuls, de nous en sortir, sinon impossible. Nous demandons à rester du coté de celui que nous nommons « Notre Père ». Son Nom est engagé par nos vies. !

P. Michel GARAT

 

 

 

 Le billet du 1er novembre 2017

LES SAINTS DU CIEL

    La fête de tous les saints que nous célébrons aujourd’hui à travers l’Évangile des béatitudes nous fait percevoir avec clarté que pour le chrétien, le chemin le plus sûr pour y accéder reste celui de la sainteté.
    Celle - ci rejoint fort admirablement le dessein d’amour et de bonheur de Dieu pour l’humanité pècheresse. On ne naît pas saint, on le devient et la sainteté fait appel à l’effort quotidien de chaque instant. « Soyez saint car je suis saint ». L’Église en ce jour célèbre en effet les mérites et la gloire de tous saints c’est-à-dire des reflets de Dieu ou canaux par lesquels la lumière divine illumine l’humanité. Pas uniquement ceux qu’elle a élevé au rang des autels au long des siècles mais aussi beaucoup d’hommes et de femmes de toutes les races, peuples et langues dont la sainteté, cachée en ce monde, est bien connue de Dieu et resplendit dans son Royaume éternel.
    Accéder à la sainteté n’est ni le déploiement d’actes de charité... Elle est avant tout don de Dieu offert à tous sans exception et qui se traduit par une cohérence de vie en rapport avec l’Évangile.

Pricet SAMBA (Diverses sources)

 

 

 

Le billet du 29 octobre 2017

DIEU TE PARLE !

    Il y a quelques jours, les Mouvements et Associations de fidèles laïcs se sont rassemblés à Belloc : le thème de la journée était « Sa parole comme un roc, Dieu se fait conversation ».
    Pierre Debergé, prêtre, bibliste a exhorté les participants à faire route avec la Parole de Dieu, la Bible, les Evangiles. Il rappelle que le christianisme n’est pas une religion du Livre, mais une rencontre avec Dieu qui nous parle, ou mieux encore qui entre en conversation avec nous.
    Depuis le Concile Vatican II (1962-1965), voilà une grande nouveauté : la Parole de Dieu est offerte à tous, et non plus réservée aux clercs. Depuis lors, le travail de recherche sur les Ecritures s’est mis en marche : dans le but, non seulement de comprendre ce que nous lisons, mais tout d’abord d’y rencontrer Dieu, d’écouter le Christ, celui dont St Jean dit qu’il est « Verbe de Dieu », Parole de Dieu adressée aux hommes de tous les temps et de partout ; la Bible est le Livre de la révélation de Dieu qui se fait conversation avec l’Homme.
    Nous savons que Dieu nous parle aussi dans les événements vécus et les personnes rencontrées.
    Nous sommes invités à fréquenter régulièrement, quotidiennement la Parole de Dieu, par les moyens qui nous sont donnés, sur papier (Prions en Eglise, Magnificat) ou informatiques (les textes bibliques proposés pour la messe de chaque jour).
    Il nous faut lire la Parole pour elle-même, d’abord, nous demander : qu’est-ce que le Seigneur me dit aujourd’hui ?
C’est-à-dire, nous décentrer de nous-mêmes pour écouter le Seigneur. S’il est nécessaire et si c’est possible, travailler cette parole pour la comprendre. Et, finalement, en ayant écouté ce qu’Il nous dit, traduire en gestes d’amour la parole reçue. C’est cela qui rend l’annonce de l’Evangile crédible, malgré les fragilités.

José BOURAU 

 

 

  

Le billet du 22 octobre 2017

             JOURNÉE DE LA MISSION UNIVERSELLE.


            Dans 140 pays à travers le monde, les paroisses catholiques célèbrent, en ce dimanche 22 octobre, la Journée de la Mission universelle de l’Eglise, Journée de réflexion et de partage : « Ensemble , osons la mission. » Quels que soient les continents, les cultures et les générations c’est partout le même Appel : « Oser sortir, pour partager avec tous nos contemporains la Joie de l’Evangile » insiste le Pape François. Il est bon de réaliser que toutes les communautés chrétiennes – notre paroisse, ici - se remettent ensemble à réentendre cet Appel commun : faire vivre cette Eglise en sortie.

          C’est partout le même chantier, mais que de disparités de moyens entre les communautés ! Des paroisses, des diocèses à travers le monde sont à la peine pour la formation des catéchistes, des responsables d’Eglise prêtres ou laïcs. Ils sont à la peine car une bonne partie de leurs ressources est destinée à soulager misères et pauvretés au nom de l’Evangile. Par la collecte de ce jour, entièrement destinée à ces églises, nous leur disons notre fraternité. Alors nous pouvons prier en vérité avec eux, nous adressant au Père selon les mots proposés en ce Jour à toutes les communautés à travers le monde : 

           Dieu notre Père,

        Tu nous appelles à annoncer au monde la Bonne Nouvelle du salut que ton Fils Jésus le Christ a opéré en offrant     
         librement sa vie sur la croix par amour pour nous.

        Tu nous invites à travailler ensemble à la Mission de l’Eglise dans la force de l’Esprit.
        Donne-nous part à ton Esprit-Saint, afin qu’il nous transforme au plus profond de nous-mêmes :   
        Qu’il nous communique
sa force afin que nous devenions de vrais disciples missionnaires de ton Fils,
        Qu’il nous donne l’audace de proposer l’Evangile à tous nos contemporains jusqu’aux plus extrêmes périphéries.
        Qu’il suscite en nous un ardent désir de nous engager dès ici-bas pour hâter l’avènement de ton Royaume.
         Par Jésus le Christ notre Seigneur.
                                                                                                         Présenté par Robert MENDIBURU

 

 

 

  Le billet du 15 octobre 2017

BEAUCOUP D'APPELÉS, MAIS PEU D'ÉLUS !

     « Car beaucoup sont appelés, mais peu sont élus ». C’est la conclusion de la parabole du festin des noces, ce dimanche. Dans cette parabole, Jésus parle de Dieu, son père, représenté par le personnage d’un roi qui veut inviter largement pour les noces de son fils. Mais les invités aux noces ne veulent pas venir : « Mais eux sans tenir compte de l’invitation, s’en allèrent, l’un à son champ, l’autre à son commerce ». On distingue deux catégories de refus : Dans la première, ils sont centrés sur ce qui leur appartient : « un champ », « un commerce » ; dans la deuxième, ils sont préoccupés par leurs activités professionnelles et non par le rassemblement festif au palais royal. Autrement dit, ils sont enfermés dans leur monde, leur logique d’efficacité, de rendement, de valorisation par le travail.
     Notre monde d’aujourd’hui est plus que préoccupé par le bien-être social, par l’évolution de la technique et du comment offrir à l’homme un espace de vie paisible sans forcément compter sur Dieu. Et Dieu dans tout cela ? Réveillons en nous cette ardeur de répondre généreusement à l’invitation de Dieu ; nous serons alors du nombre des élus.

Pricet SAMBA

 
 

 

  Le billet du 8 octobre 2017

           « C’EST LÀ L’OEUVRE DU SEIGNEUR,

             LA MERVEILLE DEVANT NOS YEUX ! »

      Chacun de nous la connaît par coeur cette phrase : nous l’avons tant lue, tant de fois entendue. Pourtant il faut bien avouer que nous avons du mal à la voir
« l’oeuvre du
Seigneur, la merveille » qui est pourtant devant nos yeux.  Notre regard est trop souvent capté par le vide de nos églises, par l’absence des jeunes... Alors oui on a envie de se dire que la vigne du Seigneur est à l’abandon et que personne ne prête plus attention à ses disciples...

      Pourtant, j’ai vu 200 lycéens au service de personnes malades et handicapées lors du pèlerinage diocésain à Lourdes.
       Pourtant j’ai vécu et partagé avec ces jeunes l’intensité du service et de magnifiques temps de prière.
        Pourtant une
amie vient de m’envoyer ce message : « Je sors de la réunion de confirmation, impossible de ne pas vous partager ceci : une maman demande la confirmation suite à la journée parents/enfants (préparation à la profession de foi) vécue il y a deux ans en 6eme !!!!!!! Trop beau »

       Oui vraiment, la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs est devenue la pierre d’angle : c’est là l’oeuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux !
      Oui vraiment, il y a plus de joie pour la brebis retrouvée que pour les 99 autres.

Jean-Marc APHAULE-diacre

 

 

  Le billet du 1er octobre 2017

Voici quelques réflexions à partir de Laudato Si’ qui nous ont guidés tout au long de l’année pour préparer la fête de la Paroisse. Habiter ensemble notre maison commune ! voilà un thème que n’aurait pas renié Saint Vincent de Paul, lui qui a été extrêmement attentif aux premières victimes de tous les dérèglements tant de la nature que de la société.

« C’est bien parce que « tout est lié », comme le rappelle à plusieurs reprises le Pape, que nous devons accepter d’élargir notre vision du monde. Du coup, l’écologie environnementale n’est plus l’affaire de quelques politiques, mais un aspect essentiel parmi d’autres réalités à prendre en compte aujourd’hui. Dans notre « écosytème » personnel et collectif, désormais, les équilibres naturels de la Terre sont inséparables des équilibres de la vie sociale. Une dépendance
mutuelle qui doit nous rendre humbles et créatifs. (...) Cela passe par le respect des cultures locales pour résister à l’homogénéisation marchande et utilitariste du monde. (...) Pour habiter en paix notre « maison commune », il est nécessaire aussi de rendre viable nos propres lieux de vie ordinaire, même les plus pauvres. Ainsi, les projets d’urbanisation doivent toujours prendre en compte les réalités sociales locales. (... ) Au fond, « Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? »

A partir de Laudato Si’, du pape François.

 

 

  Le billet du 24 septembre 2017

« HABITER ET AIMER LA CRÉATION »

 

Tel est le thème de la fête de notre Paroisse dimanche 1er octobre. Pour fêter notre saint patron Vincent de Paul, nous nous laissons inspirer par le Pape François qui a écrit une très belle encyclique sur le sujet : Laudato Si’  Loué Sois tu Seigneur, pour ta Création !

Les jeunes du Mouvement Eucharistique des Jeunes (MEJ), plus de 60 acteurs, nous proposent un grand spectacle samedi 30 septembre à 20h30 dans l’église Sainte Croix (1 av de Béarn, à Bayonne). Venez les voir, vous en sortirez transformés et renouvelés dans votre ardeur à habiter différemment la Création devenue notre « Maison commune ».

Puis, dimanche, jour de célébration, nous commencerons par une messe bien préparée à 10h, sur le même thème, avec une participation joyeuse par les chants et ... des fleurs aux couleurs de nos relais, formant un joli bouquet arc en ciel. La messe sera suivie d’un apéritif devant l’église, d’où vous pourrez aller à la rencontre de ceux qui tiennent un stand.
Le buffet partagé sera l’occasion de faire davantage connaissance entre les paroissiens, avec ceux qui tiennent un stand, tout en réalisant des oeuvres Land’art ...

Les enfants et les jeunes se verront proposer des jeux sur le thème de la nature...

Enfin l’après midi, à 15h, la parole en images –diaporamas- sera donnée aux groupes et associations de nos quartiers qui oeuvrent pour une vie plus noble, plus verte, plus solidaire aussi, en créant du lien social. Le tout en chansons avec nos amis José et Tonny.... Pendant ce temps, les enfants pourront jouer grâce aux Scouts de France, qui viennent partager la fête avec nous.

Nous terminerons cette belle fête par une prière tous ensemble, petits et grands, dans l’église.

Venez et invitez : les portes et les coeurs sont largement ouverts.

                    Pour l’équipe, Michel GARAT

 

 

  Le billet du 17 septembre 2017

EST-IL POSSIBLE DE PARDONNER ?

 

L’Evangile de ce dimanche nous parle du Pardon comme piste de méditation.
A partir de la question posée dans le titre, une autre découle, celle de savoir combien de fois dois-je pardonner ? Jusqu’à sept fois? En effet, à celle-ci le Christ répond en ces termes : « Je ne te dis pas jusqu’à sept, mais jusqu’à 70 fois sept fois » autrement dit nous devons pardonner sans nous lasser.
     Par ailleurs, le Pardon n’est ni oubli, ni naïveté, ni humiliation, ni renonciation à la justice... mais l’expression de l’amour inconditionnel que l’on manifeste envers son prochain qui est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Dieu nous offre sans cesse son Pardon et nous invite à l’imiter.
     Pour implorer sans cesse la miséricorde divine sur nous, nous devons nous pardonner les uns aux autres sans limite et sans contrainte.
     Cependant, bon nombre de chrétiens à cause de l’orgueil qui nous habite, nous n’arrivons pas à mettre en pratique cette exigence de Pardon mutuel ; d’où la présence dans nos sociétés, notre monde et même dans notre église des relations conflictuelles basées sur la haine, la rancœur, la jalousie, les violences de toutes sortes. Alors que le Christ souffrant sur la croix a manifesté sa miséricorde suprême à l’égard de ses bourreaux : « Père Pardonne leur car ils
ne savent pas ce qu’ils ont fait »

Pricet SAMBA

 

 

  Le billet du 10 septembre 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION (Fin).

 

Le sixième chapitre s’intitule « une conversion », terme religieux mais extensible à chacun. Le pape parle de « conversion écologique » que doivent entreprendre les individus, les sociétés, les états ... La conversion touche tous les niveaux de la vie, suppose un décentrement de soi , une harmonie nouvelle entre l’humain et la nature.
Le pape y voit le surgissement de l’Espérance chrétienne, qui s’épanouit dans la célébration, lieu de la rencontre avec le Créateur : Laudato Si’, Loué sois-Tu !

220. Cette conversion suppose diverses attitudes qui se conjuguent pour promouvoir une protection généreuse et pleine de tendresse. En premier lieu, elle implique gratitude et gratuité, c’est-à-dire une reconnaissance du monde comme don reçu de l’amour du Père, ce qui a pour conséquence des attitudes gratuites de renoncement et des attitudes généreuses même si personne ne les voit ou ne les reconnaît : « Que ta main gauche ignore ce que fait ta main droite (...) et ton Père qui voit dans le secret, te le rendra » (Mt 6, 3-4). Cette conversion implique aussi la conscience amoureuse de ne pas être déconnecté des autres créatures, de former avec les autres êtres de l’univers une belle communion universelle. Pour le croyant, le monde ne se contemple pas de l’extérieur mais de l’intérieur, en reconnaissant les liens par lesquels le Père nous a unis à tous les êtres. En outre, en faisant croître les capacités spécifiques que Dieu lui a données, la conversion écologique conduit le croyant à développer sa créativité et son enthousiasme, pour affronter les drames du monde en s’offrant à Dieu « comme un sacrifice vivant, saint et agréable » (Rm 12, 1). Il ne comprend pas sa supériorité comme motif de gloire personnelle ou de domination irresponsable, mais comme une capacité différente, lui imposant à son tour une grave responsabilité qui naît de sa foi.

Ici s’achève la série estivale des extraits couvrant les six chapitres, à lire et relire sans aucun doute. La suite pour notre paroisse ce sera la fête de Saint Vincent de Paul ; Les jeunes du MEJ, samedi 30, nous donneront une lecture mise en spectacle de l’encyclique, très belle en réalité. Et le lendemain, nous poursuivrons le thème tant à la messe unique, que l’après midi en visualisant et écoutant des témoignages sur les réalisations dans nos quartiers.

 

 

  Le billet du 03 septembre 2017

C’EST LA RENTRÉE ! PARTONS POUR JÉRUSALEM ...

  

  En lisant l’Évangile de ce dimanche, j’ai pensé à nos rentrées. C’était bien l’été, les congés, les vacances. Mais il nous faut reprendre le cours de nos vies comme pour Jésus il fallait partir pour Jérusalem.
    Et une petite voix au fond de moi murmure : « laisse tomber, ne reprend pas ». Exactement comme Pierre a dit à Jésus: « Dieu t’en garde Seigneur ! Cela ne t’arrivera pas. » Tentation de la fuite, du reniement, du « laisser tomber ». Mais la vie n’est pas là, elle est dans les « Jérusalem »
de nos quotidiens. C’est là que le Seigneur nous attend, aussi vrai qu’il était présent dans le cœur du temple de l’ancienne Jérusalem.
    Pour Jésus le chemin vers Jérusalem est fait de rencontres, d’échanges, d’amitiés, de joies, de souffrances, d’oppositions, et de peines: la vie des hommes, creuset de la présence et de la rencontre avec le Seigneur.
    Jérusalem ce sera la fête des rameaux et le vendredi saint. Mais surtout la lumière de Pâques !
    C’est le chemin de nos vies, c’est le chemin de Vie. Alors : vive la rentrée ! Tous à Jérusalem ! Nous y rencontrerons les 12 et Cléophas qui revient du chemin d’Emmaüs et qui nous diront : « c’est vrai ! Le Seigneur est ressuscité! »

JEAN-MARC APHAULE-diacre-

 

 

  Le billet du 27 août 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite)

 

Au chapitre 5, le Pape suggère des pistes concrètes, il encourage les initiatives déjà prises et n’a pas peur de suggérer que tous doivent s’atteler à la tâche : économistes et politiques, sans oublier les familles de pensées et les religions.
      S’il fallait indiquer un seul chiffre inquiétant donné cet été, c’est le suivant : ce 2 août, nous avons épuisé les possibilités de notre planète pour l’année. Ce qui veut dire que nous vivons au dessus de nos moyens et que les plus faibles, les plus pauvres et les générations à venir en sont les premières victimes.

199. On ne peut pas soutenir que les sciences empiriques expliquent complètement la vie, la structure de toutes les créatures et la réalité dans son ensemble. Cela serait outrepasser de façon indue leurs frontières méthodologiques limitées. Si on réfléchit dans ce cadre fermé, la sensibilité esthétique, la poésie, et même la capacité de la raison à percevoir le sens et la finalité des choses disparaissent. Je veux rappeler que « les textes religieux classiques peuvent offrir une signification pour toutes les époques, et ont une force de motivation qui ouvre toujours de nouveaux horizons (...) Est-il raisonnable et intelligent de les reléguer dans l’obscurité, seulement du fait qu’ils proviennent d’un contexte de croyance religieuse ? »(Evangelii Gaudium). En réalité, il est naïf de penser que les principes éthiques puissent se présenter de manière purement abstraite, détachés de tout contexte, et le fait qu’ils apparaissent dans un langage religieux ne les prive pas de toute valeur dans
le débat public. Les principes éthiques que la raison est capable de percevoir peuvent réapparaître toujours de manière différente et être exprimés dans des langages divers, y compris religieux.

201. La majorité des habitants de la planète se déclare croyante, et cela devrait inciter les religions à entrer dans un dialogue en vue de la sauvegarde de la nature, de la défense des pauvres, de la construction de réseaux de respect et de fraternité. Un dialogue entre les sciences elles-mêmes est aussi nécessaire parce que chacune a l’habitude de s’enfermer dans les limites de son propre langage, et la spécialisation a tendance à devenir isolement et absolutisation du savoir de chacun. Cela empêche d’affronter convenablement les problèmes de l’environnement. Un dialogue ouvert et respectueux devient aussi nécessaire entre les différents mouvements écologistes, où les luttes idéologiques ne manquent pas. La gravité de la crise écologique exige que tous nous pensions au bien commun et avancions sur un chemin de dialogue qui demande patience, ascèse et générosité, nous souvenant toujours que « la réalité est supérieure à l’idée »

Au nom de quoi, le pape invite-t-il les croyants à s’impliquer ? et les non croyants à entrer en dialogue avec eux ?

 

 

  Le billet du 20 août 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite)

Toujours dans le 4° chapitre, le pape en vient au « bien commun », un bien à renouveler, promouvoir et approfondir sans cesse .

156. L’écologie humaine est inséparable de la notion de bien commun, un principe qui joue un rôle central et unificateur dans l’éthique sociale. C’est « l’ensemble des conditions sociales qui permettent, tant aux groupes qu’à chacun de leurs membres, d’atteindre leur perfection d’une façon plus totale et plus aisée ». (122)

157. Le bien commun présuppose le respect de la personne humaine comme telle, avec des droits fondamentaux et inaliénables ordonnés à son développement intégral. Le bien commun exige aussi le bien-être social et le développement des divers groupes intermédiaires, selon le principe de subsidiarité. Parmi ceux-ci, la famille se distingue spécialement comme cellule de base de la société. Finalement, le bien commun requiert la paix sociale, c’est-à-dire la stabilité et la sécurité d’un certain ordre, qui ne se réalise pas sans une attention particulière à la justice distributive, dont la violation génère toujours la violence. Toute la société – et en elle, d’une manière spéciale l’État, – a l’obligation de défendre et de promouvoir le bien commun.

158. Dans les conditions actuelles de la société mondiale, où il y a tant d’inégalités et où sont toujours plus nombreuses les personnes marginalisées, privées des droits humains fondamentaux, le principe du bien commun devient immédiatement comme conséquence logique et inéluctable, un appel à la solidarité et à une option préférentielle pour les plus pauvres. Cette option implique de tirer les conséquences de la destination commune des biens de la terre, mais, comme j’ai essayé de l’exprimer dans l’Exhortation apostolique Evangelii gaudium, (123) elle exige de considérer avant tout l’immense dignité du pauvre à la lumière des convictions de foi les plus profondes. Il suffit de regarder la réalité pour comprendre que cette option est aujourd’hui une exigence éthique fondamentale pour la réalisation effective du bien commun.

Sommes nous d’accord avec ce que le pape comprend comme étant le « bien commun » ? Qu’est ce que nous ajouterions ?

 

 

  Le billet du 15 août 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite) 

Un paragraphe de l’Encyclique est réservée à la Sainte Famille. En ce jour où nous honorons Marie en son Assomption, lisons le passage où il est dit comment en elle se réalise la vocation menée à son terme de toute la Création. Et unissons nous à la prière du Pape.
La Reine de toute la création.

241. Marie, la Mère qui a pris soin de Jésus, prend soin désormais de ce monde blessé, avec affection et douleur
maternelles. Comme, le coeur transpercé, elle a pleuré la mort de Jésus, maintenant elle compatit à la souffrance des
pauvres crucifiés et des créatures de ce monde saccagées par le pouvoir humain. Totalement transfigurée, elle vit
avec Jésus, et toutes les créatures chantent sa beauté. Elle est la Femme « enveloppée de soleil, la lune est sous ses pieds, et douze étoiles couronnent sa tête » (Ap 12, 1). Élevée au ciel, elle est Mère et Reine de toute la création.
Dans son corps glorifié, avec le Christ ressuscité, une partie de la création a atteint toute la plénitude de sa propre
beauté. Non seulement elle garde dans son coeur toute la vie de Jésus qu’elle conservait fidèlement (cf. Lc 2, 51.51),
mais elle comprend aussi maintenant le sens de toutes choses. C’est pourquoi, nous pouvons lui demander de nous
aider à regarder ce monde avec des yeux plus avisés.

 

 

  Le billet du 13 août 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite) 

Dans le 4° chapitre , le pape développe ce qu’il appelle « l’écologie intégrale ». Puisque « tout est lié», la vie de l’homme dans sa relation avec la nature, sans renier le progrès mais en visant au bien de « tout homme et de tout l’homme » (Paul VI), l’écologie ne peut qu’intégrer la complexité du réel, dans ses composantes sociale, économique, culturelle, politique quotidienne.

139. Quand on parle d’« environnement », on désigne en particulier une relation, celle qui existe entre la nature et la société qui l’habite. Cela nous empêche de concevoir la nature comme séparée de nous ou comme un simple cadre de notre vie. Nous sommes inclus en elle, nous en sommes une partie, et nous sommes enchevêtrés avec elle. Les raisons pour lesquelles un endroit est pollué exigent une analyse du
fonctionnement de la société, de son économie, de son comportement, de ses manières de comprendre la réalité. Étant donné l’ampleur des changements, il n’est plus possible de trouver une réponse spécifique et indépendante à chaque partie du problème. Il est fondamental de chercher des solutions intégrales qui prennent en compte les interactions des systèmes naturels entre eux et avec les systèmes sociaux. Il n’y a pas deux crises séparées, l’une environnementale et l’autre sociale, mais une seule et complexe crise socio-environnementale. Les possibilités de solution requièrent une approche intégrale pour combattre
la pauvreté, pour rendre la dignité aux exclus et simultanément pour préserver la nature.
 

144. La vision consumériste de l’être humain, encouragée par les engrenages de l’économie globalisée actuelle, tend à homogénéiser les cultures et à affaiblir l’immense variété culturelle, qui est un trésor de l’humanité. C’est pourquoi prétendre résoudre toutes les difficultés à travers des réglementations uniformes ou des interventions techniques, conduit à négliger la complexité des problématiques locales qui requièrent l’intervention active des citoyens. Les nouveaux processus en cours ne peuvent pas toujours être incorporés dans des schémas établis de l’extérieur, mais ils doivent partir de la culture locale elle-même. Comme la
vie et le monde sont dynamiques, la préservation du monde doit être flexible et dynamique. Les solutions purement techniques courent le risque de s’occuper des symptômes qui ne répondent pas aux problématiques les plus profondes. Il faut y inclure la perspective des droits des peuples et des cultures, et comprendre ainsi que le développement d’un groupe social suppose un processus historique dans un contexte culturel, et requiert de la part des acteurs sociaux locaux un engagement constant en première ligne, à partir de leur propre culture. Même la notion de qualité de vie ne peut être imposée, mais elle doit se concevoir à l’intérieur du monde des symboles et des habitudes propres à chaque groupe humain.

 Nouveauté : le pape intègre les cultures locales dans la recherche de la « qualité de vie ». Tout ne peut pas être décidé pour tous dans une seule vision du monde. Quelles sont les solutions locales qui intègrent ou tiennent compte de la culture locale chez nous ?

 

 

  Le billet du 6 août 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite) 

Le 3° chapitre s’intitule « la racine humaine de la crise écologique ». Clairement le pape situe la cause principale des dérèglements chez les hommes, dans les représentations qu’ils se font d’eux mêmes et de l’utilisation des biens de la Nature. Le chapitre porte sur la « techno-science » ; c’est à dire sur la relation étroite entre la science et les techniques qu’elle engendre.


103. La technoscience, bien orientée, non seulement peut produire des choses réellement précieuses pour améliorer la qualité de vie de l’être humain, depuis les objets usuels pour la maison jusqu’aux grands moyens de transport, ponts, édifices, lieux publics, mais encore est capable de produire du beau et de « projeter » dans le domaine de la beauté l’être humain immergé dans le monde matériel. Peut-on nier la beauté d’un avion, ou de certains gratte-ciel ? Il y a de belles oeuvres picturales et musicales réalisées grâce à l’utilisation de nouveaux instruments techniques.
Ainsi, dans la recherche de la beauté de la part de celui qui produit la technique, et en celui qui contemple cette beauté, se réalise un saut vers une certaine plénitude proprement humaine.


104. Mais nous ne pouvons pas ignorer que l’énergie nucléaire, la biotechnologie, l’informatique, la connaissance de notre propre ADN et d’autres capacités que nous avons acquises, nous donnent un terrible pouvoir. Mieux, elles donnent à ceux qui ont la connaissance, et surtout le pouvoir économique d’en faire usage, une emprise impressionnante sur l’ensemble de l’humanité et sur le monde entier. Jamais l’humanité n’a eu autant de pouvoir sur elle-même et rien ne garantit qu’elle s’en servira toujours bien, surtout si l’on considère la manière dont elle est en train de l’utiliser. Il suffit de se souvenir des bombes atomiques lancées en plein XXe siècle, comme du grand déploiement technologique étalé par le nazisme, par le communisme et par d’autres régimes totalitaires au service de l’extermination de millions de personnes, sans oublier, qu’aujourd’hui, la guerre possède des
instruments toujours plus mortifères. En quelles mains se trouve et pourrait se trouver tant de pouvoir ? Il est terriblement risqué qu’il réside en une petite partie de l’humanité.


117. ... Si l’être humain se déclare autonome par rapport à la réalité et qu’il se pose en dominateur absolu, la base même de son existence s’écroule, parce qu’« au lieu de remplir son rôle de collaborateur de Dieu dans l’oeuvre de la création, l’homme se substitue à Dieu et ainsi finit par provoquer la révolte de la nature ».

 Ce chapitre est difficile, mais il fait clairement le lien entre les dérèglements actuels et l’époque dite moderne, marquée par la science et les techniques, tendue vers un hypothétique ‘progrès’. Progrès certes,mais encore faut-il préciser en quoi et pour qui ou au détriment de qui et de quoi ?

 

 

  Le billet du 30 juillet 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite) 

Dans le deuxième chapitre, le pape se met à l’écoute du projet de Dieu lors de la Création, et de l’enseignement de l’Église qui l’accueille comme une Bonne Nouvelle pour aujourd’hui : les questions autour de l’écologie font partie de sa préoccupation sur le devenir des personnes (doctrine sociale).

66. Les récits de la création dans le livre de la Genèse contiennent, dans leur langage symbolique et narratif, de profonds enseignements sur l’existence humaine et sur sa réalité historique. Ces récits suggèrent que l’existence humaine repose sur trois relations fondamentales intimement liées : la relation avec Dieu, avec le prochain, et avec la terre. Selon la Bible, les trois relations vitales ont été rompues, non seulement à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de nous. Cette rupture est le péché. L’harmonie entre le Créateur, l’humanité et l’ensemble de la création a été détruite par le fait d’avoir prétendu prendre la place de Dieu, en refusant de nous reconnaître comme des créatures limitées. Ce fait a dénaturé aussi la mission de « soumettre » la terre (cf. Gn 1, 28), de    « la cultiver et la garder » (Gn 2, 15). Comme résultat, la relation, harmonieuse à l’origine entre l’être humain et la nature, est devenue conflictuelle (cf. Gn 3, 17-19). Pour cette raison, il est significatif que l’harmonie que vivait saint François d’Assise avec toutes les créatures ait été interprétée comme une guérison de cette rupture. Saint Bonaventure disait que par la réconciliation universelle avec toutes les créatures, d’une certaine manière, François retournait à l’état d’innocence. (40) Loin de ce modèle, le péché aujourd’hui se manifeste, avec toute sa force de destruction, dans les guerres, sous diverses formes de violence et de maltraitance, dans l’abandon des plus fragiles, dans les agressions contre la nature.

93. Aujourd’hui croyants et non croyants, nous sommes d’accord sur le fait que la terre est essentiellement un héritage commun, dont les fruits doivent bénéficier à tous. Pour les croyants cela devient une question de fidélité au Créateur, puisque Dieu a créé le monde pour tous. Par conséquent, toute approche écologique doit incorporer une perspective sociale qui prenne en compte les droits fondamentaux des plus défavorisés.... 

Selon l’expression que le pape aime bien ; « tout est lié », non seulement l’homme et la nature mais aussi la question sociale et les dérèglements de l’environnement. Ceci est sans doute nouveau dans notre approche de l’écologie. Partageons nous ce lien ? Il faudra sans doute du temps pour l’admettre. 

 

 

  Le billet du 23 juillet 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite)  

      La série de constats dressés par le Pape dans l’encyclique s’achève sur une conviction issue de la bible, celle que la création reste une Bonne Nouvelle, une promesse à rendre présente, une terre habitable par tous.


53. Ces situations provoquent les gémissements de soeur terre, qui se joignent au gémissement des abandonnés du monde, dans une clameur exigeant de nous une autre direction. Nous n’avons jamais autant maltraité ni fait de mal à notre maison commune qu’en ces deux derniers siècles.
         Mais nous sommes appelés à être les instruments de Dieu le Père pour que notre planète soit ce qu’il a rêvé en la créant, et pour qu’elle réponde à son projet de paix, de beauté et de plénitude. Le problème est que nous n’avons pas encore la culture nécessaire pour faire face à cette crise ; et il faut construire des leaderships qui tracent des chemins, en cherchant à répondre aux besoins des générations actuelles comme en incluant tout le monde, sans nuire aux générations futures. Il devient indispensable de créer un système normatif qui implique des limites infranchissables et assure la protection des écosystèmes, avant que les nouvelles formes de pouvoir dérivées du paradigme techno-économique ne finissent par raser non seulement la politique mais aussi la liberté et la justice.

58. Dans certains pays, il y a des exemples positifs de réussites dans les améliorations de l’environnement tels que l’assainissement de certaines rivières polluées durant de nombreuses décennies, ou la récupération de forêts autochtones, ou l’embellissement de paysages grâce à des oeuvres d’assainissement environnemental, ou des projets de construction de bâtiments de grande valeur esthétique, ou encore, par exemple, grâce à des progrès dans la production d’énergie non polluante, dans les améliorations du transport public. Ces actions ne résolvent pas les problèmes globaux, mais elles confirment que l’être humain est encore capable d’intervenir positivement. Comme il a été créé pour aimer, du milieu de ses limites, jaillissent inévitablement des gestes de générosité, de solidarité et d’attention.

Pouvons nous ajouter quelques réalisations qui vont dans le même sens, celui d’un avenir de la planète rendu possible dès maintenant ?    

 

 

  Le billet du 16 juillet 2017

HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite)  

26. Beaucoup de ceux qui détiennent plus de ressources et de pouvoir économique ou politique semblent surtout s’évertuer à masquer les problèmes ou à occulter les symptômes, en essayant seulement de réduire certains impacts négatifs du changement climatique. Mais beaucoup de symptômes indiquent que ces effets ne cesseront pas d’empirer si nous maintenons les modèles actuels de production et de consommation. Voilà pourquoi il devient urgent et impérieux de développer des politiques pour que, les prochaines années, l’émission du dioxyde de carbone et d’autres gaz hautement polluants soit réduite de façon drastique, par exemple en remplaçant l’utilisation de combustibles fossiles et en
accroissant des sources d’énergie renouvelable. Dans le monde, il y a un niveau d’accès réduit à des énergies propres et renouvelables. Il est encore nécessaire de développer des technologies adéquates d’accumulation. Cependant, dans certains pays, des progrès qui commencent à être significatifs ont été réalisés, bien qu’ils soient loin d’atteindre un niveau suffisant. Il y a eu aussi quelques investissements dans les moyens de production et de transport qui consomment moins d’énergie et requièrent moins de matière première, comme dans le domaine de la construction ou de la réfection d’édifices pour en améliorer l’efficacité énergétique. Mais ces bonnes pratiques sont loin de se généraliser.

Extrait du premier chapitre, consacré aux constats : ce qui se passe dans notre maison commune. Les constats faits par le Pape portent ensuite sur la question de l’eau, la perte de la biodiversité, mais aussi sur la détérioration de la qualité de la vie humaine et la dégradation sociale : §44 « les habitants de cette planète ne sont pas faits pour vivre en étant toujours plus envahis par le ciment, l’asphalte, le verre et les métaux, privés du contact physique avec la nature. »  

Comment maintenir aujourd’hui ce contact avec la nature, dans les quartiers que nous habitons déjà ?
Comment se
traduit concrètement cette exigence ?

 

 

  Le billet du 09 juillet 2017

        HABITER ET AIMER LA CRÉATION   (suite)

11. Son témoignage (celui de Saint François d’Assise) nous montre aussi qu’une écologie intégrale requiert une ouverture à des catégories qui transcendent le langage des mathématiques ou de la biologie, et nous orientent vers l’essence de l’humain. Tout comme cela arrive quand nous tombons amoureux d’une personne, chaque fois qu’il regardait le soleil, la lune ou les animaux même les plus petits, sa réaction était de chanter, en incorporant dans sa louange les autres créatures. Il entrait en communication avec toute la création, et il prêchait même aux fleurs « en les invitant à louer le Seigneur, comme si elles étaient dotées de raison ». (19) Sa réaction était bien plus qu’une valorisation intellectuelle ou qu’un calcul économique, parce que pour lui, n’importe quelle créature était une sœur, unie à lui par des liens d’affection. Voilà pourquoi il se sentait appelé à protéger tout ce qui existe. Son disciple saint Bonaventure rapportait que, « considérant que toutes les choses ont une origine commune, il se sentait rempli d’une tendresse encore plus grande et il appelait les créatures, aussi petites soient-elles, du nom de frère ou de sœur ». (20) Cette conviction ne peut être considérée avec mépris comme un romantisme irrationnel, car elle a des conséquences sur les opinions qui déterminent notre comportement. Si nous nous approchons de la nature et de l’environnement sans cette ouverture à l’étonnement et à l’émerveillement, si nous ne parlons plus le langage de la fraternité et de la beauté dans notre relation avec le monde, nos attitudes seront celles du dominateur, du consommateur ou du pur exploiteur de ressources, incapable de fixer des limites à ses intérêts immédiats. En revanche, si nous nous sentons intimement unis à tout ce qui existe, la sobriété et le souci de protection jailliront spontanément. La pauvreté et l’austérité de saint François n’étaient pas un ascétisme purement extérieur, mais quelque chose de plus radical : un renoncement à transformer la réalité en pur objet d’usage et de domination.

En ce temps de l’été, prenons du temps dans la nature, au cours de nos promenades, seuls ou en famille, pour ressentir l’union au reste de la création , devant un paysage, un arbre, un être vivant : comment cela colore ce que nous pensons et ce que nous devrions changer en nous déjà ?

 

 

  Le billet du 02 juillet 2017

        HABITER ET AIMER LA CRÉATION

    Telle est l’invitation que le Seigneur Jésus adresse à ses disciples en ce 13e dimanche du temps ordinaire.
    Durant l’été, au lieu du billet, nous présenterons des extraits de Laudato Si’, l’encyclique du pape adressée à tous les hommes, croyants ou pas, catholiques ou non. Ce texte majeur, qui fait maintenant de l’enseignement social de l’église, a déjà inspiré ou accompagné beaucoup d’initiatives. Il a été salué par beaucoup de chefs d’état réunis à Paris il y a deux ans pour la COP 21. Pour notre part, nous avons fait de la réflexion du Pape le thème d’année qui aboutira lors de la grande fête de la Paroisse
les 30 septembre et 1er octobre prochains. Chaque extrait cité pourra être accompagné d’une question ou d’un prolongement. Bonne lecture !
Introduction
      1. « Laudato si’, mi’ Signore », – « Loué sois-tu, mon Seigneur », chantait saint François d’Assise. Dans ce beau cantique, il nous rappelait que notre maison commune est aussi comme une sœur, avec laquelle nous partageons l’existence, et comme une mère, belle, qui nous accueille à bras ouverts : « Loué sois-tu, mon Seigneur, pour sœur notre mère la terre, qui nous soutient et nous gouverne, et produit divers fruits avec les fleurs colorées et l’herbe ».
     2. Cette sœur crie en raison des dégâts que nous lui causons par l’utilisation irresponsable et par l’abus des biens que Dieu a déposés en elle.
     Nous avons grandi en pensant que nous étions ses propriétaires et ses dominateurs, autorisés à l’exploiter. La violence qu’il y a dans le cœur humain blessé par le péché se manifeste aussi à travers les symptômes de maladie que nous observons dans le sol, dans l’eau, dans l’air et dans les êtres vivants. C’est pourquoi, parmi les pauvres les plus abandonnés et maltraités, se trouve notre terre opprimée et dévastée, qui « gémit en travail d’enfantement » (Rm 8, 22). Nous oublions que nous-mêmes, nous sommes poussière (cf. Gn 2, 7). Notre propre corps est constitué d’éléments de la planète, son air nous donne le souffle et son eau nous vivifie comme elle nous restaure.
Pour notre réflexion …
« Quel genre de monde voulons-nous laisser à ceux qui nous succèdent, aux enfants qui grandissent ? », interroge François.
Note : les n°s de paragraphe renvoient à l’Encyclique que l’on peut facilement trouver sur internet.

 

  Le billet du 25 juin 2017

         NE CRAIGNEZ PAS !

Telle est l’invitation que le Seigneur Jésus adresse à ses disciples en ce 12ème dimanche du temps ordinaire : « Ne craignez pas les hommes ; rien n’est voilé qui ne sera dévoilé, rien n’est caché qui ne sera connu ». Il met en garde ses disciples contre les difficultés auxquelles ils seront confrontés: "Vous devez vous attendre à être traités de la même manière qu’on m’a traité, persécuté. Mais ne craignez pas les hommes. Ils ne peuvent que tuer le corps, craignez plutôt Dieu, car il peut faire périr autant le corps que l’âme".
         Plusieurs Chrétiens aujourd’hui se sont lassés dans leur dynamisme à cause de la médisance, la calomnie... de certains hommes hostiles à la foi chrétienne. Les Chrétiens n’ont pas à craindre leurs persécuteurs.
         Oui ! face à l’incroyance qui mine notre monde d’aujourd’hui, nous ne devons pas craindre de témoigner du Christ, d’affirmer notre foi, notre identité chrétienne. La Parole de Dieu nous invite toujours à maitriser la crainte par la foi. Celui qui vit de la foi dans une union intime avec Jésus Christ ne se laisse pas gagner par ses peurs. Il vit dans l’assurance de l’amour de Dieu.

        Alors ne craignons plus ! Prenons plutôt courage.


                                                       Pricet SAMBA

 

  Le billet du 18 juin 2017

         PAIN VIVANT


     Le dimanche de la fête du Saint Sacrement du Corps et du Sang du Christ nous rappelle ces mots de Jésus : « Je suis le Pain vivant descendu du ciel ». Nous voilà invités à prendre en nous Celui qui est la Vie et qui donne Vie, pour aujourd’hui et pour toujours. Nous communions ainsi à la vie de Dieu, pour une « vivante espérance », pour être Corps du Christ.

     Ces paroles de Jésus sont aussi invitation à la vigilance pour que tout humain puisse avoir part au pain quotidien. Or, nous rencontrons parfois, dans nos rues, dans nos quartiers, à la porte de quelque établissement public, des personnes qui demandent de l’aide pour manger et rester vivants. Au-delà de la tentation de juger, nous savons combien il est difficile, pour un certain nombre de nos contemporains, voire de concitoyens, de gagner le pain nécessaire pour eux-mêmes ou leur famille.
     La période électorale touche à sa fin ; nous avons choisi des personnes pour nous représenter dans les instances démocratiques de décisions. Cette délégation les oblige. Mais notre responsabilité citoyenne est-elle pour autant achevée ? Certainement pas. Nous avons droit de regard et de question, à partir, justement, de ce que nous vivons, de ce que nous voyons, de ceux que nous rencontrons.
     Nous avons tous une part de responsabilité de rappeler à nos élus, à ceux qui, en notre nom, font des lois et prennent des décisions, que ce doit être pour le Bien Commun, pour que toute personne humaine puisse vivre décemment.
     Le pain quotidien, ce qui permet à tous de vivre, n’est pas facultatif. La solidarité entre personnes s’exerce souvent, des associations et services l’exercent aussi, nous en sommes témoins ; mais la solidarité nationale et internationale doit être tout autant réalité. Citoyens-chrétiens, ne cessons pas de rappeler ce qui est nécessaire pour vivre, disons-le, exigeons-le.
     Le Pain Vivant que donne le Christ est nourriture pour vivre l’amour fraternel.

José BOURAU

 

  Le billet du 11 juin 2017

          La Trinité, c’est simple comme un hand spinner !

      Deux mystères rien que dans le titre ! Sauf que le second n’en est pas un pour les enfants. Le hand spinner c’est une toupie mais en plus moderne, plus fun. Ça tourne, ça tourne ! sur un doigt, en faisant des figures artistiques, et même sur le nez ! Mais quel rapport avec le mystère de la Trinité ?
      La forme ! Avez-vous remarqué ? Il est formé de trois cercles arrimés à un autre, central. Comme la Trinité ! ils sont trois, le Père , le Fils et l’Esprit, identiques mais sans confusion, et tous trois sont un seul et même Dieu. Entre les personnes, l’Amour circule, comme dans une rotation infinie. La forme encore ! dès les premiers siècles on a représenté la Trinité comme un hand spinner, dénommé le « bouclier de la Foi ». En le voyant nous penserons à la Trinité, « au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit » ! une prière simple, qui vous évitera quelque énervement en voyant votre enfant en jouer sans cesse !

                                                 Bonne fête de la Trinité

                                              Inspiré par un article de La Vie, 1er juin 2017.

                                                            Père Michel GARAT.